Tensions entre Brahim Diaz et Idrissa Gueye lors de la finale de la CAN Senegal Maroc 18 janvier 2026 2218935 360x320

Finale de la CAN 2025 : la FSF, Pape Thiaw et deux Lions auditionnés par la CAF.

La procédure disciplinaire engagée à la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des nations Maroc 2025 a franchi une nouvelle étape. Réuni ce mardi 27 janvier, le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF) a auditionné la Fédération sénégalaise de football (FSF), le sélectionneur national Pape Thiaw, ainsi que les internationaux sénégalais Ismaïla Sarr et Iliman Ndiaye.

Une comparution liée aux rapports de match et aux réserves marocaines

Dans un communiqué officiel, la FSF a confirmé sa comparution devant l’instance disciplinaire de la CAF. La fédération sénégalaise était représentée par son secrétaire général, Abdoulaye Seydou Sow, assisté de Maître Seydou Diagne, juriste de l’institution.

Selon la FSF, cette audition fait suite aux rapports établis par les officiels de la rencontre, ainsi qu’aux réserves formulées par la Fédération royale marocaine de football (FRMF) à l’issue de la finale disputée entre le Sénégal et le Maroc. Ces documents ont servi de base à l’ouverture de la procédure disciplinaire par la CAF.

Pape Thiaw, Ndiaye et Sarr entendus à titre individuel

Le sélectionneur national, Pape Thiaw, ainsi que les joueurs Iliman Ndiaye et Ismaïla Sarr ont également été entendus par la commission. D’après la Fédération sénégalaise de football, les intéressés ont présenté leurs moyens de défense et apporté leurs explications sur les faits qui leur sont reprochés dans les rapports soumis à la CAF.

Aucun détail n’a toutefois été communiqué sur la nature précise des griefs examinés, l’instance disciplinaire étant tenue par les règles de confidentialité qui encadrent ce type de procédure.

Verdict attendu sous 48 heures

À l’issue des auditions, la commission de discipline de la CAF, par la voix de la présidente du jury, a décidé de mettre l’affaire en délibéré. La décision finale est attendue dans un délai de 48 heures.

Ce verdict est particulièrement scruté par les autorités du football sénégalais, alors que les conséquences disciplinaires pourraient concerner aussi bien des sanctions individuelles que d’éventuelles mesures à l’encontre de la Fédération. En attendant, la FSF affirme rester confiante quant à l’issue de la procédure et réitère son attachement au respect des règles et des valeurs du football africain.

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Coopération Sénégal–Maroc : Ousmane Sonko inaugure le Forum économique de Casablanca.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, poursuit sa visite officielle au Maroc avec l’inauguration, à Casablanca, du Forum économique Maroc–Sénégal. Cette rencontre de haut niveau rassemble responsables publics, opérateurs économiques et investisseurs des deux pays, avec pour objectif de donner une nouvelle impulsion au partenariat stratégique sénégalo-marocain.

Organisé en marge de la quinzième session de la Haute Commission mixte, le Forum se veut un cadre privilégié d’échanges concrets entre acteurs économiques, afin de traduire les orientations politiques en projets structurants et créateurs de valeur. Il intervient dans un contexte de relations bilatérales anciennes, fondées sur une coopération dense et multisectorielle.

Dix-sept accords pour renforcer un partenariat multidimensionnel

À l’issue des travaux de la Haute Commission mixte, pas moins de 17 accords et protocoles d’accord ont été signés entre le Sénégal et le Maroc. Ces textes couvrent des domaines clés tels que la coopération économique et commerciale, les infrastructures, la sécurité routière, la formation professionnelle, ainsi que l’assistance technique et institutionnelle.

Ces nouveaux engagements viennent enrichir un corpus juridique déjà conséquent. Selon les autorités des deux pays, le cadre global de la coopération sénégalo-marocaine pourrait à terme dépasser 170 accords et conventions. Plusieurs d’entre eux devront toutefois être révisés ou actualisés afin de mieux répondre aux réalités économiques actuelles, aux enjeux de compétitivité et aux objectifs de transformation structurelle des économies.

