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Sénégal : Bassirou Diomaye Faye réaffirme le rôle stratégique des Daaras dans le système éducatif.

À l’occasion de la Journée nationale des Daaras, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé l’engagement de l’État en faveur de la valorisation de l’enseignement coranique, pilier historique du système éducatif sénégalais.

Un héritage éducatif et culturel séculaire

Dans un message publié mardi, le chef de l’État a souligné l’importance des Daaras dans la transmission des valeurs et des savoirs : « Depuis des siècles, les Daaras transmettent bien plus que des connaissances. Ils forment des consciences, inculquent une éthique et façonnent une vision du monde ».

Cette reconnaissance s’inscrit dans une volonté de préserver un héritage éducatif profondément ancré dans la société sénégalaise, tout en l’adaptant aux mutations contemporaines.

Vers une modernisation encadrée du système des Daaras

Le président a mis en avant les conclusions des Assises nationales des Daaras, qui dessinent, selon lui, « une voie claire » reposant sur l’écoute des acteurs, l’ancrage territorial et une ambition collective partagée.

Dans cette perspective, l’État prévoit une série de réformes visant à :

  • améliorer les conditions d’apprentissage ;
  • renforcer le statut des maîtres coraniques ;
  • intégrer les Daaras dans la dynamique de refondation du système éducatif national.

Un enjeu de souveraineté éducative

Pour Bassirou Diomaye Faye, la valorisation des Daaras dépasse le cadre éducatif et s’inscrit dans une logique de souveraineté culturelle. « Il ne peut y avoir de souveraineté durable sans maîtrise de nos références éducatives », a-t-il affirmé.

Une vision ancrée dans les valeurs nationales

En conclusion, le chef de l’État a réitéré la volonté du Sénégal d’avancer « avec confiance et fidélité à ses valeurs », en plaçant les Daaras au cœur de sa vision éducative, culturelle et sociale pour les générations futures.

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CAN 2025 : le procès en appel des supporters sénégalais renvoyé au 13 avril à Rabat.

Le procès en appel des supporters sénégalais interpellés à la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, initialement prévu ce lundi à Rabat, a été reporté au 13 avril 2026.

Des condamnations en première instance

Le 19 février dernier, le tribunal de première instance de Rabat avait condamné plusieurs supporters à des peines allant de trois mois à un an de prison ferme, pour des faits liés à des troubles à l’ordre public lors d’un événement sportif.

Les incidents remontent au 18 janvier 2026, à l’issue de la finale opposant le Maroc au Sénégal au Complexe sportif Moulay Abdellah, où des violences avaient éclaté dans les tribunes, entraînant l’interpellation de plusieurs personnes.

Un report lié à une demande de la défense

Selon des sources concordantes, ce renvoi est motivé par la demande d’un mis en cause de nationalité franco-algérienne, nécessitant un délai supplémentaire dans l’examen du dossier.

Les prévenus sont poursuivis pour hooliganisme, une qualification juridique couvrant notamment des actes de violence contre les forces de l’ordre, des dégradations d’infrastructures sportives, des invasions de terrain et des jets de projectiles.

Des répercussions sportives toujours en suspens

Au-delà du volet judiciaire, cette affaire continue d’avoir des conséquences sur le plan sportif. Le 17 mars, la Confédération africaine de football a déclaré le Sénégal forfait en finale, attribuant la victoire au Maroc sur tapis vert (3-0), conformément au règlement de la compétition.

La Fédération sénégalaise de football a contesté cette décision et saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS). Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a indiqué que l’instance se conformait à la décision de sa commission d’appel, tout en précisant qu’aucune communication supplémentaire ne serait faite dans l’attente du verdict du TAS.

Une affaire toujours en cours

En attendant l’issue de la procédure devant les juridictions sportives internationales, le volet judiciaire se poursuit au Maroc, avec une audience désormais attendue à la mi-avril, dans un dossier qui continue de susciter une forte attention au Sénégal comme à l’international.

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Sénégal : l’aéroport de Ziguinchor attendu pour le 30 avril 2026.

