Image 41cce35bcaa2a5fb63fbb47f75a51216 360x320

Secteur spatial : Le Sénégal mise sur la coopération africaine et la maîtrise technologique post-GAINDESAT-1A.

Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans sa stratégie spatiale en transformant le succès du satellite GAINDESAT-1A, lancé il y a deux ans, en un levier de coopération continentale. Lors de l’Africa Space Expo 2026, le professeur Gayane Faye, coordonnateur de la SENSAT, a réaffirmé l’ambition de Dakar de structurer un écosystème spatial africain intégré, notamment à travers un partage d’expérience avec la Côte d’Ivoire, qui a officialisé la création de son Agence spatiale en 2025.
Au-delà de l’orbite : bâtir une chaîne de valeur nationale
L’objectif initial du programme sénégalais dépasse la simple présence dans l’espace. GAINDESAT-1A a été conçu comme un catalyseur pour le développement des compétences locales et la création d’une chaîne de valeur nationale complète. Le programme repose sur quatre axes majeurs :
  • Le transfert de compétences technologiques dans la fabrication de satellites.
  • Le déploiement d’infrastructures terrestres de réception de données.
  • L’expérimentation de collectes de données en conditions réelles.
  • La démonstration de l’autonomie opérationnelle du pays.
Aujourd’hui, l’exploitation de ces données s’avère stratégique pour la gestion environnementale, notamment le suivi des ressources hydriques, de la couverture forestière et des indicateurs climatiques. Les récentes phases de test de transmission de données vers Dakar se sont révélées concluantes.
Une feuille de route ambitieuse et commerciale
Pour soutenir cette dynamique, la SENSAT a engagé la construction d’un deuxième satellite. Ce nouvel équipement permettra d’étendre le réseau des stations de collecte au niveau régional, ouvrant ainsi des perspectives de commercialisation de services d’observation aux pays tiers. À plus long terme, la feuille de route prévoit la fabrication intégrale de deux autres satellites par des ingénieurs sénégalais, marquant la transition définitive d’une phase d’apprentissage vers une maîtrise technologique totale.
La Côte d’Ivoire et le Sénégal : une synergie stratégique
Cette trajectoire sert désormais de modèle pour la Côte d’Ivoire. Sous la direction de Tidiane Ouattara, l’Agence spatiale ivoirienne privilégie actuellement la mise en place d’un cadre juridique et d’une gouvernance solide avant le déploiement de ses propres outils. S’appuyant sur l’expérience acquise par le Sénégal auprès du Centre spatial universitaire de Montpellier, la SENSAT prône une logique de mutualisation plutôt que de compétition, visant à accélérer la montée en compétences à l’échelle régionale et à éviter la duplication des erreurs passées.
Du spatial au géospatial : l’intégration de l’intelligence artificielle
La concrétisation de cette vision s’est manifestée lors de l’événement ASPEX 2026, où la délégation sénégalaise a exposé le projet de constellation d’observation de la Terre NINKI-NANKA ainsi que le prototype de fusée FUSEX MALAAW. Au-delà des présentations techniques, la signature d’un accord de partenariat avec une start-up ivoirienne spécialisée dans le géospatial et l’intelligence artificielle illustre la volonté de Dakar de dépasser le seul cadre industriel pour bâtir un écosystème d’applications commerciales et de services à haute valeur ajoutée.
IMG 8784 360x320

Bassirou Diomaye Faye échange avec Sergueï Lavrov sur les relations Sénégal-Russie et la succession à l’ONU.

En marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’est entretenu, jeudi 24 septembre 2026 à New York, avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Les discussions ont porté sur les relations bilatérales, les enjeux internationaux de paix et de sécurité ainsi que sur la succession d’António Guterres à la tête de l’ONU.

Renforcer les relations entre Dakar et Moscou

Au cours de cette rencontre, les deux responsables ont passé en revue les relations entre le Sénégal et la Russie et évoqué les perspectives de renforcement de leur coopération bilatérale.

Les échanges ont également porté sur la situation internationale et les questions liées à la paix et à la sécurité. À cette occasion, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé l’attachement du Sénégal au dialogue, au règlement pacifique des différends et au respect de la Charte des Nations unies.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des contacts diplomatiques menés par le chef de l’État sénégalais à New York, où il multiplie les échanges avec plusieurs dirigeants et responsables étrangers à l’occasion de la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale.

