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Sénégal : lancement d’un projet stratégique pour la conservation des produits horticoles.

Le Sénégal accélère sa stratégie de souveraineté alimentaire avec la pose, ce mardi 17 février 2026 à Thiès, de la première pierre d’un réseau de stockage frigorifique et sous atmosphère contrôlée destiné à préserver 250 000 tonnes de produits horticoles. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, a supervisé cette étape clé du projet Agricool, dont l’objectif est de sécuriser les stocks d’oignons (200 000 tonnes) et de pommes de terre (50 000 tonnes) et de réduire drastiquement les pertes post-récolte.

Un projet stratégique au service de la souveraineté alimentaire

Pour le ministre, ce projet dépasse la simple dimension infrastructurelle : il représente un levier d’innovation, de modernisation et de croissance pour le secteur agricole et agroalimentaire du pays. « Chaque pierre posée aujourd’hui symbolise notre détermination à garantir des revenus stables aux producteurs, à renforcer notre indépendance alimentaire et à bâtir un système agricole résilient et performant », a-t-il expliqué.

Selon lui, le développement d’infrastructures modernes de stockage est également un facteur clé pour faciliter l’accès au financement, sécuriser les investissements et renforcer la confiance des partenaires économiques. Il a insisté sur l’importance de disposer de ressources optimisées et de marchés régulés, afin de dynamiser les chaînes de valeur agricoles et de transformer les pertes post-récolte en opportunités de croissance.

Un déploiement national progressif et ambitieux

La première phase, située dans le village de Ngomène (commune de Keur Moussa), marque le démarrage d’un cycle vertueux de développement. À terme, 2 500 tonnes supplémentaires seront ajoutées d’ici 2027, renforçant le dispositif national de conservation et la compétitivité des filières horticoles. Par ailleurs, le marché de Noto sera modernisé avec le soutien de la coopération japonaise, pour un investissement de 4 milliards de FCFA, améliorant la commercialisation, réduisant les pertes et offrant un cadre moderne aux producteurs et commerçants.

Une réponse aux enjeux de souveraineté alimentaire

Le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a rappelé que l’initiative répond à un enjeu majeur pour le pays. « Nos secteurs agricoles et industriels représentent plus de 80 % de l’emploi national, mais nous perdons encore plus du tiers de nos récoltes, faute d’infrastructures adaptées pour conserver les produits frais, notamment horticoles », a-t-il souligné.

L’ensemble de ces mesures traduit une vision cohérente : structurer la chaîne de valeur, de la production à la mise en marché, pour renforcer l’efficacité, la transparence et les revenus des acteurs économiques.

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Le Sénégal engage une dynamique structurée vers l’autosuffisance en blé

Le Sénégal amorce un tournant stratégique dans sa politique agricole. Longtemps dépendant des importations pour couvrir ses besoins en blé, le pays affiche désormais une ambition claire : produire localement une part significative de cette céréale essentielle à la consommation nationale.

Cette orientation a été réaffirmée par le chercheur Amadou Tidiane Sall, de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA), à l’occasion d’une visite de terrain dans la zone de Dagana, au nord du pays. L’information a été relayée par l’Agence de Presse Sénégalaise (APS).

Une dépendance structurelle coûteuse

Le blé constitue la deuxième céréale la plus consommée au Sénégal, derrière le riz. Pain, pâtes alimentaires, farine industrielle : la demande nationale est soutenue et en constante progression.

Pourtant, la production locale demeure marginale. Le pays importe chaque année plusieurs centaines de milliers de tonnes de blé, représentant une facture estimée à plus de 150 milliards de francs CFA. Cette dépendance expose l’économie nationale aux fluctuations des marchés internationaux, aux tensions géopolitiques et aux perturbations logistiques mondiales.

Dans un contexte marqué par la volatilité des prix et les crises d’approvisionnement, la question n’est plus seulement agricole : elle est stratégique.

Des expérimentations techniques encourageantes

Pour inverser la tendance, des essais de culture de blé sont en cours dans la vallée du fleuve Sénégal, notamment sur des périmètres irrigués. L’approche repose sur :

  • l’introduction de variétés adaptées aux conditions agroclimatiques locales,

  • la maîtrise de l’irrigation,

  • l’accompagnement technique des producteurs.

L’ISRA a déjà homologué plusieurs variétés de blé tendre et de blé dur adaptées au contexte sénégalais. Les premiers résultats sont jugés prometteurs, démontrant que, malgré un climat tropical, une production viable est envisageable sous irrigation contrôlée.