Faire émerger des champions régionaux

Prenant la parole à Casablanca, le Premier ministre Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de dépasser le cadre institutionnel pour favoriser des partenariats économiques concrets. Il a notamment plaidé pour l’émergence de champions régionaux, capables de porter l’ambition économique du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest sur les marchés sous-régionaux et internationaux.

Dans cette perspective, le chef du gouvernement sénégalais a appelé à un accompagnement accru des grandes entreprises sénégalaises, en partenariat avec leurs homologues marocaines, reconnues pour leur expérience d’expansion en Afrique. Il a souligné que le Maroc constitue un partenaire stratégique de premier plan pour le Sénégal, tant en matière d’investissements que de transfert d’expertise.

Une ambition commune au service du développement

Au-delà des accords signés, le Forum économique Maroc–Sénégal illustre la volonté partagée des deux pays de bâtir un partenariat durable, pragmatique et orienté vers les résultats. Les autorités sénégalaises et marocaines entendent ainsi renforcer les échanges commerciaux, stimuler les investissements croisés et promouvoir une coopération gagnant-gagnant, au service de la croissance, de l’emploi et du bien-être des populations.

Cette étape casablancaise marque un temps fort de la visite d’Ousmane Sonko au Maroc, confirmant la place centrale qu’occupent les relations sénégalo-marocaines dans la stratégie diplomatique et économique des deux États.

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Sénégal : Pape Thiaw brise le silence après une fin de tournoi sous tension.

Le sélectionneur national des Lions du Sénégal est sorti de sa réserve mercredi soir à travers un message empreint d’émotion, publié sur sa page Facebook, au lendemain d’un tournoi qu’il qualifie d’« exceptionnel » sur le plan sportif, mais dont l’issue a été, selon ses mots, « dramatique ».

Dans cette prise de parole très attendue, le technicien sénégalais a tenu à réaffirmer avec force son attachement profond au Sénégal. « Mon cœur, mon âme et mon esprit sont ancrés dans ce pays qui m’a tout donné », écrit-il, rappelant que son engagement à la tête de la sélection nationale s’inscrit avant tout dans une logique de loyauté, de sacrifice et de fierté nationale.

Une réaction dictée par l’émotion et le souci de protéger ses joueurs

Revenant sur l’incident ayant provoqué une vague de réactions dans l’opinion publique et les milieux sportifs, le sélectionneur a tenu à lever toute ambiguïté. Il affirme n’avoir jamais eu l’intention de transgresser les règles du football ni de porter atteinte à l’éthique du jeu.

« J’ai simplement tenté de protéger mes joueurs face à ce que je considérais comme une injustice », explique-t-il, évoquant un contexte de forte tension émotionnelle et un sentiment de partialité qui, selon lui, a pesé sur le déroulement de la rencontre. Il reconnaît que sa réaction a pu être interprétée comme une entorse aux règles, mais insiste sur son caractère humain, inhérent à l’intensité du sport de haut niveau et à la responsabilité d’un sélectionneur envers son groupe.

Le choix de la responsabilité et de l’intérêt supérieur du Sénégal

Après échanges avec son staff et les joueurs, la décision a été prise de reprendre le match. Un choix mûrement réfléchi, guidé par un objectif clair : continuer la compétition avec l’ambition d’aller chercher le trophée pour le peuple sénégalais.

« Nous avons décidé de rester concentrés sur l’essentiel », souligne-t-il, mettant en avant l’état d’esprit collectif, la discipline et le sens des responsabilités qui ont prévalu malgré les circonstances difficiles.

À travers ce message, le sélectionneur national a voulu apaiser les tensions, rétablir sa vérité et rappeler que, au-delà des polémiques, son action reste dictée par l’amour du maillot, le respect du football et la volonté constante de défendre les intérêts du Sénégal sur la scène sportive internationale.

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Sacre continental : Dakar en communion totale avec les Lions du Sénégal.

