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Sénégal : 200 nouveaux bus pour accélérer la modernisation du transport interurbain.

Le renouvellement du parc de transport interurbain au Sénégal franchit une nouvelle étape avec la réception de 200 nouveaux bus destinés aux opérateurs du secteur. L’opération est portée par un partenariat entre le Fonds de Développement des Transports terrestres (FDTT) et l’Association de Financement des Professionnels du Transport Urbain (AFTU), avec le concours financier de Coris Bank International Sénégal.

Un financement de 12 milliards de FCFA

Les véhicules, fabriqués par les constructeurs Yutong et TATA, ont été acquis grâce à un mécanisme associant plusieurs acteurs. L’AFTU intervient dans la structuration de la demande et l’accompagnement des professionnels du transport, tandis que le FDTT apporte une garantie de 400 millions de FCFA.

De son côté, Coris Bank International Sénégal a mobilisé une enveloppe de 12 milliards de FCFA pour financer l’acquisition des véhicules.

Ce dispositif doit permettre aux opérateurs d’accéder plus facilement à des moyens de transport modernes, tout en favorisant le renouvellement progressif d’un parc vieillissant.

Vers une transformation du secteur

Au-delà de la mise à disposition des nouveaux bus, le programme ambitionne de contribuer à une transformation durable de la filière. Les partenaires prévoient notamment de développer progressivement des capacités locales d’assemblage et de maintenance, avec un accent particulier sur le transfert de compétences et de technologies.

Cette orientation s’inscrit dans le prolongement du mémorandum d’entente signé en Chine et traduit la volonté de faire du renouvellement du parc un outil de professionnalisation et d’industrialisation progressive du transport.

Sécurité et qualité de service au cœur des objectifs

L’arrivée de ces 200 bus doit également contribuer à améliorer les conditions de transport des usagers. Le programme vise notamment à renforcer la sécurité, le confort des passagers et la qualité des services proposés sur les liaisons interurbaines.

Pour les autorités et les professionnels concernés, cette première livraison constitue ainsi une étape dans un programme plus vaste de modernisation du transport terrestre.

À terme, le renouvellement du parc devrait permettre de renforcer la compétitivité des opérateurs, tout en favorisant l’émergence d’un secteur mieux structuré, plus moderne et davantage intégré aux ambitions industrielles du Sénégal.

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Sénégal : deux centrales solaires de 50 MW chacune prévues à Linguère et Koungheul.

Le Sénégal accélère le développement des énergies renouvelables avec la signature, en Chine, d’un protocole d’accord entre la Senelec et Huawei pour la réalisation de deux centrales solaires photovoltaïques d’une capacité de 50 MW chacune.

L’accord a été conclu à Shenzhen, où le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, effectue une visite de travail consacrée au renforcement de la coopération énergétique entre le Sénégal et le groupe chinois.

Deux centrales solaires de 100 MW au total

Les infrastructures seront implantées à Linguère et Koungheul, avec une capacité de production de 50 MW chacune. Le partenariat prévoit également la mise en place de 30 MW/90 MWh de capacités de stockage pour l’ensemble des deux centrales.

Ce dispositif doit permettre de mieux gérer l’intermittence de la production solaire et d’améliorer la flexibilité du système électrique national.

Huawei accompagne la transition énergétique

Lors de sa visite, le ministre sénégalais, accompagné notamment du directeur général de la Senelec, Papa Toby Gaye, a découvert le centre d’exposition « Watt » de Huawei, consacré aux technologies énergétiques développées par le groupe.

Les échanges techniques ont ensuite porté sur les possibilités de coopération dans les domaines des énergies renouvelables, du stockage et de la modernisation du système électrique.

Vers un mix énergétique davantage renouvelable

À travers ce partenariat, Dakar entend renforcer ses capacités de production solaire et diversifier davantage son mix énergétique. Le recours aux solutions de stockage doit également contribuer à optimiser l’intégration des énergies renouvelables au réseau.

Ces deux projets s’inscrivent dans la stratégie du Sénégal visant à accroître l’accès à l’électricité et à accélérer sa transition énergétique, notamment grâce au développement de nouvelles capacités solaires dans différentes régions du pays.

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ÉCLIPSE SOLAIRE DU 12 AOÛT : UN SPECTACLE CÉLESTE VISIBLE DÉPUIS LE SÉNÉGAL.

Le ciel sénégalais s’apprête à offrir un spectacle astronomique particulier ce mercredi 12 août 2026. La Lune passera devant le Soleil et en masquera une partie, donnant lieu à une éclipse solaire partielle observable depuis Dakar et plusieurs régions du pays.

