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Le Sénégal rejoint le réseau Starlink et renforce sa stratégie de connectivité nationale.

Le service d’accès à Internet par satellite Starlink est désormais opérationnel au Sénégal. L’annonce a été faite ce mercredi matin par Elon Musk sur le réseau social X, tandis que le site officiel de Starlink confirme l’entrée du pays dans la liste des territoires couverts, identifiés en bleu, signalant une disponibilité effective du service.

Développé par SpaceX, Starlink propose une connexion Internet à haut débit et à faible latence via une constellation de satellites en orbite basse. Le service affiche un taux de disponibilité moyen supérieur à 99,9 %, avec une couverture mondiale conçue pour garantir une connectivité stable, y compris dans les zones difficilement accessibles par les infrastructures terrestres classiques.

Une technologie clé pour la couverture des zones reculées

L’arrivée de Starlink au Sénégal s’inscrit dans une dynamique anticipée par les autorités nationales. En décembre dernier, devant l’Assemblée nationale, le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, avait confirmé le déploiement à venir de la connexion satellitaire. Il avait alors souligné que cette solution faisait partie d’un mix technologique destiné à compléter la fibre optique et les réseaux mobiles.

Selon le ministre, cette stratégie vise à assurer une couverture intégrale du territoire national d’ici fin 2026, en incluant les zones rurales et enclavées, souvent mal desservies par les réseaux traditionnels.

Un levier pour l’inclusion numérique

Au-delà de l’aspect technologique, l’État sénégalais ambitionne de faire de la connectivité un outil d’inclusion sociale et territoriale. Le gouvernement s’est fixé pour objectif de connecter gratuitement un million de Sénégalais, en ciblant prioritairement les zones frontalières, les postes de santé, les établissements scolaires nécessitant un accompagnement spécifique ainsi que les bâtiments administratifs isolés.

L’activation de Starlink au Sénégal marque ainsi une étape importante dans la transformation numérique du pays, en offrant une alternative crédible pour réduire la fracture numérique et soutenir les politiques publiques en matière d’éducation, de santé et de services administratifs.

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Énergie : l’État durcit le ton face aux pétroliers sur la redevance de régulation.

Le bras de fer entre l’État et les sociétés pétrolières connaît une nouvelle escalade. La Commission de régulation du secteur de l’énergie (CRSE) a officiellement mis en demeure les distributeurs d’hydrocarbures pour non-paiement de la redevance réglementaire destinée au financement de l’organe de régulation. À défaut de régularisation, les autorités envisagent désormais des mesures coercitives, allant jusqu’au blocage des comptes bancaires.

Selon des informations rapportées par L’Observateur, la CRSE se prépare à recourir aux Avis à tiers détenteur (ATD), un instrument juridique permettant à l’administration de saisir directement des fonds détenus par des tiers, notamment les banques. Cette option marque un net durcissement de la position de l’État, décidé à faire appliquer strictement le cadre réglementaire du secteur énergétique.

Une redevance au cœur du conflit

La redevance en question constitue une ressource essentielle pour le fonctionnement de la CRSE, chargée notamment de veiller à la transparence des prix, à la régulation du marché et à la protection des consommateurs. Son non-paiement prolongé par certains acteurs a conduit l’autorité de régulation à activer les mécanismes prévus par la loi.

Du côté des pétroliers, la contestation ne porte pas tant sur le principe du paiement que sur ses modalités. Ameth Guisse, président de l’Association sénégalaise des pétroliers (ASP), affirme que les distributeurs sont disposés à s’acquitter de la redevance, mais sous réserve de son intégration dans la structure officielle des prix. « Nous sommes prêts à payer, à condition que cette redevance soit prise en compte dans les prix homologués », soutient-il.

Un équilibre financier jugé menacé

Les distributeurs estiment en effet qu’un paiement direct, sans ajustement préalable des prix à la pompe, risquerait de fragiliser leur équilibre financier, déjà soumis à de fortes contraintes liées à la régulation des prix des hydrocarbures. Cette divergence d’approche nourrit un climat de tension entre l’État régulateur et les opérateurs privés du secteur.

En l’absence d’un compromis rapide, la menace de saisies bancaires demeure bien réelle. Ce différend intervient dans un contexte sensible, marqué par une vigilance accrue des autorités sur les prix de l’énergie et par les attentes des consommateurs, faisant de ce dossier un enjeu à la fois économique, social et politique.

