JOJ 2026 DakarSenegal 360x320

JOJ Dakar 2026 : Le Sénégal trace la voie d’un héritage sportif durable.

À moins de deux ans du coup d’envoi des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le Sénégal intensifie les préparatifs pour accueillir ce rendez-vous mondial historique, une première sur le continent africain. Plus qu’un événement sportif, les JOJ sont perçus comme un levier de transformation pour le sport, les infrastructures et la jeunesse sénégalaise.

Une ambition au-delà de l’organisation

Sous la coordination du Comité d’organisation Dakar 2026 (COJOJ), les autorités sénégalaises, en étroite collaboration avec le Comité International Olympique (CIO), ont clairement affiché leur ambition : faire de Dakar 2026 un modèle d’organisation et d’héritage durable. Les JOJ ne seront pas simplement un événement de prestige, mais un catalyseur pour le développement du sport à la base, la modernisation des installations sportives et l’implication active des jeunes.

Des infrastructures modernisées et adaptées

La réhabilitation et la construction d’infrastructures sportives sont en cours, notamment le stade Iba Mar Diop, le centre olympique de Diamniadio et d’autres sites clés à Dakar. Ces installations ont été pensées non seulement pour répondre aux exigences du CIO, mais aussi pour servir à long terme les athlètes locaux, les clubs, les écoles et les fédérations.

Un projet tourné vers la jeunesse

Au-delà du sport de haut niveau, Dakar 2026 mise sur la jeunesse. Plusieurs programmes éducatifs et culturels sont associés à l’événement, visant à promouvoir les valeurs olympiques, l’inclusion sociale, l’égalité des genres et l’engagement citoyen. La jeunesse sénégalaise est au cœur du projet, non seulement comme spectatrice, mais comme actrice.

Un héritage pour l’Afrique

Les JOJ 2026 représentent également une vitrine pour l’Afrique. Pour la première fois, le continent accueille une compétition olympique, un signal fort qui souligne son potentiel croissant dans l’organisation d’événements internationaux. Dakar 2026 ambitionne ainsi de poser les bases d’une nouvelle dynamique continentale dans le domaine du sport et de la jeunesse.

Conclusion

En s’engageant pleinement dans la préparation des JOJ 2026, le Sénégal ne prépare pas uniquement une compétition : il construit un avenir. Un avenir où les infrastructures, les talents, l’éducation et les valeurs sportives convergent pour façonner une génération inspirée et un pays renforcé. Dakar 2026 s’annonce déjà comme un tournant majeur dans l’histoire du sport sénégalais et africain.

73d05050 4854 11f0 84b6 6bf0f66205f1 jpg 360x320

« J’ai tout quitté pour rentrer au Sénégal » : le pari audacieux de Coumba Sow, une entrepreneure de la diaspora.

« Je suis partie pour mieux revenir ». C’est par ces mots que Coumba Sow, trentenaire née en France de parents sénégalais, résume le virage radical qu’elle a pris en 2022. Coumba Sow a toujours nourri un attachement profond pour le pays de ses ancêtres. En avril 2022, elle saute le pas.Cadre dans une banque renommée à Paris, elle décide de tout quitter pour s’installer au Sénégal. Un choix risqué mais assumé.

Son objectif : investir et développer des projets professionnels, redonner du sens à sa vie tout en contribuant au développement local.

« Je suis née et j’ai grandi en France, mais le Sénégal a toujours été une part importante de ma vie », confie Coumba Sow originaire du Fouta, dans le nord du Sénégal.

Depuis son plus jeune âge, elle passait toutes ses vacances scolaires au pays, au sein d’une association de la diaspora qui organisait des séjours collectifs au village. Ces voyages ont profondément ancré en elle l’amour du Sénégal, de sa culture et de sa langue.

Quitter le confort parisien pour retrouver les racines

Ils sont de plus en nombreux les expatriés prêts à revenir investir et entreprendre dans leur pays d’origine, conscients des opportunités et des nouveaux marchés qui émergent au bercail.

Formée en France, Coumba est diplômée d’un Master en Banque-finance et a exercé en tant que manager dans une agence de la Société Générale à Paris.

Pourtant, au fil des années, l’appel du pays natal se faisait de plus en plus fort.

« J’avais toujours cette envie de contribuer au développement du Sénégal. Et je voyais le pays se transformer, se moderniser. C’était le moment de tenter quelque chose. »

C’est pendant la crise du Covid-19 que le projet prend forme. Coumba se mobilise bénévolement pour aider les membres de la diaspora à obtenir leur pièce d’identité sénégalaise, indispensable pour rentrer au pays en période de fermeture des frontières.

