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Sénégal : le Professeur Serigne Magueye Gueye distingué par le Prix des Nations Unies pour la population 2026.

Le Sénégal célèbre une nouvelle reconnaissance internationale dans le domaine de la santé. Le Professeur Serigne Magueye Gueye, chirurgien en obstétrique et enseignant-chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), a été désigné lauréat du Prix des Nations Unies pour la population 2026 dans la catégorie individuelle.

Décernée à l’occasion de la 41ᵉ édition de cette distinction, annoncée mercredi 8 juillet 2026, cette récompense vient saluer plusieurs décennies d’engagement en faveur de la santé maternelle, notamment dans la prise en charge de la fistule obstétricale, une pathologie qui touche principalement les femmes les plus vulnérables.

Un parcours consacré à la lutte contre la fistule obstétricale

Spécialiste reconnu de la chirurgie obstétricale, le Professeur Serigne Magueye Gueye a consacré une grande partie de sa carrière au traitement et à la prévention de la fistule obstétricale.

Cette complication grave liée à un accouchement difficile provoque généralement des lésions entraînant une incontinence permanente. Au-delà des conséquences médicales, elle expose souvent les femmes concernées à l’exclusion sociale, à la stigmatisation et à l’isolement.

Depuis plusieurs décennies, le professeur sénégalais œuvre à offrir une nouvelle chance à ces patientes en leur permettant de retrouver leur santé, leur autonomie et leur dignité.

Former pour élargir l’accès aux soins en Afrique

Au-delà de son activité clinique, le Professeur Gueye s’est également illustré par son engagement dans la transmission des connaissances.

En tant qu’enseignant-chercheur à la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie (FMPOS) de l’UCAD, il a formé de nombreux professionnels de santé, contribuant notamment au renforcement des compétences chirurgicales dans plusieurs pays africains.

Selon les Nations Unies, il a participé à la formation de chirurgiens et chirurgiennes issus de plus de 45 pays d’Afrique subsaharienne, favorisant ainsi l’accès à des traitements spécialisés pour des milliers de femmes victimes de fistule obstétricale.

Son action a contribué à faire progresser la prise en charge de cette pathologie dans une région où les besoins restent importants.

Un engagement social au-delà du bloc opératoire

L’engagement du Professeur Serigne Magueye Gueye ne se limite pas à la pratique médicale et à l’enseignement.

Les Nations Unies ont également mis en avant son implication en faveur des populations défavorisées, notamment dans la banlieue dakaroise. Pour faciliter l’accès aux soins aux personnes qui en sont éloignées, il a transformé sa propre maison en centre de santé, donnant naissance au centre de santé Aristide Mensah, situé à Yeumbeul.

Cette initiative illustre une approche de la médecine fondée sur la proximité et la solidarité, en mettant les services de santé à la portée des populations les plus fragiles.

Un défenseur de la santé maternelle et reproductive

Reconnu comme l’un des premiers cliniciens engagés dans la lutte contre la fistule obstétricale en Afrique de l’Ouest, le Professeur Gueye mène également un important travail de sensibilisation autour de cette pathologie.

Il rappelle que la fistule obstétricale est dans la majorité des cas évitable grâce à un accès rapide à des soins maternels de qualité, à un meilleur suivi des grossesses et à des systèmes de santé plus accessibles.

À travers ses activités de chirurgien, d’enseignant et de défenseur de la santé publique, il a contribué à restaurer la santé et la dignité de nombreuses femmes à travers le continent africain.

Le Prix des Nations Unies pour la population, une distinction internationale majeure

Créé en 1981 par l’Assemblée générale des Nations Unies à travers la résolution 36/201, le Prix des Nations Unies pour la population récompense chaque année une personne ou une institution ayant apporté une contribution exceptionnelle aux questions liées à la population, au développement et à la santé reproductive.

La première édition de cette distinction s’est tenue en 1983. Elle comprend une médaille d’or, un diplôme ainsi qu’une récompense financière.