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Industrialisation : le Sénégal engage un changement d’échelle avec un ambitieux projet de loi.

L’État prévoit la création d’au moins 45 zones industrielles à l’échelle nationale

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, a présidé, lundi 2 février, à Diamniadio, les travaux consacrés au projet de loi sur la promotion de l’industrialisation. À cette occasion, il a réaffirmé la volonté du gouvernement d’accélérer la mise en œuvre de sa stratégie industrielle, présentée comme un pilier central du développement économique et du renforcement du patriotisme économique.

À travers le déploiement des agropoles et les programmes portés par l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (APROSI), l’État ambitionne de créer au moins 45 zones industrielles sur l’ensemble du territoire national. Pour soutenir cette dynamique, le budget alloué au secteur industriel a été porté à 350 milliards de FCFA, traduisant un changement de dimension par rapport aux dotations précédentes.

Trente zones agro-industrielles et une meilleure couverture territoriale

« Avec les agropoles, nous allons déjà créer 30 zones agro-industrielles sur l’ensemble du territoire », a annoncé le ministre. Cette orientation vise à renforcer la transformation locale des produits agricoles, à réduire la dépendance aux importations et à favoriser la création de valeur ajoutée dans les zones rurales.

Selon Serigne Guèye Diop, les appels d’offres ont d’ores et déjà été lancés, témoignant de la volonté des autorités de passer rapidement de la planification à l’exécution. L’un des objectifs majeurs de cette politique est d’assurer une meilleure répartition territoriale des infrastructures productives. « Chaque département du Sénégal aura sa propre zone industrielle », a-t-il assuré.

À ces projets s’ajoutent les initiatives de l’APROSI, qui prévoit la création de dix zones industrielles supplémentaires, notamment dans les filières du phosphate et de l’agroalimentaire, avec des implantations prévues à Touba, Matam et dans d’autres régions du pays. « Au total, nous aurons au moins 45 sites industriels », a précisé le ministre.

Combler le déficit d’infrastructures industrielles

Le ministre a rappelé que le Sénégal ne compte actuellement que trois zones économiques spéciales, situées à Diass, Diamniadio et Saint-Gérard, soulignant ainsi l’ampleur du retard à combler. Le projet de loi en discussion vise donc à poser un cadre juridique et institutionnel adapté à cette montée en puissance de l’industrie.

Selon lui, cette initiative traduit « la volonté des autorités de faire de l’industrialisation un levier central du développement économique et social », capable de stimuler l’emploi, de renforcer la compétitivité des entreprises nationales et de soutenir la croissance à long terme.

Le patriotisme économique au cœur de la stratégie

Un autre axe structurant de la politique industrielle défendue par le gouvernement repose sur le patriotisme économique. Le ministre a reconnu le caractère extraverti de l’économie sénégalaise, indiquant que « entre 46 et 50 % de l’économie est entre les mains d’acteurs étrangers ». Il a toutefois tenu à préciser que cette orientation ne constitue pas un rejet de l’investissement international.

« On n’a rien contre les étrangers. On veut simplement qu’il y ait un patriotisme économique », a-t-il déclaré, plaidant pour des partenariats plus équilibrés entre investisseurs étrangers, acteurs nationaux et État. « Cela signifie que ceux qui viennent investir au Sénégal puissent s’associer avec des Sénégalais, avec l’État, afin que le pays en tire un bénéfice durable », a-t-il ajouté.

Financement, protection et coordination des politiques publiques

Parmi les défis structurels identifiés figurent en priorité le manque de sites industriels dédiés et la question du financement. « L’un des gros problèmes au Sénégal, c’est l’absence de sites spécifiquement aménagés pour les activités industrielles », a déploré le ministre. Il a également insisté sur le coût élevé des investissements industriels, estimant qu’ils ne peuvent reposer uniquement sur le secteur privé.

« Pour l’industrie, ça coûte cher. On ne peut pas tout laisser au privé. Il faut financer, subventionner et accompagner », a-t-il affirmé, évoquant la nécessité d’un engagement fort de l’État.

