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Guinée : le gouvernement veut accélérer l’exécution des priorités sociales.

Le Premier ministre Amadou Oury Bah a présidé, lundi 5 octobre 2026 à Conakry, la session du Comité interministériel de coordination et de suivi du Pôle 4, consacré au capital humain et à la solidarité. Huit dossiers prioritaires ont été examinés, avec pour objectif d’accélérer leur mise en œuvre et d’améliorer le suivi de l’action gouvernementale.

Le gouvernement guinéen entend renforcer le pilotage de ses politiques publiques dans les secteurs sociaux. Réuni autour du Pôle 4, le Comité interministériel de coordination et de suivi a examiné huit dossiers présentés par les départements concernés.

Créé dans le cadre de la nouvelle organisation gouvernementale présentée en août, le Pôle 4 regroupe sept départements ministériels intervenant notamment dans l’éducation nationale, l’enseignement supérieur, la santé, la jeunesse, les sports, la solidarité et la culture. Ce dispositif vise à favoriser une meilleure coordination entre des secteurs dont les politiques ont un impact direct sur les conditions de vie des populations.

Des arbitrages pour accélérer l’action

Au cours de la session, les huit dossiers prioritaires ont fait l’objet d’examens et d’arbitrages. Des délais ont également été fixés aux départements concernés afin de finaliser les fiches de suivi et d’intégrer les ajustements nécessaires.

Pour Amadou Oury Bah, l’enjeu est désormais de réduire l’écart entre les décisions prises et leur concrétisation sur le terrain.

« Nous devons veiller à ce que les décisions prises deviennent rapidement opérationnelles et produisent des résultats concrets au bénéfice des populations », a déclaré le Premier ministre, rappelant la nécessité d’un suivi régulier des engagements gouvernementaux.

Ce mécanisme constitue l’un des objectifs de la réorganisation de l’action gouvernementale autour de quatre pôles. Ces comités interministériels doivent notamment permettre d’examiner les dossiers transversaux, de lever les contraintes et de préparer les arbitrages nécessaires à la mise en œuvre des priorités nationales.

Un premier cycle consacré aux quatre pôles

Le ministre secrétaire général du Gouvernement, Tamba Benoît Kamano, a, de son côté, salué les résultats du premier cycle de travail consacré aux quatre pôles gouvernementaux.

Selon lui, le prochain cycle devra permettre de mesurer les avancées réalisées, d’identifier les insuffisances et d’améliorer encore le fonctionnement de ce mécanisme de pilotage.

La démarche traduit ainsi la volonté des autorités de renforcer la coordination interministérielle et de suivre plus étroitement l’exécution des décisions publiques.

Pour le Pôle 4, dont les domaines touchent directement l’éducation, la santé, la jeunesse et la solidarité, le principal enjeu sera désormais de transformer les orientations arrêtées en actions effectivement visibles pour les populations.

À travers ce nouveau mode de coordination, le gouvernement cherche ainsi à passer d’une logique centrée sur la prise de décision à un pilotage davantage axé sur l’exécution et les résultats.

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Guinée : S.E Mamadi Doumbouya échange avec Elhadj Alsény Barry sur la cohésion nationale

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a reçu en audience, mercredi 16 septembre 2026, au Palais Mohammed V, Elhadj Alsény Barry, président de la Coordination des Fulbhés et Haali-Pular. Les échanges ont porté principalement sur la cohésion nationale, le dialogue social et les conditions nécessaires à la consolidation du vivre-ensemble en Guinée.

Un appel au dialogue et à l’apaisement

Au cours de la rencontre, Elhadj Alsény Barry a salué les initiatives engagées par les autorités en faveur de l’apaisement du climat social. Il a notamment souligné l’importance du dialogue et de la concertation pour favoriser la paix, renforcer la cohabitation entre les citoyens et créer un environnement propice au développement du pays.