La succession d’António Guterres au cœur des discussions

La question de l’élection du prochain secrétaire général des Nations unies a également été abordée. Le mandat d’António Guterres arrive à son terme le 31 décembre 2026, et son successeur doit prendre ses fonctions le 1ᵉʳ janvier 2027.

Le Sénégal soutient la candidature de l’ancien président Macky Sall. Le chef de l’État sénégalais a d’ailleurs renouvelé publiquement cet appui lors de son intervention à la tribune de l’Assemblée générale, en appelant les États membres à soutenir cette candidature.

Macky Sall était présent lors de la rencontre entre Bassirou Diomaye Faye et Sergueï Lavrov, alors que la campagne diplomatique autour de la succession d’António Guterres se poursuit.

Un processus encore en cours

La désignation du prochain secrétaire général de l’ONU relève d’un processus impliquant d’abord le Conseil de sécurité, qui doit recommander un candidat à l’Assemblée générale. Les consultations indicatives menées au sein du Conseil constituent une étape préalable avant l’adoption d’une recommandation.

La rencontre entre Bassirou Diomaye Faye et Sergueï Lavrov intervient ainsi dans une période où le Sénégal cherche à faire connaître sa position auprès de différents partenaires internationaux concernant cette succession.

Au-delà de cette question, l’entretien a également permis aux deux parties de réaffirmer leur volonté de maintenir le dialogue entre Dakar et Moscou sur les enjeux internationaux et les perspectives de coopération bilatérale.

IMG 8478 360x320

Sénégal : Bassirou Diomaye Faye attendu à New York pour l’Assemblée générale de l’ONU.

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar lundi 21 septembre 2026 à destination de New York, aux États-Unis. Le chef de l’État doit participer à la semaine de haut niveau de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies.

Cette étape intervient après les déplacements effectués par le président sénégalais à Washington et à Abu Dhabi au cours de la semaine précédente, dans le cadre de ses échanges avec différents partenaires du Sénégal.

Le Sénégal à la tribune des Nations unies

À New York, Bassirou Diomaye Faye prendra part aux principales activités de la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale de l’ONU, qui réunit chaque année les dirigeants et représentants des États membres autour des grands enjeux internationaux.

Cette participation constitue pour le Sénégal une occasion de présenter ses priorités, de porter ses positions sur les questions d’intérêt international et de poursuivre les échanges avec ses partenaires.

Une séquence diplomatique internationale

Le déplacement à New York prolonge une série d’engagements diplomatiques menés récemment par le chef de l’État. Après Washington et Abu Dhabi, cette nouvelle étape s’inscrit dans la volonté affichée de maintenir le dialogue avec les partenaires du Sénégal et de renforcer les relations de coopération.

La présence du président sénégalais à la 81ᵉ Assemblée générale offre également un cadre pour les rencontres bilatérales et les discussions avec des responsables étrangers et des représentants d’organisations internationales.

À travers cette participation, le Sénégal entend ainsi faire entendre sa voix au sein du concert des nations et poursuivre ses échanges sur les principaux dossiers internationaux.

Fofana Italie et France 1024x684 1 360x320

Sénégal : une mission en Europe pour mobiliser des investissements dans l’aménagement urbain.

Le Sénégal intensifie sa recherche de financements et de partenariats internationaux pour accompagner la transformation de ses territoires. Du 9 au 15 septembre 2026, le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Moussa Bala Fofana, a conduit une mission en Italie et en France consacrée notamment au logement, aux infrastructures et aux nouveaux modèles d’aménagement urbain.

Une convention d’investissement de 3,5 milliards d’euros

À Milan, le ministère a annoncé la conclusion d’une convention d’investissement de 3,5 milliards d’euros sur sept ans avec le Groupe IDA International et la Fondation THESAN, soit environ 2 300 milliards de FCFA.

Selon les informations communiquées par le ministère, un premier projet pilote d’un montant de 50 millions d’euros doit être engagé dans l’immédiat. Le dispositif annoncé prévoit également des mécanismes de traçabilité des fonds et des garanties institutionnelles destinées à encadrer les investissements.

