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Ousmane Sonko en visite en Arabie saoudite après le Sommet de l’Union africaine.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, est arrivé dimanche en début de soirée en Arabie saoudite, en provenance d’Addis-Abeba, où il avait pris part au 39ᵉ sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine.

Cette visite intervient au terme d’une séquence diplomatique dense marquée par la participation du chef du gouvernement sénégalais aux travaux du sommet continental, consacrés notamment aux enjeux de paix, de gouvernance, d’intégration régionale et de développement durable dans le cadre de l’Agenda 2063.

Accueil officiel à Djeddah

À son arrivée à l’aéroport international Roi Abdulaziz de Djeddah, Ousmane Sonko a été accueilli par le prince Saud bin Jalawi, préfet de Djeddah, ainsi que par plusieurs responsables saoudiens.

Cet accueil protocolaire souligne l’importance accordée par les autorités du Royaume à cette visite, dans un contexte de consolidation des relations entre Dakar et Riyad.

Renforcement du partenariat entre Dakar et Riyad

Au cours du sommet d’Addis-Abeba, le Premier ministre représentait le président Bassirou Diomaye Faye, participant aux discussions stratégiques sur les priorités continentales.

L’étape saoudienne s’inscrit désormais dans une dynamique bilatérale plus large. Les relations entre le Sénégal et l’Arabie saoudite reposent sur des liens historiques et religieux solides, auxquels s’ajoutent des coopérations croissantes dans les domaines économique, énergétique et financier.

La visite du chef du gouvernement sénégalais devrait ainsi permettre d’explorer de nouvelles opportunités d’investissements, de renforcer les échanges commerciaux et de consolider les partenariats stratégiques, dans un contexte international marqué par une reconfiguration des alliances et une compétition accrue pour les financements et les projets d’infrastructure en Afrique.

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Ousmane Sonko en mission diplomatique au Sommet de l’Union africaine.

Représentant le président Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a pris part, les 14 et 15 février 2026 à Addis-Abeba, à la 39ᵉ session ordinaire de l’Union africaine.

Placée sous le thème « Assurer la disponibilité de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », cette rencontre a réuni les principaux dirigeants africains autour des enjeux liés au développement durable, à la gouvernance des ressources et à l’intégration continentale.

Des échanges bilatéraux au plus haut niveau

En marge des travaux officiels, le chef du gouvernement sénégalais a mené une intense activité diplomatique. Il s’est notamment entretenu avec le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, afin d’évoquer les perspectives de coopération bilatérale et les dossiers d’intérêt commun.

Ousmane Sonko a également rencontré plusieurs personnalités de premier plan, parmi lesquelles la présidente du Conseil des ministres italien, Giorgia Meloni, et le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

Ces échanges ont porté sur les priorités de développement du Sénégal, les enjeux de stabilité régionale et les dynamiques de coopération multilatérale dans un contexte international marqué par des tensions économiques et sécuritaires persistantes.

Dialogue avec les dirigeants africains et partenaires internationaux

Le Premier ministre s’est aussi entretenu avec le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, le président du Conseil présidentiel libyen, Mohammed Younes El-Menfi, ainsi qu’avec l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki, aujourd’hui à la tête de sa fondation.

Parmi les autres interlocuteurs figurent le vice-président gambien Muhammad B. S. Jallow, le président angolais João Lourenço, ainsi que le ministre mauritanien des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Merzoug.

Sur le plan institutionnel et technique, Ousmane Sonko a échangé avec la vice-secrétaire générale de l’ONU, Amina J. Mohammed, le président de la Banque africaine de développement, Sidi Ould Tah, ainsi qu’avec l’économiste Jeffrey Sachs, président du Réseau des solutions pour le développement durable des Nations unies.

Coopération, développement durable et défis régionaux

Selon la Primature, l’ensemble de ces rencontres a porté sur le renforcement de la coopération bilatérale et multilatérale, la mobilisation de financements pour le développement durable et la coordination des réponses aux défis régionaux, notamment en matière de sécurité, de résilience climatique et de croissance inclusive.