Avec cette reconnaissance internationale, le Professeur Serigne Magueye Gueye rejoint la liste des personnalités dont l’action contribue à faire progresser les droits, la santé et le bien-être des populations, particulièrement des femmes et des communautés vulnérables.

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Simandou 2040 : des avancées encourageantes dans la mise en œuvre des projets du Programme.

Le Ministre Directeur de cabinet de la Présidence, Président du Comité stratégique Simandou, M. Djiba DIAKITÉ, a présidé, ce mardi 7 juillet 2026, une réunion technique consacrée au suivi de la mise en œuvre du Programme Simandou 2040, cadre de référence du développement socioéconomique durable et responsable de la Guinée pour les 15 prochaines années.

Délocalisée à la Primature, cette séance de travail de haut niveau a réuni le Ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, le Général Amara CAMARA, les membres du Comité stratégique, les conseillers du Premier ministre, le Directeur général de Guinea Board Development (GBD), l’équipe de la Delivery Unit, ainsi que les représentants du cabinet KPMG.

À l’ouverture des travaux, le Président du Comité stratégique de Simandou, M. Djiba DIAKITÉ, a rappelé les hautes orientations de SE Mamadi DOUMBOUYA, Président de la République, Chef de l’État : renforcer le vivre-ensemble, améliorer les conditions de vie des populations et accélérer les réformes structurelles, pour faire de la Guinée une économie attractive et créatrice d’opportunités.

Les travaux ont porté sur l’état d’avancement de la première vague de projets du Programme, qui affiche des progrès significatifs : 30 % des projets ont déjà démarré, confirmant la volonté des autorités de maintenir un rythme soutenu dans l’exécution des réformes et investissements structurants.

Source : www.simandou2040.gn

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FORA’ESS 2026 : le Sénégal appelle l’Afrique à faire de l’économie sociale et solidaire un moteur de souveraineté et d’emploi.

Le Sénégal ambitionne de placer l’économie sociale et solidaire (ESS) au cœur de la transformation économique du continent. À l’ouverture de la deuxième édition du Forum africain de l’économie sociale et solidaire (FORA’ESS), le Premier ministre, Mouhamadou Al Amine Lo, a invité les États africains à accélérer la mise en œuvre de la stratégie décennale de l’Union africaine afin de faire de l’ESS un levier de souveraineté économique, d’intégration régionale et de création d’emplois.

Organisé à Dakar du 6 au 9 juillet 2026, le forum rassemble plus de 1 500 participants issus de 30 pays, parmi lesquels des ministres, des représentants d’institutions internationales, des acteurs de l’économie sociale et solidaire ainsi que des partenaires techniques et financiers. Placée sous le thème « L’économie sociale et solidaire : moteur de transition, d’inclusion et de convergence en Afrique », cette rencontre vise à renforcer la coopération continentale autour d’un modèle de développement fondé sur la solidarité, l’inclusion et la valorisation des ressources locales.

Passer des engagements aux actions concrètes

Dans son discours d’ouverture, le chef du gouvernement sénégalais a rappelé que l’adoption par l’Union africaine de la Stratégie décennale de l’économie sociale et solidaire (2023-2032) constitue une avancée majeure. Il estime toutefois que le véritable défi réside désormais dans sa mise en œuvre effective.

Mouhamadou Al Amine Lo a appelé les États africains à traduire cette vision en politiques publiques concrètes à travers l’adoption de cadres juridiques harmonisés, la création de mécanismes de financement adaptés, le renforcement des dispositifs d’accompagnement des acteurs de l’ESS et la mise en place d’outils statistiques capables de mesurer la contribution réelle du secteur aux économies nationales.

Selon lui, ces réformes sont indispensables pour faire de l’économie sociale et solidaire un moteur durable de croissance inclusive et de résilience économique.

Vers un modèle africain de développement

Au-delà des aspects économiques, le Premier ministre a défendu l’idée d’un modèle de développement inspiré des valeurs historiques de solidarité propres aux sociétés africaines.

Il a rappelé que les principes de l’économie sociale et solidaire trouvent leurs racines dans des références historiques telles que la Charte du Mandé de 1236 ou encore la Charte de la Révolution torodo de 1776, qui consacraient déjà les notions de responsabilité collective, de partage des richesses et de justice sociale.