Le président de la Coordination des Fulbhés et Haali-Pular a également réaffirmé la disponibilité de son organisation à accompagner les démarches visant à préserver la concorde nationale et à renforcer les liens entre les différentes composantes de la société guinéenne.

De son côté, le chef de l’État a salué l’implication des sages et des autorités morales dans la préservation de la paix et de la stabilité. Il a reconnu le rôle de personnalités engagées dans la promotion du dialogue et l’accompagnement des initiatives d’intérêt national.

La cohésion nationale au service du développement

Pour Mamadi Doumbouya, la construction d’une nouvelle dynamique nationale nécessite la participation de l’ensemble des citoyens, au-delà des appartenances et des différences.

Cette approche est également présentée comme un élément important de la mise en œuvre de Simandou 2040. À travers ce programme, les autorités entendent notamment valoriser les ressources du pays, développer les infrastructures, renforcer le capital humain et favoriser une croissance génératrice de davantage de valeur et d’opportunités.

Dans cette perspective, la paix sociale et la solidarité nationale constituent des conditions essentielles pour accompagner les transformations économiques engagées.

Simandou 2040 nécessite une mobilisation collective

Au cours de l’audience, le président de la République a ainsi insisté sur la nécessité de privilégier les éléments susceptibles de rapprocher les citoyens et de renforcer le sentiment d’appartenance à une même communauté nationale.

L’objectif affiché est de créer un environnement suffisamment stable et inclusif pour permettre à la Guinée de poursuivre ses projets de développement dans la durée. La cohésion sociale est ainsi abordée à la fois comme un enjeu de société et comme un facteur favorisant la réalisation des ambitions économiques du pays.

La rencontre entre Mamadi Doumbouya et Elhadj Alsény Barry intervient dans ce contexte de recherche d’un dialogue accru avec les différentes composantes de la Nation. Elle souligne l’importance accordée aux mécanismes de concertation dans l’accompagnement des transformations en cours.

À travers cette audience, les autorités réaffirment ainsi le lien établi entre cohésion nationale, stabilité sociale et développement économique, avec Simandou 2040 comme l’un des principaux cadres de cette ambition de transformation.

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Guinée : le Registre social unifié s’impose comme un pilier de la politique nationale de protection sociale.

Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape dans le renforcement de son système de protection sociale. Le Fonds de Développement Social et de l’Indigence (FDSI) a organisé un atelier de restitution du rapport d’analyse des données du Registre social unifié (RSU), un outil stratégique destiné à mieux identifier les ménages vulnérables et à améliorer le ciblage des politiques publiques.

La rencontre, présidée par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, a réuni la ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, les partenaires techniques et financiers ainsi que les principaux acteurs du secteur de la protection sociale. Elle a permis de présenter les principaux enseignements issus des données collectées et d’échanger sur les perspectives de consolidation du dispositif.

Un instrument au service d’une protection sociale plus équitable

Au cours de son intervention, le Premier ministre a souligné le rôle central que doit jouer le Registre social unifié dans la construction d’un système de protection sociale plus efficace, plus transparent et davantage orienté vers les besoins des populations les plus fragiles.

Selon lui, le RSU constitue un levier essentiel pour bâtir un État plus juste et garantir une meilleure répartition des aides sociales.

Le chef du Gouvernement a également insisté sur la nécessité de renforcer l’interconnexion entre les différentes bases de données administratives afin d’améliorer l’identification des bénéficiaires et la coordination des interventions publiques.

À terme, cette démarche doit conduire à la mise en place d’un Numéro d’identification unique, présenté comme un outil indispensable pour assurer la traçabilité des programmes sociaux, éviter les doublons et renforcer la redevabilité de l’État envers les citoyens.

Des données qui révèlent l’ampleur de la vulnérabilité

Les résultats du rapport mettent en évidence l’importance des défis sociaux auxquels la Guinée reste confrontée.

Selon les données présentées lors de l’atelier, près de neuf ménages sur dix comptant au moins un enfant de moins de cinq ans vivent dans une situation de vulnérabilité. Un constat qui souligne la nécessité de renforcer les mécanismes de protection sociale et d’améliorer le ciblage des interventions destinées aux populations les plus exposées.

