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Dakar accueillera la 2ᵉ édition des Awards de la Jeunesse Africaine sous le signe de la Tech et de la souveraineté numérique.

Du 27 au 29 novembre 2025, Dakar vibrera au rythme de l’innovation et du leadership des jeunes africains à l’occasion de la deuxième édition des Awards de la Jeunesse Africaine (AJA). L’événement, co-organisé par Ecobank Sénégal et Ecobank Côte d’Ivoire, mettra en lumière les initiatives et parcours inspirants de la jeunesse du continent autour du thème « Tech & Souveraineté numérique ».

Créés en 2023 par la journaliste franco-sénégalaise Diara Ndiaye, les AJA se positionnent comme une plateforme panafricaine de valorisation et de soutien à la nouvelle génération de leaders et d’entrepreneurs africains. Selon le communiqué d’Ecobank, dont Le Soleil détient une copie, cette deuxième édition connaît un engouement exceptionnel, avec près de 3 000 candidatures reçues, un chiffre qui témoigne de l’intérêt croissant des jeunes pour cette initiative.

Durant trois jours, panels, expositions, remises de prix et rencontres de haut niveau rythmeront les échanges, dans une ambiance alliant inspiration, innovation et engagement. L’objectif, selon les organisateurs, est de créer un espace d’expression et d’impact durable pour la jeunesse africaine, à un moment où la question de la souveraineté numérique s’impose comme un enjeu stratégique pour le continent.

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Bassirou Diomaye Faye reçoit Audrey Azoulay : un partenariat renforcé entre le Sénégal et l’UNESCO

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a accordé une audience ce lundi 10 novembre 2025 à Mme Audrey Azoulay, Directrice générale sortante de l’UNESCO. Cette rencontre, tenue au Palais de la République, s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations de coopération entre le Sénégal et l’institution onusienne.

Selon une note officielle de la Présidence, l’entretien a permis d’évoquer l’excellence du partenariat historique entre les deux parties, tout en explorant de nouvelles perspectives dans des domaines stratégiques.
Les échanges ont notamment porté sur la contribution de l’UNESCO à la préparation des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, un événement continental majeur dont le Sénégal sera le premier pays africain hôte.

La Directrice générale sortante a également réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner le Sénégal dans la promotion de l’éducation, la valorisation du patrimoine culturel, ainsi que le développement éthique et inclusif de l’intelligence artificielle.

Pour sa part, le Président Bassirou Diomaye Faye a salué le rôle moteur de l’UNESCO dans la diffusion du savoir et la protection du patrimoine mondial. Il a exprimé la volonté du Sénégal de poursuivre une coopération fondée sur la connaissance, la culture et l’innovation, au service de la jeunesse et du développement durable.

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Festival Dakar en Jeux 2025 : Le futsal U17 s’impose comme l’attraction de l’édition.

La 4ᵉ édition du Festival Dakar en Jeux (4-9 novembre 2025) a marqué une étape importante dans la préparation des JOJ Dakar 2026, en intégrant pour la première fois le futsal à son programme. Organisé par le Comité d’organisation des JOJ (Cojoj), le tournoi U17 s’est tenu sur le tapis bleu installé dans la Dakar Arena, à Dakar, et a réuni des équipes venues de plusieurs pays.

Quatre équipes masculines (Brésil, Maroc, Portugal et Sénégal) et quatre équipes féminines (Guinée, Namibie, Sénégal A et Sénégal B) se sont affrontées sur quatre jours de compétition. La Tanzanie, initialement prévue dans le tournoi féminin, a finalement déclaré forfait.

Chez les filles, la sélection A du Sénégal, surnommée les Lioncelles, a réalisé un parcours parfait. Les protégées de la coach Walimata Sèye ont remporté leurs trois matchs : 7-2 contre la Guinée, 9-1 contre la sélection B du Sénégal et 14-2 face à la Namibie. La technicienne a souligné l’engagement et la progression de ses joueuses : « Les filles ont pris les matchs au sérieux et ont montré qu’elles se préparent activement pour Dakar 2026 ».

Du côté masculin, c’est l’équipe du Brésil qui s’est imposée, démontrant un niveau de jeu élevé et offrant une compétition de qualité pour les jeunes Sénégalais.

