000 92PX4XP 360x320

Sénégal : Le règne de la constance, une troisième finale en quatre CAN

Après leur qualification pour la finale de la CAN 2025, les Lions de la Téranga confirment qu’ils ne sont plus seulement une équipe de talent, mais une véritable machine à gagner. Avec trois finales disputées sur les quatre dernières éditions, le Sénégal s’installe durablement sur le trône du football africain. Analyse d’une hégémonie qui ne doit rien au hasard.

« Ce n’est pas un hasard, c’est de la constance. » Ces mots, qui résonnent aujourd’hui dans les rues de Dakar et dans les travées des stades marocains, résument à eux seuls l’état d’esprit du football sénégalais. En écartant ses adversaires pour s’offrir une nouvelle chance de soulever le trophée continental, le Sénégal ne se contente pas de briller : il impose sa loi.

La culture de la gagne

Depuis 2019, le parcours des hommes d’Aliou Cissé est un modèle de régularité. Finalistes malheureux en Égypte contre l’Algérie, sacrés champions au Cameroun en 2022, et désormais de retour au sommet en 2026, les Lions affichent des statistiques qui forcent le respect.

Là où de grandes nations africaines traversent des cycles de crise ou de reconstruction brutale, le Sénégal a choisi la voie de la stabilité. Sous la houlette d’un sélectionneur maintenu malgré les critiques parfois virulentes, le groupe a su évoluer, intégrant de jeunes pépites issues des centres de formation locaux (comme Diambars ou Génération Foot) tout en s’appuyant sur l’expérience de ses cadres historiques.

Un système, une vision

Pour les observateurs et les supporters, cette réussite est le fruit d’un travail de fond commencé il y a plus d’une décennie. « On ne parle plus de coup d’éclat, mais d’un système », explique un analyste sportif. Le Sénégal a investi dans la formation, dans les infrastructures, mais surtout dans une identité de jeu solide.

La force des Lions réside dans leur capacité à gérer les moments faibles et à punir leurs adversaires avec une sérénité presque européenne. Ce « calme olympien », couplé à une rigueur défensive exemplaire, est devenu la marque de fabrique de cette équipe.

La Téranga en fête

Au pays, l’euphorie est à la mesure de l’exploit. Si la victoire finale reste l’objectif ultime, les Sénégalais savourent déjà cette présence constante dans le dernier carré. Pour beaucoup, cette équipe a déjà gagné le respect éternel en brisant le plafond de verre qui a longtemps empêché le Sénégal de concrétiser son immense potentiel.

Le message envoyé au reste du continent est clair : le Sénégal n’est pas là pour participer, il est là pour régner. Alors que l’heure de la finale approche, une question brûle toutes les lèvres : qui pourra arrêter cette machine lancée à pleine vitesse vers un nouveau sacre ?

Quoi qu’il arrive lors de l’ultime match, une certitude demeure : les Lions de la Téranga ont redéfini les standards de l’excellence en Afrique. La chance ne dure qu’un temps, la constance, elle, forge les légendes.

AP22231621636603 360x320

Sénégal : Ousmane Sonko ferme la porte à une restructuration de la dette avec le FMI.

Alors que la question de l’endettement public occupe une place centrale dans le débat économique au Sénégal, le Premier ministre Ousmane Sonko a clairement rejeté l’option d’une restructuration de la dette proposée par le Fonds monétaire international. Une position ferme, assumée publiquement, malgré un niveau d’endettement estimé à environ 132 % du produit intérieur brut (PIB).

Selon le chef du gouvernement, accepter une restructuration aujourd’hui reviendrait à fragiliser la crédibilité financière du pays et à remettre en cause les efforts engagés pour restaurer la discipline budgétaire. « Restructurer maintenant serait décrédibiliser les sacrifices consentis », estime-t-il, privilégiant une gestion rigoureuse et souveraine de la dette plutôt qu’un rééchelonnement négocié avec les bailleurs internationaux.

Le FMI prône un allègement, Dakar invoque la crédibilité

Du côté du FMI, les experts défendent une approche plus pragmatique. Face au poids croissant du service de la dette, l’institution de Washington recommande une restructuration partielle, incluant notamment une suspension temporaire des échéances de remboursement. Objectif : dégager des marges budgétaires pour financer les priorités sociales et économiques, sans compromettre la stabilité macroéconomique.