Il ne s’agit pas d’une expérimentation symbolique, mais d’une démarche structurée visant à tester la rentabilité, la productivité et la durabilité du modèle.

Enjeux économiques et souveraineté alimentaire

Au-delà de la performance agronomique, l’enjeu est double :

  1. Réduction du déficit commercial : substituer progressivement les importations par une production nationale.

  2. Renforcement de la souveraineté alimentaire : sécuriser l’approvisionnement en produits de base.

La stratégie s’inscrit dans une vision plus large de transformation agricole, où la recherche scientifique, les politiques publiques et l’investissement privé doivent converger.

Toutefois, atteindre l’autosuffisance complète à court terme reste un défi ambitieux. Les contraintes sont réelles : compétitivité face au blé importé, coûts de production, structuration de la filière, mécanisation, accès aux intrants et financement.

La réussite du projet dépendra donc d’une coordination rigoureuse entre l’État, les instituts de recherche, les producteurs et les industriels meuniers.

Une ambition réaliste, mais progressive

L’objectif affiché n’est pas une rupture brutale avec les importations, mais une montée en puissance progressive. L’expérience d’autres filières agricoles montre que la durabilité repose sur la planification, la discipline et la constance dans l’exécution.

Le Sénégal pose ainsi les bases d’une politique agricole plus résiliente, ancrée dans l’innovation locale et la valorisation de ses ressources hydriques.

Le chantier est exigeant. Mais il répond à une évidence économique : produire ce que l’on consomme renforce non seulement l’économie, mais aussi la souveraineté.

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Armée : le général Mbaye Cissé fait ses adieux après près de quatre décennies de service.

La République a rendu, au Camp Dial Diop de Dakar, un hommage solennel au général d’armée Mbaye Cissé, qui quitte le service actif après 39 années sous les drapeaux. La cérémonie d’adieu du Chef d’État-major général des Armées (CEMGA) sortant s’est déroulée en présence d’autorités civiles et militaires, de membres de sa famille et de nombreux compagnons d’armes.

Sous les chapiteaux dressés aux couleurs nationales, dans le carré d’armes du camp, l’émotion était palpable. À l’issue du discours du ministre des Forces armées, le général Cissé s’est levé pour adresser un ultime salut aux drapeaux. Dans un silence chargé de solennité, il a parcouru une dernière fois les étendards, au rythme des fanfares militaires, marquant la fin d’un commandement entamé en avril 2023.

Il passera officiellement le témoin au vice-amiral d’escadre Oumar Wade, dont l’installation à la tête des Armées est prévue le 17 février.

Un message d’unité et d’exemplarité

Avant la cérémonie militaire, le général sortant a signé le livre d’or dans la salle des souvenirs du Camp Dial Diop, inscrivant symboliquement son nom dans l’histoire des Forces armées sénégalaises. Il a exprimé sa gratitude au chef suprême des Armées, au ministre des Forces armées, ainsi qu’aux différents commandements et partenaires, saluant leur engagement au service de la Nation, tant sur le territoire national qu’en opérations extérieures.

Dans son adresse aux troupes, il a rappelé les valeurs fondamentales du soldat : l’honneur, la discipline et le sens élevé du devoir. Il a exhorté les militaires à demeurer « unis dans l’effort » et « exemplaires dans la conduite », afin que l’institution conserve son rôle de pilier de stabilité et de confiance au Sénégal.

Un parcours d’excellence

Né en 1964 à Kaolack, Mbaye Cissé appartient à la 9e promotion de l’École nationale des officiers d’active (ENOA) de Thiès (1988-1990). Sa formation l’a conduit dans plusieurs établissements militaires de renom, notamment à l’École d’artillerie de Draguignan en France et à Fort Sill aux États-Unis. Ses performances académiques lui ont également ouvert les portes du Command and General Staff College de Fort Leavenworth et du Collège interarmées de défense à Paris.

Officier d’artillerie, il a occupé divers postes de commandement, participé à des opérations intérieures et extérieures, puis dirigé la zone militaire n°2 entre 2016 et 2019. Il a ensuite été chef de cabinet du CEMGA, avant de prendre la direction du Centre des hautes études de défense et de sécurité (CHEDS) en juillet 2020. En octobre 2022, il est nommé Chef d’État-major particulier du président de la République, avant d’accéder, le 6 avril 2023, à la tête des Armées.

