Djiba Diakite 360x320

Djiba Diakité reconduit à la Présidence : un signal de continuité au sommet de l’État.

Confirmé dans ses fonctions de ministre, directeur de cabinet de la Présidence de la République, Djiba Diakité a réagi mercredi 4 février 2026, à l’issue de la lecture du décret présidentiel à la télévision nationale. Par cette décision, le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, renouvelle sa confiance à l’un de ses plus proches collaborateurs, figure centrale de l’architecture institutionnelle actuelle.

Dans un message empreint de sobriété et de solennité, Djiba Diakité a exprimé sa gratitude au chef de l’État pour cette reconduction, qu’il qualifie de marque de confiance reçue « avec honneur et sens aigu des responsabilités ». Selon lui, cette confirmation constitue à la fois un encouragement et une exigence accrue dans l’exercice de ses fonctions, au cœur de la coordination de l’action présidentielle.

Le ministre, directeur de cabinet de la Présidence, a réaffirmé son engagement total à accompagner, avec loyauté et constance, la vision de transformation, de refondation de l’État et de redressement national portée par le président Mamadi Doumbouya. Il a souligné l’importance de la cohérence et de la continuité dans l’action publique, à un moment clé du processus de réformes engagé par les autorités.

« Plus que jamais, l’heure est au travail, à l’unité et à l’action », a-t-il déclaré, appelant à une mobilisation collective autour des priorités nationales. Un message qui s’inscrit dans la ligne d’une gouvernance axée sur la stabilité institutionnelle, la discipline administrative et la projection de la Guinée vers un avenir durable et prospère.

WhatsApp Image 2026 02 05 at 14 10 52 1 1 360x320

Coopération éducative : le Japon finance la réhabilitation de l’école primaire de Tougué II

La coopération entre le Japon et la Guinée se renforce dans le secteur de l’éducation. L’Ambassadeur du Japon en République de Guinée, Son Excellence Monsieur Kato Ryuichi, a procédé, ce jeudi, à la signature d’une convention de don avec l’ONG Assistance pour le Développement Communautaire et Associatif (ADCA/ADECOMA). L’accord porte sur le financement du projet de réhabilitation de l’École primaire de Tougué II, située dans la préfecture du même nom, au bénéfice de près de 950 élèves.

La cérémonie officielle s’est tenue à la Résidence de l’Ambassadeur du Japon, en présence des autorités communales de Tougué et des responsables de l’ONG ADECOMA. À cette occasion, le diplomate japonais a souligné que ce projet s’inscrit dans le cadre du programme japonais de Dons aux microprojets locaux, un mécanisme de coopération visant à soutenir des initiatives communautaires portées par les populations elles-mêmes.

Selon M. Kato Ryuichi, ces microprojets traduisent l’approche japonaise fondée sur le concept de sécurité humaine, qui vise à garantir à chaque individu une vie digne, protégée du besoin et de l’insécurité, notamment à travers l’accès effectif aux services sociaux de base, dont l’éducation constitue un pilier essentiel.

Des infrastructures scolaires modernisées

D’un coût global estimé à environ 532 millions de francs guinéens, le projet prévoit la réhabilitation complète d’un ancien bâtiment abritant trois salles de classe, l’acquisition de mobilier scolaire adapté, la remise en état des latrines ainsi que la réhabilitation du forage d’eau. L’ensemble de ces travaux vise à améliorer durablement le cadre scolaire et les conditions d’apprentissage, tant pour les élèves que pour le personnel enseignant.

L’Ambassadeur du Japon a rappelé que l’éducation figure parmi les axes prioritaires de la coopération japonaise avec la Guinée. Il a appelé l’ensemble des parties prenantes — autorités locales, enseignants, parents d’élèves, organisations de la société civile et services de l’État — à unir leurs efforts afin d’assurer l’épanouissement et l’avenir de la jeunesse guinéenne.

Un établissement ancien, confronté à de fortes contraintes

Prenant la parole, le Secrétaire exécutif de l’ONG ADECOMA, Ibrahima Baldé, a rappelé que l’École primaire de Tougué II, construite dans les années 1930, n’avait jamais bénéficié d’une réhabilitation d’envergure. Malgré une augmentation constante des effectifs, les infrastructures étaient restées dans un état de dégradation avancée, marqué par un déficit important de salles de classe, de latrines et d’accès à l’eau potable.