À travers cette séquence diplomatique dense, le Sénégal a cherché à consolider ses partenariats stratégiques et à affirmer son rôle dans les débats continentaux, à un moment où l’Agenda 2063 de l’Union africaine appelle à une accélération des réformes structurelles et à une meilleure coordination entre États et institutions internationales.

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Sénégal : la CSS rassure sur l’approvisionnement en sucre à l’approche du Ramadan et du Carême.

À quelques semaines du Ramadan et du Carême chrétien, périodes marquées par une hausse sensible de la consommation, la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) se veut rassurante. Son directeur général, Guillaume Ranson, a annoncé la disponibilité immédiate de 74 000 tonnes de sucre, jugées suffisantes pour alimenter le marché national dans les prochains mois.

Dans le détail, 58 000 tonnes sont actuellement stockées à Richard-Toll, principal site de production de l’entreprise, et 16 000 tonnes à Dakar, principal hub de distribution. À ces volumes s’ajouteront 75 000 tonnes supplémentaires d’ici la fin de la campagne sucrière, prévue en mai. « Cette capacité suffit largement pour approvisionner le marché national », a assuré le dirigeant.

Une production en cours et des objectifs ambitieux

Ces déclarations ont été faites à l’issue d’une journée portes ouvertes organisée à l’intention des commerçants partenaires de la CSS. La rencontre, qui s’est tenue en présence du préfet de Dagana, Ibrahima Ismaïl Ndiaye, et du directeur du Commerce intérieur, Ahmadou Bamba Ndaw, visait à renforcer la transparence autour des niveaux de stocks et du processus de production.

La campagne sucrière en cours, entamée en novembre, se poursuivra jusqu’à fin mai. Elle s’inscrit dans le cadre du plan de développement « KT220 », à travers lequel la CSS ambitionne de porter sa production annuelle à 220 000 tonnes, soit l’équivalent de la consommation nationale des ménages sénégalais. Un objectif stratégique dans un contexte où la sécurité alimentaire et la maîtrise des prix des produits de base demeurent des enjeux majeurs pour les autorités.

L’État appelle à une distribution plus flexible

De son côté, le directeur du Commerce intérieur a salué une initiative « transparente » et « pédagogique », estimant que les volumes observés à Richard-Toll et à Dakar sont suffisants pour couvrir les besoins du marché.

S’il a écarté toute inquiétude sur la disponibilité du sucre durant le Ramadan, Ahmadou Bamba Ndaw a toutefois insisté sur un point clé : la distribution. « Le défi réside dans la flexibilité afin d’assurer la disponibilité du sucre sur l’ensemble du territoire, en quantité suffisante, en qualité et à des prix abordables », a-t-il souligné.

Les autorités appellent ainsi à une collaboration renforcée entre l’État, la CSS et les distributeurs pour garantir un approvisionnement régulier et éviter toute tension sur les prix durant ces périodes de forte demande.

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Université du Sénégal oriental : Bassirou Diomaye Faye souligne l’importance du lien entre formation et développement régional.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a salué jeudi l’initiative visant à articuler les formations dispensées par l’Université du Sénégal oriental (USO) avec le potentiel minier et géologique du sud-est du pays. Il a insisté sur l’importance de combiner théorie et pratique, notamment à travers les incubateurs prévus dans la phase d’extension de l’université.

Arrivé à Tambacounda peu avant 10 heures pour une tournée économique de deux jours, le chef de l’État a visité le chantier de l’USO en compagnie du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom, du ministre des Infrastructures, Déthié Fall, ainsi que des autorités administratives et locales de la région.

Une université au service du développement régional

Pour le président Faye, l’Université du Sénégal oriental représente une infrastructure stratégique appelée à renforcer le maillage éducatif du pays tout en soutenant la valorisation des ressources locales. « L’État accompagnera sur tous les plans pour que l’entreprise soit dans les conditions optimales de respecter la date convenue » pour la livraison, a-t-il précisé, en évoquant la mobilisation et l’accueil chaleureux des populations et des autorités locales.