Le ministre des Infrastructures, Dethié Fall, a confirmé l’ouverture de l’aéroport de Ziguinchor prévue le 30 avril 2026, réaffirmant l’engagement de l’État à respecter ce calendrier. Cette annonce intervient à l’issue d’une tournée dans le sud du pays, au cours de laquelle les autorités ont assuré que les travaux progressent conformément aux exigences de coût, de délai et de qualité.

Une modernisation accélérée des infrastructures aéroportuaires

Le ministre s’exprimait lors de la cérémonie d’inauguration du salon d’honneur de l’Aéroport international Blaise Diagne, où il a mis en avant la volonté du gouvernement d’accélérer la modernisation du réseau aéroportuaire national.

Dans cette dynamique, une visite de terrain est prévue le 7 avril, en présence du ministre des Transports aériens, afin d’évaluer l’état d’avancement des travaux à Ziguinchor.

Une ouverture symbolique et opérationnelle

L’ouverture officielle pourrait être marquée par l’atterrissage d’un avion transportant de hautes autorités, soulignant la portée stratégique de cette infrastructure pour la région sud. Dès le 1er mai 2026, un vol commercial inaugural est également annoncé, traduisant la volonté des autorités de rendre rapidement l’aéroport pleinement opérationnel.

Un levier de développement pour la Casamance

Selon Dethié Fall, l’aéroport de Ziguinchor jouera un rôle déterminant dans le désenclavement de la Casamance, facilitant la mobilité des personnes et des biens, tout en stimulant le développement économique local, notamment dans les secteurs du tourisme et du commerce.

D’autres projets structurants en perspective

Au-delà de Ziguinchor, le gouvernement poursuit ses efforts de modernisation avec des projets d’extension de l’aéroport de Saint-Louis, ainsi que la relance du programme de reconstruction de plusieurs infrastructures aéroportuaires, notamment à Matam et Ourossogui.

Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie globale visant à renforcer la connectivité du territoire et à soutenir la croissance économique du Sénégal.

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Massacre de Thiaroye : l’État français condamné pour avoir dissimulé la mort d’un tirailleur africain

Plus de 80 ans après les faits, l’histoire du Massacre de Thiaroye continue de révéler ses zones d’ombre. La justice française vient de reconnaître la responsabilité de l’État pour avoir dissimulé les circonstances exactes de la mort d’un tirailleur africain tué lors de cette tragédie coloniale survenue en 1944 au Sénégal. 

Une décision judiciaire symbolique

Le tribunal administratif de Paris a condamné l’État français pour ne pas avoir entrepris toutes les démarches nécessaires afin d’éclaircir les circonstances du décès d’un tirailleur africain abattu lors du massacre. La justice estime que les autorités françaises ont manqué à leur devoir d’information et ont entretenu pendant des décennies une version incomplète, voire trompeuse, des faits. 

Dans cette affaire, le soldat avait été présenté à tort comme un « déserteur » dans les archives militaires. La décision du tribunal reconnaît désormais que cette version officielle a contribué à masquer la réalité de sa mort. L’État français a été condamné à verser 10 000 euros de réparation morale à son fils. 

Le drame de Thiaroye, une page sombre de l’histoire coloniale

Le massacre remonte au 1er décembre 1944, dans le camp militaire de Thiaroye, près de Dakar. Des tirailleurs africains, anciens prisonniers de guerre revenus d’Europe après la Seconde Guerre mondiale, réclamaient le paiement de leurs soldes et indemnités promises par l’armée française. 

Face à cette revendication, la répression fut brutale. Les forces coloniales françaises ouvrirent le feu sur les soldats africains. Le bilan officiel a longtemps évoqué 35 morts, mais plusieurs historiens estiment que le nombre réel de victimes pourrait atteindre plusieurs centaines. 

Une bataille mémorielle toujours en cours

Pendant des décennies, les circonstances exactes du massacre ont été contestées. Des familles de tirailleurs et des chercheurs ont dénoncé un silence institutionnel et une sous-évaluation du nombre de victimes.

