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Mali : Assimi Goïta renforce son emprise sur la Défense.

Une décision stratégique annoncée à la télévision nationale
Le 4 mai 2026, dans un message officiel diffusé sur la télévision nationale, les autorités maliennes ont annoncé une réorganisation majeure au sommet de l’État. Le président de la Transition, Assimi Goïta, cumule désormais ses fonctions avec celles de ministre de la Défense et des Anciens combattants.

Un contrôle direct des enjeux sécuritaires
Ce choix traduit une volonté affirmée de centraliser la gestion des questions militaires au plus haut niveau de l’État, dans un contexte sécuritaire toujours marqué par des menaces persistantes. En prenant personnellement en charge ce portefeuille stratégique, le chef de l’État entend renforcer la réactivité et la coordination des opérations de défense.

Réaménagement gouvernemental et nouvelle architecture
Cette évolution institutionnelle s’accompagne d’un ajustement de l’équipe gouvernementale. Le poste précédemment occupé par le général Sadio Camara disparaît dans sa configuration initiale. Pour assurer la continuité opérationnelle, le général de division Oumar Diarra est nommé ministre délégué auprès de la Défense.

Chargé d’assister le président dans la gestion quotidienne du département, il occupe une place stratégique dans l’appareil gouvernemental, comme en témoigne son rang protocolaire élevé.

Un recentrage du pouvoir autour de la présidence
Au-delà de ces ajustements, cette décision illustre un mouvement de recentrage du pouvoir exécutif sur les questions de sécurité et de défense. Dans un environnement régional instable, les autorités maliennes semblent privilégier une gouvernance resserrée, axée sur le pilotage direct des priorités sécuritaires.

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Port de Bargny-Sendou : un projet stratégique proche de l’achèvement, mais freiné par l’enjeu de l’eau.

Le Premier ministre sénégalais a effectué un point d’étape sur l’avancement du Port minéralier et vraquier de Bargny-Sendou (PMVB), l’un des projets structurants majeurs de la politique d’infrastructures du pays. Conçu pour accompagner la transformation économique du Sénégal, ce port est appelé à jouer un rôle clé dans la gestion des flux de produits miniers, pétroliers et céréaliers, tout en contribuant à désengorger durablement le Port autonome de Dakar.

Un chantier avancé à 90 %

Développé par la société Senegal Minergy Port, le projet affiche un taux d’exécution estimé à près de 90 %, traduisant une progression significative vers sa mise en service. Cette infrastructure portuaire s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer les capacités logistiques nationales et à soutenir la compétitivité des échanges commerciaux.

Un blocage lié à l’alimentation en eau

Malgré cet état d’avancement, l’entrée en exploitation du port reste conditionnée à la résolution d’une contrainte technique majeure : l’approvisionnement en eau potable du site. Ce facteur, essentiel au fonctionnement des installations, constitue à ce stade le principal obstacle au démarrage des activités.

Face à cette situation, le chef du gouvernement a instruit le ministre des Infrastructures, en coordination avec les ministres en charge des Finances et de l’Hydraulique, d’obtenir de l’opérateur un engagement formel pour la mise en place d’un dispositif de stockage. Cette solution transitoire vise à garantir un approvisionnement minimal en attendant la réalisation d’une infrastructure pérenne.

Vers une solution durable financée par l’État

Dans le même temps, le Premier ministre a demandé l’inscription, dans la loi de finances rectificative pour 2026, des ressources nécessaires à la mise en œuvre d’une solution définitive d’alimentation en eau potable. Le coût de cette intervention est estimé à 8 milliards de FCFA, sur la base des recommandations techniques formulées par la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES).

Un enjeu stratégique pour la logistique nationale

Au-delà de ses aspects techniques, le PMVB représente un levier essentiel pour la modernisation du système portuaire sénégalais. En permettant une meilleure spécialisation des flux et une décongestion des infrastructures existantes, il s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la souveraineté économique et de valorisation des ressources naturelles.

La finalisation de ce projet dépend désormais de la capacité des acteurs impliqués à lever rapidement les contraintes résiduelles, afin de permettre au port de jouer pleinement son rôle dans le dispositif logistique national.