Le président a également salué l’engagement de l’entreprise Royal BTP, chargée de la construction, et des ouvriers œuvrant sur le site. Il les a encouragés à maintenir, voire accélérer, le rythme des travaux afin de respecter la date de livraison fixée à octobre 2026.

« Je suis heureux de constater que l’entreprise déploie tous les moyens nécessaires. Il faut les féliciter et les encourager. C’est sur cette dynamique qu’il faudra continuer pour maintenir le rythme, et, au besoin, accélérer la cadence », a-t-il conclu, réaffirmant l’importance de ce projet pour le développement économique et éducatif de la région.

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Logistique régionale sous tension : plus de 4 000 conteneurs vides bloqués au Mali.

La chaîne logistique entre le Mali et le Sénégal connaît une nouvelle perturbation majeure. Selon un communiqué diffusé mardi 3 février par le Conseil malien des chargeurs (CMC), structure rattachée au ministère malien des Transports, plus de 4 000 conteneurs vides sont actuellement immobilisés sur le territoire malien, en attente de leur réacheminement vers le port de Dakar.

Cette situation marque un renversement de la crise logistique observée ces derniers mois. En novembre dernier, ce sont en effet des conteneurs pleins bloqués au Sénégal, destinés au Mali, qui avaient provoqué des tensions entre Bamako et Dakar. Le dysfonctionnement touche désormais l’autre extrémité de la chaîne, illustrant la fragilité persistante des échanges commerciaux entre les deux pays.

L’insécurité au cœur du blocage

Selon le Conseil malien des chargeurs, ce blocage est principalement lié au contexte sécuritaire dégradé sur certains axes routiers stratégiques, régulièrement ciblés par des attaques jihadistes. Les transporteurs et les opérateurs logistiques hésitent à engager des convois de retour, notamment sur les corridors les plus exposés, ce qui ralentit considérablement la rotation des conteneurs.

À ces contraintes sécuritaires s’ajoutent d’autres facteurs, notamment les lourdeurs administratives, la disponibilité limitée des transporteurs et la coordination insuffisante entre les différents acteurs de la chaîne logistique régionale.

Des conséquences économiques redoutées

Le maintien de milliers de conteneurs vides hors du circuit normal de rotation pourrait avoir des répercussions économiques significatives. Pour les opérateurs maliens, cette situation risque d’entraîner une pénurie de conteneurs disponibles pour les importations, une hausse des coûts logistiques et des retards supplémentaires dans l’acheminement des marchandises.

Du côté sénégalais, le port de Dakar, principal débouché maritime du Mali, pourrait également être affecté par un déséquilibre prolongé des flux, au moment où la plateforme portuaire cherche à consolider sa position de hub logistique régional.

Face à cette nouvelle alerte, les acteurs du transport et les autorités concernées sont appelés à renforcer la concertation et à trouver des solutions durables, afin de sécuriser les corridors commerciaux et de préserver la fluidité des échanges entre les deux pays.

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Starlink au Sénégal : un levier clé du New Deal Technologique pour l’accès universel au numérique.

Le déploiement de Starlink au Sénégal s’inscrit pleinement dans la mise en œuvre du New Deal Technologique, pilier central de la stratégie nationale de transformation numérique. Selon le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique (MCTN), cette décision répond à une ambition clairement affichée par les autorités : démocratiser l’accès au haut et au très haut débit sur l’ensemble du territoire national, avec une attention particulière portée aux zones rurales, enclavées et frontalières, où le déploiement des réseaux terrestres demeure limité par des contraintes économiques et techniques.

Dans cette perspective, l’État sénégalais poursuit le renforcement du maillage national en infrastructures numériques à très haut débit, en s’appuyant sur des solutions innovantes et complémentaires aux réseaux existants. « C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’autorisation accordée à Starlink en tant que fournisseur d’accès à Internet au Sénégal », précise le MCTN, tout en soulignant que cette ouverture s’effectue dans un cadre strictement régulé. Le ministère rappelle en effet que tout opérateur satellitaire est soumis aux règles de régulation en vigueur, au même titre que les autres acteurs du secteur.