La décision judiciaire récente marque donc un tournant symbolique. Elle constitue une première reconnaissance de la responsabilité de l’État français dans la dissimulation d’une partie de la vérité sur cet épisode tragique de l’histoire coloniale. 

Vers une reconnaissance plus complète ?

Cette condamnation relance les appels à une transparence totale sur les archives et à une reconnaissance plus large du massacre. Au Sénégal comme ailleurs en Afrique, le souvenir de Thiaroye reste profondément ancré dans la mémoire collective, symbole du sacrifice de soldats africains qui ont combattu pour la France avant d’être victimes d’une répression sanglante.

Plus de huit décennies après les faits, la quête de vérité et de justice autour du massacre de Thiaroye se poursuit, portée par les familles des victimes, les historiens et les défenseurs de la mémoire coloniale.

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Finale contestée de la CAN : la FSF affirme que le Sénégal « restera debout »

La controverse autour de la finale de la Africa Cup of Nations 2025 continue de susciter de vives réactions au Sénégal. Face à la décision de retirer le titre aux Lions de la Teranga, la Fédération sénégalaise de football hausse le ton et annonce qu’elle défendra fermement le résultat obtenu sur le terrain.

Le président de la Fédération sénégalaise de football, Abdoulaye Fall, a réaffirmé la position de l’instance dirigeante du football national : le Sénégal ne renoncera pas à son titre et compte utiliser tous les moyens juridiques disponibles pour faire valoir ses droits.

Une position ferme de la Fédération

Selon Abdoulaye Fall, le Sénégal restera « debout » face à cette décision jugée contestable. Il a assuré que la Fédération sénégalaise de football mènera toutes les démarches nécessaires pour défendre le résultat de la finale, estimant que le match s’est joué et gagné sur le terrain.

Pour la FSF, il est essentiel de préserver l’intégrité sportive et de protéger les efforts des joueurs et du staff technique qui ont porté l’équipe nationale jusqu’au sommet de la compétition.

Un recours juridique envisagé

Dans ce dossier, la Fédération sénégalaise de football envisage d’explorer toutes les voies de recours possibles. Parmi les options figure notamment la saisine du Tribunal arbitral du sport afin de contester la décision prise au niveau continental.

Cette démarche vise à obtenir une réévaluation du dossier et, potentiellement, le rétablissement du titre remporté lors de la finale.

Un enjeu au-delà du football

Au-delà du résultat sportif, cette affaire prend une dimension symbolique pour le Sénégal. Elle touche à la fierté nationale et à la reconnaissance du parcours réalisé par l’équipe nationale lors de la compétition.

Alors que les discussions se poursuivent et que les recours juridiques se préparent, la position du Sénégal reste claire : défendre le résultat obtenu sur le terrain et préserver l’honneur du football national. ⚽🇸🇳

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Gouvernance extractive : le Sénégal s’impose comme une référence mondiale de transparence

Le Sénégal continue de renforcer sa crédibilité sur la scène internationale en matière de gouvernance des ressources naturelles. Le pays est désormais considéré comme l’un des modèles mondiaux en matière de transparence dans la gestion du secteur extractif.

Cette reconnaissance s’inscrit dans le cadre des efforts menés pour améliorer la gouvernance des industries extractives, notamment dans les secteurs du pétrole, du gaz et des mines. Le Sénégal s’est illustré par la mise en œuvre rigoureuse des principes de l’Extractive Industries Transparency Initiative (EITI), une norme internationale visant à promouvoir la transparence et la responsabilité dans la gestion des revenus issus des ressources naturelles.

Une gouvernance axée sur la transparence

Depuis plusieurs années, le Sénégal s’est engagé dans une politique visant à rendre plus transparentes les activités du secteur extractif. Cela passe par la publication régulière des revenus générés par les industries minières et pétrolières, ainsi que par la communication des contrats et des données relatives aux projets.