Pour les autorités comme pour les partenaires au développement, la disponibilité de données fiables constitue désormais une condition essentielle à l’élaboration de politiques publiques plus efficaces et mieux adaptées aux réalités du terrain.

Un partenariat engagé depuis plusieurs années

Le développement du Registre social unifié bénéficie depuis plusieurs années de l’appui technique et financier de l’UNICEF.

Depuis 2017, l’agence des Nations unies accompagne le gouvernement guinéen dans la mise en place de cet outil, avec pour objectif de doter le pays d’un système moderne de gestion des données sociales.

L’UNICEF considère que l’efficacité des politiques de protection sociale repose avant tout sur des informations régulièrement actualisées, permettant d’identifier avec précision les personnes les plus vulnérables et de leur apporter des réponses adaptées.

Le RSU au cœur des ambitions de Simandou 2040

À l’heure où la Guinée met en œuvre le Programme Simandou 2040, qui ambitionne de transformer durablement l’économie nationale tout en renforçant le développement humain, les autorités entendent faire du Registre social unifié un outil de référence pour accompagner les politiques sociales.

L’objectif est de veiller à ce que les bénéfices des réformes économiques et des investissements structurants profitent également aux populations les plus vulnérables, notamment les enfants, les femmes et les ménages en situation de précarité.

En réaffirmant son engagement aux côtés du gouvernement et du FDSI, l’UNICEF souligne sa volonté de contribuer à la mise en place d’un système de protection sociale inclusif, afin qu’aucun enfant, aucune femme et aucune famille vulnérable ne soient laissés de côté dans la dynamique de développement engagée par la Guinée.

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Économie sociale et solidaire : Dakar veut accélérer l’adoption de cadres juridiques à l’échelle africaine.

Dix pays africains sont actuellement engagés dans l’élaboration de législations dédiées à l’économie sociale et solidaire (ESS), une dynamique que le 2ᵉ Forum africain de l’économie sociale et solidaire (FORA’ESS) entend accompagner. Prévu du 7 au 9 juillet 2026 à Dakar, cet événement réunira gouvernements, institutions régionales, collectivités territoriales, partenaires techniques et financiers ainsi que les principaux acteurs du secteur afin de renforcer les politiques publiques en faveur de l’ESS sur le continent.

Un forum au service de la structuration de l’ESS en Afrique

Lors d’une conférence de presse organisée à Dakar, le président du comité d’organisation du FORA’ESS, Malick Diop, a indiqué que cette deuxième édition aura pour ambition d’accompagner plusieurs États africains dans la mise en place de cadres juridiques et institutionnels capables de structurer durablement l’économie sociale et solidaire.

Selon lui, l’objectif est de doter les pays africains d’outils législatifs favorisant le développement des coopératives, mutuelles, associations, entreprises sociales et autres structures de l’économie solidaire, considérées comme des leviers importants de création d’emplois, d’inclusion économique et de développement local.

L’Union africaine au cœur des échanges

Les travaux bénéficieront de la participation de plusieurs partenaires institutionnels, notamment l’Union africaine, qui a adopté en 2025 une stratégie décennale consacrée au développement de l’économie sociale et solidaire.

Des représentants de l’organisation continentale prendront part aux discussions avec les ministres africains en charge du secteur afin d’examiner les mécanismes permettant d’accélérer la mise en œuvre de cette stratégie et de renforcer la coopération entre les États.

Collectivités locales et partenaires financiers mobilisés

Le programme du forum prévoit plusieurs séquences stratégiques. Une séance plénière sera consacrée au rôle des collectivités territoriales, appelées à devenir des acteurs majeurs du développement de l’ESS à travers leurs politiques locales.

Une autre plénière réunira les partenaires techniques et financiers afin d’explorer les solutions destinées à améliorer le financement des initiatives portées par les acteurs de l’économie sociale et solidaire et à renforcer leur accompagnement.