Mais à Dakar, cette option est perçue comme un signal négatif envoyé aux marchés financiers et aux partenaires internationaux. Le gouvernement redoute une dégradation de la notation souveraine du Sénégal et un renchérissement du coût des futurs emprunts.

Un pari risqué mais assumé

Pour Serigne Moussa Dia, économiste et enseignant à l’Université Alioune Diop de Bambey, le refus du gouvernement s’inscrit dans une logique politique autant qu’économique. Interrogé par le journaliste Christophe Boisbouvier, il souligne que cette posture vise à préserver la souveraineté budgétaire du pays, tout en maintenant la confiance des investisseurs.

Toutefois, l’économiste rappelle que cette stratégie suppose une croissance soutenue, une amélioration rapide des recettes fiscales et une maîtrise stricte des dépenses publiques. Sans ces leviers, la marge de manœuvre du gouvernement pourrait se réduire considérablement.

Entre souveraineté et contraintes financières

En refusant la restructuration de la dette, le Sénégal fait le choix d’un cap exigeant, dans un contexte économique régional et international incertain. Reste à savoir si cette ligne de fermeté pourra être maintenue durablement face aux pressions financières et aux attentes sociales, ou si un compromis avec les institutions internationales deviendra, à terme, inévitable.

IMG 20260113 WA0007 1140x570 1 360x320

CAN 2025 : Sénégal – Égypte, les Lions de la Téranga prêts pour la demi-finale.

À la veille de la demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, le sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw, et le capitaine Kalidou Koulibaly ont animé une conférence de presse ce mardi au Grand Stade de Tanger. L’enjeu est de taille : décrocher une place en finale face à l’Égypte, l’une des équipes les plus titrées de l’histoire de la CAN.

Une stratégie basée sur le respect et l’ambition

Pape Thiaw a rappelé la force et l’expérience des Pharaons. « L’Égypte est une équipe très organisée tactiquement et mentalement solide. Nous les respectons, mais nous aborderons ce match avec ambition et détermination », a-t-il déclaré. Le sélectionneur sénégalais a insisté sur le maintien de sa philosophie de jeu, centrée sur la maîtrise collective et la capacité à neutraliser les points forts de l’adversaire, notamment son attaque.

Les Lions face aux contraintes disciplinaires

Sept joueurs sénégalais sont sous la menace d’une suspension en cas de carton jaune. Malgré cela, Thiaw a souligné que la priorité reste la victoire. « Les joueurs se concentreront sur le match et non sur les risques de suspension. Notre objectif est clair : gagner et atteindre la finale », a-t-il affirmé.

Kalidou Koulibaly : un capitaine confiant et déterminé

Le capitaine des Lions a confirmé la détermination de l’équipe. « Nous savons que ce sera un match difficile et totalement différent de nos confrontations passées avec l’Égypte, mais nous ferons tout pour mettre les Pharaons en difficulté et nous qualifier pour la finale », a déclaré Koulibaly. Il a également souligné l’importance de l’expérience collective et de la cohésion au sein du groupe pour surmonter ce défi.

Contexte et enjeux

Cette demi-finale oppose le champion d’Afrique en titre, le Sénégal, à la sélection la plus titrée de l’histoire de la CAN, l’Égypte. L’enjeu dépasse le simple résultat sportif : il s’agit pour les Lions de confirmer leur statut de force majeure du football africain et de poursuivre leur rêve de triomphe continental.

Le match, prévu à 17h GMT, sera suivi par des millions de fans à travers le continent et dans la diaspora, dans un contexte où la CAN 2025 a su séduire par son intensité et son niveau de compétition exceptionnel.

SQVX736OTVFBXAJITTQZNPMBGY 360x320

Bamako : la pénurie de carburant perturbe durablement le trafic aérien.

Le trafic aérien connaît de fortes perturbations à l’aéroport international Modibo Keïta-Sénou de Bamako, en raison de difficultés persistantes d’approvisionnement en carburant. Plusieurs compagnies aériennes opérant sur la plateforme ont été contraintes d’annuler, de reporter ou de réaménager leurs vols, affectant aussi bien les liaisons régionales que certaines dessertes internationales.

Dans un communiqué publié le 10 janvier 2026, Air Burkina a annoncé des ajustements de son programme de vols à destination et au départ de Bamako et de Dakar. La compagnie a présenté ses excuses aux passagers concernés, tout en indiquant travailler à des solutions opérationnelles afin de rétablir progressivement ses rotations.

