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Guinée : L’État guinéen veut transformer son partenariat avec la Chine en levier d’employabilité en matière d’éducation et de formation.

Dans son ambition d’industrialiser son économie, la Guinée s’efforce d’aligner sa formation professionnelle sur les besoins réels du marché du travail. Les investissements chinois, du minier au ferroviaire, génèrent une demande de compétences techniques que le pays entend désormais anticiper.

L’État guinéen veut transformer son partenariat avec Pékin en levier d’employabilité. Le ministre de l’Éducation nationale, Alpha Bacar Barry a reçu l’ambassadeur de Chine, Sun Yong, le 15 mai à Conakry. L’audience a porté sur les axes stratégiques de coopération en éducation et en formation. L’enseignement technique, la formation professionnelle et la transformation numérique y ont occupé une place centrale, selon le communiqué du ministère. Cette rencontre s’inscrit dans un partenariat bilatéral plus large, la Chine étant présente en Guinée dans les secteurs minier, ferroviaire et agricole à travers plusieurs entreprises publiques.

Boffa, le rail, le numérique : trois chantiers, une même urgence

La finalisation du Centre de formation professionnelle de Chinalco à Boffa figure parmi les projets phares évoqués. Ce centre est « appelé à devenir un levier important pour le développement des compétences techniques nationales », selon le ministère. Chalco Guinea Company, filiale de Chinalco, emploie directement plus de 650 Guinéens dans ses opérations minières à Boffa. Présentée par ses responsables comme « le plus grand investisseur étranger en Guinée », elle n’en reste pas moins dépendante d’une main-d’œuvre expatriée que la formation locale devra progressivement remplacer.

L’école de formation aux métiers du chemin de fer constitue l’autre urgence identifiée. Elle souffre de « besoins importants en formateurs qualifiés et en équipements modernes ». L’enjeu est de taille, le projet Simandou mobilisant 620 kilomètres de voies ferrées en construction avec des partenaires chinois, selon Simfer S.A. Former les jeunes Guinéens à ces métiers, c’est leur ouvrir l’accès direct aux emplois générés par ces chantiers colossaux.

Sur le front numérique, Alpha Bacar Barry a présenté le projet de Village Numérique éducatif (lancé en 2023, toujours en construction), un écosystème de formation pensé du primaire aux filières d’ingénierie, ciblant les métiers de demain. L’ambassadeur Sun Yong a exprimé son intérêt pour accompagner l’initiative et a été convié à visiter le site.

Le volet agricole n’est pas en reste. Les entreprises chinoises du secteur rizicole sont appelées à s’impliquer dans la formation pratique dispensée au sein des Écoles nationales d’agriculture et d’élevage (ENAE). L’apprentissage du mandarin via l’Institut Confucius de Conakry a par ailleurs été mis en avant comme « une passerelle linguistique pour renforcer l’employabilité internationale » des apprenants guinéens, un atout qui s’impose progressivement sur un marché du travail de plus en plus marqué par les partenariats sino-africains.

Des chiffres qui imposent l’urgence d’agir

Le contexte du marché du travail guinéen rend ce rapprochement incontournable. L’Observatoire national du travail (ONT) a publié son premier bulletin en janvier 2025. Le taux de chômage des 15-24 ans s’établit à 7,3 %, mais un autre chiffre alarme davantage : 34 % des jeunes ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation. « Cette classe d’âge nécessite une attention particulière », avertit le directeur national de l’ONT. Par ailleurs, 80 % des emplois restent cantonnés au secteur informel, ce qui rend d’autant plus pressante l’adéquation entre formation et débouchés réels.

L’Agence guinéenne pour la promotion de l’emploi (AGUIPE) a recensé 53 478 demandeurs d’emploi au 1er janvier 2025. Dans le même temps, les investissements chinois continuent de s’étendre sur le territoire guinéen.

Simfer S.A., société titulaire des blocs 3 et 4 du projet Simandou, est une joint-venture réunissant l’État guinéen (15 %) et un consortium international emmené par Rio Tinto et Chinalco. Des chantiers d’une telle envergure appellent des compétences pointues que le système éducatif local peine encore à fournir. C’est précisément ce fossé que la coopération avec Pékin ambitionne de combler, à condition que les modalités de financement des projets annoncés, encore tenues sous silence par les parties, se concrétisent rapidement.

