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Sénégal : Ousmane Sonko serre la vis sur les dépenses publiques.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a annoncé, vendredi 4 avril 2026, une série de mesures destinées à rationaliser les finances de l’État, avec en première ligne la limitation des missions officielles à l’étranger.

Des déplacements désormais strictement encadrés

Cette décision a été rendue publique lors d’une communication gouvernementale axée sur la gestion budgétaire, dans un contexte marqué par la hausse des prix du pétrole et des tensions croissantes sur les finances publiques.

Le chef du gouvernement a précisé que les missions à l’international seront désormais « strictement limitées aux besoins essentiels », appelant à une utilisation plus rigoureuse et plus efficiente des ressources de l’État.

Dans cette optique, les déplacements jugés non indispensables pour les ministres et les hauts responsables administratifs sont suspendus. L’objectif est de réduire significativement les dépenses liées aux voyages officiels, notamment les coûts de transport aérien, d’hébergement et de logistique.

Une réponse à un contexte économique sous pression

À travers cette mesure, Ousmane Sonko entend renforcer la discipline budgétaire et adapter la gouvernance économique du Sénégal à un environnement international instable, marqué par la volatilité des prix de l’énergie.

Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus globale de maîtrise des dépenses publiques engagée par les autorités, avec pour objectif de préserver les équilibres macroéconomiques tout en maintenant les priorités de développement.

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Sénégal : Bassirou Diomaye Faye réaffirme le rôle stratégique des Daaras dans le système éducatif.

À l’occasion de la Journée nationale des Daaras, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé l’engagement de l’État en faveur de la valorisation de l’enseignement coranique, pilier historique du système éducatif sénégalais.

Un héritage éducatif et culturel séculaire

Dans un message publié mardi, le chef de l’État a souligné l’importance des Daaras dans la transmission des valeurs et des savoirs : « Depuis des siècles, les Daaras transmettent bien plus que des connaissances. Ils forment des consciences, inculquent une éthique et façonnent une vision du monde ».

Cette reconnaissance s’inscrit dans une volonté de préserver un héritage éducatif profondément ancré dans la société sénégalaise, tout en l’adaptant aux mutations contemporaines.

Vers une modernisation encadrée du système des Daaras

Le président a mis en avant les conclusions des Assises nationales des Daaras, qui dessinent, selon lui, « une voie claire » reposant sur l’écoute des acteurs, l’ancrage territorial et une ambition collective partagée.

Dans cette perspective, l’État prévoit une série de réformes visant à :

  • améliorer les conditions d’apprentissage ;
  • renforcer le statut des maîtres coraniques ;
  • intégrer les Daaras dans la dynamique de refondation du système éducatif national.

Un enjeu de souveraineté éducative

Pour Bassirou Diomaye Faye, la valorisation des Daaras dépasse le cadre éducatif et s’inscrit dans une logique de souveraineté culturelle. « Il ne peut y avoir de souveraineté durable sans maîtrise de nos références éducatives », a-t-il affirmé.

Une vision ancrée dans les valeurs nationales

En conclusion, le chef de l’État a réitéré la volonté du Sénégal d’avancer « avec confiance et fidélité à ses valeurs », en plaçant les Daaras au cœur de sa vision éducative, culturelle et sociale pour les générations futures.

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Sénégal : le Cetud renforce le transport urbain face à la grève des transporteurs.

Le Conseil exécutif des Transports urbains durables (Cetud) a annoncé la mise en place de mesures exceptionnelles pour assurer la continuité du service public de transport dans la région de Dakar, en réaction à la grève des transporteurs prévue du 30 mars au 1er avril 2026 sur l’ensemble du territoire national.

Une offre de transport renforcée et prolongée

Sous l’impulsion du ministère des Transports terrestres et aériens, le Cetud a décidé de renforcer l’offre de transport urbain, avec notamment une prolongation des horaires d’exploitation jusqu’à 22 heures sur les principales lignes du réseau.

Cette mesure vise à limiter l’impact du mouvement social sur les déplacements quotidiens des populations, dans un contexte de forte dépendance au transport collectif dans la capitale sénégalaise.

Une mobilisation des principaux opérateurs

Dans un communiqué publié lundi, le Cetud indique que l’ensemble des opérateurs du réseau urbain est mobilisé. Sont notamment concernés :

  • Dakar Dem Dikk ;
  • Association de financement des transports urbains ;
  • Dakar Mobilité, en charge du Bus Rapid Transit (BRT).

Selon les autorités, ces acteurs sont engagés à répondre aux besoins de mobilité des usagers malgré les perturbations annoncées.