La cérémonie d’hier marque ainsi la fin d’un commandement et d’une carrière militaire marquée par la rigueur, la loyauté et le sens du service, dans une institution considérée comme l’un des socles de la stabilité sénégalaise.

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Souveraineté alimentaire : le Sénégal chiffre ses ambitions à 2 500 milliards FCFA.

Le Sénégal devra mobiliser près de 2 500 milliards de francs CFA pour atteindre l’autosuffisance alimentaire, réduire la pauvreté rurale et générer des centaines de milliers d’emplois, a déclaré le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne.

S’exprimant mardi à Dakar lors du lancement du Pacte AgriConnect, en présence de responsables du Groupe de la Banque mondiale, le ministre a plaidé pour un engagement financier massif en faveur du secteur agricole. « Donnez-nous la moitié et testez-nous sur dix ans », a-t-il lancé, estimant qu’un investissement d’au moins 1 250 milliards de FCFA constituerait un signal fort pour enclencher une transformation structurelle du secteur.

Le Pacte AgriConnect vise à accélérer la modernisation des systèmes agroalimentaires sénégalais et à renforcer durablement la sécurité alimentaire. L’initiative s’inscrit dans la dynamique de l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 » ainsi que dans la Stratégie nationale de souveraineté alimentaire (2024-2028).

Pour Mabouba Diagne, l’enjeu ne réside pas uniquement dans le volume des financements mobilisés, mais aussi dans leur structuration. « La manière de syndiquer ce financement est vitale », a-t-il souligné, appelant à une meilleure coordination entre partenaires publics, privés et techniques. Il a insisté sur le rôle central de l’agriculture et de l’élevage, qu’il considère comme les secteurs les plus à même d’absorber la pression démographique et de créer massivement des emplois, notamment pour les jeunes.

Le ministre a également mis en avant la nécessité d’intégrer davantage les technologies numériques, la mécanisation et l’innovation agricole afin d’améliorer la productivité et la compétitivité des filières. « La jeunesse africaine et le monde rural demandent la modernisation et les moyens d’agir », a-t-il affirmé.

La Banque mondiale mise sur un effet catalytique

En réponse, le vice-président du Groupe de la Banque mondiale, Ousmane Diagana, a rappelé l’engagement de l’institution à doubler ses financements annuels en faveur de l’agrobusiness pour atteindre 9 milliards de dollars, tout en mobilisant 5 milliards de dollars supplémentaires auprès du secteur privé et des partenaires d’ici 2030.

Reconnaissant que ces montants demeurent en deçà des besoins exprimés par les autorités sénégalaises, il a insisté sur le rôle catalytique que peut jouer la Banque mondiale pour attirer davantage d’investissements.

Selon lui, la transformation agricole ne peut reposer exclusivement sur l’État ou les bailleurs. « Elle se bâtit collectivement sur le terrain », a-t-il souligné, évoquant la nécessité d’impliquer producteurs, coopératives, PME, agro-industries, institutions financières, assureurs, start-up et diaspora.

Un pari décisif pour l’économie nationale

Dans un contexte marqué par la volatilité des marchés agricoles mondiaux et les défis climatiques croissants, la quête de souveraineté alimentaire apparaît comme un enjeu stratégique pour le Sénégal. Au-delà de la sécurité alimentaire, il s’agit d’un levier majeur de stabilité sociale, de création d’emplois et de croissance inclusive.

Le Pacte AgriConnect se positionne ainsi comme un instrument central pour traduire cette ambition en actions concrètes, à condition que les engagements financiers et les réformes structurelles annoncés se matérialisent sur le terrain.

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Sénégal : la CSS rassure sur l’approvisionnement en sucre à l’approche du Ramadan et du Carême.

À quelques semaines du Ramadan et du Carême chrétien, périodes marquées par une hausse sensible de la consommation, la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) se veut rassurante. Son directeur général, Guillaume Ranson, a annoncé la disponibilité immédiate de 74 000 tonnes de sucre, jugées suffisantes pour alimenter le marché national dans les prochains mois.

Dans le détail, 58 000 tonnes sont actuellement stockées à Richard-Toll, principal site de production de l’entreprise, et 16 000 tonnes à Dakar, principal hub de distribution. À ces volumes s’ajouteront 75 000 tonnes supplémentaires d’ici la fin de la campagne sucrière, prévue en mai. « Cette capacité suffit largement pour approvisionner le marché national », a assuré le dirigeant.