Pour les autorités sénégalaises, ces héritages démontrent que l’Afrique dispose de ses propres fondements pour bâtir un modèle économique répondant à ses réalités, sans se limiter à reproduire des schémas extérieurs.

L’économie sociale et solidaire au cœur de la vision Sénégal 2050

Le gouvernement sénégalais inscrit cette ambition dans le cadre de l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, qui fait de l’économie sociale et solidaire un pilier de la stratégie de développement du pays.

Le Premier ministre a rappelé que le président Bassirou Diomaye Faye a décrété l’année 2026 « Année de l’emploi et de l’économie sociale et solidaire », avec pour objectif de stimuler la création d’emplois décents, de renforcer les coopératives productives et de promouvoir un développement davantage ancré dans les territoires.

Pour Dakar, l’organisation de cette deuxième édition du FORA’ESS constitue également une reconnaissance du rôle joué par le Sénégal dans la promotion des politiques publiques dédiées à l’ESS et dans l’opérationnalisation de la stratégie continentale adoptée par l’Union africaine.

Renforcer la coopération continentale

Le chef du gouvernement a également plaidé pour une meilleure coordination des politiques publiques entre les États africains afin de favoriser l’émergence d’un véritable marché continental de l’économie sociale et solidaire.

Il a notamment proposé la création d’un Observatoire africain de l’ESS, chargé de suivre les progrès réalisés, d’évaluer l’impact des initiatives menées sur le continent et de faciliter le partage des bonnes pratiques entre les pays.

Selon lui, une gouvernance commune permettrait de faire de l’économie sociale et solidaire un instrument majeur de mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, tout en renforçant les capacités du continent à relever les défis liés à l’emploi, à l’inclusion sociale, à la résilience économique et au développement durable.

À travers le FORA’ESS Dakar 2026, le Sénégal entend ainsi contribuer à l’émergence d’une vision africaine du développement, fondée sur la solidarité, l’innovation sociale et la coopération entre les États, au service d’une croissance plus inclusive et durable.

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Sénégal : les autorités alertent sur la prolifération de sachets d’eau et de boissons fabriqués clandestinement.

Dans un communiqué publié lundi, le ministère indique que ces sachets d’eau et de boissons sont souvent produits sans respecter les exigences d’hygiène, de sécurité sanitaire et de traçabilité imposées aux fabricants agréés. Les autorités précisent que certains de ces produits peuvent être conditionnés à partir d’eau non traitée ou d’ingrédients de qualité incertaine, dans des installations ne répondant pas aux standards requis.

Des risques sanitaires importants pour les consommateurs

Selon le ministère, la consommation de ces produits expose la population à de nombreux risques pour la santé. Les autorités évoquent notamment des intoxications alimentaires, des diarrhées aiguës ainsi que plusieurs maladies d’origine hydrique, dont la fièvre typhoïde et le choléra.

Les enfants, les personnes âgées ainsi que les personnes souffrant de pathologies ou en situation de vulnérabilité sont considérés comme les plus exposés aux conséquences de la consommation de produits non conformes.

Face à cette situation, le ministère invite les consommateurs à faire preuve de vigilance en privilégiant les boissons et sachets d’eau issus d’unités de production agréées. Il recommande également de vérifier que les produits sont vendus dans des emballages correctement scellés et comportent un étiquetage conforme permettant d’identifier leur origine.

Les autorités encouragent par ailleurs les citoyens à signaler aux services compétents toute activité suspecte de fabrication ou de commercialisation de produits clandestins.

Des contrôles renforcés et des sanctions prévues

Le ministère rappelle que les producteurs et distributeurs impliqués dans ces activités illicites s’exposent à des sanctions prévues par la législation sénégalaise. Celles-ci peuvent inclure la saisie et la destruction des marchandises, des amendes, la fermeture des unités de production concernées ainsi que des poursuites judiciaires.