Source : ecomnewsafrique.com

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À Londres, la Guinée défend une vision stratégique de l’éducation au service de sa transformation.

La Guinée a marqué sa présence à l’Education World Forum 2026 organisé à Londres, en portant une vision ambitieuse de l’éducation comme moteur central du développement économique et de la transformation sociale.

À l’occasion du panel 4B consacré à l’utilisation des données probantes dans les politiques éducatives, le ministre guinéen de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, a défendu une approche plaçant le capital humain au cœur de la stratégie nationale de développement.

L’éducation présentée comme pilier du programme Simandou 2040

Animée par Rachel Hinton, la rencontre a réuni plusieurs responsables internationaux du secteur éducatif, parmi lesquels Vesna Janevska, Andreas Schleicher ainsi que Berj Akian.

Au cours des échanges, Alpha Bacar Barry a mis en avant la vision portée par le programme Simandou 2040, présenté comme le cadre stratégique de refondation du capital humain guinéen sous l’impulsion du président Mamadi Doumbouya.

Selon le ministre, la transformation économique durable de la Guinée ne peut se construire sans un système éducatif performant, inclusif et capable de répondre aux exigences technologiques, économiques et sociales du XXIe siècle.

Modernisation du système éducatif et montée en compétences

Dans son intervention, le ministre a détaillé plusieurs axes prioritaires engagés par les autorités guinéennes pour moderniser le secteur éducatif.

Parmi les réformes évoquées figurent notamment la modernisation des curricula, le développement des compétences techniques et professionnelles, l’accélération de la digitalisation de l’enseignement ainsi que l’amélioration de la gouvernance éducative à travers une utilisation accrue des données.

Le gouvernement entend également renforcer l’adéquation entre les formations dispensées et les besoins réels du marché de l’emploi afin de mieux préparer les jeunes aux mutations économiques en cours sur le continent africain.

Cette approche vise à faire émerger une génération de compétences capables d’accompagner l’industrialisation, l’innovation et la diversification économique du pays.

Une Guinée de plus en plus présente dans les débats internationaux sur l’éducation

À travers cette participation remarquée à l’Education World Forum 2026, la Guinée affirme progressivement son positionnement dans les grands débats internationaux consacrés à l’éducation et au développement du capital humain.

Les autorités guinéennes cherchent ainsi à promouvoir une vision où le savoir, l’innovation et la formation professionnelle deviennent des leviers essentiels de souveraineté économique et de transformation durable.

Dans un contexte africain marqué par une forte croissance démographique et des défis importants en matière d’emploi des jeunes, la question de l’éducation apparaît désormais comme l’un des principaux enjeux stratégiques du continent.

À Londres, la Guinée a ainsi défendu l’image d’un pays qui entend faire de l’investissement dans le capital humain un socle fondamental de son émergence économique et sociale.

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Éducation : la Guinée accélère la modernisation de l’enseignement scientifique à l’ère de l’intelligence artificielle.

Une réforme pédagogique orientée vers les compétences du XXIe siècle
La transformation du système éducatif guinéen franchit une nouvelle étape avec le déploiement d’un programme national de renforcement des compétences pratiques et numériques au profit de 190 enseignants en STEM (mathématiques, physique, chimie, biologie). Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de modernisation visant à adapter l’enseignement aux exigences d’une économie de plus en plus tournée vers la science, la technologie et l’innovation.

Combler le déficit de pratiques expérimentales
Au cœur de cette réforme figure une priorité clairement identifiée : corriger le manque d’approches pratiques dans l’enseignement des sciences. Longtemps dominé par des méthodes théoriques, le système éducatif évolue désormais vers des pédagogies actives, fondées sur l’expérimentation, l’observation et la résolution de problèmes. À travers des modules intensifs, les enseignants sont formés à intégrer ces méthodes en classe, en cohérence avec les standards internationaux.

L’intelligence artificielle, levier de transformation pédagogique
L’introduction de l’intelligence artificielle constitue l’un des axes majeurs de cette réforme. Bien au-delà d’une simple sensibilisation, les enseignants bénéficient d’une immersion dans les usages concrets de l’IA appliquée à l’éducation : personnalisation des apprentissages, automatisation de certaines évaluations, conception de contenus interactifs et suivi individualisé des élèves. Cette évolution redéfinit le rôle de l’enseignant, désormais appelé à concevoir et piloter des environnements d’apprentissage enrichis par la technologie.