Plus de 2 500 participants attendus à Dakar

Le ministre sénégalais de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Dr Alioune Dione, a annoncé que le forum accueillera plus de 2 500 participants issus de 33 pays d’Afrique et d’Europe.

Plus de vingt ministres en charge de l’économie sociale et solidaire participeront également aux travaux, qui s’articuleront autour de 23 ateliers thématiques consacrés aux enjeux de gouvernance, de financement, d’innovation sociale, de formation et de coopération régionale.

Le Sénégal veut consolider son leadership continental

Pour Dr Alioune Dione, l’organisation de cette rencontre internationale confirme la place croissante du Sénégal comme référence africaine en matière d’économie sociale et solidaire.

Le ministre a rappelé que le pays s’est progressivement doté d’un dispositif institutionnel complet comprenant un ministère dédié, une loi d’orientation, un décret d’application ainsi que plusieurs mécanismes de financement et d’accompagnement des acteurs du secteur.

Selon lui, cette stratégie s’inscrit dans une ambition plus large consistant à faire du Sénégal un véritable pôle continental de l’économie sociale et solidaire.

Vers un Observatoire africain de l’ESS

Parmi les principales perspectives attendues à l’issue du forum figure la création d’un Observatoire africain de l’économie sociale et solidaire.

Cette structure aurait pour mission de renforcer la production de données fiables, d’assurer le suivi des politiques publiques, de mesurer l’impact des initiatives engagées et de favoriser le partage des bonnes pratiques entre les États africains.

À travers cette nouvelle édition du FORA’ESS, les organisateurs espèrent ainsi faire de l’économie sociale et solidaire un pilier majeur des stratégies africaines de développement inclusif, de création d’emplois et de réduction des inégalités.

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La Générale Aminata Diallo de Guinée élue Vice-présidente de l’AISS.

Le Bureau de l’Association internationale de la sécurité sociale (AISS) a élu la Générale Aminata Diallo, Directrice générale de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) de Guinée, au poste de Vice-présidente pour le triennat 2026-2028. L’élection a eu lieu lors de la 133ᵉ réunion du Bureau de l’AISS, tenue à Genève, Suisse, les 22 et 23 juin 2026.

Dans son discours d’acceptation, Mme Diallo a exprimé sa profonde gratitude pour la confiance que lui ont accordée les membres du Bureau et a réaffirmé son engagement à servir l’Association et ses membres afin d’étendre et de renforcer la sécurité sociale dans le monde. Le Président de l’AISS, le Dr Mohammed Azman, a chaleureusement félicité Mme Diallo et souligné que cette élection renforce le leadership de l’Association. Mme Diallo a décrit la sécurité sociale comme un investissement dans la dignité humaine et la promesse que personne ne devrait être laissé sans soutien face aux défis de la vie. Elle a souligné la responsabilité des institutions de sécurité sociale de répondre à l’évolution des réalités sociales et économiques tout en restant fidèles aux principes de solidarité et d’inclusion.

Se tournant vers l’avenir, Mme Diallo a présenté trois ambitions pour son mandat: faire de la sécurité sociale un pilier encore plus fort de stabilité et de cohésion sociale; tirer parti de la transformation numérique pour améliorer la qualité, l’accessibilité et l’efficacité des services; renforcer la coopération internationale et régionale, notamment par le partage d’expériences et de bonnes pratiques au sein de l’AISS.

Évoquant le rôle de l’AISS, la Vice-présidente Diallo a souligné que, depuis sa création en 1927, l’Association est devenue la « maison de la sécurité sociale » à l’échelle mondiale. Elle a insisté sur l’importance de l’écoute et du dialogue, tout en mettant en avant le rôle unique de l’AISS dans la promotion de l’innovation, de la coopération et du partage d’expériences entre ses membres.