 

Au lendemain de leur triomphe à la Coupe d’Afrique des nations 2025, les Lions du Sénégal ont été accueillis comme de véritables héros par une population en liesse. De Diamniadio au Palais de la République, la sélection nationale conduite par le sélectionneur Pape Thiaw a traversé une capitale totalement acquise à sa cause, offrant des images de communion nationale d’une rare intensité.

De Diamniadio au Palais : une marée humaine sur le parcours

La parade officielle a débuté en fin de matinée, lorsque les champions d’Afrique ont quitté leur hôtel de Diamniadio à bord d’un bus spécialement affrété, aux couleurs nationales et floqué de l’inscription « Champions d’Afrique ». Tout au long du trajet menant au Palais de la République, des milliers de Sénégalais, massés le long des axes, ont salué leurs héros par des chants, des youyous et des acclamations nourries.

Les portraits géants de Pape Thiaw, brandis par de nombreux supporters, témoignaient de la reconnaissance populaire envers l’architecte de ce sacre continental, salué pour son leadership et sa maîtrise tactique.

Dakar en ébullition : une capitale aux couleurs des Lions

Dans les rues de Dakar, la scène était saisissante. La capitale s’est transformée en un véritable océan humain, vibrant au rythme des chants et des slogans dédiés aux champions. Des familles entières, des jeunes, des anciens, tous unis par la même fierté nationale, ont accompagné la progression du bus des Lions dans une ambiance digne des plus grandes célébrations populaires.

Sadio Mané, l’icône acclamée

Parmi les joueurs, Sadio Mané a fait l’objet d’une attention toute particulière. À chaque apparition, son nom était scandé avec ferveur par la foule, en hommage à son rôle déterminant et à son statut de légende vivante du football sénégalais. Une reconnaissance populaire à la hauteur de son impact sportif et symbolique.

Une réception solennelle au Palais de la République

La parade s’est achevée au Palais de la République, où les Lions doivent être officiellement reçus et honorés par le chef de l’État. Cette cérémonie solennelle viendra consacrer un exploit sportif majeur et sceller, une fois de plus, le lien profond entre l’équipe nationale et le peuple sénégalais.

Par leur sacre continental et l’élan populaire qu’ils ont suscité, les Lions de la Téranga ont offert au Sénégal bien plus qu’un trophée : un moment d’unité nationale et de fierté collective appelé à marquer durablement l’histoire du pays.

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CAN 2025 : Samuel Eto’o salue le sacre du Sénégal et prend la défense de Pape Thiaw.

Dans un entretien accordé à France 24, Samuel Eto’o s’est exprimé sans détour sur la victoire du Sénégal face au Maroc en finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. L’ancien capitaine des Lions Indomptables a tenu à féliciter les Lions de la Téranga pour leur titre continental, tout en apportant un soutien appuyé à leur sélectionneur, Pape Thiaw, au cœur d’une vive controverse à l’issue de la rencontre.

La finale, disputée dans un climat particulièrement tendu, a été marquée par une décision arbitrale contestée : un penalty accordé au Maroc dans les dernières minutes du temps réglementaire. En réaction, Pape Thiaw avait demandé à ses joueurs de quitter provisoirement la pelouse, un geste qui a suscité de nombreuses réactions sur le continent.

Pour Samuel Eto’o, cette attitude ne mérite pas d’être stigmatisée. « Je ne vais pas accuser le sélectionneur sénégalais. Au contraire, il a eu le courage de défendre son équipe », a déclaré l’actuel président de la Fédération camerounaise de football. Selon lui, la pression extrême qui entoure une finale continentale rend certaines décisions difficiles à éviter, surtout lorsque l’émotion prend le dessus.

L’ancien attaquant du FC Barcelone et de l’Inter Milan a d’ailleurs fait le parallèle avec sa propre carrière internationale. « J’ai été sanctionné de quatre matchs parce que j’ai refusé de prendre une décision similaire. Les émotions, parfois, ne sont pas contrôlables », a-t-il confié. Revenant sur une rencontre tendue entre le Cameroun et le Maroc, il a expliqué qu’un compatriote lui avait alors suggéré de retirer son équipe du terrain. « Sur un coup de tête, j’aurais pu le faire. Il faut parfois prendre ces risques-là », a-t-il reconnu.