Afin de garantir la sécurité des consommateurs, les opérations de contrôle seront intensifiées sur l’ensemble du territoire national. Les services compétents auront pour mission d’identifier, de retirer du marché et de détruire les produits jugés non conformes aux normes sanitaires.

Un produit de grande consommation au cœur d’un double enjeu sanitaire et environnemental

Très répandus au Sénégal, notamment pendant les périodes de fortes chaleurs, les sachets d’eau vendus à 50 FCFA constituent une source d’hydratation accessible pour une large partie de la population. Leur faible coût explique leur forte consommation dans les grandes villes, les transports publics et les zones à forte affluence.

Toutefois, au-delà des préoccupations liées à la santé publique, ces emballages plastiques alimentent également les débats sur la protection de l’environnement. Leur abandon dans les rues, les caniveaux et les espaces publics contribue à la pollution urbaine et à l’obstruction des réseaux d’évacuation des eaux pluviales, malgré les efforts engagés par les autorités pour limiter l’utilisation des plastiques à usage unique et promouvoir des pratiques plus respectueuses de l’environnement.

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Hydrocarbures : Sangomar maintient son rythme de production, trois cargaisons de GNL exportées depuis GTA en juin.

Les projets pétrolier de Sangomar et gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA) poursuivent leur montée en puissance. Selon le rapport de production du mois de juin 2026, les deux infrastructures stratégiques ont enregistré des performances conformes à leurs objectifs opérationnels, confirmant la stabilité des opérations et la poursuite des exportations vers les marchés internationaux.

Pour le champ pétrolier offshore de Sangomar, trois cargaisons de pétrole brut ont été expédiées et commercialisées au cours du mois de juin, représentant un volume total de 2,94 millions de barils. Ce niveau de production témoigne de la bonne tenue du gisement ainsi que de la fiabilité des installations de production et d’exportation.

Les responsables du projet soulignent que le plateau de production est maintenu, une performance qui confirme le bon comportement du réservoir et l’efficacité des infrastructures mises en service. Cette stabilité constitue un indicateur important pour la rentabilité du projet et le maintien des recettes issues des exportations pétrolières.

Du côté du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie, trois cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) ont également été exportées au cours du mois de juin 2026. Ces expéditions représentent un volume total de 0,49 million de mètres cubes de GNL, confirmant la poursuite des opérations commerciales après l’entrée en production du projet.

Le développement simultané de Sangomar et de GTA marque une étape majeure dans l’ambition du Sénégal de s’imposer comme un acteur émergent du secteur des hydrocarbures en Afrique. Les revenus générés par ces projets sont attendus comme un levier important pour soutenir la croissance économique, renforcer les finances publiques et financer des investissements structurants, tout en exigeant une gouvernance rigoureuse afin de garantir une gestion transparente et durable des ressources naturelles.

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Sénégal : Bassirou Diomaye Faye annonce un projet de parti pour fédérer ses soutiens

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’apprête à franchir une nouvelle étape majeure dans sa gouvernance. À l’issue d’une intense rencontre avec les élus locaux de sa majorité, le chef de l’État a exprimé son intention de créer une formation politique unifiée pour rassembler ses soutiens. Cette annonce stratégique survient en pleine période de reconfiguration politique, marquée par des divergences profondes avec son ancien allié Ousmane Sonko autour d’un projet de révision constitutionnelle.
C’est à la suite d’une audience de quatre heures au Palais de la République avec les 306 maires de la « Coalition Diomaye Président » que la décision a été officialisée. Venus des 14 régions du pays, ces élus locaux ont réitéré leur adhésion au projet de transformation systémique et territoriale promu par le pouvoir exécutif. Saisissant cette tribune, Bassirou Diomaye Faye a exprimé sa volonté d’évoluer vers une « unité plus organique » des forces politiques qui l’accompagnent au quotidien en jetant les bases d’un parti présidentiel.

