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Bassirou Diomaye Faye à Nairobi pour le sommet « Africa Forward ».

Le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce dimanche matin à destination de Nairobi, au Kenya, où il prendra part au sommet « Africa Forward », prévu jusqu’au 13 mai.

Cette rencontre internationale marque le lancement d’un nouveau cadre de dialogue entre l’Afrique et la France. Elle réunira plusieurs chefs d’État, responsables d’institutions financières, investisseurs et acteurs économiques autour des principaux défis liés au développement du continent africain.

Au cœur des discussions figurent notamment les questions du financement des économies africaines, de la paix, de la sécurité, ainsi que de la souveraineté économique et politique des États africains dans un contexte mondial en pleine recomposition.

À travers sa participation, le Sénégal entend défendre une vision d’une Afrique plus affirmée dans ses choix stratégiques, capable de mobiliser des partenariats équilibrés pour soutenir son développement durable et renforcer son autonomie économique.

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Port de Bargny-Sendou : un projet stratégique proche de l’achèvement, mais freiné par l’enjeu de l’eau.

Le Premier ministre sénégalais a effectué un point d’étape sur l’avancement du Port minéralier et vraquier de Bargny-Sendou (PMVB), l’un des projets structurants majeurs de la politique d’infrastructures du pays. Conçu pour accompagner la transformation économique du Sénégal, ce port est appelé à jouer un rôle clé dans la gestion des flux de produits miniers, pétroliers et céréaliers, tout en contribuant à désengorger durablement le Port autonome de Dakar.

Un chantier avancé à 90 %

Développé par la société Senegal Minergy Port, le projet affiche un taux d’exécution estimé à près de 90 %, traduisant une progression significative vers sa mise en service. Cette infrastructure portuaire s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer les capacités logistiques nationales et à soutenir la compétitivité des échanges commerciaux.

Un blocage lié à l’alimentation en eau

Malgré cet état d’avancement, l’entrée en exploitation du port reste conditionnée à la résolution d’une contrainte technique majeure : l’approvisionnement en eau potable du site. Ce facteur, essentiel au fonctionnement des installations, constitue à ce stade le principal obstacle au démarrage des activités.

Face à cette situation, le chef du gouvernement a instruit le ministre des Infrastructures, en coordination avec les ministres en charge des Finances et de l’Hydraulique, d’obtenir de l’opérateur un engagement formel pour la mise en place d’un dispositif de stockage. Cette solution transitoire vise à garantir un approvisionnement minimal en attendant la réalisation d’une infrastructure pérenne.

Vers une solution durable financée par l’État

Dans le même temps, le Premier ministre a demandé l’inscription, dans la loi de finances rectificative pour 2026, des ressources nécessaires à la mise en œuvre d’une solution définitive d’alimentation en eau potable. Le coût de cette intervention est estimé à 8 milliards de FCFA, sur la base des recommandations techniques formulées par la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES).

Un enjeu stratégique pour la logistique nationale

Au-delà de ses aspects techniques, le PMVB représente un levier essentiel pour la modernisation du système portuaire sénégalais. En permettant une meilleure spécialisation des flux et une décongestion des infrastructures existantes, il s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la souveraineté économique et de valorisation des ressources naturelles.

La finalisation de ce projet dépend désormais de la capacité des acteurs impliqués à lever rapidement les contraintes résiduelles, afin de permettre au port de jouer pleinement son rôle dans le dispositif logistique national.

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Sénégal : le numérique au cœur des priorités stratégiques de l’État.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce mardi les membres du Collège de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), conduits par leur président, Oumar Diène Sakho.

Au-delà du caractère protocolaire de cette audience, la rencontre s’inscrit dans un contexte de transformation accélérée du secteur des télécommunications, devenu un levier central de développement économique et de souveraineté.

Un secteur en mutation rapide

Le paysage numérique connaît aujourd’hui des évolutions majeures, marquées par le déploiement progressif de la 5G, l’essor de l’intelligence artificielle et l’intensification des enjeux liés à la cybersécurité. Ces mutations redéfinissent les équilibres économiques et technologiques, tout en posant de nouveaux défis aux États en matière de régulation et de gouvernance.

Dans ce contexte, le Sénégal cherche à adapter ses politiques publiques afin d’accompagner ces transformations et de renforcer la compétitivité de son écosystème numérique.