Son engagement se prolonge sur les réseaux sociaux, notamment sur Snapchat, où elle fédère une communauté en quête d’informations concrètes : comment obtenir une carte nationale sénégalaise ? Comment s’installer au Sénégal ? Où investir ? Où passer ses vacances ?

Face à cette demande croissante, elle crée en 2021 « Paris Sénégal », une agence de services dédiée aux projets en lien avec le pays.

« On veut faire le pari du Sénégal. Montrer que tout est possible ici », confie-t-elle.

Coumba Sow au bord de la piscine d'une maison témoin
Légende image,Coumba Sow a lancé le projet dénommé « Un terrain pour tous. »

« Pari-Sénégal », un pont entre deux mondes

Installée d’abord à Dakar, Coumba Sow propose des services de conciergerie, de location de vacances, de mise en relation avec des avocats pour des litiges fonciers, et d’accompagnement administratif. Forte de son carnet d’adresses, elle aide ceux qui, comme elle, veulent s’installer, investir ou entreprendre au Sénégal.

L’aventure à Dakar n’est pas de tout repos. Là-bas, elle découvre un pays en mouvement, plein d’opportunités, mais aussi confronté à de nombreux défis.

« J’ai vu à quel point le retour peut être complexe pour les membres de la diaspora. Entre démarches administratives, manque d’informations et désillusions, beaucoup finissent par abandonner », observe-t-elle.

« Entre 2020 et 2022, j’ai répondu à des centaines de questions : comment acheter un terrain ? Créer une entreprise ? Ouvrir un compte bancaire ?  » raconte-t-elle.

En novembre 2021, elle organise la première « Rencontre Paris-Sénégal » à Paris.

Près de 300 personnes assistent à l’évènement. Des représentants de l’APIX (Agence Nationale chargée de la Promotion de l’Investissement et des Grands Travaux), de la Délégation à l’entrepreneuriat rapide (DER) et des entrepreneurs de la diaspora partagent leur expérience. Ce fut une réussite et un tournant. « C’est à ce moment que j’ai compris qu’il y avait un vrai besoin, une vraie attente », dit-elle.

De cette prise de conscience naît son projet : Pari-Sénégal. Un dispositif qu’elle a elle-même conçu pour accompagner les membres de la diaspora dans leur retour et leurs investissements. « Je veux leur éviter les erreurs que j’ai commises. Leur montrer qu’il est possible de réussir ici, à condition d’être bien préparé », dit-elle.

Le programme propose un accompagnement personnalisé : conseils juridiques, mise en relation avec des partenaires de confiance, formation sur l’écosystème local, visites sur le terrain… »C’est un accompagnement humain, avec une vraie compréhension des réalités des deux côtés de la Méditerranée. »

S’installer au Sénégal : entre préparation et adaptation

Pour Coumba Sow, réussir son retour au pays passe par une bonne préparation. « Le premier conseil que je donne, c’est de définir une stratégie d’installation. Est-ce que je veux revenir comme entrepreneur ? Comme salarié ? Ou bien je tente l’aventure et je vois sur place ? » explique-t-elle.

Elle insiste aussi sur la nécessité de s’adapter : « Une fois que vous êtes au Sénégal, vous êtes au Sénégal. Il faut comprendre les réalités locales, apprendre à vivre avec, et rester curieux. »

Son dernier conseil : oser. « Il n’y a jamais de moment parfait. Il faut se lancer. L’Afrique, c’est l’avenir. Le Sénégal est un pays magnifique, avec un peuple accueillant, une nature généreuse, et des opportunités partout. »

Aujourd’hui, depuis ses bureaux à Saly, Coumba développe un nouveau projet : Un terrain pour tous. Elle propose des terrains à petit budget en périphérie de la nouvelle voie de contournement de Pointe-Sarène, une zone en pleine transformation. Elle a même construit une maison témoin, destinée à la vente, pour prouver qu’il est possible de bâtir au Sénégal avec un budget modeste.

« L’objectif, c’est de démocratiser l’accès à la propriété, en particulier pour les membres de la diaspora qui veulent investir mais n’osent pas », explique-t-elle.

Coumba Sow
Légende image,Ces dernières années, une tendance de fond se dessine sur le continent africain : de jeunes diplômés formés à l’étranger, notamment en Europe et en Amérique du Nord, font le choix de retourner dans leur pays d’origine pour y entreprendre.