Aujourd’hui, l’établissement accueille 14 groupes pédagogiques encadrés par 17 enseignants, pour un effectif total de 917 élèves, dont 492 filles, souvent contraints à un système de double vacation. Selon l’ONG, la mise en œuvre de ce microprojet permettra d’offrir un environnement d’apprentissage plus sûr, plus sain et conforme aux normes pédagogiques en vigueur, en cohérence avec l’Objectif de développement durable n°4, consacré à l’accès à une éducation de qualité pour tous.

Au nom de l’ONG et de la communauté éducative de Tougué, M. Baldé a exprimé sa profonde gratitude au gouvernement japonais. Il a également réaffirmé l’engagement d’ADECOMA à assurer un suivi rigoureux du projet, tout en évoquant la perspective d’un second microprojet portant sur la rénovation de l’École primaire de Kollagui, dans la même préfecture.

628259392 1332050978955957 6583965910299208541 n 360x320

Santé publique : Khaité Sall entame son mandat par une visite d’immersion à l’Hôpital de l’Amitié sino-guinéenne.

À peine 24 heures après sa prise de fonction, la nouvelle ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Mme Khaité Sall, a effectué sa première sortie de terrain à l’Hôpital de l’Amitié sino-guinéenne (HASIGUI), l’un des établissements hospitaliers de référence de la capitale.

Cette visite inaugurale, à forte portée symbolique, s’inscrit dans une volonté affichée de placer l’écoute, l’observation directe et l’évaluation concrète du système de soins au cœur de l’action ministérielle. Sur place, la ministre a procédé à un état des lieux des infrastructures et des équipements médicaux, tout en s’enquérant des conditions de travail du personnel soignant.

Mme Khaité Sall a également pris le temps d’échanger avec les patients, recueillant leurs appréciations sur la qualité de l’accueil et des soins, ainsi que sur les difficultés rencontrées dans leur parcours de prise en charge. Ces échanges directs ont permis de mettre en lumière les réalités quotidiennes de l’hôpital, tant sur le plan des ressources matérielles que de l’organisation des services.

L’Hôpital de l’Amitié sino-guinéenne, fruit de la coopération entre la Guinée et la Chine, occupe une place stratégique dans l’offre sanitaire nationale. En choisissant ce site pour sa première visite officielle, la nouvelle ministre envoie un signal clair quant à sa méthode : une gouvernance de proximité, fondée sur le diagnostic de terrain et le dialogue avec les acteurs du système de santé.

Selon son entourage, cette démarche s’inscrit dans une phase initiale de prise de contact et d’évaluation, préalable à la définition des priorités et des réformes à engager dans le secteur de la santé et de l’hygiène publique. D’autres visites et annonces sont attendues dans les prochains jours.

627252631 1339297161565864 4942354634168565898 n 360x320

Simandou Academy : la Guinée et le Maroc renforcent leur coopération pour former une élite académique et technique.

La République de Guinée a franchi une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération académique Sud-Sud avec le Royaume du Maroc, à travers la signature d’un partenariat stratégique dédié à la formation d’un capital humain d’excellence. La cérémonie officielle s’est tenue ce mercredi 4 février 2026, sous la conduite de Djiba Diakité, ministre, directeur de cabinet de la Présidence de la République et président du Comité stratégique de Simandou.

L’accord a été signé entre le Service national des bourses extérieures (SNABE) et l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) du Royaume du Maroc. Il s’inscrit dans le cadre du déploiement de Simandou Academy, un pilier structurant du Programme Simandou 2040, destiné à accompagner la transformation économique et industrielle de la Guinée.

Un partenariat au cœur de la stratégie Simandou 2040

La signature de cette convention marque la volonté des autorités guinéennes de placer la formation, la recherche et l’innovation au centre du développement du projet Simandou, considéré comme l’un des leviers majeurs de croissance du pays. À travers Simandou Academy, l’objectif est de doter la Guinée de compétences hautement qualifiées, capables de répondre aux besoins des secteurs stratégiques, notamment les mines, l’ingénierie, les sciences, les technologies et la gouvernance des grands projets.