Serigne Guèye Diop a enfin souligné l’importance de la protection des industries et de l’agriculture naissantes, afin de leur permettre de gagner en compétitivité. « Il est hors de question de laisser nos petites industries et notre agriculture naissantes sans protection », a-t-il déclaré, justifiant ainsi la convergence des politiques industrielle et commerciale au sein d’un même département ministériel.

Poser les bases d’une industrie compétitive

À travers ce projet de loi, les autorités entendent structurer un cadre favorable à l’émergence d’une industrie nationale plus forte, mieux répartie sur le territoire et capable de jouer un rôle moteur dans la transformation de l’économie sénégalaise. « Avec ce texte, le Sénégal pose les bases d’une industrie compétitive, créatrice de valeur et au service du développement national », a conclu le ministre.

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Navigation sur le fleuve Sénégal : l’Omvs donne le feu vert au lancement des travaux.

La pose de la première pierre annoncée pour avril 2026

L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs) a franchi une étape décisive dans la concrétisation de son ambitieux projet de navigation fluviale. Réunis à Nouakchott les 30 et 31 janvier 2026, à l’occasion de leur 78ᵉ session ordinaire, les ministres de l’organisation ont autorisé le démarrage de la première phase du projet, avec une cérémonie de pose de la première pierre prévue en avril 2026.

Dans le communiqué final sanctionnant les travaux, le Conseil des ministres a donné mandat à la Société de gestion et d’exploitation de la navigation (Sogenav) pour engager les opérations techniques et administratives nécessaires au lancement effectif des travaux. Cette décision marque une avancée majeure dans la relance de la navigation sur le fleuve Sénégal, considérée comme l’un des piliers fondateurs de l’Omvs depuis sa création.

Un projet structurant pour l’intégration régionale

La navigation fluviale sur le fleuve Sénégal vise à renforcer l’intégration régionale entre les États membres — le Mali, la Mauritanie, le Sénégal et la Guinée — en facilitant les échanges commerciaux, la mobilité des personnes et le transport de marchandises à moindre coût. À terme, le projet ambitionne de désenclaver plusieurs zones riveraines, de stimuler les économies locales et de contribuer à la compétitivité des chaînes logistiques sous-régionales.

Au-delà de ses retombées économiques, le projet s’inscrit également dans une logique de développement durable, en promouvant un mode de transport moins polluant et complémentaire aux infrastructures routières et ferroviaires existantes.

Mobilisation financière et perspectives de financement

Conscients des enjeux financiers liés à un projet de cette envergure, les ministres de l’Omvs ont exhorté les États membres à accélérer la finalisation de leurs engagements financiers pour la première phase. Par ailleurs, le Conseil a instruit le Haut-commissariat de l’Omvs, en collaboration avec la Sogenav, « d’explorer des mécanismes de financement complémentaires » afin d’assurer la viabilité et la continuité des phases ultérieures du projet.

Cette orientation vise notamment à mobiliser des partenaires techniques et financiers, ainsi que des instruments innovants de financement adaptés aux projets d’infrastructures régionales.

Des programmes jugés globalement satisfaisants

Outre la question de la navigation, le Conseil des ministres s’est félicité de l’état d’avancement jugé satisfaisant des programmes de l’Omvs, à la lumière des rapports d’activités présentés par le Haut-commissariat et les différentes sociétés de gestion. Le rapport des experts a été adopté et plusieurs décisions structurantes ont été validées, traduisant la volonté de l’organisation de consolider ses acquis et d’accélérer la mise en œuvre de ses priorités stratégiques.

Une session placée sous le signe de la coopération

La 78ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres de l’Omvs s’est tenue sous la présidence de Boubacar Diané, ministre de l’Eau et de l’Énergie du Mali et président en exercice du Conseil. Ont également pris part aux travaux Cheikh Tidiane Dièye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement du Sénégal, Mohamed Ould Khaled, ministre de l’Énergie et du Pétrole de la Mauritanie, Alassane Diallo, ministre de l’Industrie et du Commerce du Mali, ainsi que Mandjou Dioubaté, ambassadeur de la République de Guinée au Sénégal et en Mauritanie.

Cette rencontre de Nouakchott confirme la volonté commune des États membres de l’Omvs de renforcer la coopération autour du fleuve Sénégal, considéré comme un levier stratégique pour le développement économique, social et environnemental de la sous-région.

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Marchés agricoles : le gouvernement fait le point sur l’arachide, l’oignon, la pomme de terre et le riz.