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Mali : le pouvoir renforce sa stratégie sécuritaire après les attaques du 25 avril.

Quatre jours après les attaques coordonnées qui ont frappé plusieurs localités du pays, les autorités maliennes resserrent leur dispositif sécuritaire. Réuni le 29 avril 2026 à Koulouba, le Conseil supérieur de la Défense nationale, présidé par le général d’armée Assimi Goïta, a procédé à une évaluation approfondie de la situation et défini de nouvelles orientations stratégiques.

Une réponse coordonnée face à des attaques d’envergure

Autour du chef de l’État, les principaux responsables civils et militaires, dont le Premier ministre et le chef d’état-major général des armées, ont analysé les enseignements de ces offensives simultanées.

À l’issue de la rencontre, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Daoud Aly Mohammedine, a décrit des opérations « minutieusement préparées » par des groupes armés poursuivant des objectifs stratégiques ciblés. Il a néanmoins assuré que la riposte des forces maliennes a permis d’infliger des pertes significatives aux assaillants, contraints de se replier.

De nouvelles orientations pour renforcer le dispositif national

Dans ce contexte, le président de la Transition a arrêté une série de seize orientations visant à consolider les capacités de défense et de sécurité. Si leur contenu détaillé n’a pas été rendu public, ces mesures traduisent une volonté claire de durcir la réponse face à la persistance des menaces sécuritaires.

Hommage au général Sadio Camara

La réunion a également été marquée par un hommage appuyé au général Sadio Camara, ministre de la Défense, décédé lors des attaques. Les autorités ont salué son engagement au service de la souveraineté nationale et son rôle dans la structuration de l’appareil sécuritaire malien.

Une situation jugée sous contrôle, appel à la vigilance

Selon les autorités, la situation reste sous contrôle sur l’ensemble du territoire. Le gouvernement a mis en avant la réactivité des forces armées ainsi que la contribution des populations, notamment en matière de renseignement.

Dans ce contexte, les autorités appellent au calme et à la vigilance, tout en réaffirmant leur détermination à poursuivre la lutte contre les groupes armés et à préserver l’intégrité territoriale du pays.

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Mali : Assimi Goïta réaffirme le contrôle de la situation après les attaques.

Le président de la transition malienne, Assimi Goïta, a effectué une réapparition publique ce mardi, à l’issue de plusieurs jours de silence ayant suscité interrogations et spéculations. Dans une allocution télévisée diffusée sur la chaîne nationale, le chef de l’État a assuré que la situation sécuritaire était « sous contrôle », malgré une dégradation notable sur le terrain.

Une crise sécuritaire d’une ampleur inédite

Cette prise de parole intervient dans un contexte particulièrement tendu, marqué par une série d’attaques coordonnées lancées depuis le week-end dans plusieurs zones stratégiques du pays. Les groupes armés, toujours positionnés dans le nord, ont mené des offensives d’envergure, que le chef de la junte lui-même a qualifiées de situation « d’une extrême gravité ».

Ces événements, parmi les plus importants enregistrés depuis plus d’une décennie, témoignent d’une évolution préoccupante de la menace sécuritaire au Mali.

Une alliance armée aux conséquences majeures

Les affrontements ont impliqué une coalition inédite entre les séparatistes touaregs du Front de libération de l’Azawad et les combattants du JNIM, affilié à Al-Qaïda. Cette convergence stratégique entre acteurs historiquement distincts renforce la complexité du conflit et accentue la pression sur les forces gouvernementales.

Face à cette situation, les autorités ont annoncé un renforcement des dispositifs sécuritaires, ainsi que la poursuite d’opérations de ratissage, de collecte de renseignements et de sécurisation des zones sensibles.

Un appel à l’unité nationale

Dans son intervention, Assimi Goïta a appelé la population à faire preuve de sang-froid et à rejeter toute tentative de division. Il a insisté sur la nécessité de préserver la cohésion nationale, affirmant que le pays avait besoin de « clarté et non de panique » face à la crise.

Cette communication vise à rassurer l’opinion publique dans un contexte marqué par des menaces directes, notamment celles évoquant un possible encerclement de la capitale Bamako.