L’Université Mohammed VI Polytechnique, reconnue pour son expertise dans les domaines de la recherche appliquée, de l’innovation industrielle et de la formation de haut niveau, apportera son savoir-faire académique et scientifique. Le SNABE, pour sa part, assurera la coordination et la mise en œuvre des mécanismes de bourses et d’accompagnement des bénéficiaires guinéens.

Une coopération académique Sud-Sud en pleine consolidation

La cérémonie s’est déroulée en présence des conseillers de la Présidence de la République, de l’ambassadeur du Royaume du Maroc en République de Guinée, des cadres du SNABE, ainsi que d’une importante délégation de l’UM6P et des membres du Conseil d’administration du SNABE. Cette mobilisation institutionnelle témoigne de l’importance stratégique accordée à ce partenariat par les deux pays.

Au-delà de la formation individuelle, cet accord ambitionne de poser les bases d’une coopération durable entre institutions guinéennes et marocaines, fondée sur le partage d’expertise, la recherche conjointe et le développement de solutions adaptées aux réalités africaines. À travers Simandou Academy, la Guinée affirme ainsi son choix d’investir dans le capital humain comme moteur essentiel de sa souveraineté économique et de son développement à long terme.

V6MVza1V 360x320

Présidence guinéenne : Mamadi Doumbouya reconduit Djiba Diakité et Amara Camara à des postes stratégiques.

Par une série de décrets lus ce mercredi 4 février 2026 à la télévision nationale, le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a procédé à la reconduction de deux hauts responsables au cœur de l’appareil présidentiel. Djiba Diakité est ainsi maintenu dans ses fonctions de ministre, directeur de cabinet de la Présidence de la République, tandis qu’Amara Camara conserve son poste de ministre, secrétaire général de la Présidence.

Ces décisions traduisent la volonté du chef de l’État de préserver une continuité au sommet de l’exécutif, à un moment clé de la structuration institutionnelle et de la mise en œuvre des priorités de la transition. Le directeur de cabinet de la Présidence occupe en effet un rôle central dans la coordination de l’action présidentielle, le suivi des dossiers stratégiques et l’interface entre le chef de l’État, le gouvernement et les autres institutions.

De son côté, le secrétaire général de la Présidence assure la gestion administrative et institutionnelle de la Présidence, en veillant à la cohérence des décisions, à leur application effective et au fonctionnement régulier des services rattachés à la magistrature suprême.

En renouvelant sa confiance à Djiba Diakité et à Amara Camara, le président Mamadi Doumbouya réaffirme son choix de s’appuyer sur des collaborateurs expérimentés pour accompagner la conduite de l’action présidentielle et garantir la stabilité de l’appareil d’État.

394989 960x632 1 360x320

Gouvernance et transparence : le Premier ministre Amadou Oury Bah déclare son patrimoine à la Cour suprême.

Le Premier ministre, chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, a procédé ce mercredi au dépôt de sa déclaration de biens auprès de la Cour suprême, conformément aux dispositions constitutionnelles en vigueur. Cet acte intervient dans le cadre des obligations légales imposées aux plus hauts responsables de l’État à la suite de leur prise de fonction.

S’exprimant devant la presse à l’issue de la procédure, le chef du gouvernement a rappelé le caractère obligatoire de cette démarche, aussi bien pour le président de la République après son investiture que pour le Premier ministre dès son installation. Il a indiqué avoir transmis un dossier complet, accompagné d’une déclaration sur l’honneur retraçant de manière détaillée l’ensemble de son patrimoine.

Un principe central de redevabilité publique

Amadou Oury Bah a insisté sur la nécessité, pour tout responsable public, d’opérer une distinction claire entre le patrimoine privé et les biens relevant de la gestion publique. Selon lui, cette exigence participe pleinement au principe de redevabilité, en permettant aux institutions compétentes, et in fine aux citoyens, d’évaluer la gestion des affaires publiques durant l’exercice des responsabilités gouvernementales.

Pour le Premier ministre, la déclaration de biens constitue un pilier fondamental de la crédibilité de l’action gouvernementale. Elle s’inscrit dans une logique de gouvernance responsable et vise à renforcer la confiance des citoyens envers leurs dirigeants, en garantissant une gestion transparente et rigoureuse du patrimoine public. Une position qu’il a réaffirmée sur son compte X, en soulignant l’importance de la transparence comme socle de l’action publique.