La régulation, un outil stratégique

Face à ces enjeux, la régulation s’impose comme un instrument déterminant, à l’intersection des dimensions économiques, technologiques et politiques. Les autorités sénégalaises mettent en avant la ضرورة d’ajuster les mécanismes de contrôle et d’encadrement à un environnement en constante évolution, marqué par une concurrence accrue et des innovations rapides.

L’ARTP est ainsi appelée à jouer un rôle central, non seulement dans l’organisation du marché, mais également dans la protection des consommateurs et la promotion d’un cadre équitable pour les acteurs du secteur.

Une gouvernance renforcée pour accompagner la transformation

La composition du Collège de l’ARTP, issue d’un processus d’appel à candidatures selon les autorités, traduit une volonté de consolider la crédibilité et la légitimité de l’institution. Cette approche vise à renforcer la transparence et l’efficacité de la régulation, dans un contexte où les enjeux dépassent largement le cadre technique.

Numérique et souveraineté : un enjeu de long terme

À travers cette rencontre, les autorités sénégalaises réaffirment la place stratégique du numérique dans les politiques publiques. Au-delà des considérations économiques, la régulation du secteur touche désormais à des questions de souveraineté, d’inclusion numérique et de développement durable.

Dans un environnement international marqué par une compétition accrue sur les technologies, le Sénégal entend structurer son écosystème pour tirer pleinement parti des opportunités offertes par la transformation digitale.

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Sénégal : vers une refonte majeure des institutions et du système électoral.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a annoncé, le 27 avril 2026, la finalisation de quatre avant-projets de loi structurants, dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations issues des dialogues nationaux inclusifs organisés en 2024 et 2025.

Ces concertations, consacrées respectivement à la réforme de la justice et à la refonte du système politique, constituent le socle d’un vaste chantier de transformation institutionnelle engagé par les autorités sénégalaises.

Des réformes au cœur de l’architecture institutionnelle

Les textes finalisés portent sur des domaines clés de la gouvernance. Ils concernent notamment la révision de la Constitution, la réforme de la loi organique encadrant la Cour constitutionnelle du Sénégal, l’élaboration d’un nouveau Code électoral ainsi que l’encadrement du fonctionnement des partis politiques.

Parmi les innovations envisagées figure également la création d’une Commission électorale nationale indépendante (CENI), destinée à renforcer la transparence et la crédibilité des processus électoraux.

Une traduction des recommandations issues des dialogues nationaux

Selon les autorités, ces avant-projets traduisent fidèlement les principales recommandations formulées lors des concertations nationales. Leur mise à disposition sur une plateforme officielle marque une étape avancée dans le processus, en favorisant la transparence et l’appropriation par les citoyens et les acteurs politiques.

Une dynamique parlementaire en cours

En parallèle, l’Assemblée nationale du Sénégal est appelée à examiner une proposition de loi portant modification du Code électoral, notamment ses articles L29 et L30. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du cadre électoral, dans un contexte de recomposition du paysage politique.

À travers ces réformes, les autorités sénégalaises affichent leur volonté de consolider l’État de droit et de renforcer les mécanismes démocratiques, dans un environnement marqué par de fortes attentes en matière de gouvernance et de transparence.

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Gaz : Dakar acte le retrait de partenaires étrangers du bloc Yakaar-Teranga.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a annoncé ce jeudi 23 avril 2026 la signature d’un accord entérinant le retrait de Kosmos Energy et de PETROSEN de la licence du bloc gazier offshore de Cayar, connu sous le nom de Yakaar-Teranga.

Selon le chef du gouvernement, cet accord a été conclu sans contrepartie financière pour l’État sénégalais, qu’il présente comme une avancée significative dans la gestion des ressources naturelles du pays.

Vers une licence entièrement détenue par l’État sénégalais

Le retrait des partenaires actuels doit encore être formalisé par arrêté ministériel. À l’issue de ce processus, une nouvelle licence sera attribuée exclusivement à PETROSEN, qui assurera seule l’exploitation du gisement.

Considéré comme l’un des plus importants projets gaziers du Sénégal, Yakaar-Teranga constitue un enjeu stratégique majeur pour l’indépendance énergétique et le développement économique du pays.

Une décision inscrite dans une relecture des contrats extractifs

Dans sa déclaration, Ousmane Sonko est revenu sur les conditions initiales d’attribution du bloc, remontant à la présidence de Macky Sall. Il a évoqué des procédures qu’il juge insuffisamment transparentes, notamment lors de l’implication de l’homme d’affaires Frank Timis.