Un service globalement maintenu malgré des perturbations

Concernant le réseau exploité par les opérateurs affiliés à l’AFTU, environ 98 % du service est assuré, même si des perturbations ponctuelles ont été signalées dans certaines gares routières.

Dispositif sécuritaire et appel au dialogue

Afin de garantir la sécurité des usagers et du personnel, les forces de défense et de sécurité ont été déployées. Le Cetud appelle par ailleurs les différentes parties à privilégier le dialogue et la concertation, dans l’intérêt des populations.

Ces mesures s’inscrivent dans une volonté des autorités de préserver la continuité du service public et de limiter les conséquences socio-économiques de la grève sur les activités quotidiennes à Dakar.

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Sénégal : l’aéroport de Ziguinchor attendu pour le 30 avril 2026.

Le ministre des Infrastructures, Dethié Fall, a confirmé l’ouverture de l’aéroport de Ziguinchor prévue le 30 avril 2026, réaffirmant l’engagement de l’État à respecter ce calendrier. Cette annonce intervient à l’issue d’une tournée dans le sud du pays, au cours de laquelle les autorités ont assuré que les travaux progressent conformément aux exigences de coût, de délai et de qualité.

Une modernisation accélérée des infrastructures aéroportuaires

Le ministre s’exprimait lors de la cérémonie d’inauguration du salon d’honneur de l’Aéroport international Blaise Diagne, où il a mis en avant la volonté du gouvernement d’accélérer la modernisation du réseau aéroportuaire national.

Dans cette dynamique, une visite de terrain est prévue le 7 avril, en présence du ministre des Transports aériens, afin d’évaluer l’état d’avancement des travaux à Ziguinchor.

Une ouverture symbolique et opérationnelle

L’ouverture officielle pourrait être marquée par l’atterrissage d’un avion transportant de hautes autorités, soulignant la portée stratégique de cette infrastructure pour la région sud. Dès le 1er mai 2026, un vol commercial inaugural est également annoncé, traduisant la volonté des autorités de rendre rapidement l’aéroport pleinement opérationnel.

Un levier de développement pour la Casamance

Selon Dethié Fall, l’aéroport de Ziguinchor jouera un rôle déterminant dans le désenclavement de la Casamance, facilitant la mobilité des personnes et des biens, tout en stimulant le développement économique local, notamment dans les secteurs du tourisme et du commerce.

D’autres projets structurants en perspective

Au-delà de Ziguinchor, le gouvernement poursuit ses efforts de modernisation avec des projets d’extension de l’aéroport de Saint-Louis, ainsi que la relance du programme de reconstruction de plusieurs infrastructures aéroportuaires, notamment à Matam et Ourossogui.

Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie globale visant à renforcer la connectivité du territoire et à soutenir la croissance économique du Sénégal.

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Massacre de Thiaroye : l’État français condamné pour avoir dissimulé la mort d’un tirailleur africain

Plus de 80 ans après les faits, l’histoire du Massacre de Thiaroye continue de révéler ses zones d’ombre. La justice française vient de reconnaître la responsabilité de l’État pour avoir dissimulé les circonstances exactes de la mort d’un tirailleur africain tué lors de cette tragédie coloniale survenue en 1944 au Sénégal. 

Une décision judiciaire symbolique

Le tribunal administratif de Paris a condamné l’État français pour ne pas avoir entrepris toutes les démarches nécessaires afin d’éclaircir les circonstances du décès d’un tirailleur africain abattu lors du massacre. La justice estime que les autorités françaises ont manqué à leur devoir d’information et ont entretenu pendant des décennies une version incomplète, voire trompeuse, des faits. 

Dans cette affaire, le soldat avait été présenté à tort comme un « déserteur » dans les archives militaires. La décision du tribunal reconnaît désormais que cette version officielle a contribué à masquer la réalité de sa mort. L’État français a été condamné à verser 10 000 euros de réparation morale à son fils. 

Le drame de Thiaroye, une page sombre de l’histoire coloniale

Le massacre remonte au 1er décembre 1944, dans le camp militaire de Thiaroye, près de Dakar. Des tirailleurs africains, anciens prisonniers de guerre revenus d’Europe après la Seconde Guerre mondiale, réclamaient le paiement de leurs soldes et indemnités promises par l’armée française. 

Face à cette revendication, la répression fut brutale. Les forces coloniales françaises ouvrirent le feu sur les soldats africains. Le bilan officiel a longtemps évoqué 35 morts, mais plusieurs historiens estiment que le nombre réel de victimes pourrait atteindre plusieurs centaines. 