609157966 1274498564703441 3743024669630310927 n 360x320

Guinée : Mamadi Doumbouya procède à de nouvelles nominations pour renforcer l’équipe gouvernementale.

Agriculture, industrie et Présidence au cœur du remaniement

Par une série de décrets rendus publics mardi 3 février 2026 sur les antennes de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG), le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a annoncé de nouvelles nominations au sein du gouvernement et de la Présidence de la République. Ces décisions s’inscrivent dans une dynamique de réajustement et de consolidation de l’appareil exécutif, engagé depuis la mise en place des autorités de la transition.

Renforcement de secteurs stratégiques

Dans le détail, Aminata Kaba a été nommée ministre de l’Agriculture, un département clé dans un pays où l’agriculture demeure un pilier de l’économie nationale et un levier central de sécurité alimentaire et d’emplois. Cette nomination intervient dans un contexte marqué par la volonté des autorités de moderniser les filières agricoles, d’améliorer la productivité et de renforcer la transformation locale.

Le portefeuille de l’Industrie et du Commerce a, quant à lui, été confié à Fatima Camara. À la tête de ce ministère stratégique, elle aura notamment pour mission de stimuler l’industrialisation, de promouvoir le secteur privé et de renforcer les échanges commerciaux, dans un environnement économique en quête de diversification et de valeur ajoutée.

Un ancien Premier ministre rappelé à la Présidence

Au-delà des ajustements gouvernementaux, le chef de l’État a également décidé de renforcer son cabinet civil en nommant Bernard Goumou au poste de conseiller principal du président de la République. Ancien cadre de la transition et ex-Premier ministre, Bernard Goumou fait son retour au premier cercle présidentiel, une décision qui témoigne de la volonté du pouvoir de s’appuyer sur des profils expérimentés pour accompagner l’action présidentielle.

Une équipe resserrée autour du Premier ministre

Ces nominations interviennent dans le cadre du renforcement de l’équipe gouvernementale dirigée par le Premier ministre Bah Oury, chargé de la mise en œuvre du programme de la transition. Elles traduisent la volonté des autorités de consolider la gouvernance, d’améliorer l’efficacité de l’action publique et de répondre aux priorités économiques et sociales du pays.

612260041 1274498648036766 4798658713082980481 n 360x320

Guinée : le président Doumbouya nomme les premiers membres du nouveau gouvernement.

Vingt ministres officialisés, entre continuité politique et signaux de renouvellement

Une semaine après la reconduction du Premier ministre Amadou Oury Bah et la présentation de l’architecture du nouveau gouvernement, le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a franchi une nouvelle étape dans la mise en place de son équipe gouvernementale. Par décret présidentiel rendu public ce lundi 2 février 2026, vingt des vingt-neuf ministres prévus ont été officiellement nommés.

Ces premières désignations confirment la volonté affichée par le chef de l’État de privilégier la stabilité institutionnelle, tout en intégrant de nouveaux profils appelés à accompagner la mise en œuvre des priorités de la Cinquième République.

Des nominations à forte portée institutionnelle

Parmi les nouvelles figures faisant leur entrée au gouvernement, le magistrat Ibrahima Sory II Tounkara a été nommé Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. Connu pour avoir présidé le procès du massacre du 28 septembre 2009, son choix est largement interprété comme un signal fort en faveur du renforcement de l’État de droit, de la lutte contre l’impunité et de la poursuite des réformes judiciaires.

Autre nomination stratégique, celle du Général Ahmed Mohamed Oury Diallo, désigné ministre de la Sécurité et de la Protection civile, dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants et des enjeux croissants en matière de stabilité intérieure.

Une présence féminine renforcée dans l’équipe gouvernementale

Le nouveau gouvernement enregistre également l’entrée de deux femmes. Khaïté Sall a été nommée ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, un portefeuille clé au regard des défis sanitaires et sociaux du pays. Patricia Adeline Lamah prend, pour sa part, la tête du ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, avec pour mission de renforcer les politiques de protection sociale et de promotion du genre.