Selon les données communiquées par l’Agence sénégalaise d’études spatiales (ASES) et la Sénégalaise School Astronomy Studies (SASS), le phénomène débutera à 18h20 GMT, avec le premier contact entre la Lune et le disque solaire. À 18h40, environ 20 % du Soleil sera occulté.

Le maximum de l’éclipse est prévu à 19h12 GMT. À ce moment, la Lune devrait masquer entre 36 et 37 % du disque solaire depuis Dakar et la majeure partie du territoire national. L’événement commencea ensuite à s’estomper à partir de 19h20, avant de prendre fin à 19h34 GMT.

Au total, le phénomène devrait durer environ une heure et quatorze minutes. Il se présente cependant alors que le Soleil sera très bas à l’horizon ouest, à environ quatre degrés de hauteur. Les observateurs devront donc privilégier des endroits offrant une vue parfaitement dégagée sur l’ouest, notamment les plages, les corniches ou les grands espaces ouverts.

Une observation qui exige des précautions

Si l’éclipse constitue une occasion rare d’observer un phénomène astronomique, les spécialistes rappellent qu’elle ne doit jamais être regardée directement à l’œil nu. Même lorsque le Soleil est partiellement masqué, son rayonnement peut provoquer de graves lésions oculaires.

Les lunettes de soleil classiques ne constituent pas une protection suffisante. Pour observer le phénomène directement, il est recommandé d’utiliser des lunettes spéciales pour éclipse répondant à la norme ISO 12312-2. L’observation indirecte, notamment par projection à l’aide d’un sténopé, constitue également une alternative sûre.

Le spectacle sera d’autant plus particulier au Sénégal que l’éclipse se déroulera à proximité du coucher du Soleil, offrant un décor de crépuscule aux observateurs.

Les passionnés d’astronomie comme le grand public pourront ainsi profiter de ce rendez-vous céleste, à condition de respecter strictement les consignes de sécurité afin d’observer l’éclipse sans mettre leur vue en danger.

Source : RTS 

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Marché des titres publics : le Sénégal vise 487 milliards de FCFA au troisième trimestre 2026.

Le Sénégal poursuit activement sa mobilisation de ressources sur le marché des titres publics de l’UEMOA. Pour le troisième trimestre 2026, le Trésor public prévoit de lever 487 milliards de FCFA afin de répondre aux besoins de financement de l’État.

Cette stratégie intervient après plusieurs opérations réussies au cours des premiers mois de l’année, témoignant de l’intérêt des investisseurs pour les titres émis par le Sénégal, malgré un environnement financier marqué par des contraintes importantes.

487 milliards de FCFA attendus entre juillet et septembre

La première opération du trimestre, organisée le 17 juillet 2026, portait sur une enveloppe de 100 milliards de FCFA. Le Trésor a finalement mobilisé 90,249 milliards de FCFA, sur un volume global de soumissions de 120,794 milliards.

L’émission combinait des Bons assimilables du Trésor (BAT) de 91 et 364 jours ainsi que des Obligations assimilables du Trésor (OAT) de trois et cinq ans.

Le 1er août, une nouvelle opération a permis de mobiliser 71,5 milliards de FCFA. Le BAT à 364 jours a enregistré la demande la plus importante, avec 34,3 milliards de FCFA retenus, confirmant l’attrait des investisseurs pour les placements de court terme.

Les OAT à trois et cinq ans ont respectivement permis de lever 23,4 milliards et 13,8 milliards de FCFA.

Des émissions importantes prévues en août et septembre

Le calendrier du troisième trimestre prévoit encore plusieurs opérations.

En août, le Sénégal ambitionne de mobiliser 165 milliards de FCFA lors d’une première émission, à travers un BAT de 45 milliards et trois OAT d’une maturité comprise entre trois et sept ans.

Une seconde opération, prévue le 27 août, portera sur 60 milliards de FCFA, répartis entre un BAT et deux OAT à trois et cinq ans.

Enfin, une dernière émission de 100 milliards de FCFA est programmée en septembre.

Près de 1 700 milliards déjà mobilisés en 2026

Entre janvier et juillet 2026, le Sénégal a réalisé 61 opérations sur le marché des titres publics de l’UEMOA, dont 22 émissions de BAT et 39 émissions d’OAT.