En 2027, l’AISS célébrera son centenaire, marquant 100 ans d’engagement au service de l’excellence dans l’administration de la sécurité sociale et du renforcement de la protection sociale à travers le monde.

Source : GuinéeNews.

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Niger : le nouveau Code pénal criminalise explicitement les relations entre personnes de même sexe.

Des peines de prison prévues par la nouvelle législation

Au Niger, le nouveau Code pénal promulgué par les autorités de transition introduit des dispositions répressives visant les relations entre personnes de même sexe. Le texte prévoit des peines d’emprisonnement allant de cinq à dix ans ainsi que des sanctions financières à l’encontre des personnes reconnues coupables de tels actes.

Selon les dispositions adoptées, les poursuites concernent également toute personne qui commet, tente de commettre ou participe à des actes qualifiés par la loi d’« indécents » ou « contre nature ». Le texte fait notamment référence aux pratiques impliquant des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres ou appartenant à d’autres minorités sexuelles.

Les associations et organisations également concernées

Au-delà des individus, la nouvelle législation cible également les structures associatives ou les organisations liées aux communautés LGBTQIA+.

Le Code pénal prévoit ainsi des sanctions contre toute personne impliquée dans l’exploitation, la gestion ou l’animation de clubs, associations, sociétés ou organisations considérés comme promouvant l’homosexualité ou les droits des personnes LGBTQIA+.

Cette disposition élargit considérablement le champ d’application de la loi en intégrant non seulement les comportements individuels, mais également les activités collectives liées à ces communautés.

Une mesure justifiée par les autorités au nom des valeurs nationales

Les autorités nigériennes présentent cette réforme comme une mesure destinée à préserver les valeurs sociales, culturelles et morales du pays. Elles estiment que l’homosexualité est incompatible avec les normes traditionnellement défendues au sein de la société nigérienne.

Cette orientation s’inscrit dans une dynamique plus large observée ces dernières années. En 2024, certaines séquences liées à l’éducation sexuelle avaient déjà été retirées ou révisées dans les programmes scolaires, les autorités invoquant la nécessité d’adapter les contenus éducatifs aux réalités socioculturelles nationales.

Une adoption restée relativement discrète

Bien que ces nouvelles dispositions soient en vigueur depuis leur adoption en février dernier, elles n’ont pas fait l’objet d’une communication publique d’envergure. Leur contenu n’a été que progressivement porté à la connaissance du grand public, suscitant depuis plusieurs réactions et débats dans les milieux juridiques, associatifs et de défense des droits humains.

Cette réforme place désormais le Niger parmi les pays africains ayant adopté ou renforcé des législations pénalisant les relations entre personnes de même sexe, dans un contexte continental marqué par des approches très diverses sur les questions liées à l’orientation sexuelle et aux droits des minorités.

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Kenya : une vague de mobilisation contre les féminicides secoue Nairobi.

La colère et l’indignation ont gagné les rues de Nairobi ce lundi. Des centaines de personnes se sont rassemblées dans la capitale kényane pour dénoncer la recrudescence des féminicides, des violences basées sur le genre ainsi que l’augmentation inquiétante des disparitions et des meurtres d’enfants à travers le pays.

Cette mobilisation intervient dans un contexte particulièrement tendu, marqué par une série de drames qui ont profondément choqué l’opinion publique. L’assassinat brutal d’une chanteuse kényane, brûlée vive après avoir été aspergée d’essence, a notamment ravivé le débat sur la sécurité des femmes et l’efficacité des mécanismes de protection existants.

Une société civile en quête de réponses

Munis de pancartes et de banderoles portant des slogans tels que « Arrêtez de tuer les femmes », les manifestants ont exprimé leur exaspération face à ce qu’ils considèrent comme une réponse insuffisante des pouvoirs publics. Plusieurs organisations de défense des droits humains estiment que les violences faites aux femmes ont atteint un niveau critique nécessitant une réaction exceptionnelle de l’État.