5 000 kits Starlink pour connecter un million de Sénégalais

L’arrivée de Starlink marque une avancée significative vers l’objectif d’un accès universel à Internet. Dans ce cadre, le Gouvernement du Sénégal a négocié l’acquisition de 5 000 kits Starlink à un tarif préférentiel, avec pour ambition de connecter gratuitement un million de Sénégalais au cours du premier semestre 2026, selon les estimations du MCTN.

Les bénéficiaires prioritaires de ce programme sont clairement identifiés. Il s’agit notamment des zones dites « blanches », à travers la mise en place de dispositifs de wifi communautaire, des secteurs de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle, des collectivités territoriales, des zones frontalières, ainsi que des programmes de développement spécifiques, dont le Plan Diomaye pour la Casamance.

Une technologie satellitaire pour résorber durablement les zones blanches

Grâce à sa constellation de satellites en orbite basse, Starlink propose une solution de connectivité satellitaire de pointe, capable de couvrir des territoires jusque-là privés d’un accès fiable à Internet. Cette technologie est appelée à jouer un rôle déterminant dans l’éradication progressive des zones blanches, en renforçant ou en prolongeant la couverture des réseaux terrestres existants.

Au-delà de la seule connectivité, les autorités anticipent un impact structurant à plusieurs niveaux. Cette initiative devrait permettre une extension rapide et immédiate de l’accès à Internet sur l’ensemble du territoire national, contribuer fortement à l’inclusion numérique et à la dynamisation de l’économie, tout en consolidant le positionnement du Sénégal comme un acteur de référence de la transformation numérique en Afrique.

Par ailleurs, la mise en œuvre de cette stratégie offre aux différents secteurs d’activités l’opportunité de réduire significativement leurs coûts de connectivité, tout en bénéficiant d’un accès à une connexion très haut débit, fiable et performante. Un facteur clé pour stimuler l’innovation, améliorer les services et renforcer la compétitivité de l’économie sénégalaise.

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Le Sénégal rejoint le réseau Starlink et renforce sa stratégie de connectivité nationale.

Le service d’accès à Internet par satellite Starlink est désormais opérationnel au Sénégal. L’annonce a été faite ce mercredi matin par Elon Musk sur le réseau social X, tandis que le site officiel de Starlink confirme l’entrée du pays dans la liste des territoires couverts, identifiés en bleu, signalant une disponibilité effective du service.

Développé par SpaceX, Starlink propose une connexion Internet à haut débit et à faible latence via une constellation de satellites en orbite basse. Le service affiche un taux de disponibilité moyen supérieur à 99,9 %, avec une couverture mondiale conçue pour garantir une connectivité stable, y compris dans les zones difficilement accessibles par les infrastructures terrestres classiques.

Une technologie clé pour la couverture des zones reculées

L’arrivée de Starlink au Sénégal s’inscrit dans une dynamique anticipée par les autorités nationales. En décembre dernier, devant l’Assemblée nationale, le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, avait confirmé le déploiement à venir de la connexion satellitaire. Il avait alors souligné que cette solution faisait partie d’un mix technologique destiné à compléter la fibre optique et les réseaux mobiles.

Selon le ministre, cette stratégie vise à assurer une couverture intégrale du territoire national d’ici fin 2026, en incluant les zones rurales et enclavées, souvent mal desservies par les réseaux traditionnels.

Un levier pour l’inclusion numérique

Au-delà de l’aspect technologique, l’État sénégalais ambitionne de faire de la connectivité un outil d’inclusion sociale et territoriale. Le gouvernement s’est fixé pour objectif de connecter gratuitement un million de Sénégalais, en ciblant prioritairement les zones frontalières, les postes de santé, les établissements scolaires nécessitant un accompagnement spécifique ainsi que les bâtiments administratifs isolés.

L’activation de Starlink au Sénégal marque ainsi une étape importante dans la transformation numérique du pays, en offrant une alternative crédible pour réduire la fracture numérique et soutenir les politiques publiques en matière d’éducation, de santé et de services administratifs.

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Industrialisation : le Sénégal engage un changement d’échelle avec un ambitieux projet de loi.