Ces opérations ont permis au Trésor de mobiliser au total 1 699 milliards de FCFA. Les BAT représentent environ 920 milliards de FCFA, contre 778,48 milliards pour les OAT.

Sur la même période, l’État a remboursé 1 091 milliards de FCFA de capital, auxquels s’ajoutent environ 181 milliards de FCFA d’intérêts.

L’une des opérations les plus importantes de l’année a été réalisée le 16 janvier, avec 154 milliards de FCFA mobilisés, alors que 140 milliards avaient initialement été proposés.

Un objectif annuel de 2 400 milliards de FCFA

Pour l’ensemble de l’année 2026, le Sénégal prévoit de mobiliser 2 400 milliards de FCFA sur le marché des titres publics de l’UEMOA, contre 2 225 milliards de FCFA en 2025.

Cette intensification des émissions traduit la volonté du Trésor de diversifier ses sources de financement et de maintenir un accès régulier au marché régional. Elle intervient également dans un contexte où la capacité de l’État à mobiliser des ressources à des conditions soutenables demeure un enjeu central pour les finances publiques.

Le rythme des prochaines émissions sera donc particulièrement suivi par les investisseurs, mais aussi par les acteurs économiques de la région, alors que le Sénégal poursuit sa stratégie de financement pour l’exercice 2026.

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JOJ Dakar 2026 : le Sénégal entre dans la dernière ligne droite des préparatifs.

À 80 jours de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le Sénégal accélère les préparatifs afin de finaliser les infrastructures, renforcer les dispositifs de transport et de sécurité et assurer la mise en service des principaux équipements avant l’arrivée des délégations.

Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo a présidé mardi, au Building administratif Président Mamadou Dia, un Conseil interministériel consacré à l’état d’avancement des préparatifs. La réunion a permis de faire le point sur les réalisations et de fixer plusieurs échéances pour les travaux restant à achever.

Des infrastructures déjà largement avancées

Plusieurs équipements majeurs ont déjà été réceptionnés, notamment le stade Iba Mar Diop et la Piscine olympique. Le Village olympique ainsi que certains autres sites sont en phase de finalisation.

Le programme sportif définitif a également été arrêté avec les fédérations internationales et le Comité international olympique (CIO). Sur le volet de l’hébergement, 74 conventions ont été conclues avec des établissements hôteliers, représentant près de 2 500 chambres réservées.

Le dispositif de sécurité est, pour sa part, finalisé et son déploiement a débuté. Le programme du Brevet olympique civique et sportif a également permis de sensibiliser plus d’un million de jeunes à travers le pays.

Des échéances rapprochées

Plusieurs opérations doivent toutefois être achevées dans les prochaines semaines. Le Village olympique devra être terminé au plus tard le 15 août et remis au Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ) avant le 31 août. Le Centre équestre de Diamniadio doit être finalisé avant le 20 août.

Les travaux de voirie et d’aménagement prévus à Dakar, Diamniadio et Saly devront, quant à eux, être achevés au plus tard le 30 septembre.

Le transport constitue également un enjeu majeur. Le gouvernement vise la mise en exploitation de la liaison TER Diamniadio-AIBD avant le 27 septembre, ainsi que la disponibilité de la flotte de bus destinée aux personnes accréditées avant le 30 septembre. Des mesures spécifiques sont également prévues pour fluidifier la circulation sur les axes routiers et autoroutiers.

Santé, salubrité et mobilisation

Le dispositif sanitaire devra être pleinement opérationnel avant la fin du mois d’août. L’hôpital des enfants de Diamniadio, désigné comme établissement officiel des JOJ, devra disposer des équipements et du personnel nécessaires avant le 31 août. L’approvisionnement en médicaments des sites d’hébergement et de compétition est prévu d’ici au 30 août.

La question de la salubrité fait également l’objet d’un calendrier spécifique. Un programme de maintien de la propreté sera déployé à partir du 17 août à Dakar, Diamniadio et Saly, notamment autour des sites de compétition, du Village olympique et du parcours du TER.

Le gouvernement prévoit par ailleurs un important dispositif de mobilisation populaire. Un plan de mobilisation sociale et communautaire doit être présenté avant le 14 août, tandis que les actions de communication seront renforcées à partir du 15 août. Un programme d’animations culturelles dans la banlieue dakaroise et les régions doit également être finalisé avant le 22 août.

Préparer l’après-JOJ

Au-delà de l’organisation des compétitions, les autorités travaillent déjà sur l’héritage de l’événement à travers le programme « JOJ Impacts ». Celui-ci doit notamment porter sur la maintenance et l’exploitation durable des infrastructures ainsi que sur le développement de l’industrie des rencontres et événements professionnels.