Cette démarche vise à renforcer la confiance entre l’État, les entreprises et les citoyens, tout en garantissant une meilleure gestion des ressources naturelles du pays.

Un enjeu stratégique pour l’économie

La question de la gouvernance extractive est devenue centrale pour le Sénégal, notamment avec l’entrée du pays dans l’ère de la production pétrolière et gazière. Les projets offshore comme ceux liés au bassin de Sangomar et au champ gazier de Grand Tortue Ahmeyim représentent des opportunités économiques majeures pour le pays.

Dans ce contexte, la transparence apparaît comme un élément clé pour assurer une gestion durable de ces nouvelles ressources et éviter les dérives souvent observées dans certains pays riches en matières premières.

Une reconnaissance internationale

La performance du Sénégal en matière de gouvernance extractive lui permet aujourd’hui de se positionner comme une référence à l’échelle internationale. Cette reconnaissance renforce l’attractivité du pays auprès des investisseurs et contribue à consolider son image de partenaire fiable dans le secteur des ressources naturelles.

Pour les autorités sénégalaises, l’objectif reste clair : faire en sorte que l’exploitation des ressources naturelles devienne un levier de développement économique durable et bénéficie réellement aux populations.

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Emploi au Sénégal : les leviers d’Ousmane Sonko pour accélérer l’insertion des jeunes

Face à l’urgence du chômage, notamment chez les jeunes, le gouvernement sénégalais entend intensifier ses actions pour favoriser l’insertion professionnelle et stimuler la création d’opportunités économiques. Le Premier ministre Ousmane Sonko a récemment présenté plusieurs axes stratégiques visant à répondre à ce défi majeur pour le pays.

Miser sur la formation et l’adéquation avec le marché du travail

L’un des principaux leviers identifiés par le gouvernement repose sur le renforcement de la formation professionnelle. L’objectif est d’adapter les compétences des jeunes aux besoins réels du marché du travail, notamment dans les secteurs porteurs comme l’agriculture, l’industrie, le numérique et les services.

Selon le Premier ministre, il est essentiel de réduire le décalage entre les formations disponibles et les attentes des entreprises, afin de faciliter l’accès des jeunes à l’emploi.

Encourager l’entrepreneuriat et l’auto-emploi

Au-delà de l’emploi salarié, l’exécutif sénégalais souhaite également promouvoir l’entrepreneuriat comme un moteur de création d’emplois. Des dispositifs d’accompagnement, de financement et de formation devraient être renforcés pour soutenir les initiatives des jeunes entrepreneurs.

Cette orientation vise à encourager l’auto-emploi et à favoriser l’émergence de petites et moyennes entreprises capables de dynamiser l’économie locale.

Mobiliser les secteurs stratégiques de l’économie

Le gouvernement mise également sur le développement de secteurs à fort potentiel pour générer de nouveaux emplois. L’agriculture, l’économie numérique, l’industrialisation et les projets liés aux ressources naturelles figurent parmi les domaines prioritaires.

Ces secteurs sont perçus comme des moteurs capables de créer des opportunités durables et d’absorber une partie importante de la main-d’œuvre.

Une priorité nationale pour le développement

Pour Ousmane Sonko, la question de l’emploi est au cœur du développement économique et social du Sénégal. L’amélioration de l’insertion professionnelle constitue ainsi un pilier central des politiques publiques visant à réduire la précarité et à renforcer la stabilité économique.

Dans un contexte marqué par une forte croissance démographique et une demande croissante d’emplois, la réussite de ces réformes sera déterminante pour l’avenir économique du pays.

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CAN 2025 : la réaction de Patrice Motsepe après le retrait du titre au Sénégal

La décision de la Confédération africaine de football (CAF) de retirer au Sénégal son titre de champion de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 continue de provoquer une onde de choc dans le monde du football africain. Face à la polémique et aux nombreuses critiques, le président de l’instance continentale, Patrice Motsepe, a pris la parole pour défendre la procédure et rappeler la position de la CAF.