Au-delà de la polémique, Samuel Eto’o a tenu à recentrer le débat sur l’essentiel : le résultat sportif. « Au final, le Sénégal a gagné et c’est ce que je retiens », a-t-il insisté, saluant la résilience et la détermination d’une équipe sénégalaise qui confirme son statut de référence du football africain.

Enfin, l’ancien Ballon d’Or africain a appelé la Confédération africaine de football à assumer pleinement son rôle institutionnel. Il a plaidé pour l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’éclaircir les circonstances exactes de cette finale et d’éviter que de telles situations ne se reproduisent à l’avenir. Une démarche qu’il juge nécessaire pour préserver la crédibilité des compétitions africaines et renforcer la confiance des acteurs du jeu.

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CAN 2025 : sacre du Sénégal, arbitrage contesté et silence coupable de la CAF

Le Sénégal est champion d’Afrique. Un titre mérité, acquis au terme d’une compétition exigeante et d’une finale tendue. Mais la CAN 2025 restera aussi comme le tournoi où les questions sur l’équité de l’arbitrage ont atteint un point de non-retour. Car derrière la célébration sportive, un malaise institutionnel profond s’est imposé, mettant directement en cause la gouvernance de la Confédération africaine de football (CAF).

Une finale qui cristallise les doutes

La finale face au Maroc a agi comme un révélateur. Un penalty accordé au pays hôte dans les derniers instants, un but sénégalais refusé sans recours à la VAR quelques minutes auparavant, et une succession de décisions arbitrales jugées incohérentes. Individuellement, ces faits pourraient relever de l’erreur humaine. Collectivement, ils alimentent un sentiment persistant de déséquilibre.

La tension extrême observée sur le terrain s’est rapidement propagée en tribunes et sur les bancs de touche. Débordements, invectives, conférence de presse interrompue : le football africain a perdu le contrôle de son récit le soir de sa plus grande affiche.

L’épisode Samuel Eto’o : une alerte étouffée

Ce malaise n’est pourtant pas né en finale. Il avait été signalé bien plus tôt. Lors du match Maroc–Cameroun, Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football, avait publiquement interpellé la CAF sur la qualité et la neutralité de l’arbitrage. Une prise de parole forte, maladroite sur la forme peut-être, mais pertinente sur le fond.

La réponse de la CAF fut sans appel : une amende infligée à Samuel Eto’o, accompagnée d’une condamnation ferme de ses propos. Le problème, lui, n’a jamais été traité. En sanctionnant l’homme plutôt qu’en ouvrant un débat transparent, l’instance continentale a envoyé un message clair : contester l’arbitrage est plus grave que d’en interroger l’impartialité.

Des faits qui confirment les avertissements

Aujourd’hui, les événements de la finale donnent une résonance particulière à cette sanction. Les doutes exprimés par Samuel Eto’o ne relevaient pas d’une posture isolée ou d’un excès émotionnel. Ils annonçaient un malaise structurel que la CAN 2025 a mis en pleine lumière.

Le geste exceptionnel des joueurs sénégalais quittant la pelouse d’une finale de CAN dépasse la frustration d’un instant. Il traduit un sentiment profond d’injustice et un manque de confiance dans l’arbitrage, un signal d’alarme que la CAF ne peut plus ignorer.

Une responsabilité institutionnelle directe

La CAF ne peut se défausser.

C’est elle qui désigne les arbitres.

C’est elle qui encadre l’usage de la VAR.

C’est elle qui doit garantir que le pays organisateur ne soit jamais placé en situation de suspicion.

À l’ère de la transparence et de l’exposition mondiale, toute impression de favoritisme envers un pays hôte mine la crédibilité d’une compétition. Or, tout au long de cette CAN 2025, chaque match du Maroc a été accompagné de ce soupçon persistant d’un arbitrage jugé trop clément pour être totalement serein.

L’urgence d’un tournant

L’Afrique du football mérite mieux que des polémiques récurrentes et des sanctions symboliques. Elle mérite une gouvernance forte, des arbitres protégés mais évalués, et une VAR utilisée avec rigueur et cohérence.