La situation touche également les transporteurs long-courriers. La compagnie française Corsair a dû modifier un vol reliant Bamako à Paris, en raison des contraintes logistiques liées à l’avitaillement. De son côté, la compagnie nationale Sky Mali a procédé à l’annulation de plusieurs vols intérieurs et régionaux, invoquant les mêmes difficultés d’approvisionnement en carburant aviation.

Considéré comme un hub stratégique du transport aérien malien, l’aéroport de Bamako subit de plein fouet cette situation, qui complique la planification des vols, perturbe la régularité des opérations et accroît l’incertitude pour les passagers comme pour les compagnies. Les autorités aéroportuaires et les opérateurs concernés n’ont, pour l’heure, communiqué aucun calendrier précis quant à un rétablissement complet de l’approvisionnement.

En attendant une normalisation de la situation, les compagnies aériennes appellent les voyageurs à se rapprocher de leurs services commerciaux afin de suivre l’évolution des programmes de vols et les éventuelles mesures de report ou de remboursement.

IMG 6568 360x320

Burkina Faso : un remaniement gouvernemental axé sur la continuité et la refonte de l’action publique.

Un remaniement ministériel a été officialisé le 12 janvier au Burkina Faso, à l’issue d’une annonce du secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres. Cette réorganisation de l’équipe exécutive consacre la continuité au sommet de l’État, avec le maintien du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, tout en introduisant d’importants ajustements structurels au sein de l’appareil gouvernemental.

La nouvelle équipe gouvernementale est composée de vingt-deux ministres. Elle enregistre quatre départs, deux nouvelles entrées et une série de changements de dénomination et de périmètre visant à adapter l’action publique aux priorités stratégiques des autorités de transition.

Nouvelles nominations et réaménagements sectoriels

Parmi les principaux mouvements, Annick Lydie Djouma Pikbougm Zingue Ouattara a été nommée ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, en remplacement de Roland Somda. De son côté, Moumouni Zoungrana prend les rênes du ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique, succédant à Boubacar Savadogo.

Ces nominations s’inscrivent dans une volonté affichée de renforcer les secteurs jugés prioritaires, notamment l’emploi des jeunes, la formation et le développement du capital humain.

Une profonde refonte des portefeuilles ministériels

Le remaniement se distingue surtout par une restructuration en profondeur de plusieurs ministères. Le ministère de la Défense et des Anciens combattants est rebaptisé ministère de la Guerre et de la défense patriotique, traduisant une orientation assumée vers la mobilisation nationale face aux défis sécuritaires.

Les ministères des Infrastructures et du Désenclavement, ainsi que de l’Habitat et de l’Urbanisme, sont supprimés au profit d’un nouveau département unique : le ministère de la Construction de la patrie, chargé de centraliser les politiques d’aménagement, d’infrastructures et de développement territorial.

Le ministère du Travail et de la Protection sociale devient quant à lui le ministère des Serviteurs du peuple, un intitulé qui marque la volonté des autorités de revaloriser la fonction publique et le service à la Nation.

D’autres ajustements concernent la simplification des intitulés de certains départements stratégiques, notamment ceux de la Justice, de la Santé et des Affaires étrangères, dans un souci de lisibilité et d’efficacité administrative.

Solidarité, agriculture et départs notables

Le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale est désormais restructuré en ministère de la Famille et de la Solidarité, confié au lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré.

Par ailleurs, les portefeuilles de l’Agriculture et de l’Environnement ont été fusionnés pour donner naissance au ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, illustrant une approche intégrée de la gestion des ressources naturelles et de la souveraineté alimentaire.

Enfin, Luc Adama Sorgho et Roger Baro quittent le gouvernement, tandis que Mikaïlou Sidibé et le commandant Ismaël Sombié voient leurs attributions renforcées.

À travers ce remaniement, les autorités burkinabè entendent resserrer l’action gouvernementale, renforcer la cohérence institutionnelle et adapter l’organisation de l’État aux défis sécuritaires, sociaux et économiques auxquels le pays est confronté.

1000313779 360x320

Guinée : l’UGANC se dote de nouvelles infrastructures pour former l’élite scientifique et technique.