Une décision controversée qui secoue le football africain

Initialement vainqueur de la finale de la CAN 2025 face au Maroc sur le score de 1-0 après prolongation, le Sénégal a vu son titre annulé à la suite d’une décision de la commission d’appel de la CAF. Celle-ci a estimé que les Lions de la Téranga avaient enfreint le règlement en quittant temporairement la pelouse pour protester contre une décision arbitrale durant la rencontre.

Selon l’interprétation du règlement par l’instance, cette action constitue un abandon de match, ce qui entraîne automatiquement une défaite par forfait. Le résultat officiel de la finale a donc été modifié et attribué au Maroc sur le score administratif de 3-0. 

Cette décision, rendue plusieurs semaines après la finale, a suscité de vives réactions au Sénégal, où les autorités et les responsables du football dénoncent une mesure injuste et sans précédent.

Patrice Motsepe défend l’indépendance des instances de la CAF

Dans sa réaction officielle, Patrice Motsepe a tenu à rappeler que les organes disciplinaires et d’appel de la CAF fonctionnent de manière indépendante. Selon lui, ces structures sont composées de juristes et de spécialistes chargés d’appliquer strictement les règlements du football africain.

Le président de la CAF a également reconnu que cette affaire intervient dans un contexte de défiance autour de la gouvernance du football africain. Il a admis que la décision avait suscité des interrogations et des tensions, mais a insisté sur la nécessité de respecter les procédures institutionnelles. 

Motsepe a par ailleurs encouragé le Sénégal à utiliser les voies de recours prévues par les instances sportives internationales si la fédération estime que la décision est injustifiée.

Le Sénégal conteste et envisage un recours

Du côté sénégalais, la décision est perçue comme un coup dur pour le football national. Les autorités et la fédération sénégalaise ont dénoncé une décision « injuste » et ont annoncé leur intention de saisir le Tribunal arbitral du sport afin de contester la décision de la CAF.

Certains responsables politiques ont même appelé à une enquête internationale, évoquant des soupçons de pressions ou d’influences dans ce dossier sensible. 

Une affaire qui dépasse le simple cadre sportif

Au-delà du résultat de la finale, cette affaire soulève un débat plus large sur la gouvernance et la crédibilité des institutions du football africain. Pour de nombreux observateurs, la polémique risque de laisser une trace durable dans l’histoire de la CAN et de fragiliser l’image de la CAF.

Alors que le Sénégal prépare son recours, l’affaire pourrait désormais se poursuivre devant les juridictions sportives internationales, laissant planer l’incertitude sur l’issue définitive de ce dossier qui agite tout le continent.

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Renégociation des contrats miniers : un tournant stratégique pour la gouvernance des ressources au Sénégal

La décision de l’État du Sénégal de ne pas renouveler les trois concessions minières exploitées par les Industries Chimiques du Sénégal (ICS) marque une étape importante dans la redéfinition de la politique nationale de gestion des ressources naturelles. Cette orientation s’inscrit dans le cadre plus large du processus de réévaluation des contrats stratégiques engagé par le gouvernement dirigé par le Premier ministre Ousmane Sonko.

Au-delà d’une simple décision administrative, cette mesure révèle une volonté politique affirmée : rééquilibrer les rapports entre l’État et les opérateurs industriels afin d’assurer une meilleure valorisation des ressources nationales.

Un secteur clé de l’économie sénégalaise

Le phosphate constitue depuis plusieurs décennies l’un des piliers de l’industrie extractive sénégalaise. Exploité principalement par les Industries Chimiques du Sénégal, ce minerai joue un rôle central dans la production d’acide phosphorique et d’engrais, produits largement utilisés dans l’agriculture mondiale.

Les réserves du pays placent le Sénégal parmi les acteurs importants de cette filière en Afrique de l’Ouest. Toutefois, malgré ce potentiel, les retombées économiques pour l’État ont souvent fait l’objet de débats, notamment en ce qui concerne les conditions fiscales, les redevances minières et la gouvernance des concessions.

La renégociation des contrats apparaît ainsi comme une tentative de corriger les déséquilibres historiques et d’adapter les accords aux nouvelles ambitions économiques du pays.