Une bataille mémorielle toujours en cours

Pendant des décennies, les circonstances exactes du massacre ont été contestées. Des familles de tirailleurs et des chercheurs ont dénoncé un silence institutionnel et une sous-évaluation du nombre de victimes.

La décision judiciaire récente marque donc un tournant symbolique. Elle constitue une première reconnaissance de la responsabilité de l’État français dans la dissimulation d’une partie de la vérité sur cet épisode tragique de l’histoire coloniale. 

Vers une reconnaissance plus complète ?

Cette condamnation relance les appels à une transparence totale sur les archives et à une reconnaissance plus large du massacre. Au Sénégal comme ailleurs en Afrique, le souvenir de Thiaroye reste profondément ancré dans la mémoire collective, symbole du sacrifice de soldats africains qui ont combattu pour la France avant d’être victimes d’une répression sanglante.

Plus de huit décennies après les faits, la quête de vérité et de justice autour du massacre de Thiaroye se poursuit, portée par les familles des victimes, les historiens et les défenseurs de la mémoire coloniale.

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Sénégal : Ousmane Sonko réaffirme ses priorités lors de son séjour en Casamance.

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, est attendu à Dakar ce lundi 23 mars, au terme d’un séjour en Casamance où il a pris part aux célébrations de la Korité. À Ziguinchor, sa ville d’origine, le chef du gouvernement a profité de cette occasion pour adresser ses vœux à la nation et revenir sur plusieurs dossiers stratégiques.

Souveraineté nationale : une ligne assumée

Intervenant au lendemain de la prière marquant la fin du Ramadan, Ousmane Sonko a réaffirmé son attachement à la souveraineté du pays, notamment sur le plan économique et politique. Il a réagi à l’annonce d’une possible révision de certains financements étrangers, évoquée par Cécile Neven, dans un contexte de tensions autour de la législation sénégalaise.

Le Premier ministre a adopté un ton ferme, indiquant que le Sénégal pourrait lui-même demander la fin de certains partenariats financiers, affirmant la volonté des autorités de privilégier des choix conformes aux aspirations nationales.

Justice : appel à une accélération des procédures

Sur le plan judiciaire, Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité d’accélérer la reddition des comptes. Sans citer explicitement de responsables, il a dénoncé la persistance de dysfonctionnements et de dossiers en suspens.

Le chef du gouvernement a appelé à une application rigoureuse et équitable de la justice, estimant que la confiance des citoyens dépend de la capacité des institutions à traiter efficacement les affaires en attente, quel que soit le statut des personnes concernées.

Casamance : entre sécurité et dialogue

Évoquant la situation en Casamance, région marquée par des opérations militaires visant à démanteler des cultures illicites, notamment de cannabis, Ousmane Sonko s’est dit ouvert à une approche combinant fermeté et dialogue. Il a notamment évoqué la possibilité d’engager des discussions avec certains groupes impliqués dans ces activités, dans une logique de stabilisation durable.

Relance des infrastructures : réouverture annoncée de l’aéroport de Ziguinchor

Enfin, le Premier ministre a annoncé la réouverture de l’aéroport de Aéroport de Ziguinchor d’ici la fin du mois d’avril, après des travaux de rénovation. Cette infrastructure stratégique devrait contribuer à désenclaver davantage la région et à soutenir son développement économique.

À travers cette prise de parole, Ousmane Sonko réaffirme les axes prioritaires de l’action gouvernementale, entre souveraineté, justice et développement territorial, dans un contexte de fortes attentes au sein de l’opinion publique.

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Gouvernance extractive : le Sénégal s’impose comme une référence mondiale de transparence

Le Sénégal continue de renforcer sa crédibilité sur la scène internationale en matière de gouvernance des ressources naturelles. Le pays est désormais considéré comme l’un des modèles mondiaux en matière de transparence dans la gestion du secteur extractif.

Cette reconnaissance s’inscrit dans le cadre des efforts menés pour améliorer la gouvernance des industries extractives, notamment dans les secteurs du pétrole, du gaz et des mines. Le Sénégal s’est illustré par la mise en œuvre rigoureuse des principes de l’Extractive Industries Transparency Initiative (EITI), une norme internationale visant à promouvoir la transparence et la responsabilité dans la gestion des revenus issus des ressources naturelles.

Une gouvernance axée sur la transparence

Depuis plusieurs années, le Sénégal s’est engagé dans une politique visant à rendre plus transparentes les activités du secteur extractif. Cela passe par la publication régulière des revenus générés par les industries minières et pétrolières, ainsi que par la communication des contrats et des données relatives aux projets.