Ce tournoi d’exhibition a permis aux jeunes athlètes de se familiariser avec les formats internationaux et de préparer la jeunesse africaine à l’événement olympique de 2026. Pour les organisateurs, l’édition 2025 du Festival Dakar en Jeux confirme l’importance de promouvoir le sport, l’esprit compétitif et la culture à travers la jeunesse.

Chiffres clés :

  • 4 jours de compétition (6-9 novembre 2025)

  • 8 équipes participantes

  • Tapis bleu installé à la Dakar Arena pour le tournoi

Le festival constitue ainsi une étape stratégique dans l’organisation des JOJ 2026, mettant en avant la jeunesse sénégalaise et africaine sur la scène sportive internationale.

Ibrahima Gassama Dg des Mines et de la Geologies 360x320

Clôture du Salon interministériel des Mines : L’ambition d’une souveraineté minière africaine affirmée.

Trois jours d’intenses échanges, des milliers de participants venus des quatre coins du monde et un mot d’ordre unanime : souveraineté.
Le Salon international des mines du Sénégal (SIM 2025) a pris fin ce jeudi 6 novembre à Diamniadio, sur un sentiment d’unité et une vision claire d’un secteur extractif africain plus autonome, plus inclusif et tourné vers la transformation locale des ressources.

Cette huitième édition, organisée du 4 au 6 novembre, s’est clôturée dans une atmosphère solennelle et empreinte d’optimisme. Représentant le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, le directeur général des Mines et de la Géologie, Ibrahima Gassama, a salué « une réussite éclatante » et exprimé « une immense satisfaction » au regard de la qualité des débats et de la participation internationale.

Avec plus de 3 500 visiteurs professionnels, 250 exposants, 450 délégués et près d’une trentaine de pays représentés, le SIM 2025 confirme son statut de plateforme de référence pour la coopération minière en Afrique de l’Ouest.
Une mobilisation record qui témoigne à la fois de l’intérêt croissant pour le potentiel géologique et énergétique du Sénégal, et de la volonté des États africains de renforcer leurs synergies pour bâtir une souveraineté minière continentale.

À travers cette édition, le Sénégal réaffirme sa place au cœur du dialogue africain sur la valorisation durable des ressources naturelles, en phase avec la vision du président Bassirou Diomaye Faye, pour une Afrique qui transforme ses richesses et maîtrise son destin économique.

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Sénégal : un partenariat stratégique pour moderniser la Fonction publique grâce au numérique.

Le Sénégal franchit une étape majeure dans la modernisation de son administration. Le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public (MFPTRSP) et la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) ont signé, ce mardi 4 novembre 2025, une convention de partenariat stratégique visant à lancer l’audit physique et biométrique des agents de la Fonction publique.

La cérémonie de signature, tenue dans les locaux du ministère, a réuni le ministre Olivier Boucal et le directeur général de la CDC, Fadilou Keïta. Ce partenariat s’inscrit dans la Vision Sénégal 2050 et dans le cadre du New Deal technologique, deux initiatives portées par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui placent le numérique au cœur de la réforme de l’État.

Selon une note du ministère, cette collaboration traduit la volonté commune de « renforcer la synergie entre l’État réformateur et l’État investisseur, au service d’une gouvernance publique performante ».

Vers une meilleure maîtrise des effectifs publics

Le premier chantier issu de cette convention porte sur le recensement physique et biométrique des agents de l’État, une étape clé vers la mise en place du Système intégré de gestion des ressources humaines.
Cette opération vise à fiabiliser la base de données du personnel, rationaliser la dépense publique et renforcer la transparence dans la gestion du capital humain.

Pour le ministre Olivier Boucal, cette initiative constitue « un pas décisif vers une administration plus moderne, plus efficace et plus responsable ». De son côté, Fadilou Keïta a salué une « collaboration stratégique qui met la technologie au service de la bonne gouvernance ».

En misant sur la digitalisation et l’interconnexion des systèmes administratifs, le gouvernement entend poser les fondations d’une Fonction publique performante et durable, conforme aux exigences de transparence et d’efficacité fixées par la Vision Sénégal 2050.

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Dakar accueille la première édition du Salon international des Médias d’Afrique (SIMA).

La capitale sénégalaise est devenue, ce lundi, le centre névralgique de la réflexion sur l’avenir des médias africains avec l’ouverture officielle du Salon international des Médias d’Afrique (SIMA). Cette première édition, présidée par Alioune Sall, ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, marque une étape importante dans la dynamique de transformation du paysage médiatique du continent.