La mission en Italie a par ailleurs permis d’établir des contacts avec plusieurs entreprises siciliennes spécialisées dans la construction et la production de matériaux. Des pistes de coopération ont notamment été identifiées dans l’immobilier, les transports, la recherche scientifique ainsi que dans la numérisation du foncier et de la fiscalité.

Logement et renouvellement urbain au cœur des discussions en France

En France, la délégation sénégalaise s’est rendue le 14 septembre à Villeneuve-d’Ascq, au siège du groupe Auchan. Les échanges avec Auchan, Nhood et Projex ont porté sur plusieurs projets liés à la rénovation urbaine, au développement des zones périphériques et à la conception de villes nouvelles.

La question du logement occupe une place importante dans ces discussions, alors que le Sénégal fait face à une demande croissante. Les projets envisagés associent notamment logements, commerces, services et équipements afin de favoriser des pôles urbains mieux structurés.

Une équipe de Nhood et Projex doit prochainement se rendre au Sénégal pour approfondir les discussions et étudier les sites susceptibles d’accueillir de futurs programmes. Le ministère a également indiqué avoir été invité à la rencontre internationale des investisseurs prévue à Cannes en mars 2027.

Thiès au centre d’un projet d’écoquartier de 1 600 hectares

La dernière étape de la mission, à Paris, a été consacrée au projet d’écoquartier de Thiès, développé avec le Groupe Alpha, Build Africa, Manergy et le groupement NGE-TSO-SADE.

Le projet s’étend sur 1 600 hectares. Une première phase prévoit la construction de 2 000 logements à partir de janvier 2027, avec des infrastructures et des équipements destinés à accompagner le développement de la future zone urbaine.

L’aménagement doit intégrer des solutions de mobilité, des équipements énergétiques, des systèmes de gestion de l’eau, des espaces verts ainsi que des activités économiques.

Des solutions locales et environnementales envisagées

Parmi les innovations présentées figure l’utilisation du mortier local baptisé « Teranga », fabriqué à partir de silexite et de phosphogypse. Le ministère estime que cette solution pourrait réduire jusqu’à 75 % les coûts liés à la voirie et aux réseaux divers.

Le projet prévoit également un réseau de froid urbain associant récupération de chaleur industrielle et énergie solaire photovoltaïque. La réutilisation des eaux usées traitées pour l’entretien des espaces verts, le maraîchage et la pisciculture fait également partie des pistes étudiées.

Une réflexion porte en outre sur la création d’une liaison ferroviaire entre l’Aéroport international Blaise Diagne et Thiès, afin d’accompagner le développement de la nouvelle ville et de renforcer sa connexion aux principaux pôles du territoire.

Diversifier les financements du développement urbain

Pour le ministère de l’Urbanisme, cette mission s’inscrit dans une stratégie visant à diversifier les sources de financement du développement territorial. La mobilisation du foncier, les investissements directs étrangers et les partenariats public-privé constituent notamment les leviers mis en avant.

À travers ces différentes initiatives, le gouvernement cherche à orienter davantage les investissements vers des projets structurants tout en renforçant les capacités nationales dans les secteurs de l’urbanisme, de la construction et de l’aménagement du territoire.

Le projet de Thiès doit notamment servir de cadre d’expérimentation pour un modèle d’aménagement associant habitat, mobilité, infrastructures, activités économiques et solutions environnementales.

813421408 1410605364590035 7977469853901402650 n 1 360x320

LE SÉNÉGAL RENFORCE SES CAPACITÉS DE RADIOTHÉRAPIE ET DE MÉDECINE NUCLÉAIRE.

Le Sénégal réaffirme son engagement dans la lutte contre le cancer. Représenté à Vienne par le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Ibrahima Sy, le pays a participé aux échanges consacrés au thème « Honorer la promesse de soins contre le cancer ». Une occasion de présenter les principales actions engagées pour renforcer la prévention, améliorer le diagnostic et élargir l’accès aux traitements.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre du Plan national de lutte contre le cancer 2025-2029. Le programme accorde une place importante au développement des infrastructures sanitaires, au renforcement des compétences médicales ainsi qu’à la disponibilité et à la maintenance des équipements et des traitements.