Des réaménagements au sein des portefeuilles stratégiques

La majorité des ministres déjà en fonction conserve une place au sein de la nouvelle équipe, parfois avec des changements de portefeuille. Mariama Ciré Sylla se voit confier le méga-ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, tandis que Mourana Soumah est nommé ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation. Facinet Sylla prend les rênes du ministère des Infrastructures.

Dans le secteur de l’éducation, Dre Diaka Sidibé retrouve l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, alors qu’Alpha Bacar Barry est nommé à la tête du vaste département de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle.

Une continuité assumée dans plusieurs départements clés

Plusieurs figures de l’exécutif conservent leurs fonctions. Il s’agit notamment de Dr Morissanda Kouyaté aux Affaires étrangères, Ibrahima Kalil Condé à l’Administration du territoire, Bouna Sylla aux Mines, Félix Lamah à l’Élevage, Fassou Théa à la Pêche, Moussa Moïse Sylla à la Culture, Ousmane Gaoual Diallo aux Transports, Djami Diallo à l’Environnement, Tamba Benoît Kamano en qualité de Secrétaire général du gouvernement, ainsi que El Hadj Karamo Diawara aux Affaires religieuses.

Neuf portefeuilles encore vacants

Malgré ces nominations, neuf ministères demeurent à ce stade sans titulaires. Il s’agit des départements de la Défense nationale ; du Plan, de la Coopération internationale et du Développement ; de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique ; de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale ; de l’Agriculture ; de l’Industrie et du Commerce ; de l’Énergie ; de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures ; ainsi que de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire.

Ces postes encore non pourvus devraient faire l’objet d’un prochain décret présidentiel, destiné à compléter l’ossature du gouvernement et à préciser les grandes orientations sectorielles de la nouvelle équipe.

Une continuité depuis les débuts du CNRD

Fait notable, cinq ministres issus du tout premier gouvernement du CNRD, dirigé à l’époque par Mohamed Béavogui, demeurent présents dans l’équipe actuelle : Dr Morissanda Kouyaté, Dre Diaka Sidibé, Ousmane Gaoual Diallo, Alpha Bacar Barry et El Hadj Karamo Diawara. Cette permanence traduit une continuité politique assumée dans la stratégie du pouvoir.

Avec ces premières nominations, le président Mamadi Doumbouya pose les bases d’un gouvernement combinant expérience administrative et renouvellement ciblé. La désignation des responsables appelés à occuper les neuf portefeuilles encore vacants constituera une étape déterminante pour finaliser l’architecture du premier gouvernement de la Cinquième République.

Simandou rail 360x320

Simandou : la Chine renforce son emprise sur le plus grand projet minier de Guinée.

Baowu Resources prend le contrôle majoritaire du consortium en charge des blocs nord

La présence chinoise dans le secteur minier guinéen franchit un nouveau seuil stratégique. Selon des informations rapportées par l’agence Reuters, le groupe étatique chinois Baowu Resources, leader mondial de la sidérurgie, a officiellement pris le contrôle majoritaire du Winning Consortium Simandou (WCS), chargé du développement des blocs 1 et 2 du gisement de fer de Simandou, l’un des plus importants au monde.

Cette opération marque une évolution significative dans la gouvernance du projet, emblématique des partenariats miniers conclus entre la Guinée et la Chine au cours de la dernière décennie.

Une recomposition capitalistique décisive

Dans le cadre de cette transaction, Baowu Resources a porté sa participation de 49 % à 51 %, devenant ainsi actionnaire majoritaire du consortium. Ce changement de contrôle s’est accompagné d’une refonte de l’identité du groupe, désormais dénommé Baowu Winning Consortium Simandou (BWCS), tant au niveau de la maison mère basée à Singapour que de sa filiale opérationnelle en Guinée.

Finalisée le 30 janvier 2026, après l’obtention des autorisations requises auprès des autorités guinéennes en mai 2024, l’opération permet à BWCS de détenir 85 % de la société d’exploitation des blocs nord (1 et 2) de la chaîne de Simandou. Cette prise de contrôle confère au groupe chinois un rôle prépondérant dans les décisions stratégiques, opérationnelles et financières liées à ces actifs.