Le SIMA réunit pendant plusieurs jours des représentants d’institutions publiques et privées, des professionnels des médias, des experts du numérique, ainsi que des partenaires techniques et financiers venus de divers horizons. L’objectif : échanger sur les défis, les mutations et les opportunités du secteur médiatique africain à l’ère du digital et de l’intelligence artificielle.

Dans son discours d’ouverture, le ministre Alioune Sall a salué la tenue de ce salon, qu’il a qualifié de « plateforme panafricaine d’échanges, d’innovation et de prospective ». Il a souligné la nécessité de repenser les modèles économiques des médias, de renforcer la régulation face aux nouveaux usages numériques et de promouvoir la souveraineté informationnelle de l’Afrique.

« Le SIMA doit être un espace de solutions africaines pour des médias africains. Nous devons bâtir un écosystème qui valorise nos contenus, nos langues et nos talents », a déclaré le ministre.

Au programme de cette première édition figurent des conférences thématiques, des tables rondes, des expositions technologiques et des ateliers de formation sur le journalisme d’investigation, la monétisation numérique, la vérification de l’information et la cybersécurité dans les médias.

En accueillant cet événement d’envergure continentale, le Sénégal confirme son rôle de hub régional en matière de communication et d’innovation numérique, et réaffirme son engagement à accompagner la professionnalisation et la modernisation des médias africains.

Le Salon international des Médias d’Afrique (SIMA) se poursuivra jusqu’au 30 octobre 2025, avec la participation de plusieurs délégations étrangères et la remise de distinctions honorant les acteurs majeurs du secteur.

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Sénégal : Vers l’indépendance énergétique à partir de 2026.

Le Sénégal s’apprête à franchir un cap historique dans sa politique énergétique. Sous la houlette du Premier ministre Ousmane Sonko, le gouvernement a annoncé qu’à partir de 2026, le pays mettra un terme à l’importation de cargaisons de gaz pour s’approvisionner exclusivement à partir de ses ressources nationales.

« Nous ne voulons plus aller chercher neuf cargaisons de gaz ailleurs. Nous allons nous approvisionner localement. Les mesures nécessaires sont déjà prises », a affirmé le chef du gouvernement lors d’une rencontre avec le patronat sénégalais.

Cette décision s’inscrit dans une stratégie de souveraineté énergétique, visant à renforcer l’autonomie du pays et à réduire sa dépendance aux importations. Selon les estimations officielles, l’exploitation des gisements gaziers locaux permettra d’économiser près de 140 milliards de francs CFA par an, tout en amorçant une baisse durable du coût de l’énergie pour les ménages et les entreprises.

Le gouvernement entend ainsi consolider la production nationale, sécuriser l’approvisionnement énergétique et créer les conditions d’un développement économique plus résilient et durable. Cette orientation marque un tournant majeur pour le Sénégal, engagé dans une dynamique de modernisation et de maîtrise de ses ressources stratégiques.

Les prochaines étapes incluront le renforcement des infrastructures d’exploitation et de distribution, ainsi que la mise en œuvre de politiques incitatives pour encourager les acteurs privés à investir dans le secteur énergétique national.

Cette initiative historique positionne le Sénégal comme un modèle régional de souveraineté énergétique, démontrant la capacité d’un pays africain à mobiliser ses propres ressources pour stimuler sa croissance et protéger ses citoyens des fluctuations du marché international de l’énergie.

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CAF Awards 2025 : Le Sénégal brille une nouvelle fois sur la scène africaine du football.

Le football sénégalais continue d’imposer son empreinte sur le continent. Pour l’édition 2025 des CAF Awards, plusieurs représentants du Sénégal figurent parmi les nominés dans les catégories les plus prestigieuses, confirmant ainsi la vitalité et la constance du football national.

Deux Lions en lice pour le Ballon d’Or africain

La Confédération africaine de football (CAF) a rendu publique la liste des dix finalistes pour le titre de Meilleur joueur africain de l’année 2025. Parmi eux, deux figures montantes du football sénégalais : Iliman Ndiaye et Pape Matar Sarr.
Les deux milieux de terrain, auteurs de saisons remarquables en club comme en sélection, incarnent la nouvelle génération dorée du football sénégalais. Leur présence dans cette liste aux côtés de stars confirmées telles que Mohamed Salah (Égypte), Victor Osimhen (Nigeria) ou encore Achraf Hakimi (Maroc) témoigne du prestige et de la reconnaissance dont bénéficie désormais le football sénégalais.