Une production en cours et des objectifs ambitieux

Ces déclarations ont été faites à l’issue d’une journée portes ouvertes organisée à l’intention des commerçants partenaires de la CSS. La rencontre, qui s’est tenue en présence du préfet de Dagana, Ibrahima Ismaïl Ndiaye, et du directeur du Commerce intérieur, Ahmadou Bamba Ndaw, visait à renforcer la transparence autour des niveaux de stocks et du processus de production.

La campagne sucrière en cours, entamée en novembre, se poursuivra jusqu’à fin mai. Elle s’inscrit dans le cadre du plan de développement « KT220 », à travers lequel la CSS ambitionne de porter sa production annuelle à 220 000 tonnes, soit l’équivalent de la consommation nationale des ménages sénégalais. Un objectif stratégique dans un contexte où la sécurité alimentaire et la maîtrise des prix des produits de base demeurent des enjeux majeurs pour les autorités.

L’État appelle à une distribution plus flexible

De son côté, le directeur du Commerce intérieur a salué une initiative « transparente » et « pédagogique », estimant que les volumes observés à Richard-Toll et à Dakar sont suffisants pour couvrir les besoins du marché.

S’il a écarté toute inquiétude sur la disponibilité du sucre durant le Ramadan, Ahmadou Bamba Ndaw a toutefois insisté sur un point clé : la distribution. « Le défi réside dans la flexibilité afin d’assurer la disponibilité du sucre sur l’ensemble du territoire, en quantité suffisante, en qualité et à des prix abordables », a-t-il souligné.

Les autorités appellent ainsi à une collaboration renforcée entre l’État, la CSS et les distributeurs pour garantir un approvisionnement régulier et éviter toute tension sur les prix durant ces périodes de forte demande.

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Sénégal : UCAD fermeture exceptionnelle du campus social pour raisons de sécurité.

À la suite des événements survenus le lundi 9 février 2026, marqués par le décès tragique de l’étudiant Abdoulaye Ba, le Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) a annoncé la fermeture exceptionnelle du campus social à compter de ce mardi 10 février à 12 heures, et ce jusqu’à nouvel ordre. La décision a été prise sur instruction des autorités compétentes, dans un contexte jugé sensible sur le plan sécuritaire.

Dans un communiqué rendu public ce mardi, la Direction du COUD précise que cette mesure vise avant tout à garantir la sécurité des étudiants et du personnel, au lendemain de violences qui ont profondément affecté la communauté universitaire. Aucune date de réouverture n’a, pour l’heure, été communiquée.

Afin de prévenir tout incident durant la période de fermeture, les étudiants sont invités à libérer leurs chambres sans y laisser de bagages. Cette consigne s’inscrit dans une démarche de sécurisation du site pendant la suspension des activités du campus social.

Conscient de l’onde de choc provoquée par ces événements, le COUD annonce également la mise en place prochaine d’un dispositif d’accompagnement et d’écoute psychologique à destination des étudiants. Les modalités pratiques de ce soutien seront précisées ultérieurement par les services compétents.

Dans son communiqué, la Direction du COUD a exprimé ses condoléances les plus attristées à la famille d’Abdoulaye Ba, ainsi qu’à l’ensemble des étudiants et membres de la communauté universitaire touchés par ce drame.

Enfin, l’institution appelle au calme, à la responsabilité et à la collaboration de tous, dans l’espoir de rétablir un climat apaisé et de permettre un retour durable à la sérénité au sein du campus universitaire.

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Université du Sénégal oriental : Bassirou Diomaye Faye souligne l’importance du lien entre formation et développement régional.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a salué jeudi l’initiative visant à articuler les formations dispensées par l’Université du Sénégal oriental (USO) avec le potentiel minier et géologique du sud-est du pays. Il a insisté sur l’importance de combiner théorie et pratique, notamment à travers les incubateurs prévus dans la phase d’extension de l’université.

Arrivé à Tambacounda peu avant 10 heures pour une tournée économique de deux jours, le chef de l’État a visité le chantier de l’USO en compagnie du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom, du ministre des Infrastructures, Déthié Fall, ainsi que des autorités administratives et locales de la région.