Aminata Touré à la manœuvre pour concevoir la nouvelle structure

Afin de donner corps à cette ambition dans les plus brefs délais, le président de la République a officiellement confié les rênes de la réflexion à Aminata Touré, superviseuse générale de la coalition. Elle est chargée de piloter un comité de réflexion dont la mission consistera à définir et préparer l’ensemble des éléments constitutifs de cette future cellule politique.
Pour les responsables de la coalition, cette initiative marque un « tournant historique ». Les élus territoriaux y voient l’opportunité de consolider un bloc uni et structuré en perspective des prochaines échéances électorales, tout en garantissant un relais politique direct entre le sommet de l’État et les différentes collectivités locales du pays.

Le contexte d’une rupture consommée avec Ousmane Sonko

Ce choix d’officialiser un appareil politique propre intervient alors que le paysage politique sénégalais subit de profondes mutations. Les relations entre le président Faye et Ousmane Sonko se sont progressivement détériorées, aboutissant en mai 2026 à l’éviction de ce dernier de son poste de Premier ministre. Désormais installé au perchoir en tant que président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko conserve le contrôle d’une solide majorité parlementaire, positionnant l’appareil législatif dans une dynamique d’équilibre — ou de confrontation — face à l’exécutif.

Arbitrage par référendum : le nœud du débat constitutionnel

Les frictions entre les deux figures de l’ex-parti Pastef se cristallisent de façon aiguë autour de la révision de la Constitution adoptée le 29 juin par les députés. Ce projet prévoit des modifications institutionnelles substantielles, à savoir la transformation du Conseil constitutionnel en Cour constitutionnelle, l’extension des prérogatives du Parlement, ainsi qu’une clause interdisant formellement au président de la République de diriger simultanément une formation politique.
C’est sur la modalité de validation de cette réforme que le désaccord est total :

  • La position d’Ousmane Sonko : Le président de l’Assemblée nationale soutient que le texte, ayant réuni la majorité qualifiée requise au Parlement, peut faire l’objet d’une promulgation directe par le chef de l’État, s’appuyant pour cela sur la jurisprudence constitutionnelle.
  • La position de Bassirou Diomaye Faye : À l’inverse, le chef de l’État refuse de contourner l’expression directe des citoyens. Il a annoncé sa ferme volonté de soumettre cette réforme globale à l’arbitrage d’un référendum populaire, estimant qu’un tel bouleversement institutionnel doit être directement tranché par le peuple sénégalais.

Bien qu’aucun calendrier officiel n’ait encore été arrêté pour la tenue de ce scrutin référendaire, la création imminente de ce nouveau parti apparaît clairement comme le fer de lance de la stratégie présidentielle pour aborder les batailles électorales à venir.

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Économie sociale et solidaire : Dakar veut accélérer l’adoption de cadres juridiques à l’échelle africaine.

Dix pays africains sont actuellement engagés dans l’élaboration de législations dédiées à l’économie sociale et solidaire (ESS), une dynamique que le 2ᵉ Forum africain de l’économie sociale et solidaire (FORA’ESS) entend accompagner. Prévu du 7 au 9 juillet 2026 à Dakar, cet événement réunira gouvernements, institutions régionales, collectivités territoriales, partenaires techniques et financiers ainsi que les principaux acteurs du secteur afin de renforcer les politiques publiques en faveur de l’ESS sur le continent.

Un forum au service de la structuration de l’ESS en Afrique

Lors d’une conférence de presse organisée à Dakar, le président du comité d’organisation du FORA’ESS, Malick Diop, a indiqué que cette deuxième édition aura pour ambition d’accompagner plusieurs États africains dans la mise en place de cadres juridiques et institutionnels capables de structurer durablement l’économie sociale et solidaire.

Selon lui, l’objectif est de doter les pays africains d’outils législatifs favorisant le développement des coopératives, mutuelles, associations, entreprises sociales et autres structures de l’économie solidaire, considérées comme des leviers importants de création d’emplois, d’inclusion économique et de développement local.

L’Union africaine au cœur des échanges

Les travaux bénéficieront de la participation de plusieurs partenaires institutionnels, notamment l’Union africaine, qui a adopté en 2025 une stratégie décennale consacrée au développement de l’économie sociale et solidaire.