À l’occasion de la prise de parole périodique du gouvernement devant la presse, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Serigne Gueye Diop, a dressé un état des lieux détaillé du marché national des produits agricoles de grande consommation. Riz, arachide, oignon et pomme de terre ont été au cœur de cette communication, marquée par la volonté affichée de renforcer la sécurité alimentaire et de soutenir la transformation locale.

Campagne arachidière : priorité à l’approvisionnement local

S’agissant de la campagne arachidière en cours, le ministre a d’abord insisté sur la forte production enregistrée cette année, largement détenue par les paysans. Face aux débats récurrents sur la commercialisation et l’exportation de l’arachide, Serigne Gueye Diop a tenu à clarifier la position de l’État.

« Le gouvernement n’est pas contre l’exportation de l’arachide. Nous avons simplement pris des mesures pour garantir l’approvisionnement prioritaire de la SONACOS, des huiliers et des acteurs locaux avant toute exportation », a-t-il expliqué. Selon lui, cette orientation vise à préserver la capacité de transformation nationale et à sécuriser la chaîne de valeur locale.

Le ministre a par ailleurs indiqué que des discussions sont en cours avec la Chine et d’autres pays importateurs afin de trouver un cadre consensuel pour l’exportation, compatible avec les intérêts stratégiques du Sénégal.

Sur le plan financier, l’État a déjà mobilisé 42 milliards de francs CFA pour l’achat d’arachide. L’objectif gouvernemental est d’atteindre un volume de 250 000 tonnes. À ce stade, la SONACOS a collecté 126 000 tonnes en moins de deux mois, un rythme jugé encourageant par les autorités.

Oignon et pomme de terre : vers l’autosuffisance en 2027

Le ministre du Commerce et de l’Industrie est également revenu sur les efforts engagés pour atteindre l’autosuffisance alimentaire, en particulier pour l’oignon et la pomme de terre, à l’horizon 2027.

« Cette année, nous sommes proches de 75 % de couverture pour l’oignon », a-t-il indiqué, rappelant que la consommation annuelle nationale est estimée à 350 000 tonnes d’oignons et à environ 150 000 tonnes de pommes de terre. Selon lui, les progrès enregistrés témoignent de l’efficacité des politiques de soutien à la production locale.

Serigne Gueye Diop a souligné un fait marquant : le Sénégal est parvenu à rester neuf mois sans importer d’oignons, un indicateur fort de la montée en puissance de la filière nationale et de la réduction progressive de la dépendance extérieure.

Riz : levée de l’interdiction d’importation du riz brisé

Concernant le riz, denrée stratégique pour les ménages sénégalais, le ministre a annoncé la levée de l’interdiction d’importation du riz brisé. Cette décision s’inscrit, selon lui, dans une logique d’équilibre du marché et de sécurisation de l’approvisionnement.

« Le Sénégal consomme en moyenne 100 000 tonnes de riz par mois et dispose actuellement d’un stock d’environ 400 000 tonnes », a précisé Serigne Gueye Diop. Ces niveaux de stocks sont jugés suffisants pour répondre à la demande nationale à court terme, tout en maintenant une veille sur l’évolution des prix et de la disponibilité.

Une stratégie axée sur la souveraineté alimentaire

À travers ces différentes annonces, le gouvernement réaffirme sa stratégie de souveraineté alimentaire, fondée sur le soutien à la production locale, la transformation nationale et une gestion encadrée des importations. Les autorités entendent ainsi concilier stabilité des marchés, protection des producteurs et accès durable des populations aux denrées de base.

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Phosphates : le Sénégal veut rompre avec l’exportation brute et s’inspirer du modèle OCP.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a conclu mercredi 28 janvier sa visite officielle au Maroc par une immersion stratégique au sein du Groupe OCP, leader mondial de l’extraction et de la transformation des phosphates. Une étape hautement symbolique, marquée par une annonce majeure : le Sénégal ambitionne désormais de mettre fin à l’exportation brute de ses phosphates pour engager une transformation locale créatrice de valeur.