Au cœur des revendications figure la reconnaissance du féminicide et des violences domestiques comme une véritable crise nationale. Les militants demandent la mise en œuvre de politiques publiques plus ambitieuses, un renforcement des mécanismes de prévention et une meilleure prise en charge des victimes.

Les autorités renforcent leur dispositif d’enquête

Face à la montée des préoccupations, les autorités kényanes ont annoncé plusieurs mesures destinées à améliorer la lutte contre ces crimes. Selon les services de sécurité, une grande partie des affaires recensées est liée à des violences conjugales, des conflits familiaux ou des agressions sexuelles.

Dans cette optique, la police nationale a annoncé, le 23 mai dernier, la création d’une unité spécialisée chargée d’enquêter sur les cas de féminicides et de violences graves. Cette structure réunit des enquêteurs de la brigade criminelle, des experts du renseignement criminel ainsi que des médecins légistes afin de renforcer l’efficacité des investigations.

Des chiffres alarmants pour les défenseurs des droits des femmes

Malgré ces annonces, les organisations de la société civile continuent de tirer la sonnette d’alarme. La Federation of Women Lawyers in Kenya affirme traiter chaque semaine près de 70 dossiers liés aux violences basées sur le genre dans ses bureaux de Nairobi, Mombasa et Kisumu.

Pour les associations, ces statistiques témoignent d’un phénomène profondément enraciné qui nécessite une réponse globale impliquant les autorités, les institutions judiciaires, les services sociaux et les communautés locales.

La pression s’accentue sur le gouvernement

La manifestation de Nairobi s’inscrit dans une mobilisation plus large qui prend de l’ampleur à travers le pays. Dès le 21 mai, plusieurs organisations citoyennes avaient adressé un ultimatum de 40 jours au gouvernement afin qu’il adopte des mesures concrètes pour enrayer cette spirale de violence.

Parmi les figures engagées dans ce mouvement figurent plusieurs militants de premier plan, dont Boniface Mwangi et Mwende Mutinda, qui appellent à une réponse politique forte. Certains responsables associatifs estiment même que les dirigeants devront assumer leurs responsabilités si les autorités ne parviennent pas à garantir une meilleure protection des femmes et des enfants.

Alors que la pression populaire continue de croître, cette mobilisation pourrait marquer un tournant dans le débat national sur les violences basées sur le genre au Kenya et accélérer les réformes réclamées depuis plusieurs années par les organisations de défense des droits humains.

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Guinée : après l’incendie de Sonfonia, la Protection civile rassure sur l’essentiel préservé

Au lendemain de l’incendie survenu le 6 avril 2026 à la centrale électrique de Sonfonia Casse, les autorités se veulent rassurantes. La Protection civile confirme qu’aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée, malgré des dégâts matériels visibles sur le site.

Des installations stratégiques épargnées

Selon le directeur régional de Conakry, l’incendie a pu être rapidement contenu, limitant ainsi sa propagation. « La centrale n’est pas affectée. C’est ce qui est le plus important », a-t-il indiqué, précisant que le foyer résiduel provenait principalement de rouleaux de câbles entreposés.

Le colonel Ibrahima Sory Kaba a confirmé que l’essentiel des installations a été préservé. L’outil de production n’a pas été touché, seuls les stocks de câbles ayant subi des dommages.

Une situation progressivement maîtrisée

Grâce à l’intervention des équipes de secours, les flammes ont été maîtrisées, bien que des foyers résiduels aient nécessité des opérations complémentaires pour éviter toute reprise du feu.

Un retour progressif de l’électricité

Dans les heures qui ont suivi l’incident, la Électricité de Guinée avait annoncé des perturbations dans plusieurs quartiers de Conakry, notamment à Yattayah, Sonfonia, Wanindara, Tombolia, Dabompa, Samataran et Ansoumaniah.

Quelques heures plus tard, la situation s’est nettement améliorée, avec le rétablissement de l’électricité dans cinq des sept zones initialement touchées.