Une université au service du développement régional

Pour le président Faye, l’Université du Sénégal oriental représente une infrastructure stratégique appelée à renforcer le maillage éducatif du pays tout en soutenant la valorisation des ressources locales. « L’État accompagnera sur tous les plans pour que l’entreprise soit dans les conditions optimales de respecter la date convenue » pour la livraison, a-t-il précisé, en évoquant la mobilisation et l’accueil chaleureux des populations et des autorités locales.

Le président a également salué l’engagement de l’entreprise Royal BTP, chargée de la construction, et des ouvriers œuvrant sur le site. Il les a encouragés à maintenir, voire accélérer, le rythme des travaux afin de respecter la date de livraison fixée à octobre 2026.

« Je suis heureux de constater que l’entreprise déploie tous les moyens nécessaires. Il faut les féliciter et les encourager. C’est sur cette dynamique qu’il faudra continuer pour maintenir le rythme, et, au besoin, accélérer la cadence », a-t-il conclu, réaffirmant l’importance de ce projet pour le développement économique et éducatif de la région.

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Logistique régionale sous tension : plus de 4 000 conteneurs vides bloqués au Mali.

La chaîne logistique entre le Mali et le Sénégal connaît une nouvelle perturbation majeure. Selon un communiqué diffusé mardi 3 février par le Conseil malien des chargeurs (CMC), structure rattachée au ministère malien des Transports, plus de 4 000 conteneurs vides sont actuellement immobilisés sur le territoire malien, en attente de leur réacheminement vers le port de Dakar.

Cette situation marque un renversement de la crise logistique observée ces derniers mois. En novembre dernier, ce sont en effet des conteneurs pleins bloqués au Sénégal, destinés au Mali, qui avaient provoqué des tensions entre Bamako et Dakar. Le dysfonctionnement touche désormais l’autre extrémité de la chaîne, illustrant la fragilité persistante des échanges commerciaux entre les deux pays.

L’insécurité au cœur du blocage

Selon le Conseil malien des chargeurs, ce blocage est principalement lié au contexte sécuritaire dégradé sur certains axes routiers stratégiques, régulièrement ciblés par des attaques jihadistes. Les transporteurs et les opérateurs logistiques hésitent à engager des convois de retour, notamment sur les corridors les plus exposés, ce qui ralentit considérablement la rotation des conteneurs.

À ces contraintes sécuritaires s’ajoutent d’autres facteurs, notamment les lourdeurs administratives, la disponibilité limitée des transporteurs et la coordination insuffisante entre les différents acteurs de la chaîne logistique régionale.

Des conséquences économiques redoutées

Le maintien de milliers de conteneurs vides hors du circuit normal de rotation pourrait avoir des répercussions économiques significatives. Pour les opérateurs maliens, cette situation risque d’entraîner une pénurie de conteneurs disponibles pour les importations, une hausse des coûts logistiques et des retards supplémentaires dans l’acheminement des marchandises.

Du côté sénégalais, le port de Dakar, principal débouché maritime du Mali, pourrait également être affecté par un déséquilibre prolongé des flux, au moment où la plateforme portuaire cherche à consolider sa position de hub logistique régional.

Face à cette nouvelle alerte, les acteurs du transport et les autorités concernées sont appelés à renforcer la concertation et à trouver des solutions durables, afin de sécuriser les corridors commerciaux et de préserver la fluidité des échanges entre les deux pays.

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Congo–Sénégal : Bassirou Diomaye Faye et Denis Sassou N’Guesso appellent à un partenariat rénové et tourné vers l’avenir.

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a achevé, le 3 février 2026, sa visite officielle de deux jours en République du Congo, marquée par une volonté affirmée de hisser la coopération entre Dakar et Brazzaville à un niveau plus structuré et plus ambitieux. Cette séquence diplomatique a été ponctuée par un ultime entretien en tête-à-tête avec son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso, au Palais du Peuple.

Au-delà du rappel des liens historiques et fraternels entre les deux États, cette visite s’inscrit dans une dynamique de relance stratégique des relations bilatérales. Selon la présidence de la République du Sénégal, les échanges de haut niveau ont permis de réaffirmer la solidité de cette relation, tout en ouvrant « des perspectives nouvelles pour un partenariat plus dense, plus structuré et résolument tourné vers l’avenir », aussi bien sur le plan bilatéral que sur les grands dossiers africains et internationaux.

Mémoire partagée et diplomatie symbolique

Le deuxième jour du séjour a été marqué par la visite du Mémorial Savorgnan de Brazza, haut lieu de mémoire de la capitale congolaise. À travers ce geste, le président Diomaye Faye a posé un acte de reconnaissance en hommage au sergent sénégalais Malamine Camara, figure historique dont le rôle a été déterminant dans la préservation de Brazzaville à la fin du XIXᵉ siècle.