S’exprimant devant une trentaine d’étudiants sénégalais inscrits à l’Université polytechnique Mohammed VI, le chef du gouvernement a dressé un constat sans détour sur le modèle actuellement en vigueur au Sénégal. « Depuis 1977, les Industries chimiques du Sénégal font exactement ce que le Maroc faisait autrefois : exporter des matières premières phosphatées », a-t-il rappelé. Une stratégie que le Royaume chérifien a progressivement abandonnée au profit d’une industrialisation intégrée de ses ressources minières.

Le choix stratégique de la transformation locale

Pour Ousmane Sonko, le succès du Groupe OCP repose précisément sur cette décision historique. « À un moment clé, le Maroc a dit stop à l’exportation brute pour transformer localement ses phosphates. C’est ce choix qui a permis à l’OCP de devenir le numéro un mondial dans la production d’engrais », a-t-il souligné, en référence à la vision portée au plus haut niveau de l’État marocain.

Cette comparaison met en lumière, selon lui, les limites du modèle sénégalais actuel. Malgré des réserves importantes, le pays peine à couvrir ses propres besoins agricoles en engrais. « Nous avons des ressources, mais nous avons du mal à fournir suffisamment d’engrais à nos producteurs. Cette situation n’est plus acceptable. Nous avons décidé d’y mettre un terme », a affirmé le Premier ministre.

Vers une industrie phosphatière souveraine

Dans cette perspective, le gouvernement sénégalais envisage la création d’une nouvelle structure dédiée à la gestion et à la valorisation des phosphates nationaux. L’objectif est double : assurer l’approvisionnement du marché intérieur, notamment pour soutenir la productivité agricole, et développer une capacité d’exportation de produits transformés à plus forte valeur ajoutée.

Le Sénégal entend s’appuyer sur l’expertise marocaine et sur le modèle industriel de l’OCP, dans un contexte de relations bilatérales qualifiées de solides et stratégiques. « Il existe de très bonnes perspectives pour le Sénégal, compte tenu de la qualité des relations entre Dakar et Rabat », a estimé Ousmane Sonko, laissant entrevoir de futures coopérations techniques et industrielles.

Recherche, formation et capital humain au cœur du projet

Au-delà de l’industrie, le Premier ministre a insisté sur la dimension scientifique et académique de cette ambition. Il a annoncé la mise en place de filières de recherche universitaire dédiées, afin d’accompagner la transformation du secteur. « La réussite de cette mutation passe nécessairement par la recherche, l’innovation et la formation de compétences nationales », a-t-il déclaré, soulignant le rôle central du capital humain.

Le Maroc, qui détient près de 68 % des réserves mondiales de phosphates, dispose aujourd’hui d’un levier géostratégique majeur dans les enjeux de sécurité alimentaire mondiale. Une expérience que le Sénégal souhaite désormais adapter à ses propres réalités pour bâtir une industrie phosphatière plus souveraine, intégrée et durable, au service de son développement économique et de son agriculture.

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Sénégal : le monde de la culture pleure la disparition de l’actrice Halima Gadji.

Le cinéma et le théâtre sénégalais sont en deuil. Halima Gadji, figure emblématique de la scène artistique nationale, s’est éteinte ce lundi 26 janvier 2025, à l’âge de 36 ans, des suites d’un malaise. Sa disparition brutale plonge le monde culturel dans une profonde tristesse et laisse un vide immense au sein de l’industrie audiovisuelle sénégalaise.

Une actrice devenue icône du petit écran

Connue du grand public sous le nom de Marième Dial, personnage phare de la série à succès Maîtresse d’un homme marié, Halima Gadji s’était imposée comme l’une des actrices les plus marquantes de sa génération. Grâce à une interprétation juste, intense et nuancée, elle avait su conquérir le cœur de millions de téléspectateurs au Sénégal, en Afrique et au sein de la diaspora.

Son charisme naturel, sa prestance à l’écran et son authenticité ont contribué à faire d’elle une référence du jeu d’acteur dans les productions télévisuelles contemporaines.

Un parcours artistique riche et ascendant

Née au Sénégal, Halima Gadji débute sa carrière dans le mannequinat avant de se tourner vers le théâtre et le cinéma, où elle révèle rapidement une sensibilité artistique affirmée. Elle fait ses premiers pas dans des productions telles que Tundu Wundu et Sakho et Mangane, qui permettent au public de découvrir une actrice dotée d’une grande finesse d’interprétation.