L’AIEA, un partenaire clé dans le renforcement des capacités

La coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) constitue l’un des axes de cette politique. Elle a notamment permis à 23 professionnels de santé sénégalais de bénéficier de formations spécialisées dans des domaines essentiels à la prise en charge du cancer, notamment la radiothérapie, la médecine nucléaire, la radiopharmacie et la physique médicale.

En parallèle, le Sénégal poursuit la modernisation de son plateau technique. La mise en service du SPECT-CT de l’Hôpital général Idrissa Pouye fait partie des avancées prévues, tandis que les travaux préparatoires à l’installation d’un cyclotron se poursuivent.

Cinq nouveaux centres de radiothérapie à l’étude

Le renforcement des infrastructures constitue également une priorité. Le Sénégal prévoit la création de cinq nouveaux centres de radiothérapie afin d’élargir l’offre de soins et de rapprocher les traitements spécialisés des populations.

Le développement de ces structures devra toutefois s’accompagner d’un renforcement des ressources humaines, de dispositifs efficaces de maintenance des équipements et de mécanismes de financement capables d’assurer la continuité des soins sur le long terme.

À Vienne, le ministre de la Santé a réaffirmé l’ambition du Sénégal de faire de chaque investissement consacré à la lutte contre le cancer un levier concret pour améliorer l’accès aux soins, renforcer la qualité de la prise en charge et contribuer à réduire la mortalité liée à la maladie.

Starlink 1 360x320

Sénégal : la licence de Starlink suspendue provisoirement par la Cour suprême.

La Cour suprême du Sénégal a ordonné, le 7 septembre 2026, la suspension provisoire de l’autorisation accordée à Starlink Sénégal pour la fourniture d’accès à internet par satellite. Cette décision intervient après un recours introduit par Sonatel, qui conteste les conditions dans lesquelles cette autorisation a été délivrée.

La suspension est provisoire et ne préjuge pas de la décision qui sera rendue au terme de l’examen du recours. Elle intervient alors que Starlink avait obtenu en 2026 une autorisation officielle de fournisseur d’accès à internet au Sénégal, référencée dans la documentation de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP).

Au cœur de la procédure se trouve la contestation par Sonatel des conditions réglementaires ayant accompagné l’arrivée de Starlink sur le marché sénégalais.

L’opérateur historique estime notamment que les obligations et les conditions économiques imposées aux acteurs traditionnels ne seraient pas comparables à celles applicables au fournisseur d’internet par satellite. Sonatel met en avant les investissements consentis pour le renouvellement de ses concessions ainsi que pour l’acquisition de fréquences 4G et 5G.

Selon l’opérateur, cette différence de traitement pourrait soulever une question d’équité concurrentielle entre les différents acteurs du marché.

Starlink déjà encadré par la réglementation sénégalaise

L’arrivée de Starlink au Sénégal s’inscrit dans un cadre réglementaire spécifique. L’ARTP dispose notamment d’un cahier des charges consacré aux fournisseurs d’accès à internet par satellite et répertorie une autorisation de fournisseur d’accès accordée à Starlink Sénégal SUARL dans sa documentation officielle.

La réglementation sénégalaise soumet par ailleurs la fourniture de services d’accès à internet à une autorisation préalable. L’ARTP avait déjà rappelé cette exigence lors d’une précédente opération de contrôle concernant la commercialisation irrégulière de terminaux Starlink au Sénégal.

La décision de la Cour suprême ne constitue donc pas un jugement définitif sur la légalité de l’autorisation accordée à Starlink. Elle suspend temporairement ses effets dans l’attente de l’examen du recours.

L’issue de cette procédure pourrait apporter des précisions sur les conditions réglementaires applicables aux fournisseurs d’accès à internet par satellite et, plus largement, sur les règles de concurrence dans le secteur des télécommunications au Sénégal.

Pour les utilisateurs de Starlink, la suspension soulève également des interrogations sur la continuité du service et les modalités qui seront applicables pendant la durée de la procédure. La décision finale de la haute juridiction sera déterminante pour l’avenir de l’opérateur sur le marché sénégalais.

Les travaux porteront sur les blocs sn01m sn02m sn03m sn07m et sn40m 1789494273 b9de81af69aa62ede81af69aa42ee8v  360x320

Sénégal : le gouvernement relance l’exploration pétrolière et gazière avec Eni.