Des nominations qui confirment l’excellence sénégalaise

Outre ces deux distinctions individuelles, d’autres acteurs du football sénégalais ont également été honorés :

  • Édouard Mendy, gardien de but et pilier de la sélection, est nommé dans la catégorie Meilleur gardien africain.

  • Pape Thiaw, sélectionneur de l’équipe nationale locale, figure parmi les candidats au titre de Meilleur entraîneur africain.

  • Enfin, la sélection nationale du Sénégal concourt pour le titre de Meilleure équipe africaine, une reconnaissance du travail collectif accompli ces dernières années.

Une dynamique qui confirme le leadership du Sénégal

Ces multiples nominations reflètent la continuité d’un projet sportif solide porté par la Fédération sénégalaise de football (FSF). Après les succès continentaux de 2021 et 2022, le Sénégal s’impose désormais comme une référence durable dans le football africain, combinant performance, discipline et développement des talents.

L’annonce de ces distinctions intervient dans un contexte où le pays prépare activement les prochaines échéances internationales, notamment les qualifications pour la Coupe du Monde 2026.
Avec des joueurs évoluant au plus haut niveau mondial, le Sénégal entend poursuivre sur sa lancée et continuer à faire rayonner le continent africain sur les plus grandes scènes sportives.

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Amélioration concertée de l’aménagement urbain : le Chef de l’État engage une dynamique de modernisation des villes et du cadre de vie au Sénégal

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a lancé une vaste initiative visant à moderniser durablement les villes sénégalaises et à améliorer le cadre de vie des populations. Cette politique ambitieuse d’aménagement urbain concerté s’inscrit dans une vision nationale de développement équilibré, inclusif et écologique.

Une réponse aux défis de l’urbanisation rapide

Le Sénégal fait face à une urbanisation galopante, avec une forte concentration des populations dans les zones côtières et les grandes agglomérations. Pour répondre à cette pression croissante, le gouvernement a initié un programme global d’aménagement urbain, articulé autour de quatre axes principaux :

  • La modernisation des infrastructures urbaines : réhabilitation des routes, amélioration des réseaux d’assainissement, éclairage public et accès à l’eau potable.

  • L’aménagement des espaces publics : création de parcs, places publiques et zones piétonnes pour renforcer la cohésion sociale et améliorer le bien-être des habitants.

  • La gestion durable des déchets et de l’environnement, avec la promotion de solutions vertes et d’une économie circulaire.

  • La planification urbaine décentralisée, favorisant une meilleure coordination entre l’État, les collectivités locales et les partenaires techniques et financiers.

Des projets structurants déjà en marche

Plusieurs projets pilotes sont en cours à travers le pays, notamment :

  • Le Programme de modernisation des villes secondaires (Kaolack, Saint-Louis, Ziguinchor),

  • Le Plan Directeur de Développement de la Grande Banlieue de Dakar,

  • Et la mise en œuvre de l’Initiative “Villes vertes”, qui encourage la plantation d’arbres et la création d’espaces verts dans les centres urbains.

Ces projets visent à réduire les inégalités territoriales et à renforcer la résilience des villes face aux défis climatiques et démographiques.

Un engagement présidentiel fort

Lors d’une récente rencontre avec les élus locaux et acteurs du développement urbain, le Président Bassirou Diomaye Faye a souligné :

« Moderniser nos villes, c’est investir dans la dignité et le bien-être des Sénégalais. C’est aussi préparer le pays à devenir une économie moderne, inclusive et respectueuse de l’environnement. »

Cette vision s’inscrit dans le Plan national de développement intégré et durable, qui met l’accent sur la planification urbaine participative, la transparence dans la gestion foncière et la promotion d’une architecture adaptée aux réalités locales.

Vers un Sénégal urbain moderne et humain

Au-delà des infrastructures, cette dynamique traduit une nouvelle approche de gouvernance urbaine, centrée sur l’humain.
Le Sénégal entend ainsi transformer durablement le visage de ses villes, tout en renforçant la participation citoyenne et l’inclusion sociale.