Elle confirme ensuite son talent dans plusieurs séries populaires, dont Bakary Taximan et Béte Béte, consolidant ainsi sa place parmi les valeurs sûres de la scène audiovisuelle sénégalaise.

Une reconnaissance au-delà des frontières

Au-delà du cadre national, Halima Gadji s’était également illustrée sur la scène internationale, notamment à travers sa participation à la série Le futur est à nous, confirmant son rayonnement et son succès bien au-delà des frontières du Sénégal. Cette ouverture internationale témoignait de l’universalité de son talent et de sa capacité à porter la culture sénégalaise sur des scènes plus larges.

L’héritage d’une artiste engagée

Le parcours de Halima Gadji restera gravé dans la mémoire collective comme celui d’une artiste engagée, passionnée et profondément attachée à la promotion de la culture sénégalaise. À travers ses rôles, elle a su donner une voix à des personnages complexes, reflétant avec justesse les réalités sociales et humaines de son époque.

Sa disparition prématurée constitue une perte majeure pour le cinéma et le théâtre sénégalais. Hommages et messages de compassion affluent du monde artistique, des institutions culturelles et du public, saluant la mémoire d’une actrice dont le talent et l’humanité continueront de marquer durablement la scène culturelle nationale.

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Maroc–Sénégal : un partenariat historique érigé en modèle de coopération africaine.

Les relations entre le Royaume du Maroc et la République du Sénégal sont « historiques, profondes et exemplaires ». C’est en ces termes que l’ambassadeur du Maroc à Dakar, Hassan Naciri, a résumé la nature du partenariat liant les deux pays, insistant sur une fraternité sincère entre les peuples, nourrie par des liens humains, spirituels et culturels pluriséculaires.

Dans un entretien accordé au quotidien Le Soleil, publié dans un magazine spécial en juillet 2025, le diplomate a souligné le caractère singulier de cette relation bilatérale, soutenue, selon lui, par « une volonté politique constante des chefs d’État successifs ». Cette dynamique vise à renforcer une coopération mutuellement bénéfique, au service d’une vision partagée pour le développement, la paix et l’unité du continent africain.

Une proximité politique constante au sommet de l’État

Sur le plan politique, Hassan Naciri a mis en avant « une proximité sans équivalent entre les plus hautes autorités des deux pays ». Il a rappelé que, depuis l’indépendance du Sénégal, tous les souverains marocains ont entretenu des relations étroites avec les présidents sénégalais successifs, dans un climat de fidélité, de loyauté et de confiance réciproque.

Cette continuité politique a permis d’ancrer durablement la coopération bilatérale, qu’il s’agisse de concertation diplomatique, de soutien mutuel dans les instances internationales ou de coordination sur les grandes questions africaines.

Des racines historiques profondément ancrées

Revenant sur les fondements historiques de cette relation, l’ambassadeur a rappelé l’engagement précoce du Maroc aux côtés du Sénégal dès les premiers jours de son indépendance. Le Royaume a notamment été, en 1960, coauteur de la résolution relative à l’admission du Sénégal à l’Organisation des Nations Unies.

Il a également évoqué des épisodes symboliques forts, tels que l’accueil réservé à Feu Sa Majesté Mohammed V à l’aéroport de Yoff en 1955, ou encore la participation de citoyens sénégalais à la Marche Verte en 1975, des événements qui ont, selon lui, « scellé une solidarité africaine vivante et durable ».

Une dimension spirituelle et humaine unique

Au-delà des considérations politiques et historiques, Hassan Naciri a mis l’accent sur la profondeur des liens spirituels unissant les deux nations. Ceux-ci reposent sur un islam sunnite malékite, tolérant et profondément enraciné dans les valeurs du soufisme, conférant au partenariat maroco-sénégalais « une profondeur unique, ancrée dans les cœurs autant que dans les institutions ».

Cette proximité se manifeste également sur le plan humain. Le diplomate a souligné l’existence de milliers de familles mixtes issues de mariages entre Marocains et Sénégalais, ainsi qu’une coopération éducative soutenue, marquée par la mobilité de nombreux étudiants poursuivant leurs études dans les universités des deux pays.

Une relation de référence pour l’Afrique

Pour l’ambassadeur du Maroc à Dakar, l’ensemble de ces éléments fait de la relation entre Rabat et Dakar un modèle de coopération en Afrique. Fondée sur un héritage commun solide, une confiance politique durable et une ambition partagée, cette relation illustre, selon lui, ce que peut être un partenariat africain authentique, tourné vers l’avenir et au service des peuples.