Un soutien international réaffirmé

À l’issue de cette rencontre, le diplomate russe a réitéré l’engagement de son pays à accompagner le Mali dans sa lutte contre le terrorisme. Ce soutien s’inscrit dans une coopération sécuritaire renforcée entre les deux pays, dans un contexte de recomposition des alliances au Sahel.

Dans l’ensemble, cette séquence illustre à la fois la gravité de la crise en cours et la volonté des autorités maliennes d’affirmer leur capacité de réponse face à une menace multidimensionnelle.

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Sénégal : le numérique au cœur des priorités stratégiques de l’État.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce mardi les membres du Collège de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), conduits par leur président, Oumar Diène Sakho.

Au-delà du caractère protocolaire de cette audience, la rencontre s’inscrit dans un contexte de transformation accélérée du secteur des télécommunications, devenu un levier central de développement économique et de souveraineté.

Un secteur en mutation rapide

Le paysage numérique connaît aujourd’hui des évolutions majeures, marquées par le déploiement progressif de la 5G, l’essor de l’intelligence artificielle et l’intensification des enjeux liés à la cybersécurité. Ces mutations redéfinissent les équilibres économiques et technologiques, tout en posant de nouveaux défis aux États en matière de régulation et de gouvernance.

Dans ce contexte, le Sénégal cherche à adapter ses politiques publiques afin d’accompagner ces transformations et de renforcer la compétitivité de son écosystème numérique.

La régulation, un outil stratégique

Face à ces enjeux, la régulation s’impose comme un instrument déterminant, à l’intersection des dimensions économiques, technologiques et politiques. Les autorités sénégalaises mettent en avant la ضرورة d’ajuster les mécanismes de contrôle et d’encadrement à un environnement en constante évolution, marqué par une concurrence accrue et des innovations rapides.

L’ARTP est ainsi appelée à jouer un rôle central, non seulement dans l’organisation du marché, mais également dans la protection des consommateurs et la promotion d’un cadre équitable pour les acteurs du secteur.

Une gouvernance renforcée pour accompagner la transformation

La composition du Collège de l’ARTP, issue d’un processus d’appel à candidatures selon les autorités, traduit une volonté de consolider la crédibilité et la légitimité de l’institution. Cette approche vise à renforcer la transparence et l’efficacité de la régulation, dans un contexte où les enjeux dépassent largement le cadre technique.

Numérique et souveraineté : un enjeu de long terme

À travers cette rencontre, les autorités sénégalaises réaffirment la place stratégique du numérique dans les politiques publiques. Au-delà des considérations économiques, la régulation du secteur touche désormais à des questions de souveraineté, d’inclusion numérique et de développement durable.

Dans un environnement international marqué par une compétition accrue sur les technologies, le Sénégal entend structurer son écosystème pour tirer pleinement parti des opportunités offertes par la transformation digitale.

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Sénégal : vers une refonte majeure des institutions et du système électoral.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a annoncé, le 27 avril 2026, la finalisation de quatre avant-projets de loi structurants, dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations issues des dialogues nationaux inclusifs organisés en 2024 et 2025.

Ces concertations, consacrées respectivement à la réforme de la justice et à la refonte du système politique, constituent le socle d’un vaste chantier de transformation institutionnelle engagé par les autorités sénégalaises.

Des réformes au cœur de l’architecture institutionnelle

Les textes finalisés portent sur des domaines clés de la gouvernance. Ils concernent notamment la révision de la Constitution, la réforme de la loi organique encadrant la Cour constitutionnelle du Sénégal, l’élaboration d’un nouveau Code électoral ainsi que l’encadrement du fonctionnement des partis politiques.

Parmi les innovations envisagées figure également la création d’une Commission électorale nationale indépendante (CENI), destinée à renforcer la transparence et la crédibilité des processus électoraux.

Une traduction des recommandations issues des dialogues nationaux

Selon les autorités, ces avant-projets traduisent fidèlement les principales recommandations formulées lors des concertations nationales. Leur mise à disposition sur une plateforme officielle marque une étape avancée dans le processus, en favorisant la transparence et l’appropriation par les citoyens et les acteurs politiques.