Des représentants de l’organisation continentale prendront part aux discussions avec les ministres africains en charge du secteur afin d’examiner les mécanismes permettant d’accélérer la mise en œuvre de cette stratégie et de renforcer la coopération entre les États.

Collectivités locales et partenaires financiers mobilisés

Le programme du forum prévoit plusieurs séquences stratégiques. Une séance plénière sera consacrée au rôle des collectivités territoriales, appelées à devenir des acteurs majeurs du développement de l’ESS à travers leurs politiques locales.

Une autre plénière réunira les partenaires techniques et financiers afin d’explorer les solutions destinées à améliorer le financement des initiatives portées par les acteurs de l’économie sociale et solidaire et à renforcer leur accompagnement.

Plus de 2 500 participants attendus à Dakar

Le ministre sénégalais de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Dr Alioune Dione, a annoncé que le forum accueillera plus de 2 500 participants issus de 33 pays d’Afrique et d’Europe.

Plus de vingt ministres en charge de l’économie sociale et solidaire participeront également aux travaux, qui s’articuleront autour de 23 ateliers thématiques consacrés aux enjeux de gouvernance, de financement, d’innovation sociale, de formation et de coopération régionale.

Le Sénégal veut consolider son leadership continental

Pour Dr Alioune Dione, l’organisation de cette rencontre internationale confirme la place croissante du Sénégal comme référence africaine en matière d’économie sociale et solidaire.

Le ministre a rappelé que le pays s’est progressivement doté d’un dispositif institutionnel complet comprenant un ministère dédié, une loi d’orientation, un décret d’application ainsi que plusieurs mécanismes de financement et d’accompagnement des acteurs du secteur.

Selon lui, cette stratégie s’inscrit dans une ambition plus large consistant à faire du Sénégal un véritable pôle continental de l’économie sociale et solidaire.

Vers un Observatoire africain de l’ESS

Parmi les principales perspectives attendues à l’issue du forum figure la création d’un Observatoire africain de l’économie sociale et solidaire.

Cette structure aurait pour mission de renforcer la production de données fiables, d’assurer le suivi des politiques publiques, de mesurer l’impact des initiatives engagées et de favoriser le partage des bonnes pratiques entre les États africains.

À travers cette nouvelle édition du FORA’ESS, les organisateurs espèrent ainsi faire de l’économie sociale et solidaire un pilier majeur des stratégies africaines de développement inclusif, de création d’emplois et de réduction des inégalités.

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Coupe du monde 2026 : le Sénégal face à la Belgique, un duel décisif pour une place en huitièmes.

Qualifié pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 au terme d’une phase de groupes mouvementée, le Sénégal s’apprête à disputer un rendez-vous capital ce mercredi à Seattle. Les Lions de la Teranga affrontent la Belgique avec un objectif clair : décrocher une place en huitièmes de finale et poursuivre leur parcours dans le tournoi.

Cette confrontation met aux prises deux équipes aux dynamiques contrastées, mais portées par une même ambition : prolonger leur rêve mondial.

Les Lions retrouvent leur confiance au meilleur moment

Après un début de compétition marqué par des difficultés à trouver leur rythme, les Sénégalais ont progressivement retrouvé leur identité de jeu. Leur prestation spectaculaire face à l’Irak, conclue par une large victoire 5-0, a relancé la confiance du groupe dirigé par Pape Thiaw et permis aux Lions de valider leur qualification pour la phase à élimination directe.

Cette montée en puissance arrive au moment le plus important de la compétition. Solide dans les duels, discipliné dans son organisation et capable d’exploiter rapidement les espaces offensifs, le Sénégal dispose d’atouts importants pour rivaliser avec les meilleures nations engagées dans ce Mondial.

Avec des cadres comme Sadio Mané, Ismaïla Sarr, Idrissa Gana Gueye ou encore Édouard Mendy, la sélection sénégalaise possède une expérience internationale précieuse. La capacité des Lions à gérer les grands rendez-vous pourrait être déterminante face à une équipe belge habituée aux rencontres à haute pression.