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Coopération économique : le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit la cheffe de mission du FMI pour le Sénégal.

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a accordé une audience, ce mercredi 21 janvier 2026, au Palais de la République, à la nouvelle cheffe de mission du Fonds monétaire international (FMI) pour le Sénégal, Mercedes Vera Martin.

Des discussions jugées encourageantes autour d’un nouveau programme

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des échanges en cours entre les autorités sénégalaises et l’institution financière internationale, en vue de la conclusion d’un nouveau programme de coopération économique et financière. À l’issue de l’audience, Mme Vera Martin a salué les avancées significatives enregistrées dans les discussions techniques et stratégiques, soulignant un climat de travail constructif et une convergence de vues sur les grandes orientations macroéconomiques.

Les échanges ont notamment porté sur les priorités économiques du Sénégal, les réformes structurelles en cours, la consolidation des finances publiques ainsi que les perspectives de croissance et de stabilité à moyen terme, dans un contexte régional et international marqué par de fortes incertitudes.

Un signal de confiance et de continuité dans le partenariat

Cette audience témoigne de la volonté affichée par les autorités sénégalaises de renforcer leur coopération avec les partenaires techniques et financiers, au premier rang desquels le FMI, et de poursuivre les efforts visant à assurer la stabilité macroéconomique, la soutenabilité budgétaire et le développement inclusif.

Pour Dakar, l’aboutissement d’un nouveau programme avec le FMI constituerait un signal fort de confiance internationale, susceptible de soutenir les réformes engagées et de renforcer l’attractivité économique du pays. Les discussions devraient se poursuivre dans les prochaines semaines en vue de finaliser les contours de cet accord stratégique.

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Sénégal : Pape Thiaw brise le silence après une fin de tournoi sous tension.

Le sélectionneur national des Lions du Sénégal est sorti de sa réserve mercredi soir à travers un message empreint d’émotion, publié sur sa page Facebook, au lendemain d’un tournoi qu’il qualifie d’« exceptionnel » sur le plan sportif, mais dont l’issue a été, selon ses mots, « dramatique ».

Dans cette prise de parole très attendue, le technicien sénégalais a tenu à réaffirmer avec force son attachement profond au Sénégal. « Mon cœur, mon âme et mon esprit sont ancrés dans ce pays qui m’a tout donné », écrit-il, rappelant que son engagement à la tête de la sélection nationale s’inscrit avant tout dans une logique de loyauté, de sacrifice et de fierté nationale.

Une réaction dictée par l’émotion et le souci de protéger ses joueurs

Revenant sur l’incident ayant provoqué une vague de réactions dans l’opinion publique et les milieux sportifs, le sélectionneur a tenu à lever toute ambiguïté. Il affirme n’avoir jamais eu l’intention de transgresser les règles du football ni de porter atteinte à l’éthique du jeu.

« J’ai simplement tenté de protéger mes joueurs face à ce que je considérais comme une injustice », explique-t-il, évoquant un contexte de forte tension émotionnelle et un sentiment de partialité qui, selon lui, a pesé sur le déroulement de la rencontre. Il reconnaît que sa réaction a pu être interprétée comme une entorse aux règles, mais insiste sur son caractère humain, inhérent à l’intensité du sport de haut niveau et à la responsabilité d’un sélectionneur envers son groupe.

Le choix de la responsabilité et de l’intérêt supérieur du Sénégal

Après échanges avec son staff et les joueurs, la décision a été prise de reprendre le match. Un choix mûrement réfléchi, guidé par un objectif clair : continuer la compétition avec l’ambition d’aller chercher le trophée pour le peuple sénégalais.

« Nous avons décidé de rester concentrés sur l’essentiel », souligne-t-il, mettant en avant l’état d’esprit collectif, la discipline et le sens des responsabilités qui ont prévalu malgré les circonstances difficiles.

À travers ce message, le sélectionneur national a voulu apaiser les tensions, rétablir sa vérité et rappeler que, au-delà des polémiques, son action reste dictée par l’amour du maillot, le respect du football et la volonté constante de défendre les intérêts du Sénégal sur la scène sportive internationale.