Le Sénégal souhaite renforcer l’exploration de son potentiel pétrolier et gazier offshore. En marge de Gastech 2026, le ministère de l’Énergie et du Pétrole a signé un protocole d’accord avec le groupe énergétique italien Eni SpA pour approfondir l’évaluation de cinq blocs situés au large du pays.

Cinq blocs offshore concernés

Le protocole porte sur les blocs SN01M, SN02M, SN03M, SN07M et SN40M. Dans le cadre de ce partenariat, Eni prendra entièrement à sa charge un programme d’études destiné à améliorer la connaissance du potentiel géologique et pétrolier de ces zones.

Les travaux prévus comprendront notamment l’analyse des données sismiques 2D et 3D, l’exploitation des informations issues des puits déjà disponibles ainsi que l’évaluation du potentiel en hydrocarbures des différents périmètres.

Des échanges techniques, des ateliers spécialisés et des activités de transfert de connaissances sont également prévus afin de renforcer les capacités des acteurs nationaux.

L’exploration au cœur de la stratégie énergétique

Pour les autorités sénégalaises, cet accord marque une nouvelle étape dans la promotion du bassin sédimentaire national. Il traduit également l’intérêt d’un groupe énergétique international pour des zones dont le potentiel reste encore à approfondir.

Le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, a souligné la volonté du gouvernement de replacer l’exploration au centre de sa stratégie pétrolière.

« Cette signature traduit notre volonté de remettre l’exploration au cœur de notre stratégie pétrolière », a-t-il déclaré, insistant également sur la nécessité de mieux connaître les ressources nationales et de renforcer les capacités de la société publique PETROSEN.

PETROSEN appelée à jouer un rôle central

La société nationale PETROSEN est appelée à occuper une place importante dans la connaissance, la promotion et la valorisation du bassin sédimentaire sénégalais.

Le protocole prévoit ainsi son implication en tant que partenaire technique dans le cadre des travaux et échanges entre les différentes parties. Cette participation doit notamment contribuer au développement de l’expertise nationale dans l’exploration des ressources pétrolières et gazières.

Un protocole qui ne vaut pas attribution de blocs

Les autorités précisent toutefois que le protocole d’accord ne constitue ni un contrat pétrolier ni une attribution de titre d’exploration ou d’exploitation.

Il ouvre une phase consacrée aux études et aux discussions techniques. Il ne confère donc aucun droit automatique à la conclusion d’un futur contrat pétrolier. Toute éventuelle étape ultérieure devra être soumise aux procédures et aux autorisations prévues par la législation sénégalaise.

Renforcer l’attractivité du secteur

À travers ce partenariat, le Sénégal entend améliorer la connaissance de son potentiel offshore et renforcer l’attractivité de son bassin sédimentaire auprès des investisseurs.

Le gouvernement mise ainsi sur l’exploration, le développement de l’expertise nationale et la coopération avec des acteurs internationaux pour favoriser l’identification de nouvelles ressources, tout en veillant à renforcer la maîtrise nationale du secteur et les retombées économiques liées à l’exploitation des hydrocarbures.

IMG 7834 360x320

Washington : Bassirou Diomaye Faye obtient le soutien de la Banque mondiale pour les priorités du Sénégal.

En déplacement à Washington, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’est entretenu, lundi 14 septembre 2026, avec Ajay Banga, président du Groupe de la Banque mondiale. Les discussions ont porté sur les principales priorités économiques et sociales du Sénégal, notamment l’emploi des jeunes, le coût de l’énergie, la protection sociale et l’amélioration du climat des affaires.

Un partenariat stratégique réaffirmé

Reçu au siège de l’institution financière internationale, le chef de l’État était accompagné d’une importante délégation ministérielle. Cette rencontre a permis de réaffirmer le rôle du Groupe de la Banque mondiale comme partenaire majeur du Sénégal dans la mise en œuvre de ses politiques de développement.

La coopération entre Dakar et la Banque mondiale s’est notamment renforcée ces dernières années. Le 6 août 2026, trois nouveaux accords avaient été signés à Dakar dans les domaines de l’agriculture, de la connectivité des zones de production ainsi que du développement des régions orientales et méridionales du pays.

