Le président guinéen Mamadi Doumbouya a engagé une nouvelle réorganisation de l’appareil judiciaire, marquée par des nominations, des mutations et des reconductions de magistrats à différents postes de responsabilité. Les décisions, officialisées par décret le mercredi 21 octobre 2026, concernent plusieurs juridictions du pays, de Conakry à l’intérieur de la Guinée.
Cette réorganisation s’inscrit dans la volonté affichée par les autorités de renforcer le fonctionnement de la justice et de consolider l’État de droit. Elle touche notamment les cours d’appel, les tribunaux de première instance ainsi que plusieurs structures judiciaires spécialisées.
Parmi les principales décisions figure la nomination d’Aly Touré au poste de premier président de la Cour d’appel de Conakry, tandis que Fallou Doumbouya est nommé procureur général près cette juridiction. À Kankan, Pierre Lamah prend la tête de la Cour d’appel et Marouane Baldé est nommé procureur général.
La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) est également concernée par ce mouvement. Mamadou Saliou Diakité est nommé président de cette juridiction, tandis qu’Alphonse Charles White occupe les fonctions de procureur.
D’autres nominations concernent les tribunaux de première instance, notamment ceux de Kaloum, Dixinn, Mafanco, Kindia, Boké, Labé, Kankan et N’Zérékoré. La réorganisation touche ainsi plusieurs niveaux de l’appareil judiciaire, aussi bien au siège qu’au sein des parquets.
Une réforme inscrite dans la modernisation de la justice
Cette nouvelle répartition des responsabilités intervient dans un contexte de réformes institutionnelles du secteur judiciaire. En juin 2026, Mamadi Doumbouya avait promulgué une loi organique relative aux attributions, à la composition, à l’organisation et au fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature, organe central dans la gestion de la carrière des magistrats.
L’objectif affiché par les autorités est de renforcer l’efficacité et la crédibilité de la justice guinéenne. La mise en œuvre de cette ambition dépendra toutefois de la capacité des juridictions à améliorer concrètement le traitement des dossiers, l’accès des citoyens aux services judiciaires et le respect des garanties d’indépendance et d’impartialité.
Au-delà des nominations, les attentes portent donc sur les résultats de cette réorganisation : un fonctionnement plus efficace des tribunaux, une meilleure réponse aux justiciables et une confiance renforcée dans l’institution judiciaire.

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