Cette démarche vise à renforcer la confiance entre l’État, les entreprises et les citoyens, tout en garantissant une meilleure gestion des ressources naturelles du pays.

Un enjeu stratégique pour l’économie

La question de la gouvernance extractive est devenue centrale pour le Sénégal, notamment avec l’entrée du pays dans l’ère de la production pétrolière et gazière. Les projets offshore comme ceux liés au bassin de Sangomar et au champ gazier de Grand Tortue Ahmeyim représentent des opportunités économiques majeures pour le pays.

Dans ce contexte, la transparence apparaît comme un élément clé pour assurer une gestion durable de ces nouvelles ressources et éviter les dérives souvent observées dans certains pays riches en matières premières.

Une reconnaissance internationale

La performance du Sénégal en matière de gouvernance extractive lui permet aujourd’hui de se positionner comme une référence à l’échelle internationale. Cette reconnaissance renforce l’attractivité du pays auprès des investisseurs et contribue à consolider son image de partenaire fiable dans le secteur des ressources naturelles.

Pour les autorités sénégalaises, l’objectif reste clair : faire en sorte que l’exploitation des ressources naturelles devienne un levier de développement économique durable et bénéficie réellement aux populations.

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Emploi au Sénégal : les leviers d’Ousmane Sonko pour accélérer l’insertion des jeunes

Face à l’urgence du chômage, notamment chez les jeunes, le gouvernement sénégalais entend intensifier ses actions pour favoriser l’insertion professionnelle et stimuler la création d’opportunités économiques. Le Premier ministre Ousmane Sonko a récemment présenté plusieurs axes stratégiques visant à répondre à ce défi majeur pour le pays.

Miser sur la formation et l’adéquation avec le marché du travail

L’un des principaux leviers identifiés par le gouvernement repose sur le renforcement de la formation professionnelle. L’objectif est d’adapter les compétences des jeunes aux besoins réels du marché du travail, notamment dans les secteurs porteurs comme l’agriculture, l’industrie, le numérique et les services.

Selon le Premier ministre, il est essentiel de réduire le décalage entre les formations disponibles et les attentes des entreprises, afin de faciliter l’accès des jeunes à l’emploi.

Encourager l’entrepreneuriat et l’auto-emploi

Au-delà de l’emploi salarié, l’exécutif sénégalais souhaite également promouvoir l’entrepreneuriat comme un moteur de création d’emplois. Des dispositifs d’accompagnement, de financement et de formation devraient être renforcés pour soutenir les initiatives des jeunes entrepreneurs.

Cette orientation vise à encourager l’auto-emploi et à favoriser l’émergence de petites et moyennes entreprises capables de dynamiser l’économie locale.

Mobiliser les secteurs stratégiques de l’économie

Le gouvernement mise également sur le développement de secteurs à fort potentiel pour générer de nouveaux emplois. L’agriculture, l’économie numérique, l’industrialisation et les projets liés aux ressources naturelles figurent parmi les domaines prioritaires.

Ces secteurs sont perçus comme des moteurs capables de créer des opportunités durables et d’absorber une partie importante de la main-d’œuvre.

Une priorité nationale pour le développement

Pour Ousmane Sonko, la question de l’emploi est au cœur du développement économique et social du Sénégal. L’amélioration de l’insertion professionnelle constitue ainsi un pilier central des politiques publiques visant à réduire la précarité et à renforcer la stabilité économique.

Dans un contexte marqué par une forte croissance démographique et une demande croissante d’emplois, la réussite de ces réformes sera déterminante pour l’avenir économique du pays.

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CAN 2025 : le Sénégal conteste la décision de la CAF et annonce un recours.

La Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a réagi à la décision du Jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) concernant la finale de la CAN 2025 opposant le Sénégal au Maroc.

Dans un communiqué publié le 17 mars 2026, l’instance sénégalaise indique « prendre acte » de la décision ayant conduit à attribuer officiellement le titre au Maroc sur tapis vert (3-0), à la suite des incidents ayant perturbé la rencontre.

Une décision contestée par Dakar

Cette issue tranche avec le résultat initial du match, remporté sur le terrain par la sélection sénégalaise avant l’interruption liée aux tensions survenues en fin de partie. La décision de la CAF fait suite à un recours introduit par la Fédération royale marocaine de football, finalement jugé recevable par le Jury d’appel.

L’instance continentale considère que le comportement de l’équipe sénégalaise constitue une infraction aux règlements, notamment en matière d’abandon de match. En conséquence, le Sénégal a été déclaré forfait, entraînant l’homologation du score de 3-0 en faveur du Maroc.