Simandou, un projet au cœur des enjeux géoéconomiques

Le gisement de Simandou est considéré comme l’un des plus vastes réserves de minerai de fer à haute teneur encore inexploitées. Son développement représente un enjeu majeur pour la diversification économique de la Guinée, mais aussi un levier stratégique pour la sécurisation des approvisionnements chinois en matières premières, dans un contexte de forte concurrence mondiale.

Avec cette montée au capital, Pékin consolide sa position dominante sur l’ensemble du projet Simandou, tant au nord qu’au sud de la chaîne montagneuse.

Une influence chinoise étendue aux blocs sud et aux infrastructures

Sur les blocs 3 et 4, situés dans la partie sud de Simandou, la présence chinoise est déjà significative à travers Chinalco, partenaire de Rio Tinto et de l’État guinéen au sein de la coentreprise Simfer. Cette configuration place les intérêts chinois au cœur des deux principaux pôles d’exploitation du projet.

Au-delà de l’extraction minière, l’influence de Pékin s’étend également aux infrastructures stratégiques associées au projet. BWCS et Simfer ont conjointement financé et développé les infrastructures clés, notamment le chemin de fer transguinéen et le port en eaux profondes, indispensables à l’exportation du minerai.

Les premières expéditions de fer ont débuté en novembre dernier, mettant fin à près de trente années d’attente marquées par des blocages techniques, financiers et politiques.

Un tournant structurant pour le secteur minier guinéen

La prise de contrôle majoritaire de Baowu Resources sur les blocs nord confirme l’ancrage durable de la Chine dans le secteur minier guinéen et renforce la centralité de Simandou dans les stratégies industrielles et géoéconomiques de Pékin. Pour la Guinée, ce tournant ouvre une nouvelle phase du projet, marquée par des attentes élevées en matière de retombées économiques, d’emplois et de développement des infrastructures nationales.

IMG 20260201 WA0009 360x320

Processus électoral en Guinée : la Directrice générale des Élections distinguée à Kindia.

La société civile salue l’engagement de Madame Camara Djenabou Touré en faveur de l’inclusion citoyenne

La Directrice générale des Élections, Madame Camara Djenabou Touré, a été honorée par les organisations de la société civile guinéenne à Kindia, en marge de la clôture des travaux de l’atelier national d’évaluation des scrutins référendaire du 21 septembre et présidentiel du 28 décembre 2025. Les travaux de cet atelier se sont tenus du 29 au 31 janvier 2026 et ont réuni l’ensemble des acteurs impliqués dans le processus électoral en République de Guinée.

À cette occasion, Madame Camara Djenabou Touré s’est vu décerner le prix d’Ambassadrice de l’inclusion et de la participation citoyenne, en présence des autorités administratives et locales de la région de Kindia, ainsi que des représentants des institutions publiques, des partis politiques et des organisations de la société civile.

Une reconnaissance du leadership et du sens du devoir républicain

Cette distinction vient saluer un leadership jugé exemplaire, un sens élevé du devoir républicain et un engagement constant en faveur d’un processus électoral inclusif, transparent et participatif. Les initiateurs du prix ont souligné le rôle déterminant joué par la Directrice générale des Élections dans la conduite et la coordination des opérations électorales récentes, dans un contexte institutionnel et logistique exigeant.

Sous sa direction, l’organe technique en charge de l’organisation des élections a su faire face aux défis liés à la préparation, à la tenue et à l’évaluation des scrutins référendaire et présidentiel, en privilégiant le dialogue avec les parties prenantes et le respect des principes démocratiques.

Un hommage au professionnalisme de l’administration électorale

Les acteurs de la société civile ont notamment mis en avant les efforts consentis pour renforcer la participation citoyenne, améliorer l’inclusivité du processus électoral et consolider la confiance entre l’administration électorale et les électeurs. L’atelier national d’évaluation a ainsi permis de dresser un bilan technique et institutionnel des scrutins de 2025, tout en formulant des recommandations en vue de l’amélioration continue des futures consultations électorales.

En distinguant Madame Camara Djenabou Touré, la société civile guinéenne entend également encourager la poursuite des réformes visant à consolider la gouvernance électorale et à promouvoir une culture démocratique fondée sur la transparence, la responsabilité et la participation active des citoyens.