L’État prévoit la création d’au moins 45 zones industrielles à l’échelle nationale

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, a présidé, lundi 2 février, à Diamniadio, les travaux consacrés au projet de loi sur la promotion de l’industrialisation. À cette occasion, il a réaffirmé la volonté du gouvernement d’accélérer la mise en œuvre de sa stratégie industrielle, présentée comme un pilier central du développement économique et du renforcement du patriotisme économique.

À travers le déploiement des agropoles et les programmes portés par l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (APROSI), l’État ambitionne de créer au moins 45 zones industrielles sur l’ensemble du territoire national. Pour soutenir cette dynamique, le budget alloué au secteur industriel a été porté à 350 milliards de FCFA, traduisant un changement de dimension par rapport aux dotations précédentes.

Trente zones agro-industrielles et une meilleure couverture territoriale

« Avec les agropoles, nous allons déjà créer 30 zones agro-industrielles sur l’ensemble du territoire », a annoncé le ministre. Cette orientation vise à renforcer la transformation locale des produits agricoles, à réduire la dépendance aux importations et à favoriser la création de valeur ajoutée dans les zones rurales.

Selon Serigne Guèye Diop, les appels d’offres ont d’ores et déjà été lancés, témoignant de la volonté des autorités de passer rapidement de la planification à l’exécution. L’un des objectifs majeurs de cette politique est d’assurer une meilleure répartition territoriale des infrastructures productives. « Chaque département du Sénégal aura sa propre zone industrielle », a-t-il assuré.

À ces projets s’ajoutent les initiatives de l’APROSI, qui prévoit la création de dix zones industrielles supplémentaires, notamment dans les filières du phosphate et de l’agroalimentaire, avec des implantations prévues à Touba, Matam et dans d’autres régions du pays. « Au total, nous aurons au moins 45 sites industriels », a précisé le ministre.

Combler le déficit d’infrastructures industrielles

Le ministre a rappelé que le Sénégal ne compte actuellement que trois zones économiques spéciales, situées à Diass, Diamniadio et Saint-Gérard, soulignant ainsi l’ampleur du retard à combler. Le projet de loi en discussion vise donc à poser un cadre juridique et institutionnel adapté à cette montée en puissance de l’industrie.

Selon lui, cette initiative traduit « la volonté des autorités de faire de l’industrialisation un levier central du développement économique et social », capable de stimuler l’emploi, de renforcer la compétitivité des entreprises nationales et de soutenir la croissance à long terme.

Le patriotisme économique au cœur de la stratégie

Un autre axe structurant de la politique industrielle défendue par le gouvernement repose sur le patriotisme économique. Le ministre a reconnu le caractère extraverti de l’économie sénégalaise, indiquant que « entre 46 et 50 % de l’économie est entre les mains d’acteurs étrangers ». Il a toutefois tenu à préciser que cette orientation ne constitue pas un rejet de l’investissement international.

« On n’a rien contre les étrangers. On veut simplement qu’il y ait un patriotisme économique », a-t-il déclaré, plaidant pour des partenariats plus équilibrés entre investisseurs étrangers, acteurs nationaux et État. « Cela signifie que ceux qui viennent investir au Sénégal puissent s’associer avec des Sénégalais, avec l’État, afin que le pays en tire un bénéfice durable », a-t-il ajouté.

Financement, protection et coordination des politiques publiques

Parmi les défis structurels identifiés figurent en priorité le manque de sites industriels dédiés et la question du financement. « L’un des gros problèmes au Sénégal, c’est l’absence de sites spécifiquement aménagés pour les activités industrielles », a déploré le ministre. Il a également insisté sur le coût élevé des investissements industriels, estimant qu’ils ne peuvent reposer uniquement sur le secteur privé.

« Pour l’industrie, ça coûte cher. On ne peut pas tout laisser au privé. Il faut financer, subventionner et accompagner », a-t-il affirmé, évoquant la nécessité d’un engagement fort de l’État.