La CAN peut continuer à produire des champions. Mais sans arbitrage crédible, indépendant et assumé, elle risque surtout de saper sa propre légitimité. En infligeant une amende à Samuel Eto’o sans traiter le fond de ses alertes, la CAF a manqué une occasion de réforme. Les événements de la finale montrent qu’elle ne peut plus se permettre ce silence.

Le sacre du Sénégal restera dans l’histoire. La CAN 2025, elle, restera comme un tournant. Reste à savoir si la CAF saura en tirer les leçons.

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CAN 2025 : Pape Thiaw présente ses excuses après la sortie controversée des Lions en finale

L’épisode a marqué la finale et suscité de vives réactions. À la suite de la sortie de ses joueurs de la pelouse lors de la finale de la CAN 2025, le sélectionneur national du Sénégal, Pape Thiaw, est monté au créneau pour apaiser les tensions. Dans une déclaration officielle, il a présenté ses excuses, assumant la responsabilité de cet acte tout en appelant à la retenue et au respect des valeurs du football.

Un geste sous haute tension

La finale de la CAN 2025 s’est déroulée dans un climat de forte pression émotionnelle. Contestations, frustration et sentiment d’injustice ont culminé avec la sortie des joueurs sénégalais de la pelouse, un acte rare à ce niveau de compétition. Rapidement, l’image a fait le tour des médias africains et internationaux, alimentant débats et critiques.

Conscient de la portée symbolique de ce geste, Pape Thiaw a tenu à clarifier la position du staff technique et de l’équipe nationale. Il a reconnu que, quelles que soient les circonstances, un tel comportement ne correspond ni à l’image du Sénégal ni aux standards du football de haut niveau.

Un mea culpa assumé

Dans son intervention, le sélectionneur a insisté sur le caractère émotionnel du moment, sans chercher à le justifier. Il a présenté ses excuses aux instances organisatrices, aux supporters, ainsi qu’au public africain, rappelant que le Sénégal se doit d’être un exemple, sur le terrain comme en dehors.

Cette prise de responsabilité tranche avec les réactions à chaud souvent observées après ce type d’incident. Elle traduit une volonté claire : préserver la crédibilité de l’équipe nationale et maintenir une posture digne, même dans la défaite ou la controverse.

Préserver l’image du Sénégal

Au-delà de l’incident, cette sortie rappelle les exigences qui accompagnent le statut du Sénégal sur la scène africaine. Champion en titre, nation respectée et redoutée, le Sénégal est désormais attendu non seulement sur ses performances sportives, mais aussi sur son comportement institutionnel.

Pape Thiaw a réaffirmé l’engagement du staff et des joueurs à tirer les leçons de cet épisode. L’objectif est clair : tourner la page, renforcer la discipline collective et continuer à construire une équipe compétitive, respectueuse des règles et des valeurs du sport.

Une page à refermer, un avenir à consolider

Si la finale de la CAN 2025 laissera un goût amer, la réaction rapide et mesurée du sélectionneur permet de limiter les dégâts et d’ouvrir une séquence de responsabilité. Le football sénégalais, riche de ses succès récents, sait aussi reconnaître ses écarts pour mieux avancer.

Dans le haut niveau, la grandeur d’une nation se mesure autant dans la victoire que dans la manière de gérer les moments difficiles. Sur ce terrain-là, le message de Pape Thiaw se veut clair : le Sénégal regarde déjà vers l’avenir, avec lucidité et humilité.

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CAN 2026 : le Sénégal sacré champion d’Afrique.

Le Sénégal est à nouveau au sommet du football africain. Les Lions de la Téranga ont remporté, ce soir, la Coupe d’Afrique des nations 2026, confirmant leur statut de puissance majeure du continent et inscrivant une nouvelle page dorée dans l’histoire du sport sénégalais.

Au terme d’un parcours maîtrisé et d’une finale disputée avec intensité, la sélection nationale a su faire la différence grâce à sa solidité collective, son expérience des grands rendez-vous et son sang-froid dans les moments décisifs. Face à un adversaire accrocheur, les Sénégalais ont fait preuve de maturité tactique et de détermination, illustrant la continuité d’un projet sportif bâti sur la rigueur, la discipline et l’ambition.