Un accompagnement confirmé pour les politiques publiques

Au cours des échanges, la Banque mondiale a confirmé sa volonté de poursuivre son accompagnement du Sénégal dans la stabilisation du cadre macroéconomique et la transformation structurelle de son économie.

L’institution s’est également engagée à maintenir son appui au financement soutenable des politiques publiques au cours des prochaines années. Cette position intervient alors que le Sénégal poursuit ses efforts de consolidation des finances publiques et de restauration de la confiance de ses partenaires financiers.

Cette dynamique intervient également quelques semaines après la conclusion d’un accord technique avec le Fonds monétaire international, le 1er septembre 2026, sur un nouveau programme économique et financier.

L’emploi des jeunes au cœur des échanges

La question de l’emploi des jeunes a occupé une place importante dans les discussions. Pour le président Bassirou Diomaye Faye, la jeunesse constitue un levier essentiel de la transformation économique du Sénégal et doit bénéficier de conditions favorables à l’insertion professionnelle, à l’entrepreneuriat et à l’innovation.

Le partenariat avec la Banque mondiale devrait ainsi contribuer à développer de nouveaux mécanismes de financement destinés aux entrepreneurs et aux porteurs de projets, avec l’objectif de favoriser la création d’activités et d’emplois.

Réduire le coût de l’énergie et renforcer la protection sociale

Les échanges ont également porté sur des enjeux qui touchent directement les ménages et les entreprises. La réduction du coût de l’énergie figure parmi les priorités évoquées, avec l’ambition de diminuer la pression exercée par les dépenses énergétiques sur le pouvoir d’achat et sur la compétitivité des entreprises.

Le renforcement de la protection sociale constitue un autre axe important du partenariat. Il s’agit notamment de mieux accompagner les populations les plus vulnérables pendant la période de consolidation économique.

L’amélioration du climat des affaires a également été évoquée afin de favoriser l’investissement productif et de soutenir davantage la dynamique entrepreneuriale.

Une attention particulière aux territoires

Le partenariat devra aussi accompagner le développement des corridors économiques et la territorialisation des politiques publiques. L’objectif affiché est de favoriser une croissance mieux répartie sur l’ensemble du territoire, en valorisant les potentialités propres aux différentes régions.

Cette approche s’inscrit dans la volonté des autorités sénégalaises de réduire la concentration des activités économiques dans la région de Dakar et de renforcer les complémentarités entre les différents pôles de développement du pays.

La Banque mondiale réaffirme sa disponibilité

À l’issue de la rencontre, Ajay Banga a réaffirmé la disponibilité du Groupe de la Banque mondiale à poursuivre et à renforcer son accompagnement du Sénégal.

Pour Dakar, cette coopération doit permettre de soutenir les réformes engagées tout en répondant aux préoccupations économiques et sociales les plus urgentes, notamment l’emploi, le pouvoir d’achat, la protection sociale et le développement territorial.

La mission américaine du président Bassirou Diomaye Faye devait se poursuivre mardi avec un entretien avec Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international, avant une étape aux Émirats arabes unis.

AP24325381749381 1 360x320

Patrick Vieira sera officiellement présenté comme sélectionneur du Sénégal le 18 septembre.

La Fédération sénégalaise de football (FSF) a annoncé la présentation officielle de Patrick Vieira comme nouveau sélectionneur de l’équipe nationale A du Sénégal. Le technicien franco-sénégalais sera présenté à la presse vendredi 18 septembre 2026, au stade Léopold Sédar Senghor, à Dakar.

Cette rencontre marquera également la publication de sa première liste de joueurs convoqués. Un rendez-vous particulièrement attendu, qui permettra de découvrir les premiers choix du nouveau sélectionneur et les orientations qu’il souhaite donner aux Lions.

Une première sélection sous surveillance

Nommé officiellement le 18 août dernier, Patrick Vieira entame désormais sa mission à la tête de la sélection sénégalaise dans un contexte de transition.

Le groupe des Lions connaît en effet plusieurs évolutions, notamment avec les retraites internationales annoncées par certains joueurs. Le départ d’Édouard Mendy constitue notamment un changement important dans l’effectif, tandis que la situation de certains joueurs confrontés à un manque de temps de jeu ou à une absence de club pourrait également influencer les choix du sélectionneur.