Le soutien des parents, un moteur essentiel

Quand elle a annoncé son projet de retour, ses parents ont été surpris, mais fiers.

« Quand j’ai expliqué à mes parents que je voulais m’installer au Sénégal, ma mère a été tellement contente, j’avais l’impression que je réalisais son rêve. Et mon père, avec qui j’ai une relation très fusionnelle, m’a juste demandé : qu’est-ce que tu vas faire là-bas exactement ? Je lui ai expliqué que je devais être sur place pour développer mon entreprise. Il m’a dit : ‘Bismillah’ », raconte-t-elle avec émotion.

« Je lui ai dit : Baba, quand tu es venu en France, est-ce que tu aurais pensé qu’un jour j’irais m’installer au Sénégal ? » Il m’a dit non. Il m’a toujours soutenue pour mon retour au pays, il m’a toujours encouragée, mais il n’aurait jamais pensé à ça. Et maintenant, il le comprend, il l’encourage. Il est fier. Quand je me suis installée, il m’appelait tous les jours. Aujourd’hui, il ne m’appelle plus. Il sait que tout va bien, il est fier de moi. Alhamdoulilah », dit-elle, le sourire large.

Pour Coumba Sow, ce retour au pays n’est pas une fin en soi, mais un début. Elle espère contribuer à changer le regard sur l’Afrique et valoriser le potentiel de la diaspora. « On peut être utile autrement. Investir, créer de la valeur, former, transmettre », insiste-t-elle.

La jeune entrepreneure multiplie les rencontres avec des membres de la diaspora porteurs de projets, des collectivités locales et des bailleurs. Son engagement commence à porter ses fruits. « Quand je vois une famille qui parvient à construire un logement décent ou à lancer un petit commerce grâce à notre accompagnement, je me dis que ça valait le coup. »

Une maison témoin construite par l'agence de Coumba Sow
Légende image,Coumba Sow propose à ses clients des terrains à petit budget pour leur permettre d’accéder à la propriété au Sénégal.

Un appel à la diaspora : « Le Sénégal vous attend »

À ceux qui hésitent encore à franchir le pas, Coumba adresse un message : « Revenir ne veut pas dire échouer en Europe. Cela peut être un acte fort, stratégique et porteur de sens. Mais il faut s’y préparer sérieusement. »

Selon l’OCDE, (Organisation de coopération et de développement économiques), environ 400 000 Sénégalais vivent à l’étranger. Pour Coumba Sow, nombre d’entre eux nourrissent le désir de revenir, motivés par la stabilité politique, la croissance économique ou tout simplement la nostalgie. « Le FMI prévoit un taux de croissance de 9,3 % pour 2025. C’est le moment de croire au pays, de tenter un projet. Même petit. Le Sénégal a besoin de nous tous. »

Entre Paris et Dakar, Coumba Sow incarne une génération de binationaux qui refusent de choisir entre deux identités et préfèrent bâtir des ponts. « J’ai compris que mon avenir ne se limitait pas à un pays ou à une nationalité. Mon avenir, je le construis là où je me sens utile. »

Avec « Pari-Sénégal », Coumba Sow souhaite désormais aller plus loin, en structurant un réseau transnational de compétences, d’opportunités et de solidarité. Une façon de transformer les rêves de retour en projets durables.

Ces dernières années, une tendance de fond se dessine sur le continent africain : de jeunes diplômés formés à l’étranger, notamment en Europe et en Amérique du Nord, font le choix de retourner dans leur pays d’origine pour y entreprendre. Ce mouvement, encore marginal il y a une décennie, gagne aujourd’hui en ampleur. Plusieurs facteurs expliquent cet élan de retour et d’investissement local.

Pour beaucoup, retourner « au pays » est un projet de vie. Le besoin de renouer avec ses racines, de se rapprocher de sa famille ou de donner une autre éducation à ses enfants participe aussi à cette dynamique de retour.

De plus en plus de jeunes Africains de la diaspora sont animés par le désir de « rendre » à leur pays ce qu’ils estiment avoir reçu. Face à des marchés souvent saturés en Occident, les pays africains offrent des opportunités de croissance inédites. La jeunesse de la population, l’émergence d’une classe moyenne et les besoins non couverts dans de nombreux secteurs constituent un terreau fertile pour les entrepreneurs. Pour beaucoup, l’Afrique représente un « marché vierge » où tout reste à bâtir.

Source : BBC News Afrique.