Une vision stratégique portée par les autorités éducatives
Cette dynamique s’inscrit dans la vision défendue par le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Alpha Bacar Barry, pour qui la qualité du système éducatif repose avant tout sur celle de ses enseignants. L’intégration des innovations scientifiques et technologiques apparaît ainsi comme un levier central pour bâtir une école en phase avec les réalités contemporaines.

Vers une mutation durable du système éducatif
Au-delà de la formation de ces 190 enseignants, cette initiative traduit une ambition plus large : celle de refonder en profondeur les pratiques pédagogiques en Guinée. L’objectif est de former un corps enseignant capable de préparer les élèves non seulement à la réussite académique, mais aussi à leur insertion dans un monde professionnel en constante mutation. À travers cette réforme, la Guinée amorce ainsi une transition vers une école plus moderne, plus performante et résolument tournée vers les défis scientifiques et numériques du XXIe siècle.

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Éducation : la Guinée lance sa carte scolaire nationale pour une planification plus efficace.

Sous l’impulsion du Premier ministre Amadou Oury Bah, la Guinée a officiellement engagé, le 29 avril 2026, le processus d’élaboration de sa carte scolaire nationale. Cette initiative vise à doter le pays d’un outil stratégique de planification capable d’améliorer la répartition des ressources éducatives, de fiabiliser les données et de mieux intégrer les réalités territoriales.

Porté par le ministère de l’Éducation nationale, avec l’appui du ministère du Plan et de l’Institut national de la statistique, ce projet entend corriger des dysfonctionnements structurels qui affectent depuis plusieurs années le système éducatif guinéen.

Un outil stratégique pour transformer le système éducatif

Pour les autorités, la carte scolaire dépasse largement le cadre d’un simple exercice technique. Elle constitue un véritable instrument d’aide à la décision, appelé à orienter les politiques publiques en matière d’éducation.

Le ministre du Plan, Ismaël Nabé, a souligné l’importance de cette démarche, insistant sur la nécessité de disposer de données fiables pour bâtir des réformes durables. Dans ce dispositif, l’Institut national de la statistique joue un rôle central en garantissant la qualité et la crédibilité des informations collectées.

Des incohérences révélatrices des défis du secteur

Le lancement de cette initiative intervient dans un contexte marqué par des insuffisances notables en matière de données et de planification. Le ministre de l’Éducation, Alpha Bacar Barry, a évoqué des écarts significatifs entre les statistiques officielles, illustrant les difficultés à disposer d’une vision claire du système.

Au-delà des chiffres, les défis sont également visibles sur le terrain : établissements sous-utilisés, écoles surchargées, affectations d’enseignants dans l’urgence ou encore inadéquation des infrastructures face aux évolutions démographiques.

Vers une meilleure répartition des ressources et des infrastructures

La carte scolaire nationale ambitionne de répondre à ces enjeux en rationalisant l’implantation des établissements, la distribution des enseignants et l’allocation des équipements. L’objectif est de mieux adapter l’offre éducative aux besoins réels des populations, notamment dans les zones rurales souvent défavorisées.

Un levier de modernisation de l’action publique

Au-delà du secteur éducatif, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation de l’État. Pour le chef du gouvernement, disposer d’outils de planification fiables est une condition essentielle pour améliorer l’efficacité de l’action publique et optimiser l’utilisation des ressources.

Dans cette perspective, la carte scolaire constitue une première étape vers la mise en place d’autres instruments structurants, notamment une future carte sanitaire. Elle sera également articulée avec les dispositifs d’identification des citoyens et de recensement administratif, afin de permettre un suivi précis des besoins.

Une réforme alignée sur les ambitions nationales

Adossée à la vision présidentielle et au Programme Simandou 2040, cette réforme ambitionne de faire de l’éducation un pilier central du développement national.

À terme, la carte scolaire devrait permettre d’anticiper les besoins en infrastructures et en personnel enseignant, de renforcer l’équité d’accès à l’éducation et d’améliorer la cohérence globale du système éducatif guinéen.

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Réforme de l’éducation au Sénégal : les axes structurants d’une refondation pilotée par l’État.

Le Sénégal s’est engagé dans un vaste chantier de transformation de son système éducatif, présenté par les autorités comme l’un des piliers essentiels du projet national de développement. Cette dynamique de réforme, portée au plus haut niveau de l’État, vise à adapter l’école sénégalaise aux mutations sociales, économiques et culturelles du pays, tout en corrigeant les insuffisances structurelles accumulées au fil des décennies.