Une dynamique parlementaire en cours

En parallèle, l’Assemblée nationale du Sénégal est appelée à examiner une proposition de loi portant modification du Code électoral, notamment ses articles L29 et L30. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du cadre électoral, dans un contexte de recomposition du paysage politique.

À travers ces réformes, les autorités sénégalaises affichent leur volonté de consolider l’État de droit et de renforcer les mécanismes démocratiques, dans un environnement marqué par de fortes attentes en matière de gouvernance et de transparence.

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Mali : une riposte déterminée pour défendre l’État et préserver la stabilité.

Dans un contexte marqué par le deuil national consécutif au décès du ministre de la Défense, Sadio Camara, le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, a livré, lundi 27 avril 2026, une lecture politique des attaques récentes ayant frappé plusieurs localités du pays.

Selon lui, ces assauts dépassent le cadre strictement militaire et s’inscrivent dans une stratégie visant à fragiliser les institutions et à compromettre le processus de transition en cours.

Une stratégie de déstabilisation assumée

Le chef du gouvernement estime que les groupes armés impliqués cherchaient avant tout à semer la peur au sein de la population, à fissurer la cohésion nationale et à remettre en cause l’autorité de l’État. Cette analyse met en lumière une volonté de déstabilisation globale, au-delà des objectifs tactiques habituels.

Une riposte militaire présentée comme décisive

Face à cette offensive, les autorités mettent en avant la réactivité des forces armées. Abdoulaye Maïga évoque une « riposte cinglante », affirmant que l’armée a réussi à contenir les attaques et à neutraliser un nombre significatif d’assaillants sur plusieurs fronts.

Il a salué l’engagement et le professionnalisme des forces déployées, qu’il considère comme déterminants dans la préservation de la stabilité institutionnelle.

Des soupçons de soutiens extérieurs

Les autorités maliennes décrivent ces attaques comme une opération coordonnée d’envergure, susceptible d’avoir bénéficié d’appuis extérieurs. Sans désigner explicitement d’acteurs, le Premier ministre a évoqué l’existence de « sponsors du terrorisme », laissant entendre l’implication de soutiens internationaux dans la planification ou l’exécution des assauts.

Vers une adaptation du dispositif sécuritaire

Malgré la réponse militaire, le gouvernement reconnaît la nécessité d’ajuster son dispositif face à une menace qualifiée d’asymétrique. Des mesures de renforcement de la sécurité et d’anticipation de nouvelles attaques sont annoncées, dans un contexte de pression sécuritaire persistante.

Hommage aux victimes et affirmation de la détermination de l’État

Le Premier ministre a rendu hommage aux victimes civiles et militaires de ces violences, tout en réaffirmant la détermination des autorités à poursuivre la lutte contre les groupes armés jusqu’à leur neutralisation.

Au-delà du bilan opérationnel, le message du gouvernement se veut clair : si les attaques visaient à ébranler l’État, la réponse entend démontrer sa capacité de résilience et sa volonté de maintenir le cap de la transition.

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Attaques au Mali : la Guinée exprime sa solidarité et son soutien.

Le gouvernement de la République de Guinée a fait part de sa vive émotion à la suite des attaques terroristes perpétrées le samedi 25 avril 2026 dans plusieurs villes du Mali, ayant entraîné d’importantes pertes en vies humaines et de nombreux blessés.

Dans une déclaration officielle lue le 27 avril 2026 à la télévision nationale par le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, les autorités guinéennes ont exprimé leur profonde consternation face à ces événements tragiques.

Une solidarité fondée sur des liens historiques

Le gouvernement guinéen a rappelé les relations de fraternité et de solidarité qui unissent de longue date les peuples guinéen et malien. Il a souligné être resté en contact étroit avec les autorités de Mali dès l’annonce des attaques, témoignant d’une coordination diplomatique active dans ce contexte de crise.

Condoléances officielles et soutien aux victimes

Au nom du peuple guinéen, les autorités ont adressé leurs condoléances les plus attristées au peuple malien ainsi qu’au président de la transition, Assimi Goïta. Une pensée particulière a été exprimée en mémoire des victimes, parmi lesquelles figurent des responsables militaires ayant perdu la vie lors de ces attaques.