Une génération dorée au rendez-vous de l’histoire

Portée par ses cadres, l’équipe nationale a une nouvelle fois répondu présent. Le capitaine Kalidou Koulibaly a incarné l’autorité et le leadership, tandis que Sadio Mané, figure emblématique du football sénégalais, a confirmé son statut de joueur décisif et de symbole d’une génération exceptionnelle. Autour d’eux, un groupe soudé et discipliné a su élever son niveau de jeu au fil de la compétition.

Sous la direction du sélectionneur Pape Thiaw, les Lions ont affiché une identité claire : une défense solide, un milieu de terrain travailleur et une attaque capable de faire la différence à tout moment. Cette cohérence tactique a été l’un des principaux leviers du sacre continental.

Une victoire au-delà du football

Ce nouveau titre continental dépasse le simple cadre sportif. Il renforce la fierté nationale et consolide la place du Sénégal parmi les grandes nations africaines de football. Des rues de Dakar aux régions de l’intérieur du pays, en passant par la diaspora, la victoire a été célébrée avec ferveur, émotion et unité.

Déjà vainqueur de la CAN 2022, le Sénégal réalise ainsi un doublé historique et confirme la longévité de son succès au plus haut niveau. Ce sacre à la CAN 2026 consacre des années de travail, d’investissements et de structuration du football national.

Le Sénégal, référence continentale

Avec ce nouveau trophée, le Sénégal s’affirme comme une référence durable du football africain. Plus qu’une équipe victorieuse, les Lions incarnent désormais un modèle de stabilité, de performance et d’ambition.

Ce sacre continental n’est pas une fin en soi, mais une étape supplémentaire dans une histoire qui continue de s’écrire. Ce soir, le Sénégal est champion d’Afrique. Et la légende continue.

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Suspension des importations de pomme de terre et d’oignon : un tournant décisif pour l’agriculture sénégalaise

À compter du 16 janvier, le Sénégal suspend les importations de pomme de terre et d’oignon. Derrière cette décision administrative, en apparence technique, se cache en réalité un choix stratégique majeur : celui de faire primer la production nationale sur les facilités de l’importation, et de redonner du souffle à des filières agricoles trop longtemps fragilisées.

Ce n’est ni une première, ni une surprise. Mais cette fois, le contexte est différent. Plus exigeant. Plus urgent.

Une décision dictée par la réalité du terrain

La production locale d’oignon et de pomme de terre est aujourd’hui abondante, notamment dans les Niayes et la vallée du fleuve Sénégal. Pourtant, année après année, le même scénario se répète :

les récoltes arrivent, les importations aussi… et les prix s’effondrent.

Résultat :

  • des producteurs découragés,

  • des stocks qui pourrissent faute d’écoulement,

  • et une agriculture locale maintenue dans une fragilité chronique.

Suspendre les importations à ce moment précis, c’est reconnaître une vérité simple :

un marché ne peut pas être sain quand l’offre locale est sacrifiée au profit de produits importés moins chers à court terme, mais destructeurs à long terme.

Réguler pour produire, produire pour souveraineté

Cette mesure s’inscrit dans une logique plus large : la souveraineté alimentaire, devenue un impératif stratégique face :

  • aux tensions géopolitiques,

  • aux ruptures de chaînes logistiques mondiales,

  • et à la volatilité des prix internationaux.

Le Sénégal ne peut plus se permettre d’être structurellement dépendant de l’extérieur pour des produits qu’il sait produire en quantité et en qualité.

Suspendre les importations, c’est :

  • sécuriser les revenus agricoles,

  • encourager l’investissement local,

  • et envoyer un signal clair : produire au Sénégal a un sens économique.

Mais une mesure qui ne peut réussir seule

Soyons lucides.

La suspension des importations n’est pas une solution miracle. C’est un outil, pas une fin.