89644167 633523562 360x320

Sénégal-Gambie : Fabakary Jatta salue l’exemplarité de la coopération parlementaire à la clôture de la session ordinaire.

La session ordinaire de l’Assemblée nationale s’est achevée sur une note de diplomatie et de fraternité ce 30 juin 2025, marquée par l’intervention du président de l’Assemblée nationale gambienne, Fabakary Tombong Jatta. En visite officielle au Sénégal, le chef du législatif gambien a exprimé son admiration pour la qualité des relations entre les deux institutions parlementaires, qu’il a qualifiées de « modèle de démocratie parlementaire en Afrique de l’Ouest ».

Dans son allocution, Fabakary Jatta a salué l’accueil chaleureux des autorités sénégalaises et souligné l’importance de renforcer la coopération interparlementaire entre Banjul et Dakar. Il a mis en avant les enjeux communs aux deux nations, notamment la sécurité transfrontalière, l’intégration économique et les défis liés à la jeunesse, plaidant pour une harmonisation des approches législatives afin de mieux y répondre.

Du côté sénégalais, les autorités parlementaires ont abondé dans le même sens, réaffirmant leur attachement à une collaboration dynamique, nourrie par des échanges réguliers, des formations croisées et une coordination accrue dans les instances régionales comme le Parlement de la CEDEAO.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique plus large de diplomatie parlementaire, visant à consolider l’axe Dakar-Banjul dans une Afrique de l’Ouest confrontée à de nombreux défis, mais riche en opportunités de coopération sud-sud.

Macron diomaye 360x320

Séville : Bassirou Diomaye Faye et Emmanuel Macron amorcent un nouveau chapitre dans les relations franco-sénégalaises

En marge de la 4ᵉ Conférence internationale sur le financement du développement, tenue à Séville en Espagne, le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et son homologue français Emmanuel Macron ont eu un entretien stratégique, ce jeudi 27 juin 2025. Cette rencontre, qualifiée de cordiale par les entourages respectifs, ouvre la voie à une possible redéfinition du partenariat entre la France et le Sénégal, dans un contexte de recomposition des relations entre Paris et ses anciens partenaires africains.

Les deux chefs d’État ont échangé sur des questions bilatérales, régionales et multilatérales, avec une attention particulière portée sur la coopération économique, les investissements stratégiques et les défis sécuritaires en Afrique de l’Ouest. Le président Diomaye Faye a réaffirmé sa volonté de construire une relation basée sur le respect mutuel, la transparence et la souveraineté, en insistant sur la nécessité pour les deux pays d’évoluer vers un partenariat gagnant-gagnant, tenant compte des nouvelles aspirations du peuple sénégalais.

Emmanuel Macron, quant à lui, a salué la dynamique enclenchée par les nouvelles autorités sénégalaises et s’est dit disposé à renforcer la coopération, notamment dans les domaines de la transition énergétique, du numérique, de l’agriculture durable et de l’éducation.

Cette entrevue intervient dans un contexte de profondes mutations géopolitiques, où plusieurs pays africains réévaluent leurs relations avec les anciennes puissances coloniales. Le Sénégal, sous la conduite du Président Diomaye Faye, semble vouloir jouer un rôle pivot dans la construction d’un nouveau modèle de coopération internationale, fondé sur la dignité et l’autonomie stratégique.

Cette première rencontre officielle entre les deux présidents pourrait marquer le début d’une ère renouvelée dans les relations franco-sénégalaises, à condition que les engagements soient suivis d’actes concrets.

513320489 1179708227517485 5935179513753634880 n 360x320

Bassirou Diomaye Faye en route pour Séville : le Sénégal à la 4ᵉ Conférence sur le financement du développement.

Le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce matin pour Séville, en Espagne. Il y prendra part à la 4ᵉ Conférence internationale sur le financement du développement, un événement de haut niveau qui réunit les dirigeants du monde entier autour des enjeux de mobilisation des ressources pour soutenir une croissance inclusive et durable.

Cette rencontre vise à renforcer les mécanismes de coopération internationale pour le financement des objectifs de développement durable (ODD), notamment dans les pays du Sud. Le Chef de l’État sénégalais y portera la voix de l’Afrique et du Sénégal, mettant en lumière les défis particuliers des économies en transition et la nécessité d’un nouveau pacte financier mondial plus équitable.

La participation du Président Faye s’inscrit dans sa volonté affirmée de promouvoir une diplomatie économique proactive et de positionner le Sénégal comme un acteur clé dans les débats internationaux sur le développement. Elle constitue également une opportunité de nouer des partenariats stratégiques pour appuyer les projets prioritaires de son programme de transformation économique, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’éducation, de la santé et de l’énergie.