Le Premier ministre inscrit cette décision dans une démarche plus large de révision des contrats liés aux ressources naturelles, avec pour objectif de mieux défendre les intérêts nationaux. Il a ainsi affirmé la volonté des autorités de renégocier, voire de récupérer, les actifs jugés défavorables à l’État.

Une stratégie affirmée de souveraineté économique

Le chef du gouvernement a salué l’implication du ministre de l’Énergie, Birame Souleye Diop, ainsi que celle du directeur général de PETROSEN, Alioune Gueye, dans la conduite de ce dossier.

Cette opération s’inscrit dans la stratégie de souveraineté économique portée par les nouvelles autorités sénégalaises, qui entendent renforcer le contrôle national sur les ressources extractives. D’autres révisions contractuelles sont d’ores et déjà annoncées dans le secteur, traduisant une volonté de rééquilibrage au profit de l’État.

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À Vélingara, le président Bassirou Diomaye Faye met en lumière le rôle stratégique du coton.

En déplacement à Vélingara, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a marqué une étape significative de sa tournée économique par la visite de l’usine de la SODEFITEX. Cette séquence illustre l’importance accordée par les autorités à la filière cotonnière, considérée comme un levier majeur de développement territorial et de souveraineté économique au Sénégal.

Une filière structurante au cœur des économies rurales

Au cours de cette visite, le chef de l’État a souligné le rôle déterminant du coton dans l’économie nationale, en particulier dans les zones rurales. Forte de plus d’un demi-siècle d’existence, la filière s’est progressivement imposée comme un pilier structurant, contribuant à la stabilisation des revenus des producteurs, au renforcement de la sécurité alimentaire et à l’ancrage économique des territoires.

Les indicateurs témoignent de cette dynamique : plus de 16 000 producteurs encadrés, environ 20 000 hectares exploités et près d’un demi-million de personnes vivant directement ou indirectement de cette activité. À ces chiffres s’ajoutent entre 400 et 700 emplois directs selon les campagnes agricoles, dont près de 270 postes permanents, ainsi qu’une redistribution annuelle estimée à 3,5 milliards de francs CFA au bénéfice des acteurs ruraux.

Un levier de souveraineté économique et d’industrialisation

Au-delà des performances économiques, cette visite présidentielle traduit une orientation stratégique claire : promouvoir un modèle de développement fondé sur des filières à forte valeur ajoutée, au plus près des bassins de production. Dans cette perspective, la SODEFITEX apparaît comme un instrument clé de souveraineté économique, favorisant l’industrialisation locale et l’inclusion socio-économique, notamment des jeunes et des femmes.

La relance en cours de la filière ouvre également des perspectives encourageantes. Pour la campagne 2025-2026, la production est estimée à plus de 25 000 tonnes de coton graine et plus de 10 000 tonnes de coton fibre. À l’horizon 2030, les autorités visent un objectif de 100 000 tonnes, un cap ambitieux qui suppose le renforcement des capacités productives, industrielles et organisationnelles.

Une ambition tournée vers une prospérité durable

À travers cette immersion à Vélingara, le président de la République réaffirme la place centrale des filières agricoles dans la stratégie de transformation économique du Sénégal. La consolidation de la chaîne de valeur cotonnière apparaît ainsi comme un facteur déterminant pour impulser une croissance inclusive et durable, en lien étroit avec les réalités des territoires ruraux.

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Sénégal : lancement du Fonds de développement de la microfinance islamique, un nouvel outil pour l’inclusion financière.

La cérémonie officielle de lancement du Fonds de développement de la microfinance islamique (FDMI) s’est tenue mardi 21 avril 2026 à Dakar. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie du ministère de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire visant à renforcer la place de la finance islamique dans l’architecture financière nationale et à accroître son rayonnement international.

Un instrument stratégique pour la période 2026-2030

Le FDMI entend déployer son action sur la période 2026-2030, conformément à son plan stratégique de développement. Selon son administrateur général, Abdou Diaw, sa mise en place constitue une étape structurante dans l’évolution de la microfinance islamique au Sénégal.

Doté désormais d’une personnalité juridique et d’une autonomie de gestion, le Fonds bénéficie d’une plus grande flexibilité opérationnelle. Cette configuration doit lui permettre de mobiliser, structurer et orienter des ressources conformes aux principes de la finance islamique vers les institutions de microfinance partenaires, chargées de les redistribuer aux bénéficiaires finaux, notamment les petites et moyennes entreprises, les micro-entrepreneurs et les acteurs de l’économie sociale et solidaire.