C’est dans ce contexte que le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a exposé les grandes orientations de cette refondation lors de la rentrée solennelle de l’Inspection générale de l’éducation et de la formation (IGEF).

Une réforme qui dépasse la simple révision des programmes

Dans son intervention, le ministre a tenu à clarifier la portée de la démarche engagée. Selon lui, il ne s’agit pas d’une réforme technique limitée à l’actualisation des curricula, mais bien d’une refondation globale du système éducatif. L’objectif affiché est de construire une école capable de répondre aux aspirations profondes des populations en matière de justice sociale, de souveraineté nationale, de dignité et de prospérité partagée.

L’éducation est ainsi présentée comme un levier stratégique dans la constitution du capital humain, condition indispensable à la réussite du projet de transformation économique et sociale du Sénégal. « L’avenir du pays se joue en grande partie dans l’école », a rappelé le ministre, insistant sur la responsabilité collective qu’implique cette réforme.

Un comité scientifique pour une refondation curriculaire inclusive

Afin d’asseoir cette réforme sur des bases solides, l’État a mis en place un Comité scientifique chargé de la refondation curriculaire. Cette instance regroupe des universitaires, des experts nationaux et internationaux, des représentants de la société civile ainsi que d’anciens responsables publics.

Pour les autorités, cette diversité de profils constitue une garantie de rigueur méthodologique et d’ouverture intellectuelle. Elle permet d’intégrer à la réflexion les enjeux contemporains — compétences du XXIᵉ siècle, innovation pédagogique, adéquation formation-emploi — tout en tenant compte des réalités socioculturelles et linguistiques du pays.

L’IGEF, un acteur clé de la sécurisation des réformes

Le ministre de l’Éducation nationale a également souligné le rôle central dévolu à l’Inspection générale de l’éducation et de la formation. Institution stratégique du dispositif éducatif, l’IGEF est appelée à accompagner la mise en œuvre des réformes à travers ses missions de contrôle, d’évaluation et d’amélioration continue de la qualité.

Dans un contexte de transformation profonde, l’IGEF devra veiller à la cohérence des politiques éducatives, à leur application effective sur le terrain et à la correction rapide des dysfonctionnements éventuels.

Une réforme participative ouverte aux citoyens

Soucieuses d’associer l’ensemble des acteurs à ce chantier national, les autorités ont lancé une plateforme participative baptisée « la Voix de l’École ». Cet outil permet aux enseignants, parents d’élèves, élèves, syndicats, experts et citoyens de formuler des propositions et de partager leurs expériences.

Cette démarche participative traduit la volonté de bâtir une réforme partagée, nourrie par les réalités du terrain et les attentes des communautés éducatives, afin d’éviter une transformation perçue comme descendante ou déconnectée des besoins réels.

Un enjeu stratégique pour l’avenir du pays

À travers cette refondation, le gouvernement sénégalais ambitionne de doter le pays d’un système éducatif plus équitable, plus performant et mieux arrimé aux défis contemporains, tout en restant fidèle aux valeurs nationales.

Pour Moustapha Mamba Guirassy, la réussite de cette réforme conditionnera en grande partie la capacité du Sénégal à former des citoyens compétents, responsables et engagés, capables de porter durablement le développement du pays.

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Gala de la Fondation Diaka Camara : un élan international en faveur de l’éducation des jeunes filles.

La Fondation Diaka Camara a organisé, ce samedi, à l’hôtel Palm Camayenne, un gala d’envergure internationale rassemblant des personnalités venues de Guinée et de plus de quinze pays. Placé sous le parrainage du ministre de la Culture et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, l’événement a mis à l’honneur l’engagement de la fondation pour l’éducation et l’autonomisation des jeunes filles.

Cette édition 2025 a également été l’occasion de lancer le Cercle des Alliances AWA, une initiative visant à renforcer l’impact social de la fondation à travers des partenariats et des projets innovants pour le développement des jeunes filles.

La cérémonie a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, dont la ministre du Commerce, Fatima Camara, et la ministre de l’Enseignement technique, Hadja Aminata Kaba, représentant la ministre de l’Action sociale, Mme Charlotte Daffé, marraine de la soirée. Des diplomates et ambassadeurs accrédités en Guinée ont également pris part à l’événement, témoignant de l’intérêt international porté à la cause défendue.