La Belgique, un favori en quête de confirmation

De son côté, la Belgique aborde cette rencontre avec le statut de favorite. Les Diables Rouges ont terminé premiers de leur groupe après une démonstration offensive contre la Nouvelle-Zélande (5-1), affichant une efficacité retrouvée après des premiers matchs plus hésitants.

La sélection belge peut compter sur un effectif riche en talents, avec notamment Kevin De Bruyne, Jérémy Doku et Leandro Trossard, capables de faire basculer une rencontre sur une inspiration individuelle ou une action collective.

Toutefois, malgré son statut et son expérience, la Belgique sait qu’elle devra se méfier d’une équipe sénégalaise capable de hausser son niveau dans les moments décisifs.

Un rendez-vous qui dépasse le cadre sportif

Cette affiche revêt une importance particulière pour le football africain. Seul représentant du continent dans cette partie du tableau, le Sénégal porte les espoirs de nombreux supporters africains qui espèrent voir une sélection du continent franchir un nouveau cap dans cette Coupe du monde élargie.

Pour les Lions de la Teranga, l’enjeu est également historique. Après avoir marqué les esprits lors de précédentes campagnes internationales, la génération actuelle ambitionne d’écrire une nouvelle page de l’histoire du football sénégalais.

Face à une Belgique ambitieuse mais pas inaccessible, le Sénégal sait qu’il faudra livrer une prestation complète, alliant solidité défensive, maîtrise tactique et efficacité offensive. Une seule rencontre décidera de la suite de l’aventure : 90 minutes pour continuer à rêver d’un exploit mondial.

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Sénégal : des chercheurs de l’UCAD découvrent une nouvelle bactérie prometteuse pour la lutte contre la malnutrition infantile.

Une équipe de chercheurs de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a identifié une nouvelle espèce bactérienne, baptisée Neobacillus camarae, à partir du microbiote du lait maternel sénégalais. Cette découverte scientifique, publiée dans une revue internationale spécialisée, ouvre de nouvelles perspectives dans la prévention et le traitement de la malnutrition chez les jeunes enfants grâce au développement de probiotiques innovants.

Cette avancée est le résultat d’un programme de recherche mené en collaboration entre l’UCAD, l’IHU Méditerranée Infection et l’Université d’Aix-Marseille. Les travaux s’inscrivent dans une dynamique de recherche visant à mieux comprendre le rôle du microbiote humain dans la santé infantile et à développer des solutions thérapeutiques adaptées aux défis nutritionnels auxquels sont confrontés de nombreux pays, notamment en Afrique.

Une découverte issue du microbiote du lait maternel

Les chercheurs ont isolé cette nouvelle espèce bactérienne à partir d’échantillons de lait maternel recueillis au Sénégal. Le microbiote du lait maternel est aujourd’hui reconnu comme un élément essentiel du développement immunitaire et digestif du nourrisson, en raison des micro-organismes bénéfiques qu’il transmet au nouveau-né dès les premiers jours de vie.

Selon les scientifiques, l’identification de Neobacillus camarae constitue une étape importante dans la compréhension des bactéries naturellement présentes dans le lait maternel et de leur potentiel thérapeutique.

À terme, cette découverte pourrait contribuer à la mise au point de nouveaux probiotiques capables de renforcer la santé nutritionnelle des enfants et de prévenir certaines formes de malnutrition.

Un hommage au professeur Makhtar Camara

La nouvelle espèce bactérienne a été nommée Neobacillus camarae en hommage au professeur Makhtar Camara, enseignant-chercheur à la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie de l’UCAD.

Cette distinction scientifique vient saluer sa contribution aux recherches en microbiologie ainsi que son engagement dans le développement des sciences biomédicales au Sénégal.

Une reconnaissance du savoir-faire scientifique sénégalais

Pour les responsables de l’UCAD, cette découverte illustre la capacité des chercheurs sénégalais à produire des travaux de haut niveau répondant à des enjeux majeurs de santé publique.