Une volonté de souveraineté économique

La non-reconduction des concessions minières des ICS traduit une orientation stratégique plus large : renforcer la souveraineté économique sur les ressources naturelles.

Plusieurs objectifs semblent guider cette démarche :

  • améliorer la part de revenus captée par l’État dans l’exploitation des ressources ;

  • renforcer la transparence dans la gestion des contrats miniers ;

  • favoriser une transformation locale plus poussée des matières premières ;

  • créer davantage de valeur ajoutée pour l’économie nationale.

Cette approche s’inscrit dans une dynamique observée dans plusieurs pays africains qui cherchent à passer d’un modèle extractif à un modèle industriel, où les ressources naturelles servent de levier pour le développement d’industries locales.


Les enjeux industriels et agricoles

La filière phosphatière possède un potentiel stratégique considérable, notamment dans la production d’engrais. Dans un contexte mondial marqué par des tensions sur les marchés agricoles et par la nécessité de renforcer la sécurité alimentaire, la maîtrise de cette chaîne de valeur devient un enjeu majeur.

Pour le Sénégal, l’enjeu ne se limite donc pas à l’exploitation minière. Il s’agit également de développer une industrie capable de transformer localement les phosphates en produits à forte valeur ajoutée, notamment des fertilisants destinés aux marchés africains.

Une telle stratégie pourrait contribuer à :

  • soutenir la productivité agricole régionale,

  • réduire la dépendance aux importations d’engrais,

  • et positionner le pays comme hub industriel dans la chaîne des intrants agricoles en Afrique de l’Ouest.

Trouver l’équilibre entre attractivité et souveraineté

La décision concernant les concessions des ICS soulève néanmoins une question essentielle : comment concilier souveraineté économique et attractivité pour les investisseurs internationaux ?

L’industrie minière nécessite des investissements lourds, des technologies spécialisées et une expertise technique souvent détenue par des partenaires internationaux. La capacité de l’État à instaurer un cadre contractuel équilibré sera donc déterminante.

Un environnement réglementaire clair, stable et transparent permettra de sécuriser les investissements tout en garantissant une meilleure redistribution de la richesse générée.

Vers une nouvelle doctrine de gestion des ressources

La renégociation des contrats miniers pourrait annoncer l’émergence d’une nouvelle doctrine de gouvernance des ressources naturelles au Sénégal. Cette doctrine reposerait sur trois piliers :

  1. La souveraineté économique, à travers un meilleur contrôle des ressources stratégiques.

  2. La création de valeur locale, via la transformation industrielle.

  3. La transparence et la redevabilité, pour garantir une gestion durable et équitable.

Si cette orientation se confirme, elle pourrait redéfinir durablement le rôle du secteur extractif dans l’économie nationale.

La décision de ne pas renouveler certaines concessions minières constitue un signal fort envoyé par l’État sénégalais. Elle reflète une volonté de réexaminer les modèles d’exploitation des ressources naturelles afin de mieux aligner les intérêts économiques nationaux avec les dynamiques industrielles futures.

Dans un contexte mondial où les ressources stratégiques deviennent de plus en plus déterminantes pour la souveraineté économique, le Sénégal semble vouloir ouvrir un nouveau chapitre : celui d’une gestion plus stratégique, plus équilibrée et plus ambitieuse de son patrimoine minier.

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Conseil des ministres au Sénégal : Bassirou Diomaye Faye met l’accent sur la production locale, l’économie solidaire et les infrastructures

Le Conseil des ministres s’est tenu ce mercredi 11 mars 2026 au Palais de la République, sous la présidence du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Au cours de cette réunion hebdomadaire du gouvernement, le président de la République a mis en avant plusieurs priorités stratégiques, notamment la promotion du « consommer local », le développement de l’économie sociale et solidaire, ainsi que l’accélération des projets d’infrastructures routières.

Ces orientations s’inscrivent dans la volonté des autorités de renforcer la résilience économique du pays et de valoriser davantage les ressources nationales.