Au nom du gouvernement, la ministre de l’Enseignement technique a réaffirmé le soutien des autorités à toutes les initiatives favorisant l’éducation et l’épanouissement des jeunes filles, soulignant l’importance de telles actions pour le développement durable du pays.

Le gala a été ponctué de discours inspirants, de témoignages émouvants et de performances culturelles, offrant une plateforme de visibilité et de mobilisation autour de la mission de la fondation. Par son engagement et ses initiatives, la Fondation Diaka Camara confirme sa place en tant qu’acteur majeur de la promotion de l’éducation des jeunes filles en Guinée et au-delà.

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Sénégal : lancement d’un programme national de formation des enseignants au numérique et à l’intelligence artificielle.

Le Sénégal a franchi une étape majeure dans sa stratégie d’éducation en lançant officiellement un programme national de formation au numérique et à l’intelligence artificielle (IA) destiné aux enseignants et au personnel éducatif. L’annonce a été faite ce mardi par le ministère de l’Éducation nationale, en partenariat avec la Fondation Mastercard et l’Université Numérique Cheikh Hamidou Kane (UNCHK), à travers le programme FORCE-N.

Une réponse aux défis éducatifs et technologiques

Le programme s’inscrit dans la mise en œuvre de la Stratégie du Numérique pour l’Éducation 2025-2029, qui ambitionne de faire de l’école sénégalaise un espace ouvert aux innovations tout en restant ancré dans les réalités locales. L’objectif est de doter les enseignants d’outils concrets pour intégrer le numérique et l’IA dans leurs méthodes pédagogiques, renforcer la qualité de l’enseignement et préparer les élèves aux métiers du futur.

« L’avenir de notre système éducatif dépend de notre capacité à former des enseignants compétents dans l’usage des outils numériques. Avec ce programme, nous donnons à nos éducateurs les moyens de transformer l’apprentissage et d’ouvrir de nouvelles perspectives à nos enfants », a déclaré Mamadou Talla, ministre de l’Éducation nationale.

Des compétences pour une éducation inclusive et moderne

À travers des formations ciblées, les enseignants apprendront non seulement à utiliser les technologies, mais aussi à en faire un levier de créativité, d’inclusion et d’efficacité. Les concepteurs du programme insistent sur la nécessité de promouvoir un usage éthique et responsable, qui tienne compte des enjeux de sécurité numérique et de la protection des données personnelles, tout en veillant à la préservation des valeurs culturelles sénégalaises.

Un partenariat stratégique

La Fondation Mastercard, partenaire clé du projet, accompagne déjà plusieurs initiatives en Afrique visant à renforcer les compétences numériques des jeunes et des enseignants.

« Investir dans les enseignants, c’est investir dans l’avenir. Le Sénégal fait partie des pays africains qui montrent la voie vers une éducation numérique inclusive. Nous sommes fiers de contribuer à ce projet qui va transformer durablement l’apprentissage », a souligné Reeta Roy, Présidente-directrice générale de la Fondation Mastercard.

Un impact attendu sur tout le système éducatif

Le ministère de l’Éducation prévoit de former progressivement des milliers d’enseignants à travers toutes les régions du pays. Cette montée en compétence doit permettre :

  • d’améliorer la qualité des apprentissages,

  • de réduire les inégalités d’accès aux outils numériques entre zones urbaines et rurales,

  • de préparer les élèves aux compétences numériques essentielles pour l’emploi et l’innovation,

  • et de renforcer la résilience du système éducatif face aux crises, comme l’a montré la pandémie de Covid-19.

« Nous devons former une génération d’apprenants capables de comprendre, d’innover et de contribuer activement à la société numérique. Ce programme est une étape décisive vers cet objectif », a indiqué Pr. Souleymane Bachir Diagne, recteur de l’UNCHK.

Une vision tournée vers l’avenir

Pour les autorités, cette initiative traduit la volonté du Sénégal de placer l’éducation au cœur de la transformation numérique nationale. Elle s’inscrit également dans la dynamique de l’Union africaine et de l’UNESCO, qui encouragent les pays africains à investir dans les technologies éducatives afin de combler le fossé numérique et de stimuler le développement durable.

Le lancement de ce programme marque ainsi un pas décisif vers une école sénégalaise moderne, inclusive et connectée, capable de former les citoyens et les professionnels de demain.