L’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC) poursuit sa dynamique de modernisation avec l’inauguration, ce lundi 12 janvier 2026, de deux infrastructures universitaires stratégiques : l’Institut Ouest-Africain de Mathématiques (IOAM) et l’Institut Supérieur d’Architecture et d’Urbanisme (ISAU). La cérémonie s’est tenue sous l’égide du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

Ces nouvelles structures s’inscrivent dans la volonté des autorités guinéennes de renforcer durablement la qualité de l’enseignement supérieur et d’adapter l’offre de formation aux besoins scientifiques, techniques et socio-économiques du pays. Elles visent également à stimuler la recherche, encourager l’innovation et accroître la compétitivité du système universitaire national.

L’IOAM ambitionne de devenir un centre d’excellence régional dans les domaines des mathématiques fondamentales et appliquées. Il aura pour mission de former des chercheurs de haut niveau, de promouvoir la recherche scientifique et de favoriser la coopération académique entre universités ouest-africaines. À terme, l’institut devrait contribuer à renforcer les capacités nationales dans des secteurs clés tels que l’ingénierie, les sciences numériques et l’analyse des données.

De son côté, l’ISAU répond à un besoin croissant en compétences qualifiées dans les domaines de l’architecture, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire. À travers des formations spécialisées et professionnalisantes, l’institut entend accompagner les politiques publiques en matière d’urbanisation, d’habitat et de développement durable, dans un contexte de forte croissance démographique et urbaine.

Selon le ministère, ces investissements traduisent une orientation stratégique visant à faire de l’université guinéenne un levier central de développement. En renforçant les infrastructures, les filières scientifiques et techniques ainsi que la recherche, l’État ambitionne de positionner la Guinée comme un pôle régional d’excellence académique et de formation des talents de demain.

Hqdefault 360x320

CAN 2025 : Sénégal – Égypte, une demi-finale de prestige entre géants du football africain.

La Coupe d’Afrique des Nations 2025 entre dans sa phase décisive avec une affiche qui fait déjà date. Mercredi 10 janvier à 18 heures, le Grand Stade de Tanger accueillera la première demi-finale opposant le Sénégal à l’Égypte, deux références majeures du football continental.

Champion d’Afrique en titre, le Sénégal poursuit sa quête d’un nouveau sacre avec ambition et sérénité. Solides défensivement, disciplinés tactiquement et portés par une génération expérimentée, les Lions de la Téranga affichent une constance remarquable depuis le début du tournoi, confirmant leur statut de favoris.

En face, l’Égypte, nation la plus titrée de l’histoire de la CAN, avance avec son ADN de compétiteur. Habitués aux grands rendez-vous et redoutables dans les matches à enjeu, les Pharaons misent sur leur maîtrise collective, leur rigueur défensive et leur expérience des phases finales pour déjouer les plans sénégalais.

Cette confrontation s’annonce comme un véritable classique africain, mêlant puissance, intelligence tactique et gestion de la pression. Au-delà d’une place en finale, c’est un duel de statuts, d’histoires et d’ambitions qui se jouera à Tanger, devant un public attendu nombreux et passionné.

Une chose est sûre : cette demi-finale promet un spectacle de haut niveau et pourrait marquer durablement l’édition 2025 de la CAN.

1 Diomaye President de la Tranzition Guinee Bissau 1200x803 1 360x320

Mission de la CEDEAO à Bissau : Cheikh Niang fait le point sur les discussions avec le commandement militaire.

En déplacement à Bissau dans le cadre d’une mission de la CEDEAO, le président sénégalais Bassirou Diomaye Diakhar Faye a pris part, samedi 10 janvier, à des concertations de haut niveau avec les autorités de transition bissau-guinéennes. Cette mission s’est déroulée aux côtés de son homologue sierra-léonais, Julius Maada Bio.

Le ministre sénégalais de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Cheikh Niang, est revenu sur le contenu des échanges, notamment ceux tenus avec le haut commandement militaire.

S’exprimant sur les ondes de la RTS, le chef de la diplomatie sénégalaise a indiqué qu’un entretien approfondi a réuni le commandement militaire et certains membres du gouvernement de transition. Les discussions ont porté sur la situation politique du pays, marquée par un blocage institutionnel persistant depuis le coup d’État du 26 novembre 2025.

Selon Cheikh Niang, les autorités militaires ont présenté un mémorandum détaillant les actions envisagées pour un retour à l’ordre constitutionnel. Ce document sera soumis à l’examen des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO.