La FSF dénonce une décision « inique »

Dans sa réaction officielle, la Fédération sénégalaise de football a vivement critiqué cette décision, qu’elle qualifie d’« inique, sans précédent et inacceptable ». Elle estime qu’un tel verdict porte atteinte à la crédibilité des compétitions africaines et jette le discrédit sur la gouvernance du football continental.

Un recours annoncé devant le Tribunal arbitral du sport

Face à cette situation, la FSF annonce son intention de saisir « dans les plus brefs délais » le Tribunal arbitral du sport (TAS), juridiction compétente pour trancher les litiges sportifs internationaux.

L’instance sénégalaise affirme vouloir faire valoir ses droits dans le respect des procédures, tout en réitérant son attachement aux principes d’intégrité et de justice sportive.

Une affaire appelée à se poursuivre

Ce recours ouvre un nouveau chapitre dans ce dossier, qui dépasse désormais le cadre continental. En attendant une éventuelle décision du TAS, cette affaire continue d’alimenter les débats autour de la gestion des compétitions africaines et du respect des règlements en situation de crise.

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Coopération sanitaire : le Sénégal et les États-Unis concluent un accord de 54 milliards de FCFA.

Le Sénégal et les États-Unis ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération sanitaire avec la signature, le 13 mars à Dakar, d’un protocole d’accord bilatéral d’une valeur de 90 millions de dollars, soit environ 54 milliards de francs CFA.

D’une durée de cinq ans, ce partenariat stratégique vise à renforcer la souveraineté sanitaire du Sénégal à travers des investissements ciblés dans plusieurs domaines prioritaires de la santé publique.

Un partenariat renforcé pour consolider le système de santé

Selon un communiqué de l’ambassade des États-Unis au Sénégal, cet accord marque une étape importante dans la coopération sanitaire entre les deux pays, qui dure depuis plus de deux décennies. L’objectif est de soutenir le renforcement du système de santé sénégalais, de prévenir la propagation des maladies infectieuses et d’améliorer les indicateurs sanitaires à l’échelle nationale.

Ce nouveau cadre de collaboration repose sur une vision commune des deux gouvernements : sauver des vies, garantir un financement durable du secteur de la santé et soutenir les priorités sanitaires nationales. Parmi les axes d’intervention figurent notamment la lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme, la surveillance des maladies et la préparation aux épidémies.

Un financement partagé entre Washington et Dakar

Dans le cadre de ce protocole d’accord, le Département d’État américain, avec l’appui du Congrès, prévoit de mobiliser jusqu’à 63 millions de dollars, soit environ 37,8 milliards de francs CFA, sur une période de cinq ans. Ces fonds serviront à soutenir plusieurs programmes de santé, des initiatives de santé numérique ainsi que des actions d’assistance technique.

De son côté, le gouvernement du Sénégal s’est engagé à cofinancer le partenariat à hauteur de 27,3 millions de dollars supplémentaires, soit près de 16,3 milliards de francs CFA. Cet engagement vise à renforcer la responsabilité nationale dans la prise en charge des services de santé essentiels, notamment en matière d’approvisionnement en produits médicaux, de ressources humaines et de développement des solutions numériques.

Au total, l’État sénégalais prévoit d’investir 71,4 millions de dollars, soit environ 42,8 milliards de francs CFA, dans le secteur de la santé au cours des cinq prochaines années.

Une transition progressive vers une plus grande autonomie

Selon les autorités américaines, le partenariat maintiendra intégralement, durant la première année, le financement des agents de santé communautaires et des produits médicaux. Une transition progressive est toutefois prévue sur cinq ans afin de transférer progressivement certaines responsabilités aux autorités sénégalaises, notamment en matière d’approvisionnement et de financement des ressources humaines de santé.

Les autorités diplomatiques américaines ont également précisé que cet accord n’entraîne ni une réduction de l’engagement financier des États-Unis ni un transfert immédiat de l’ensemble des programmes actuellement financés. Par ailleurs, il ne prévoit aucun accès aux données médicales privées des patients, lesquelles restent protégées par la législation sénégalaise.

Un partenariat stratégique pour la santé mondiale

Au-delà du renforcement du système sanitaire sénégalais, ce partenariat s’inscrit également dans une logique de coopération internationale en matière de santé publique. Les autorités américaines soulignent qu’un système de santé plus résilient au Sénégal contribue également à limiter les risques de propagation des épidémies à l’échelle mondiale.

Ce nouvel accord illustre ainsi la volonté des deux pays de consolider leurs efforts communs pour améliorer durablement la santé des populations et renforcer la capacité de réponse face aux crises sanitaires futures.