Durant son séjour, le Chef de l’État aura également des rencontres bilatérales avec plusieurs dirigeants et représentants d’institutions financières internationales, en vue de consolider les relations de coopération et d’attirer davantage d’investissements vers le Sénégal.

WhatsApp Image 2025 06 26 a 15 52 25 331c62cd 360x320

Engagée et discrète : la Première Dame du Sénégal porte la voix des filles sans passer par une fondation

Au Sénégal, la Première Dame, Marie Khone Faye, se distingue par une approche peu conventionnelle : pas de fondation officielle à son nom, mais une implication directe et résolue dans les combats pour les droits des filles. Dans un contexte où les Premières Dames africaines s’appuient souvent sur des structures caritatives pour agir, elle choisit une voie différente, marquée par la discrétion, mais également par une réelle efficacité sur le terrain.

Depuis l’élection de son époux, le président Bassirou Diomaye Faye, Marie Khone Faye s’est progressivement affirmée comme une figure d’influence sur les questions de santé, d’éducation et de protection des jeunes filles. Son action, bien que moins médiatisée, se traduit par des visites sur le terrain, des plaidoyers en coulisses, et un engagement actif dans les programmes publics portés par les ministères concernés.

Son choix de ne pas créer de fondation s’inscrit dans une volonté de sobriété et d’efficacité, en cohérence avec l’image d’un pouvoir centré sur les réformes structurelles. Mais cela ne l’empêche pas de se positionner sur des causes cruciales comme la lutte contre les mariages précoces, la scolarisation des filles, ou encore l’accès aux soins de santé reproductive.

Alors que le pays cherche à renforcer sa politique sociale à travers une gouvernance plus inclusive, le rôle de Marie Khone Faye pourrait bien contribuer à faire évoluer la perception de l’engagement féminin dans la sphère publique, en démontrant qu’on peut avoir un impact sans structures opaques ni budgets colossaux. Une approche sobre, mais déterminée, au service d’une cause essentielle : l’avenir des filles sénégalaises.

Oumars Diallo Fintech 360x320

Fintechs au Sénégal : l’offensive numérique qui redéfinit l’accès aux services financiers.

Au Sénégal, les fintechs accélèrent leur percée et bouleversent l’écosystème bancaire traditionnel en s’attaquant à un défi de taille : l’inclusion financière des populations non bancarisées. Ces start-up technologiques, à la croisée du numérique et des services financiers, proposent des solutions souples, rapides et accessibles via mobile, ciblant une large frange de la population jusque-là exclue du système classique.

Avec plus de 70 % de la population adulte encore en dehors du circuit bancaire, selon les dernières estimations de la BCEAO, les fintechs sénégalaises comme Wave, PayDunya, SudPay, ou encore Intouch, entendent combler ce vide. En misant sur des interfaces simples, des frais réduits et une implantation au cœur des besoins du quotidien (paiement de factures, transferts d’argent, micro-épargne, crédits instantanés), ces jeunes entreprises séduisent aussi bien les particuliers que les petits commerçants.

Cette dynamique, portée par la croissance du taux de pénétration mobile et internet, s’appuie également sur un environnement réglementaire en mutation. La Banque centrale de l’UEMOA encourage désormais l’innovation financière tout en veillant à garantir la sécurité des opérations. En réponse, les banques traditionnelles multiplient les partenariats avec les fintechs ou développent elles-mêmes des services digitaux pour ne pas perdre de terrain.

Mais l’essor fulgurant de ces acteurs n’est pas sans défis : viabilité des modèles économiques, gestion des données, cybersécurité et confiance des utilisateurs demeurent des enjeux centraux. Pour les experts, il faudra aussi renforcer la collaboration entre acteurs publics et privés pour garantir une régulation équilibrée favorisant l’innovation inclusive.

Le Sénégal s’installe ainsi comme l’un des pôles fintechs les plus dynamiques d’Afrique francophone. Une révolution numérique silencieuse mais déterminante, qui pourrait bien transformer durablement la relation des Sénégalais à l’argent, à l’épargne et au développement économique.

Cheikh Diba 360x320

Vision Sénégal 2050 : Cheikh Diba souligne le rôle clé des Douanes dans la transformation économique

Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a mis en exergue, ce mercredi à Dakar, le rôle stratégique des Douanes dans la réalisation des objectifs de développement fixés par la Vision Sénégal 2050. Cette déclaration a été faite lors d’un atelier dédié à la stratégie de modernisation de l’administration douanière.