Un levier d’innovation financière et d’inclusion

Le FDMI se veut également un cadre de développement de produits financiers innovants adaptés aux besoins des populations exclues du système bancaire classique. L’approche repose sur une coopération renforcée avec les institutions financières islamiques, afin de promouvoir des mécanismes de financement conformes aux principes de partage des risques et d’ancrage dans l’économie réelle.

Cette orientation est présentée comme une réponse aux limites du système financier traditionnel, qui exclut encore une partie importante des populations rurales, périurbaines et urbaines.

Une vision politique axée sur une croissance inclusive

Prenant la parole lors de la cérémonie, le ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Alioune Dione, a inscrit ce lancement dans une vision politique plus large de transformation économique. Il a rappelé l’ambition du Sénégal d’atteindre une croissance comprise entre 6 et 7 % du PIB à l’horizon 2050 et de tripler le revenu par habitant.

Selon lui, cette dynamique ne peut être durable que si elle est inclusive et repose sur des mécanismes permettant une meilleure redistribution des richesses. Dans cette perspective, la microfinance islamique est appelée à jouer un rôle de catalyseur, en complément des dispositifs classiques de financement.

Une architecture institutionnelle renforcée

Le ministre a également souligné la transformation du FDMI, issu du Programme de microfinance islamique (PROMISE), désormais restructuré et doté d’une gouvernance renforcée. L’objectif est de garantir davantage de transparence, d’efficacité et de crédibilité dans la gestion des ressources.

Il a insisté sur la nécessité d’une synergie entre les acteurs publics et les institutions de microfinance afin de maximiser l’impact des financements sur l’économie réelle, notamment dans les secteurs agricoles et industriels.

Un instrument contre l’exclusion financière

Au-delà de l’aspect économique, la finance islamique est présentée comme un levier d’inclusion sociale. En excluant les mécanismes d’intérêt et de spéculation, elle repose sur une logique de partage des risques et de financement adossé à des actifs réels, ce qui la rend accessible à une partie de la population souvent exclue des circuits bancaires traditionnels.

Une ambition de transformation économique et sociale

En conclusion, le ministre a appelé les institutions de microfinance à saisir les opportunités offertes par ce nouveau cadre juridique afin de diversifier leurs offres et de répondre à une demande sociale croissante. Il a également souligné que cette dynamique vise à créer de la valeur ajoutée locale, à soutenir l’industrialisation des chaînes de valeur agricoles et à contribuer à la réduction de l’exode rural et de l’émigration irrégulière.

Le lancement du FDMI est ainsi présenté comme un instrument au service d’une transformation économique fondée sur l’éthique, la solidarité et la performance.

Ministre de lAgriculture Mabouba Diagne a Diamniadio e1762930211791 360x320

Sénégal : une campagne agricole 2026-2027 anticipée et sécurisée.

Le Sénégal aborde la campagne agricole 2026-2027 avec une avance stratégique, dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques et la volatilité des prix des intrants agricoles. Les autorités mettent en avant une politique d’anticipation visant à garantir la disponibilité des engrais et à sécuriser la production nationale.

Une stratégie fondée sur la souveraineté et l’anticipation

En visite sur le site des Industries Chimiques du Sénégal (ICS) à Mbao, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a mis en avant une approche proactive.

Le responsable gouvernemental a insisté sur la nécessité de réduire la dépendance extérieure en sécurisant en amont les intrants essentiels à la campagne.

Des stocks d’engrais déjà constitués

Selon les données communiquées, le pays dispose actuellement de 125 000 tonnes d’engrais NPK et DAP. À ces volumes s’ajoutent 18 000 tonnes d’urée déjà disponibles, ainsi que plus de 30 000 tonnes supplémentaires en cours d’acheminement.

Ces niveaux de stock visent à garantir un approvisionnement régulier des producteurs, dès le lancement de la campagne.

Une attention accrue à la fertilité des sols

Au-delà des engrais conventionnels, les autorités intègrent une dimension durable dans leur stratégie agricole. Sont ainsi prévues 30 000 tonnes d’engrais organiques, 30 000 tonnes de chaux agricole et 30 000 tonnes de phosphate, destinées à améliorer la fertilité des sols et à soutenir la productivité à long terme.

Innovation et partenariats industriels

Dans une logique de modernisation, un partenariat a été conclu avec le groupe Indorama afin d’enrichir les formulations d’engrais en oligo-éléments et macro-éléments, essentiels au développement des cultures et à l’amélioration des rendements.