Serigne Guèye Diop a enfin souligné l’importance de la protection des industries et de l’agriculture naissantes, afin de leur permettre de gagner en compétitivité. « Il est hors de question de laisser nos petites industries et notre agriculture naissantes sans protection », a-t-il déclaré, justifiant ainsi la convergence des politiques industrielle et commerciale au sein d’un même département ministériel.

Poser les bases d’une industrie compétitive

À travers ce projet de loi, les autorités entendent structurer un cadre favorable à l’émergence d’une industrie nationale plus forte, mieux répartie sur le territoire et capable de jouer un rôle moteur dans la transformation de l’économie sénégalaise. « Avec ce texte, le Sénégal pose les bases d’une industrie compétitive, créatrice de valeur et au service du développement national », a conclu le ministre.

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Pollution plastique : le navire Plastic Odyssey fait escale à Dakar pour renforcer les solutions locales.

Après plusieurs étapes en Méditerranée et en Afrique du Nord, notamment au Liban, en Égypte, en Tunisie et au Maroc, le navire-laboratoire Plastic Odyssey a accosté à Dakar le 26 janvier. Cette escale sénégalaise, particulièrement symbolique, marque l’un des temps forts de l’expédition mondiale entamée il y a trois ans pour lutter concrètement contre la pollution plastique. Une conférence de lancement s’est tenue à l’Institut français de Dakar, en présence d’acteurs institutionnels, diplomatiques et de la société civile.

Dakar, cœur stratégique de l’aventure Plastic Odyssey

Si Dakar figure parmi les étapes majeures de cette tournée internationale, c’est parce que la capitale sénégalaise occupe une place centrale dans l’histoire du projet. C’est en effet à Dakar qu’a été implantée Plastic Odyssey Factories, la filiale opérationnelle du programme. À partir de cette base, des unités locales de recyclage sont conçues, adaptées aux réalités des territoires et déployées dans plusieurs pays, faisant du Sénégal un hub régional de l’innovation environnementale.

Cette escale vise ainsi à partager les enseignements accumulés au fil du tour du monde, à renforcer les partenariats locaux et à amplifier les actions de terrain au profit de la jeunesse, des entrepreneurs et des organisations de la société civile.

Trois semaines de sensibilisation, de formation et d’actions concrètes

Du 26 janvier au 16 février, Plastic Odyssey déploiera à Dakar un programme dense mêlant ateliers de sensibilisation, formations techniques, tables rondes avec des experts, rencontres avec des élèves et échanges avec l’écosystème sénégalais engagé dans la lutte contre la pollution plastique. À bord du navire, des machines de recyclage « low-tech » seront également construites et présentées, illustrant des solutions accessibles, reproductibles et adaptées aux contextes locaux.

Malgré les efforts consentis par l’État sénégalais, notamment à travers la loi n°2020-04 du 8 janvier 2020 relative à la prévention et à la réduction de l’incidence des plastiques sur l’environnement, la pollution plastique demeure une problématique majeure. « Le Sénégal produit plus de 250 000 tonnes de déchets plastiques par an, dont à peine 30 000 tonnes sont recyclées, soit environ 10 % », a rappelé Ibrahima Diagne, conseiller technique en hydraulique, assainissement et environnement auprès du Premier ministre.

De la gestion des déchets à l’économie circulaire

Selon M. Diagne, la loi repose sur deux piliers : l’interdiction de certains plastiques et la promotion de l’économie circulaire. « Mais il reste encore beaucoup à faire pour garantir une véritable économie circulaire et réduire durablement les déchets plastiques », a-t-il reconnu, saluant la contribution de Plastic Odyssey et de sa filiale Plastic Odyssey Factories. Il a également souligné la volonté des autorités, sous l’impulsion du président Bassirou Diomaye Faye, de changer de paradigme en passant « de la gestion des déchets à l’économie des déchets », dans la perspective d’un Sénégal zéro déchet.

Des micro-usines de recyclage au service des territoires

Pour la France, partenaire clé du projet, cette escale consacre le Sénégal comme un acteur majeur de la lutte contre la pollution plastique. « Sensibiliser ne suffit plus. Il faut agir, structurer, former et créer des solutions pérennes. C’est exactement ce que propose Plastic Odyssey », a déclaré Christine Fages, ambassadrice de France au Sénégal.