Sa première liste devrait ainsi fournir de premières indications sur les joueurs auxquels Vieira souhaite accorder sa confiance et sur la manière dont il entend préparer la prochaine génération.

Un calendrier chargé dès ses débuts

Le nouveau sélectionneur sera rapidement confronté à la compétition. Les Lions doivent disputer trois rencontres en l’espace d’une dizaine de jours lors de la prochaine fenêtre internationale.

Le Sénégal se rendra d’abord à Maputo pour affronter le Mozambique, le 25 septembre, à l’Estádio Nacional do Zimpeto, dans le cadre des qualifications pour la CAN 2027.

Les Lions enchaîneront ensuite avec un déplacement à Bahir Dar pour rencontrer l’Éthiopie, le 29 septembre, toujours dans le cadre des éliminatoires de la compétition continentale.

Enfin, le Sénégal disputera un match amical contre les Comores, le 4 octobre, à l’Orange Vélodrome de Marseille.

Cette série de rencontres constituera une première occasion pour Patrick Vieira de tester son groupe, d’évaluer les joueurs à sa disposition et de commencer à installer ses principes de jeu.

Vieira affiche ses ambitions

Après sa nomination, Patrick Vieira avait exprimé sa satisfaction de prendre les commandes de la sélection sénégalaise. Né au Sénégal et ancien international français, le technicien avait notamment souligné sa fierté de rejoindre les Lions et son envie de commencer rapidement le travail avec le groupe.

Le Sénégal sort par ailleurs d’une période particulièrement faste, marquée par son sacre à la Coupe d’Afrique des nations 2025. Le défi du nouveau sélectionneur sera donc de maintenir cette dynamique tout en préparant les prochaines échéances internationales.

La présentation du 18 septembre constituera ainsi le véritable point de départ de l’ère Patrick Vieira. Sa première liste sera particulièrement scrutée, alors que les Lions s’apprêtent à ouvrir un nouveau chapitre de leur parcours sous la direction de leur nouveau sélectionneur.

808323837 3850674708404666 8599035758006948312 n 360x320

Édouard Mendy annonce sa retraite internationale avec les Lions.

Après huit années sous le maillot du Sénégal, Édouard Mendy a décidé de mettre un terme à sa carrière internationale. Le gardien de 34 ans, qui évolue actuellement à Al-Ahli en Arabie saoudite, a officialisé sa décision dans une vidéo publiée sur son compte Instagram, accompagnée du message « Merci, Sénégal ».

Arrivé en sélection en septembre 2018, le portier compte 59 apparitions avec les Lions, pour 34 buts encaissés et 31 rencontres sans concéder de but, selon les données communiquées par la Confédération africaine de football (CAF).

Un champion d’Afrique avec les Lions

Le moment le plus marquant de son parcours international reste son sacre à la CAN 2021 au Cameroun. Titulaire dans les buts sénégalais, Édouard Mendy avait contribué au premier titre continental de l’histoire du Sénégal, remporté face à l’Égypte au terme d’une séance de tirs au but.

Le gardien a également pris part à deux Coupes du monde avec les Lions. Il était présent au Qatar en 2022, puis lors de l’édition 2026 organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

Un palmarès individuel remarquable

Parallèlement à ses succès avec la sélection, Édouard Mendy s’est distingué par plusieurs récompenses individuelles. En 2021, il a notamment été désigné meilleur gardien de la saison en Europe et meilleur gardien de la CAN.

L’année suivante, il a remporté le trophée du meilleur gardien lors des The Best FIFA Football Awards, consacrant une progression remarquable au plus haut niveau.

Son statut demeure également reconnu sur la scène internationale. Le Sénégalais figure parmi les dix gardiens nommés pour le Trophée Yachine 2026, récompensant le meilleur gardien de l’année dans le cadre du Ballon d’Or.

Une page se tourne avec les Lions

Avec cette décision, Édouard Mendy referme un chapitre important de sa carrière. En huit ans, il aura accompagné l’une des périodes les plus importantes de l’histoire du football sénégalais, marquée notamment par le sacre continental de 2021 et plusieurs participations aux grandes compétitions internationales.

Son départ laisse désormais la place à une nouvelle génération de gardiens appelée à prendre le relais dans les buts des Lions.