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Guinée : L’Enseignement Supérieur s’ouvre davantage aux femmes avec un cap ambitieux de 250 doctorats d’ici 2035

Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape en matière d’égalité des chances dans l’enseignement supérieur. Le ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation a dévoilé un objectif clair : atteindre 250 femmes titulaires d’un doctorat d’ici 2035, contre seulement 35 recensées à ce jour dans les universités publiques.

Cette initiative ambitieuse s’inscrit dans le cadre de la Stratégie Nationale de la Recherche et de l’Innovation (2022-2035), qui vise à rééquilibrer la représentativité genrée dans le domaine académique et scientifique.

Un effort structurel et inclusif

La stratégie prévoit des mesures concrètes pour encourager l’accès des jeunes filles aux cycles supérieurs :

  • Des bourses spécifiques pour les femmes en master et doctorat,

  • La création de pôles d’excellence féminins dans les universités,

  • Le renforcement des capacités des encadreurs et encadreuses,

  • Un accompagnement personnalisé pour les femmes scientifiques dans la recherche et la publication.

L’approche se veut inclusive, en intégrant les régions rurales et en prenant en compte les obstacles culturels et sociaux qui freinent encore la progression des jeunes filles dans le parcours académique.

Pour une science plus représentative

Selon les autorités, augmenter la part des femmes dans la recherche est un levier clé de développement, notamment dans les domaines de la santé, de l’agriculture, du numérique et des énergies renouvelables.

Ce plan illustre la volonté de créer une élite féminine scientifique guinéenne, capable de porter des projets d’innovation au service de la société.

Une vision portée au plus haut niveau

Ce programme s’aligne avec la vision du Président de la Transition, le Général Mamadi Doumbouya, de bâtir une Guinée moderne, équitable et compétitive sur le plan régional et international. La promotion du leadership féminin dans la recherche scientifique devient ainsi un enjeu stratégique.

Éducation

Éducation & Numérique : l’Afrique mise sur les données pour combattre la pauvreté scolaire

Plusieurs pays africains prennent part cette semaine à une série d’ateliers continentaux sur les données éducatives, organisés sous l’égide de l’Union africaine, en partenariat avec l’UNESCO, l’UNICEF et l’AFD. Objectif : améliorer la gouvernance des systèmes éducatifs à travers la collecte, l’analyse et l’utilisation stratégique des données, dans le but de réduire la pauvreté scolaire sur le continent.

Un défi urgent pour l’Afrique

Malgré les progrès enregistrés ces dernières années, plus de 98 millions d’enfants africains sont encore hors du système scolaire selon les estimations de l’UNESCO. À cela s’ajoute une faible qualité de l’enseignement, des inégalités régionales, des enseignants mal formés, et une gestion souvent inefficace des ressources.

Dans ce contexte, les données éducatives fiables et actualisées deviennent un levier indispensable pour :

  • cibler les zones les plus touchées par la déscolarisation,

  • adapter les politiques publiques,

  • suivre les progrès en temps réel,

  • anticiper les besoins en infrastructures, en enseignants et en financement.

Une approche fondée sur l’innovation

Les ateliers en cours portent notamment sur :

  • la numérisation des systèmes de suivi scolaire (présence, résultats, orientation),

  • l’interopérabilité entre ministères, écoles et partenaires,

  • l’exploitation des données pour réduire les inégalités d’accès à l’éducation,

  • la formation des responsables éducatifs à l’analyse de données.

Les pays participants, parmi lesquels le Kenya, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Ghana ou encore le Rwanda, partagent leurs bonnes pratiques et les outils mis en œuvre localement (applications de suivi, tableaux de bord ministériels, bases de données cartographiques…).

Un enjeu de souveraineté et de développement

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Plan continental d’éducation de l’Union africaine (CESA 2035), qui promeut une transformation des systèmes éducatifs africains, fondée sur :

  • la résilience numérique,

  • l’inclusion sociale,

  • et la maîtrise des données comme outil de pilotage.

Pour de nombreux experts, combattre la pauvreté scolaire par la donnée n’est pas qu’une question technologique, mais une priorité politique et économique, au service d’un continent jeune, dynamique, mais encore trop inégal face à l’accès au savoir.

L’Afrique investit dans l’intelligence éducative : en utilisant mieux les données, elle espère garantir à chaque enfant une chance réelle de réussir à l’école. Une révolution silencieuse, mais essentielle, pour bâtir le futur du continent.