À 80 jours du coup d’envoi, le Sénégal entre ainsi dans une phase décisive. Si plusieurs infrastructures et dispositifs sont déjà opérationnels ou en voie de finalisation, le respect des prochaines échéances sera déterminant pour garantir des JOJ Dakar 2026 pleinement fonctionnels et préparer leur héritage à long terme.

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Sénégal : Ousmane Diagne prend la tête du Conseil constitutionnel et réaffirme l’indépendance du juge.

Installé mardi à la présidence du Conseil constitutionnel du Sénégal, Ousmane Diagne entend placer son mandat sous le signe de la primauté de la Constitution, de l’indépendance de la justice et du renforcement de la confiance des citoyens dans les institutions.

Sa prise de fonctions intervient après le décès de son prédécesseur, Mamadou Badio Camara, survenu le 10 avril 2025. Le nouveau président prend ainsi la direction d’une institution majeure de l’architecture institutionnelle et démocratique sénégalaise.

Lors de son discours d’installation, Ousmane Diagne a insisté sur les exigences liées à sa fonction, appelant à l’exercer avec humilité, retenue, discernement et sens du devoir. Il a notamment rappelé que la solidité des institutions dépend de la manière dont ceux qui les servent respectent leur mission et les principes constitutionnels.

La primauté du droit au cœur du mandat

Le nouveau président du Conseil constitutionnel a également réaffirmé la vocation strictement juridictionnelle de l’institution. Il a souligné que celle-ci n’a pas vocation à intervenir dans la conduite de l’action politique, mais à veiller au respect du droit et de la Constitution.

Cette position prend une importance particulière au regard du rôle du Conseil constitutionnel dans la régulation de la vie institutionnelle et électorale du pays, notamment à travers les contentieux relevant de sa compétence et la proclamation des résultats définitifs de certains scrutins.

Restaurer et consolider la confiance

Ousmane Diagne a par ailleurs placé la confiance des citoyens parmi les priorités de son mandat. Pour lui, les décisions de l’institution doivent contribuer à instaurer un climat de respect, de sérénité et de confiance dans la justice constitutionnelle.

Il a également insisté sur l’importance de la collégialité, mettant en avant l’expérience et la diversité des compétences réunies au sein du Conseil constitutionnel. Selon cette approche, la confrontation des points de vue doit contribuer à renforcer la qualité et la légitimité des décisions rendues.

À travers son discours d’installation, Ousmane Diagne dessine ainsi une ligne directrice fondée sur la défense de la Constitution, l’indépendance du juge et la consolidation de la confiance dans les institutions républicaines.

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Sénégal : une ligne de refinancement de 2 milliards FCFA pour renforcer la microfinance.

Le Fonds national de la Microfinance (FONAMIF) et la Caisse des Marchés publics (CDMP SA), filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC Sénégal), ont signé, vendredi 7 août 2026, une convention-cadre portant sur la mise en place d’une ligne de refinancement de 2 milliards de francs CFA destinée aux institutions de microfinance (IMF).

Ce mécanisme vise à renforcer les capacités de financement des IMF afin de faciliter l’accès au crédit pour les entrepreneurs, PME, femmes, jeunes, coopératives et acteurs de l’Économie sociale et solidaire.

La convention s’inscrit dans le cadre du Pacte pour l’Inclusion Financière Universelle (PACTIFU), porté par le ministère de la Microfinance, de l’Économie sociale et solidaire avec l’appui de l’Association professionnelle des Institutions de Microfinance (APIM) et de plusieurs partenaires publics.

Le PACTIFU prévoit de mobiliser plus de 683 milliards de francs CFA entre 2025 et 2029 pour accélérer l’inclusion financière et soutenir le financement des activités productives. La nouvelle ligne de refinancement constitue ainsi l’un des instruments destinés à rapprocher les financements des populations et des entreprises, notamment dans les territoires où l’accès au crédit demeure limité.

Au-delà du montant mobilisé, le dispositif doit permettre aux institutions de microfinance de mieux répondre aux besoins des acteurs économiques et de soutenir davantage les initiatives génératrices de revenus.

Cette initiative s’inscrit également dans les orientations de la Vision Sénégal 2050, qui fait de l’inclusion financière, du développement économique et de la promotion de l’Économie sociale et solidaire des leviers importants de transformation du pays.

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Sénégal : la Banque mondiale annonce un financement de 340 milliards de FCFA pour soutenir les réformes.