Le recteur de l’université, le professeur Alioune Badara Kandji, a adressé ses félicitations au professeur Makhtar Camara ainsi qu’à l’ensemble de l’équipe de recherche. Il estime que cette reconnaissance internationale contribue au rayonnement de l’UCAD, du Sénégal et, plus largement, de la recherche scientifique africaine.

L’université souligne que cette avancée confirme son engagement en faveur d’une recherche d’excellence, tournée vers l’innovation et la recherche de solutions concrètes aux défis sanitaires auxquels le continent est confronté.

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Sénégal : Oyass Capital injecte 1,3 milliard FCFA dans La Ripaille pour accélérer le développement de la filière avicole.

Le fonds d’investissement Oyass Capital, sous-fonds du Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS), poursuit sa stratégie de soutien aux entreprises à fort potentiel. Il a annoncé un investissement de 1,3 milliard de francs CFA au profit de l’entreprise sénégalaise La Ripaille, dans le but d’accélérer son développement et de contribuer au renforcement de la souveraineté alimentaire du Sénégal.

La convention de financement a été signée jeudi à Keur Moussa, dans la région de Thiès, en présence de représentants du ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, du FONSIS, de la banque allemande de développement KfW, ainsi que de plusieurs partenaires financiers et acteurs du secteur privé.

Un financement structurant pour une filière intégrée

L’opération repose sur un mécanisme combinant une prise de participation au capital de l’entreprise et un financement conforme aux principes de la finance islamique. Ce montage financier vise à accompagner durablement la croissance de La Ripaille tout en consolidant son modèle industriel.

Grâce à cet apport, l’entreprise entend poursuivre son ambition de bâtir une chaîne de valeur entièrement intégrée dans le secteur avicole. Son projet couvre l’ensemble des activités, depuis l’élevage des poules pondeuses jusqu’à la commercialisation des produits finis, en passant par la production d’aliments pour bétail, les poussinières et les unités d’abattage.

Pour le directeur général de La Ripaille, Alioune Badiane, ce partenariat dépasse le simple cadre financier.

« Cette collaboration traduit la rencontre de deux ambitions : celle de La Ripaille de devenir un acteur industriel de référence dans la filière avicole et celle d’Oyass Capital de faire émerger des entreprises capables de devenir de véritables champions nationaux », a-t-il déclaré.

Miser sur un capital patient pour faire émerger des champions nationaux

Du côté d’Oyass Capital, cette opération illustre une stratégie d’investissement fondée sur le long terme.

Son président, Jamal Abisourour, estime que de nombreuses entreprises sénégalaises disposent d’un fort potentiel de croissance, mais manquent de financements adaptés à leurs besoins de développement.

Selon lui, l’enjeu est de mettre à leur disposition un « capital patient », capable d’accompagner leur expansion sur plusieurs années plutôt que de rechercher une rentabilité immédiate.

« Le Sénégal ne manque ni d’entrepreneurs, ni d’idées, ni de marchés. Ce qui fait parfois défaut, c’est un financement structurant permettant aux entreprises de franchir un nouveau cap », a-t-il souligné.

Un appui salué par les partenaires au développement

La coopération allemande, représentée par Inès Adjari pour la banque de développement KfW, a salué cette initiative qu’elle considère comme un levier important de transformation économique.

Selon elle, le soutien aux petites et moyennes entreprises favorise la création de valeur locale, stimule l’emploi et contribue au renforcement du tissu industriel national.

Représentant le ministre de l’Agriculture, le directeur de cabinet Assane Ndiaye a, pour sa part, qualifié cet investissement de projet structurant, en cohérence avec la politique nationale visant à renforcer la souveraineté alimentaire et à développer une production locale plus compétitive.

La troisième entreprise financée par Oyass Capital

Avec cette nouvelle opération, La Ripaille devient la troisième société à intégrer le portefeuille d’Oyass Capital, après Eyone et Dimbaya.

À travers cet investissement, le fonds confirme sa volonté d’accompagner l’émergence d’entreprises sénégalaises capables de jouer un rôle moteur dans la transformation économique du pays, tout en renforçant des secteurs stratégiques comme l’agriculture et l’agroalimentaire.