Le ministre a toutefois relevé que la transition de douze mois annoncée par les autorités bissau-guinéennes ne correspond pas aux orientations initialement définies par l’organisation régionale, tant dans sa conception que dans sa mise en œuvre. Cette divergence justifie, a-t-il précisé, la mise en place d’un mécanisme de suivi par le comité de médiation restreint de la CEDEAO, auquel le Sénégal prend part.

La délégation régionale a également rencontré plusieurs acteurs politiques concernés par la situation post-coup d’État, dans l’objectif de promouvoir une transition inclusive, apaisée et ouverte à l’ensemble des forces politiques.

À travers cette mission, Cheikh Niang a réaffirmé la position du Sénégal, fondée sur le respect de l’ordre constitutionnel et la nécessité d’un processus électoral crédible, sécurisé et conforme aux mécanismes et principes de la CEDEAO.

Manamba3 360x320

AFRIMA Awards : Manamba Kanté consacre le rayonnement musical de la Guinée à Lagos.

La scène musicale guinéenne s’est illustrée sur le continent africain à l’occasion des AFRIMA Awards, organisés à Lagos. L’artiste Manamba Kanté y a été sacrée, confirmant la vitalité et la reconnaissance internationale de la musique guinéenne.

Cette distinction prestigieuse vient saluer un parcours artistique marqué par l’authenticité, l’excellence vocale et la valorisation des sonorités africaines. Devant un parterre de professionnels de l’industrie musicale, de décideurs culturels et d’artistes venus de tout le continent, Manamba Kanté a su s’imposer face à une concurrence relevée.

Au-delà de la récompense individuelle, ce sacre symbolise la montée en puissance de la création guinéenne sur les grandes scènes africaines. Il témoigne également de la capacité des artistes du pays à porter haut leur identité culturelle tout en s’inscrivant dans les dynamiques contemporaines de la musique africaine.

Avec cette consécration à Lagos, la Guinée renforce sa visibilité culturelle et confirme sa place parmi les nations qui comptent dans le paysage musical africain.

Iliman ndiaye of senegal celebrates goal during 2025 africa cup of nations quarter final match between mali and senegal 360x320

CAN 2025 : Les Lions de la Téranga domptent les Aigles et s’envolent vers les demi-finales

C’est un « derby » qui a tenu toutes ses promesses en termes d’intensité. Hier, au Stade Ibn Batouta de Tanger, le Sénégal a validé son ticket pour le dernier carré de la CAN 2025 en s’imposant de justesse face au Mali (1-0). Un succès qui permet aux hommes d’Aliou Cissé de poursuivre leur quête d’un second sacre continental.

Iliman Ndiaye, l’homme de la délivrance

Le tournant du match est intervenu à la 28e minute. Sur une action bien construite, Iliman Ndiaye a trouvé la faille pour inscrire l’unique but de la rencontre. Très remuant sur le front de l’attaque, le joueur a su faire preuve de réalisme dans un match où les espaces se faisaient rares face à une défense malienne rigoureuse.

Le Mali finit à dix, le Sénégal gère

Le sort de la rencontre a basculé juste avant la pause. À la suite d’un tacle en retard sur Idrissa Gana Gueye, le capitaine des Aigles, Yves Bissouma, a reçu un second carton jaune synonyme d’expulsion (45e+3).

En supériorité numérique durant toute la seconde période, les Lions ont globalement maîtrisé les débats, même s’ils ont manqué de précision pour faire le break. Pathé Ciss, entré en cours de jeu, a notamment trouvé le poteau dans les arrêts de jeu. De son côté, Édouard Mendy a dû rester vigilant pour repousser les rares assauts maliens en fin de match, assurant ainsi le « clean sheet ».

Les Tops du match

  • Krépin Diatta : Impérial sur son flanc, il a été le véritable moteur défensif et offensif de l’équipe.

  • Idrissa Gana Gueye : À 36 ans, le milieu de terrain a affiché une activité impressionnante, stabilisant l’entrejeu sénégalais.

  • Iliman Ndiaye : Pour son but décisif et sa disponibilité constante.

Cap sur les demi-finales

Avec cette victoire, le Sénégal se qualifie pour la septième fois de son histoire en demi-finale d’une CAN. Le Président Bassirou Diomaye Faye n’a pas tardé à féliciter les Lions, les exhortant à continuer avec « ambition et combativité ».

Les Lions affronteront lors du prochain tour le vainqueur du duel entre l’Égypte et la Côte d’Ivoire. Le rêve d’un nouveau titre reste plus que jamais vivant pour le peuple sénégalais.