Si l’incident n’a pas affecté les capacités de production, il rappelle néanmoins la vulnérabilité des infrastructures énergétiques et la nécessité de renforcer les dispositifs de prévention et de sécurité.

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Journée internationale des droits des femmes : AGL Guinée et Conakry Terminal célèbrent leurs collaboratrices.

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, les entreprises AGL Guinée et Conakry Terminal ont organisé une rupture collective du jeûne en l’honneur de leurs collaboratrices. L’événement s’est tenu dans un complexe hôtelier de la capitale guinéenne, réunissant des employées issues de plusieurs services et directions du groupe.

Cette initiative s’inscrivait à la fois dans l’esprit de solidarité du mois de Ramadan et dans la dynamique de célébration du 8 mars, journée dédiée à la promotion des droits et du leadership des femmes.

Mettre en lumière le rôle des femmes dans le secteur portuaire et logistique

La rencontre avait pour objectif de rendre hommage à l’engagement des femmes qui contribuent quotidiennement à la performance et au dynamisme des activités portuaires et logistiques en Guinée.

Collaboratrices administratives, techniciennes et responsables de services ont ainsi partagé un moment d’échanges et de convivialité, favorisant la cohésion interne et le partage d’expériences professionnelles.

Au-delà de la dimension symbolique, cette rencontre a également permis de souligner la place croissante des femmes dans un secteur traditionnellement dominé par les hommes, notamment dans les métiers liés à la logistique et aux opérations portuaires.

Un engagement affirmé en faveur de l’épanouissement professionnel des femmes

Lors de la rencontre, le directeur de AGL Guinée, Ibrahima Diallo, a salué la contribution déterminante des collaboratrices au développement des activités du groupe.

Selon lui, leur professionnalisme, leur capacité d’adaptation et leur engagement constituent des atouts essentiels pour la performance de l’entreprise. Il a également réaffirmé la volonté du groupe de continuer à promouvoir un environnement de travail favorable à l’épanouissement et à la progression professionnelle des femmes.

La soirée a été ponctuée de témoignages et de moments d’échanges, illustrant les valeurs de solidarité, de respect et de cohésion partagées à la fois par la célébration du Ramadan et par la Journée internationale des droits des femmes.

Des entreprises engagées dans la responsabilité sociétale

À travers cette initiative, AGL Guinée et Conakry Terminal réaffirment leur engagement en faveur de la promotion du leadership féminin, de l’égalité des chances et du développement de parcours professionnels inclusifs.

Acteur majeur de la logistique, du transport et du transit en Guinée, AGL Guinée accompagne les flux commerciaux et les opérations portuaires à l’échelle nationale et sous-régionale.

Sa filiale Conakry Terminal, opérateur du terminal à conteneurs du Port Autonome de Conakry, joue un rôle stratégique dans la fluidité des échanges commerciaux du pays.

Engagées dans une démarche de responsabilité sociétale, les deux entreprises multiplient chaque année les initiatives solidaires et les actions en faveur du développement social et économique des communautés locales.

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8 mars : Bassirou Diomaye Faye salue la contribution des femmes au progrès des sociétés.

Un hommage présidentiel aux femmes du Sénégal et du monde

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée le 8 mars, le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a adressé un message d’hommage aux femmes sénégalaises et à celles du monde entier.

Dans une publication diffusée sur sa page Facebook officielle, le chef de l’État a salué le rôle central que jouent les femmes dans le développement des sociétés. Il a notamment mis en avant leur courage, leur engagement et leur sens des responsabilités, qu’il considère comme des forces motrices du progrès social et économique.

Un appel à renforcer la protection des droits des femmes

Dans son message, le président sénégalais a également insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes. Il a souligné l’importance de consolider les mécanismes juridiques et institutionnels destinés à garantir les droits des femmes.

Le chef de l’État a ainsi appelé à intensifier la lutte contre les discriminations et les inégalités persistantes, rappelant que la promotion de l’égalité constitue un enjeu majeur pour le développement durable et la cohésion sociale.