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a reçu, mercredi, Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Cette rencontre s’est conclue par l’annonce d’un nouveau financement de 340 milliards de FCFA destiné à accompagner plusieurs projets prioritaires du Sénégal.

Selon la présidence sénégalaise, ces ressources serviront à financer des initiatives dans les secteurs de l’agriculture, des transports, ainsi que des programmes de résilience économique et sociale en faveur des jeunes et des femmes.

La Banque mondiale a également confirmé un appui budgétaire direct à l’État sénégalais et l’élargissement des financements basés sur les résultats, témoignant de sa confiance dans les réformes engagées par les autorités.

Les échanges ont porté sur plusieurs priorités stratégiques, notamment la réduction du coût de l’énergie, l’accélération du développement du solaire, le renforcement de la résilience agricole afin de soutenir la souveraineté alimentaire, l’amélioration du climat des affaires, ainsi que la modernisation de la gouvernance et des finances publiques.

Les deux parties ont enfin évoqué la préparation d’un nouveau cadre de partenariat qui définira la coopération entre le Sénégal et la Banque mondiale pour les dix prochaines années, en cohérence avec les objectifs de la Vision Sénégal 2050.

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Sénégal : la Banque mondiale renforce son partenariat autour de la Vision Sénégal 2050.

Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, effectue une visite officielle au Sénégal du 4 au 8 août 2026 afin de consolider le partenariat stratégique entre l’institution et les autorités sénégalaises dans le cadre de la mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050.

Cette mission vise à approfondir le dialogue avec le gouvernement et à mieux aligner les interventions du Groupe de la Banque mondiale sur les priorités nationales. Les échanges porteront également sur une meilleure coordination entre les différentes entités du Groupe, notamment l’Association internationale de développement (IDA), la Société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA).

Au cours de son séjour, Ousmane Diagana rencontrera le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, ainsi que plusieurs membres du gouvernement en charge notamment de l’Énergie, de l’Agriculture et de l’Éducation.

Les discussions seront centrées sur plusieurs programmes prioritaires, dont Mission 300, destiné à accélérer l’accès universel à l’électricité, AgriConnect, consacré à la transformation agricole et à la création d’emplois, ainsi que Place à l’eau (Water Forward), qui vise à améliorer l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement.

Les deux parties examineront également les projets liés aux infrastructures de transport, au développement agricole, à la résilience des populations, à l’amélioration du climat des affaires, ainsi qu’au renforcement de la couverture sanitaire universelle et du capital humain.

Selon la Banque mondiale, cette visite permettra d’évaluer les progrès du partenariat avec le Sénégal et d’identifier de nouvelles pistes pour renforcer son impact sur le développement économique et social du pays.

À ce jour, le portefeuille de la Banque mondiale au Sénégal comprend 27 projets d’investissement financés par l’IDA pour un montant total de 4,2 milliards de dollars. L’IFC dispose d’un portefeuille de 658 millions de dollars, tandis que les engagements bruts de la MIGA atteignent 1,005 milliard de dollars.

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Course à la tête de l’ONU : Macky Sall essuie un premier revers lors du vote indicatif du Conseil de sécurité.

La candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies connaît un premier revers. Lors d’un premier vote indicatif secret organisé le 30 juillet 2026 par le Conseil de sécurité de l’ONU, il a obtenu six voix favorables contre sept défavorables, tandis que deux membres ne se sont pas prononcés.

Ce scrutin, qui vise à mesurer le niveau de soutien aux différents candidats, n’est toutefois pas définitif. Macky Sall reste donc en lice, alors que d’autres consultations doivent être organisées avant que le Conseil de sécurité ne formule sa recommandation à l’Assemblée générale de l’ONU.

L’ancien chef de l’État sénégalais fait face à plusieurs candidats, parmi lesquels figurent notamment Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la CNUCED, Carolyn Rodrigues-Birkett, ancienne ministre des Affaires étrangères de la Guyana, et Rafael Grossi, directeur général de l’AIEA.

Le résultat de ce premier vote constitue néanmoins un signal défavorable pour la candidature sénégalaise. Macky Sall devra désormais renforcer ses démarches diplomatiques et élargir son soutien auprès des membres du Conseil de sécurité pour espérer rester parmi les favoris de la course à la succession d’António Guterres.

La procédure de désignation devrait se poursuivre dans les prochains mois, avant la recommandation du Conseil de sécurité et la décision finale de l’Assemblée générale des Nations unies.