Renforcer la production nationale et promouvoir le consommer local

Le président de la République a insisté sur la nécessité d’améliorer l’organisation des marchés agricoles afin d’accompagner les performances enregistrées ces dernières années dans le secteur. Pour Sénégal, l’enjeu consiste désormais à consolider les gains de production en structurant mieux les circuits de commercialisation et de transformation.

Selon le chef de l’État, l’augmentation de la production agricole doit s’accompagner d’une vision globale intégrant la modernisation des marchés, la transformation locale des produits et la promotion de la consommation nationale.

Dans cette perspective, il a demandé au gouvernement de renforcer l’encadrement de la commercialisation des produits agricoles et horticoles, tout en accélérant la mise en œuvre du programme national d’infrastructures de stockage et de conservation. Les ministres en charge de l’Agriculture, de l’Industrie et du Commerce ont également été instruits de conclure des conventions de commercialisation afin de faciliter l’écoulement des productions à des prix rémunérateurs pour les producteurs.

Le chef de l’État a par ailleurs évoqué la création d’un label de qualité « Sénégal », destiné à valoriser les produits locaux, ainsi que le renforcement des capacités de l’Institut de Technologie Alimentaire afin d’améliorer la valorisation scientifique et technologique des céréales et des productions horticoles.

L’économie sociale et solidaire érigée en levier de développement territorial

Rappelant que l’année 2026 est dédiée à l’économie sociale et solidaire, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité d’appliquer pleinement la loi d’orientation encadrant ce secteur.

Le président a appelé à accélérer la mise en place des mécanismes prévus par ce cadre légal, notamment la création d’un fichier national de l’économie sociale et solidaire. L’objectif est de mieux structurer ce secteur qui regroupe coopératives, mutuelles et initiatives communautaires.

Le chef de l’État a également plaidé pour une mobilisation élargie autour d’un modèle de développement endogène reposant sur la participation conjointe des acteurs publics, du secteur privé, des institutions de microfinance, ainsi que des organisations de femmes et de jeunes.

Dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, il a souligné l’importance du Registre National Unique, outil central permettant d’identifier les ménages vulnérables et d’améliorer l’efficacité des programmes sociaux. Il a également demandé une meilleure articulation entre les dispositifs de protection sociale et les initiatives relevant de l’économie solidaire.

Le président a enfin annoncé la tenue, d’ici fin octobre 2026, de la première session du Conseil national de l’économie sociale et solidaire.

Les infrastructures routières érigées en priorité nationale

Les infrastructures de transport ont également occupé une place importante dans les orientations présidentielles. Le chef de l’État a rappelé que la construction, la réhabilitation et l’entretien des routes, autoroutes et pistes de production constituent des attentes fortes pour les populations comme pour les acteurs économiques.

Dans ce contexte, il a demandé une accélération de l’exécution des projets routiers prioritaires et la mise en œuvre d’un nouveau schéma routier national optimisé, en cohérence avec la dynamique d’urbanisation et le développement des pôles économiques du pays.

Diplomatie : Dakar s’apprête à accueillir deux grands rendez-vous internationaux

Sur le plan diplomatique, le président de la République a réaffirmé l’attachement du Sénégal aux principes de paix, de multilatéralisme et d’intégration africaine.

Il a annoncé la tenue, les 18 et 19 avril 2026 à Dakar, de la Conférence des ambassadeurs, consuls généraux et consuls du Sénégal. Cette rencontre vise à renforcer la cohérence et l’efficacité de la politique étrangère du pays.

Dans la continuité de ces initiatives, la capitale sénégalaise accueillera également les 20 et 21 avril la 10ᵉ édition du Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, un rendez-vous majeur réunissant responsables politiques, experts et acteurs civils et militaires autour des enjeux de stabilité et de sécurité sur le continent.

Selon les autorités, ces deux événements contribueront à consolider le rôle diplomatique du Sénégal et à renforcer son positionnement comme acteur clé dans la promotion du dialogue et de la coopération en Afrique.