Elle a rappelé que le projet Sunu Plastic, soutenu par l’ambassade de France à hauteur d’environ 656 millions de FCFA, a permis le déploiement de micro-usines de recyclage low-tech exploitées par des entrepreneurs sénégalais. Installées dans des conteneurs, ces unités transforment les déchets plastiques en produits utiles tels que pavés, tuiles, poubelles ou tuyaux, répondant aux besoins des collectivités locales. Quatre micro-usines sont déjà opérationnelles à Saint-Louis, Kédougou, Kidira et Gandon, avec d’autres en perspective.

Une prise de conscience née à Dakar

Pour Simon Bernard, cofondateur de Plastic Odyssey, le projet trouve ses racines à Dakar. « Tout est parti d’ici, en 2016, lorsque j’ai découvert, depuis mon bateau, des montagnes de déchets plastiques sur une plage autrefois parmi les plus belles du pays », a-t-il confié. Une image fondatrice qui a donné naissance à une initiative aujourd’hui internationale, mais dont le Sénégal demeure l’un des piliers stratégiques.

Avec cette escale, Dakar s’affirme plus que jamais comme un laboratoire d’innovations environnementales et un acteur clé dans la construction de solutions durables face à un défi mondial.

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Incidents lors de la finale de la CAN 2025 : la CAF prononce de lourdes sanctions disciplinaires et financières

La Confédération africaine de football (CAF) a rendu publiques les décisions disciplinaires consécutives aux incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, opposant le Sénégal au Maroc. Ces sanctions concernent aussi bien des acteurs sportifs que les fédérations nationales impliquées, traduisant la volonté de l’instance continentale de préserver l’ordre, le fair-play et l’intégrité des compétitions africaines.

Sanctions infligées au Sénégal

La Commission disciplinaire de la CAF a décidé de sanctionner plusieurs membres de l’encadrement et de l’équipe nationale sénégalaise :

  • Pape Bouna Thiaw, sélectionneur national du Sénégal, écope d’une suspension de cinq (5) matchs officiels, pour comportement antisportif et violation des principes de fair-play.

  • Les joueurs Ismaïla Sarr et Iliman Ndiaye sont chacun suspendus pour deux (2) matchs, en raison de leur attitude jugée inappropriée envers l’arbitre à l’issue de la rencontre.

Sur le plan financier, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a été condamnée à une amende globale de 615 000 dollars américains, soit plus de 400 millions de francs CFA.

Cette sanction financière se décompose comme suit :

  • 300 000 dollars pour le comportement des supporters sénégalais,

  • 300 000 dollars pour la conduite antisportive des joueurs et du staff,

  • 15 000 dollars pour le cumul de cartons jaunes enregistrés durant la finale.

Décisions concernant le Maroc

La CAF a également sanctionné plusieurs acteurs marocains :

  • Le joueur Achraf Hakimi a écopé de deux (2) matchs de suspension, dont un avec sursis, pour comportement antisportif.

  • Ismaël Saibari a été suspendu pour trois (3) matchs, assortis d’une amende individuelle de 100 000 dollars.

  • La Fédération royale marocaine de football (FRMF) a été condamnée à une amende de 315 000 dollars, notamment pour des incidents liés au comportement des ramasseurs de balles, à l’envahissement de la zone VAR et à l’usage de lasers par certains supporters.

Validation du résultat sportif

Malgré les tensions observées et les contestations formulées, la CAF a rejeté la réclamation introduite par le Maroc. Le résultat sportif de la finale est donc maintenu, et le Sénégal conserve officiellement son titre de champion d’Afrique 2025.

Un signal fort de la CAF

À travers ces décisions, la CAF entend adresser un message clair à l’ensemble des acteurs du football africain : la passion du jeu ne saurait justifier des comportements contraires à l’éthique sportive. L’instance continentale réaffirme ainsi son engagement en faveur du respect des règles, de l’autorité arbitrale et des valeurs fondamentales du sport.