Selon le ministre, les Douanes ne se limitent plus à leur fonction traditionnelle de collecte de recettes. Elles sont désormais appelées à jouer un rôle moteur dans la transformation structurelle de l’économie nationale. « Dans un contexte de mutations économiques rapides, une administration douanière performante et modernisée est essentielle pour accompagner la souveraineté économique du Sénégal », a-t-il affirmé.

Cheikh Diba a insisté sur l’importance d’une digitalisation renforcée des procédures douanières, d’une meilleure transparence dans les opérations commerciales, ainsi que d’une lutte accrue contre la fraude et les trafics illicites. Il a également mis en avant le rôle des Douanes dans la facilitation des échanges, la promotion du commerce intra-africain et le soutien aux entreprises locales.

Intégrées dans les dynamiques régionales comme la ZLECAf et l’UEMOA, les Douanes sénégalaises sont ainsi appelées à devenir un levier d’influence économique et un acteur clé de la compétitivité nationale. Ce repositionnement s’inscrit pleinement dans l’agenda de la Vision Sénégal 2050, qui ambitionne de bâtir une économie plus inclusive, résiliente et souverain.

IMG 20250618 WA0059 360x320

Afrobasket 2025 – Les Lionnes du Sénégal lancent leur préparation : 23 joueuses présélectionnées entrent en stage à Marius Ndiaye.

À quelques semaines du coup d’envoi de l’Afrobasket féminin 2025, l’équipe nationale du Sénégal entame sa phase de préparation. Dès ce jeudi 27 juin, les Lionnes seront en regroupement au stadium Marius Ndiaye à Dakar, sous la houlette du staff technique dirigé par le sélectionneur national.

Pas moins de 23 joueuses ont été présélectionnées pour ce premier stage, qui s’inscrit dans une dynamique de remise en forme, de travail tactique et de cohésion d’équipe. Parmi elles, plusieurs cadres de l’équipe, mais aussi de jeunes talents évoluant aussi bien sur le plan local qu’international. L’objectif : bâtir un groupe compétitif capable de défendre les couleurs nationales et de viser le sacre continental.

Ce regroupement marque le début d’un programme intensif, alternant séances d’entraînement, matchs amicaux et suivi médical personnalisé. Il permettra également au staff de jauger l’état de forme des athlètes, de tester différentes combinaisons de jeu et de définir la liste finale qui représentera le Sénégal à l’Afrobasket.

Triple championnes d’Afrique, les Lionnes abordent cette édition 2025 avec ambition et lucidité. Conscientes de la montée en puissance de certaines nations du continent, elles savent qu’il faudra allier discipline, solidarité et rigueur tactique pour reconquérir le titre qui leur échappe depuis 2015.

Le peuple sénégalais, fervent soutien du basketball féminin, suivra avec attention chaque étape de cette préparation, dans l’espoir de voir ses Lionnes briller à nouveau sur la scène continentale.

Aminata Kane 360x320

Aminata Kane prend les rênes de Visa pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre

La Sénégalaise Aminata Kane a été nommée à la tête de Visa pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, une région stratégique regroupant 23 pays. À ce poste, elle pilotera les opérations de la société à partir d’Abidjan, avec des antennes à Lagos, Accra et Kinshasa.

Cette nomination marque un tournant pour Visa, qui entend accélérer la digitalisation des paiements en Afrique. Forte d’un parcours prestigieux – passée par HEC, le MIT, McKinsey, Goldman Sachs, puis Orange – Aminata Kane incarne une nouvelle génération de dirigeantes africaines, à la fois visionnaires, ancrées localement et engagées pour un impact durable.

Une vision tournée vers l’inclusion et l’innovation

Sous son leadership, Visa souhaite renforcer l’adoption des paiements numériques dans une région où plus de 60 % de la population reste exclue du système bancaire traditionnel. L’entreprise mise sur des solutions adaptées comme Visa Direct, les paiements sans contact et les QR codes pour élargir l’accès aux services financiers, notamment pour les jeunes, les femmes et les entrepreneurs.

L’engagement d’Aminata Kane pour l’inclusion financière et l’égalité des chances s’inscrit pleinement dans cette stratégie. Son parcours illustre une volonté de transformer durablement l’écosystème économique africain par la technologie, l’éducation et la collaboration avec les acteurs locaux, y compris les fintechs et institutions publiques.