La présidence souligne que cette visite constitue un hommage appuyé à « une figure emblématique dont le courage, la loyauté et le sens du devoir ont contribué à sceller durablement des liens d’amitié entre le Sénégal et la République du Congo ». Une mémoire partagée qui, selon Dakar, fonde aujourd’hui une relation basée sur le respect mutuel, la solidarité et une histoire africaine commune.

Échanges avec la diaspora sénégalaise

Cette visite officielle a également comporté un important volet communautaire. Le chef de l’État sénégalais a rencontré la communauté sénégalaise établie en République du Congo, dans un esprit de proximité et d’écoute. Cet échange a été suivi d’une rencontre avec les hauts cadres sénégalais vivant à Brazzaville, dont l’expertise et l’engagement contribuent, selon la présidence, au rayonnement du Sénégal à l’étranger.

En clôturant ce déplacement, Bassirou Diomaye Faye confirme ainsi sa volonté de faire de la diplomatie sénégalaise un levier à la fois politique, économique et mémoriel, au service d’un partenariat africain plus affirmé et plus cohérent face aux défis contemporains.

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Starlink au Sénégal : un levier clé du New Deal Technologique pour l’accès universel au numérique.

Le déploiement de Starlink au Sénégal s’inscrit pleinement dans la mise en œuvre du New Deal Technologique, pilier central de la stratégie nationale de transformation numérique. Selon le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique (MCTN), cette décision répond à une ambition clairement affichée par les autorités : démocratiser l’accès au haut et au très haut débit sur l’ensemble du territoire national, avec une attention particulière portée aux zones rurales, enclavées et frontalières, où le déploiement des réseaux terrestres demeure limité par des contraintes économiques et techniques.

Dans cette perspective, l’État sénégalais poursuit le renforcement du maillage national en infrastructures numériques à très haut débit, en s’appuyant sur des solutions innovantes et complémentaires aux réseaux existants. « C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’autorisation accordée à Starlink en tant que fournisseur d’accès à Internet au Sénégal », précise le MCTN, tout en soulignant que cette ouverture s’effectue dans un cadre strictement régulé. Le ministère rappelle en effet que tout opérateur satellitaire est soumis aux règles de régulation en vigueur, au même titre que les autres acteurs du secteur.

5 000 kits Starlink pour connecter un million de Sénégalais

L’arrivée de Starlink marque une avancée significative vers l’objectif d’un accès universel à Internet. Dans ce cadre, le Gouvernement du Sénégal a négocié l’acquisition de 5 000 kits Starlink à un tarif préférentiel, avec pour ambition de connecter gratuitement un million de Sénégalais au cours du premier semestre 2026, selon les estimations du MCTN.

Les bénéficiaires prioritaires de ce programme sont clairement identifiés. Il s’agit notamment des zones dites « blanches », à travers la mise en place de dispositifs de wifi communautaire, des secteurs de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle, des collectivités territoriales, des zones frontalières, ainsi que des programmes de développement spécifiques, dont le Plan Diomaye pour la Casamance.

Une technologie satellitaire pour résorber durablement les zones blanches

Grâce à sa constellation de satellites en orbite basse, Starlink propose une solution de connectivité satellitaire de pointe, capable de couvrir des territoires jusque-là privés d’un accès fiable à Internet. Cette technologie est appelée à jouer un rôle déterminant dans l’éradication progressive des zones blanches, en renforçant ou en prolongeant la couverture des réseaux terrestres existants.

Au-delà de la seule connectivité, les autorités anticipent un impact structurant à plusieurs niveaux. Cette initiative devrait permettre une extension rapide et immédiate de l’accès à Internet sur l’ensemble du territoire national, contribuer fortement à l’inclusion numérique et à la dynamisation de l’économie, tout en consolidant le positionnement du Sénégal comme un acteur de référence de la transformation numérique en Afrique.

Par ailleurs, la mise en œuvre de cette stratégie offre aux différents secteurs d’activités l’opportunité de réduire significativement leurs coûts de connectivité, tout en bénéficiant d’un accès à une connexion très haut débit, fiable et performante. Un facteur clé pour stimuler l’innovation, améliorer les services et renforcer la compétitivité de l’économie sénégalaise.