Un investissement structurant pour l’agriculture

Cette stratégie repose sur un investissement global estimé à 126 milliards de francs CFA. L’objectif est de porter la capacité de production nationale à 400 000 tonnes par an, tout en positionnant le Sénégal comme un hub industriel régional dans le domaine des intrants agricoles.

Un message de confiance aux producteurs

Les autorités entendent rassurer les agriculteurs quant aux conditions de la prochaine campagne. Des instructions ont été données pour un démarrage anticipé de la distribution des intrants dès le mois de mai.

À travers cette approche, le gouvernement affiche une ligne directrice claire : anticiper, produire et sécuriser, afin de construire une agriculture plus souveraine, résiliente et performante.

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Sénégal : le port de Bargny-Sendou se profile comme un futur hub logistique stratégique.

En chantier depuis plusieurs années, le port minéralier et vraquier de Bargny-Sendou devrait être livré d’ici la fin de l’année 2026. Présenté comme une infrastructure structurante pour l’économie nationale, il ambitionne de transformer en profondeur le paysage logistique du pays, avec une capacité cible de 20 millions de tonnes de marchandises traitées par an et la création attendue d’environ 2 600 emplois.

Une montée en puissance progressive des capacités

Selon les responsables du projet, le port entamera ses activités avec une capacité initiale de 7 millions de tonnes de produits vraquiers dès sa première année d’exploitation. Cette capacité devrait ensuite évoluer progressivement pour atteindre 12 millions, avant de culminer à 20 millions de tonnes par an, positionnant ainsi le site comme l’un des principaux pôles logistiques de la sous-région.

Un levier pour la compétitivité économique

Située à une quarantaine de kilomètres de Dakar, cette infrastructure vise à désengorger le port autonome de la capitale et à fluidifier les chaînes d’approvisionnement.

En visite sur le site, le sous-secrétaire d’État adjoint américain aux Affaires africaines, Richard Michaels, a mis en avant le potentiel du projet pour renforcer la compétitivité de l’économie sénégalaise. Il a notamment évoqué les importantes capacités de stockage prévues pour les céréales, les hydrocarbures et d’autres types de marchandises.

Un projet encore dépendant de financements complémentaires

Malgré ses ambitions, la concrétisation complète du projet reste conditionnée à la mobilisation de financements additionnels estimés à 400 millions de dollars. Des discussions sont actuellement en cours entre les autorités sénégalaises et des partenaires américains afin de sécuriser ces ressources.

La visite du chantier a réuni plusieurs personnalités, dont l’ambassadrice des États-Unis au Sénégal, Jennifer Davis Paguada, ainsi que le directeur général de Senegal Minergy Port, Dame Diané.

Un projet au cœur des attentes économiques

À terme, le port de Bargny-Sendou est appelé à devenir un hub logistique majeur, capable de soutenir la croissance des échanges commerciaux et d’accompagner le développement industriel du Sénégal. Son aboutissement constitue ainsi un enjeu stratégique pour les autorités, dans un contexte de forte demande en infrastructures modernes et performantes.

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Sénégal : lancement d’une tournée nationale pour connecter les territoires via le satellite.

Le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a lancé, ce 9 avril 2026, une tournée nationale dédiée au déploiement de kits satellitaires, marquant ainsi le coup d’envoi du programme de connectivité universelle.

Une première phase dans trois régions clés

Cette phase initiale, prévue du 9 au 13 avril, concerne les régions de Ziguinchor, Kolda et Kaolack. Elle s’inscrit dans une ambition nationale visant à connecter gratuitement un million de Sénégalais à Internet d’ici la fin de l’année 2026.

Réduire durablement la fracture numérique

À travers ce programme, les autorités entendent garantir un accès équitable au numérique, notamment dans les zones rurales et enclavées. Les écoles, les centres de santé et les communautés les plus vulnérables figurent parmi les principales cibles de cette initiative.

Le recours à la technologie satellitaire apparaît comme une solution adaptée pour atteindre des localités jusque-là difficilement accessibles par les infrastructures classiques.

Un levier pour le développement et l’inclusion

Au-delà de l’enjeu technologique, cette tournée traduit la volonté des pouvoirs publics de faire de l’accès à Internet un moteur de transformation. L’objectif est de soutenir l’éducation, stimuler l’innovation et favoriser le développement socio-économique à l’échelle nationale.

Ce programme s’inscrit dans une vision plus large d’un Sénégal inclusif et connecté, où le numérique devient un outil stratégique pour réduire les inégalités territoriales et accompagner la modernisation du pays.