Avec cette orientation, le pays confirme son ambition de devenir un modèle africain de planification urbaine durable, où chaque ville contribue activement à la croissance nationale et au mieux-vivre collectif.

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Sénégal : le PNDAS, levier stratégique pour l’agro-industrialisation du pays.

Le Sénégal a lancé l’ambitieux Programme national de développement des Agropoles du Sénégal (PNDAS), une initiative structurante visant à faire de l’agriculture non seulement un secteur de production, mais un moteur d’industrialisation, d’emploi et de souveraineté alimentaire.

Objectifs et portée territoriale

Le PNDAS s’inscrit dans la vision « Sénégal 2050 – Agenda national de transformation » et vise principalement à :

  • accompagner la transformation structurelle de l’économie et l’industrialisation agro-alimentaire du pays.

  • assurer la souveraineté alimentaire en augmentant les capacités de transformation locale.

  • réduire le déficit de la balance commerciale en valorisant les productions nationales.

  • créer des milliers d’emplois décents pour les jeunes et les femmes.

Le programme prévoit la mise en place de cinq agropoles régionales intégrées : Agropole Sud, Centre, Nord, Ouest et Est.  Ces pôles couvrent l’ensemble du territoire sénégalais et ciblent des filières spécifiques selon la région : par exemple, mangues, anacarde et maïs pour le Sud ; lait, aviculture pour l’Ouest ; riz, oignon pour le Nord.

Principales réalisations et conventions

  • Pour l’Agropole Sud (région de la Casamance), le PNDAS a distribué 840 tonnes d’engrais aux producteurs de maïs de la commune de Kéréwane (département de Médina Yoro Foulah, Kolda) à l’occasion de la campagne agricole 2024-2025.

  • Le 14 mai 2025, le PNDAS a signé une convention de 144 millions de FCFA avec l’Association sénégalaise de normalisation (ASN) pour l’Agropole Centre. Ce partenariat porte sur la structuration des PME/PMI dans l’agro-industrie et la conformité aux normes internationales.

  • Une convention d’190 millions de FCFA a aussi été signée avec la Compagnie nationale d’assurance agricole du Sénégal (CNAAS) en mai 2025 pour sécuriser les productions des exploitations dans les régions de Kaolack, Kaffrine, Fatick et Diourbel.

  • Le coût estimé pour l’Agropole Nord s’élève à environ 184 milliards de FCFA, un financement déjà partiellement engagé mais en attente de convention complémentaire.

Enjeux, défis et opportunités

Enjeux : Le Sénégal ambitionne de passer d’une agriculture de production vers une agriculture de valeur ajoutée, en rapprochant zones de production, unités de transformation et marchés nationaux et internationaux. Le PNDAS mise sur des infrastructures partagées (routes, logistique, électricité, stockage) et sur l’intégration des acteurs privés dans un modèle d’agro-industrie compétitive.

Défis :

  • Le financement reste un point critique, notamment pour les agropoles Nord et Est dont les conventions ne sont pas toutes finalisées.

  • La nécessité d’une gouvernance claire et d’un suivi rigoureux pour garantir l’atteinte des objectifs.

  • L’intégration des petits producteurs, la sécurisation des chaînes de valeur et l’accès aux marchés export.

Opportunités :

  • Création de milliers d’emplois directs et indirects, empowerment des jeunes et des femmes rurales.

  • Réduction des pertes post-récolte par la proximité entre production et transformation.

  • Amélioration de la compétitivité des produits sénégalais sur les marchés internationaux.

  • Impulsion d’une agro-industrie durable, adaptée aux enjeux du changement climatique.

Vision pour l’avenir

Le PNDAS est conçu comme un pilier central de la « Gouvernance industrielle » du Sénégal, dans laquelle l’agriculture devient un moteur de croissance inclusive. Selon le Premier Ministre, « les agropoles, véritables moteurs du développement agro-alimentaire, joueront un rôle central en facilitant, grâce à l’intermédiation des coopératives, l’accès des producteurs aux agrégateurs et aux industries de transformation ».

À terme, la transformation des filières agricoles majeures (arachide, mil, maïs, lait, viande, fruits) pourrait permettre au Sénégal d’accroître ses exportations, d’abaisser sa dépendance aux importations alimentaires et de poser les bases d’une croissance durable et souveraine.