Son efficacité dépendra de trois facteurs clés :

  1. La discipline du marché

    Sans contrôle rigoureux, la spéculation peut rapidement prendre le dessus, au détriment du consommateur. La régulation doit être ferme, équitable et constante.

  2. La capacité de stockage et de conservation

    Produire sans pouvoir conserver, c’est accepter de perdre. Le déficit en infrastructures post-récolte reste l’un des talons d’Achille des filières agricoles sénégalaises.

  3. La structuration des filières

    Producteurs, collecteurs, transformateurs et distributeurs doivent fonctionner comme une chaîne cohérente, pas comme des acteurs isolés aux intérêts divergents.

Le consommateur, arbitre silencieux

Un autre enjeu, souvent sous-estimé, est celui du consommateur urbain.

Il acceptera le produit local si — et seulement si — :

  • le prix est juste,

  • la qualité est constante,

  • et la disponibilité assurée.

Autrement dit, la protection de la production locale doit aller de pair avec une exigence de performance. Le patriotisme économique ne se décrète pas, il se mérite.

Un test de crédibilité pour l’État

Cette décision est aussi un test politique.

Le monde agricole observe. Les opérateurs économiques aussi.

La question n’est pas de savoir si la suspension est justifiée — elle l’est.

La vraie question est : sera-t-elle appliquée avec rigueur, transparence et constance ?

Car une mesure mal exécutée fait plus de dégâts qu’une absence de décision.

 

La suspension des importations de pomme de terre et d’oignon à partir du 16 janvier est un acte de régulation courageux, mais surtout une opportunité.

Une opportunité de rompre avec une agriculture de survie pour aller vers une agriculture de valeur.

Le Sénégal produit. Le Sénégal peut nourrir.

Encore faut-il que les règles du jeu soient enfin alignées avec cette ambition.

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Finale CAN 2025 : Un accueil jugé « inadmissible » à Rabat

Pape Thiaw a dénoncé une grave défaillance sécuritaire lors de l’arrivée de la délégation sénégalaise à la gare de Rabat-Agdal ce vendredi. Selon les témoignages et les images relayées, les joueurs et le staff se sont retrouvés immergés au milieu d’une foule dense sans périmètre de sécurité adéquat.

Les points clés de son intervention :

  • Mise en danger des joueurs : Le sélectionneur a martelé que ses joueurs étaient « en danger », soulignant que face à une foule incontrôlée, « tout pouvait arriver » en présence de personnes mal intentionnées.

  • Manque de professionnalisme : Il juge anormal qu’une équipe de ce rang soit laissée sans encadrement à 48 heures d’une finale continentale.

  • Appel à la fraternité : Bien qu’il qualifie le Sénégal et le Maroc de « pays frères », il a insisté sur le fait que l’hospitalité ne devait pas occulter les exigences de sécurité d’une telle compétition.

L’image du football africain en jeu

Au-delà de l’incident sécuritaire, Pape Thiaw a élargi son propos à l’organisation globale de la CAN :

  • Crédibilité de la compétition : « C’est l’image de l’Afrique qui est en jeu », a-t-il affirmé, rappelant que la CAN a désormais acquis une visibilité mondiale qu’il ne faut pas « gâcher » par des négligences logistiques.

  • Reconnaissance des talents : Il a également évoqué la question de la reconnaissance internationale, mentionnant par exemple que Sadio Mané aurait mérité un Ballon d’Or et que l’Afrique doit se faire respecter par la qualité de ses organisations.

Le contexte : Une finale électrique

Cet incident survient dans un climat déjà très tendu :

  1. Choc des titans : Le Sénégal (tenant du titre) affronte le pays hôte, le Maroc, ce dimanche 18 janvier à 20h.

  2. Parcours des Lions : Après avoir écarté l’Égypte en demi-finale (1-0), les Lions visent un doublé historique.

  3. Tensions extrasportives : Outre la sécurité, des polémiques sur la vente des billets pour la finale agitent également les supporters sénégalais présents sur place.

Citation marquante : « Une équipe comme le Sénégal, on la laisse avec la foule populaire comme ça ? Mes joueurs étaient en danger. Cela ne doit pas se passer. » — Pape Thiaw