Le gouvernement a également formulé des vœux de prompt rétablissement à l’endroit des blessés, tout en réaffirmant son soutien au Mali dans cette épreuve.

Un appel à la paix et à la stabilité

Au-delà de l’émotion suscitée par ces événements, la Guinée a réitéré son attachement à la paix et à la sécurité dans la sous-région. Les autorités ont ainsi exprimé leurs prières pour un retour durable à la stabilité au Mali, confronté à des défis sécuritaires persistants liés à la menace terroriste.

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Mali : décès du général Sadio Camara et instauration d’un deuil national.

Les autorités maliennes ont officiellement confirmé, à travers un communiqué diffusé sur les antennes de Office de Radio et Télévision du Mali, le décès du général Sadio Camara, survenu le samedi 25 avril 2026. Cette disparition marque la perte d’une figure centrale de l’appareil sécuritaire du pays.

Une annonce officielle après plusieurs rumeurs

La nouvelle, qui circulait avec insistance depuis plusieurs heures, a été formellement validée par les autorités de la transition. Le général Sadio Camara occupait les fonctions de ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, un poste clé dans le contexte sécuritaire actuel du Mali.

Deux jours de deuil national décrétés

En hommage au défunt, la présidence de la transition a décrété une période de deuil national de deux jours sur l’ensemble du territoire. Ce recueillement officiel débutera le mercredi 29 avril 2026.

Durant cette période, les drapeaux seront mis en berne sur tous les bâtiments publics, conformément aux usages protocolaires en vigueur, tandis que la nation est appelée à rendre hommage à la mémoire de l’ancien ministre.

Une figure majeure de la transition

Au-delà de ses fonctions gouvernementales, le général Sadio Camara s’était imposé comme un acteur clé de la transition politique et sécuritaire du Mali. Sa disparition intervient dans un contexte marqué par des défis importants en matière de défense et de stabilité, soulignant l’importance de son rôle au sein de l’appareil d’État.

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Gaz : Dakar acte le retrait de partenaires étrangers du bloc Yakaar-Teranga.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a annoncé ce jeudi 23 avril 2026 la signature d’un accord entérinant le retrait de Kosmos Energy et de PETROSEN de la licence du bloc gazier offshore de Cayar, connu sous le nom de Yakaar-Teranga.

Selon le chef du gouvernement, cet accord a été conclu sans contrepartie financière pour l’État sénégalais, qu’il présente comme une avancée significative dans la gestion des ressources naturelles du pays.

Vers une licence entièrement détenue par l’État sénégalais

Le retrait des partenaires actuels doit encore être formalisé par arrêté ministériel. À l’issue de ce processus, une nouvelle licence sera attribuée exclusivement à PETROSEN, qui assurera seule l’exploitation du gisement.

Considéré comme l’un des plus importants projets gaziers du Sénégal, Yakaar-Teranga constitue un enjeu stratégique majeur pour l’indépendance énergétique et le développement économique du pays.

Une décision inscrite dans une relecture des contrats extractifs

Dans sa déclaration, Ousmane Sonko est revenu sur les conditions initiales d’attribution du bloc, remontant à la présidence de Macky Sall. Il a évoqué des procédures qu’il juge insuffisamment transparentes, notamment lors de l’implication de l’homme d’affaires Frank Timis.

Le Premier ministre inscrit cette décision dans une démarche plus large de révision des contrats liés aux ressources naturelles, avec pour objectif de mieux défendre les intérêts nationaux. Il a ainsi affirmé la volonté des autorités de renégocier, voire de récupérer, les actifs jugés défavorables à l’État.

Une stratégie affirmée de souveraineté économique

Le chef du gouvernement a salué l’implication du ministre de l’Énergie, Birame Souleye Diop, ainsi que celle du directeur général de PETROSEN, Alioune Gueye, dans la conduite de ce dossier.

Cette opération s’inscrit dans la stratégie de souveraineté économique portée par les nouvelles autorités sénégalaises, qui entendent renforcer le contrôle national sur les ressources extractives. D’autres révisions contractuelles sont d’ores et déjà annoncées dans le secteur, traduisant une volonté de rééquilibrage au profit de l’État.