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Sénégal : un projet de loi controversé pour durcir la répression de l’homosexualité.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a présenté un projet de loi visant à renforcer significativement l’arsenal pénal encadrant les relations homosexuelles au Sénégal. Cette initiative intervient dans un contexte social et politique marqué par de vives tensions autour des questions de mœurs et de normes sociétales.

Un durcissement des peines et un élargissement du cadre légal

Le texte prévoit de porter les peines d’emprisonnement de 5 à 10 ans, contre 1 à 5 ans actuellement. Il introduit également une circonstance aggravante : la peine maximale serait systématiquement appliquée lorsque les faits impliquent un mineur.

Au-delà du renforcement des sanctions, le projet innove en intégrant une définition explicite de l’homosexualité dans le Code pénal. Il crée en outre un nouveau délit d’« apologie de l’homosexualité », passible de trois à sept ans de prison. Les personnes condamnées pourraient également être privées de leurs droits civiques pendant une durée de dix ans.

Une disposition contre les accusations infondées

Dans un contexte marqué par une multiplication des interpellations liées à des accusations d’homosexualité présumée, le texte introduit une mesure visant à sanctionner les dénonciations sans preuve. Ces dernières semaines, plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées, certaines étant également poursuivies pour des faits connexes, notamment la transmission volontaire du VIH.

Entre pressions sociales et critiques politiques

Le chef du gouvernement affirme s’être appuyé sur les propositions de l’organisation conservatrice And Samm Jikko Yi pour élaborer ce projet. Toutefois, l’initiative suscite des critiques au sein de l’opposition, qui reproche à l’exécutif de ne pas être allé jusqu’à criminaliser explicitement l’homosexualité, comme annoncé lors de la campagne électorale.

Ce débat législatif s’inscrit dans un climat social particulièrement tendu, marqué par l’influence croissante de mouvements religieux dans l’espace public et par des affaires sensibles, dont le démantèlement récent d’un réseau de pédocriminalité. Il met en lumière les lignes de fracture persistantes au sein de la société sénégalaise sur les questions liées aux libertés individuelles et aux valeurs culturelles.

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Sénégal : l’État resserre l’encadrement du marché de la pomme de terre locale.

Le Sénégal renforce sa politique de régulation agricole en durcissant les règles encadrant la commercialisation de la pomme de terre locale. Dans une lettre circulaire datée du 25 février 2026, le ministère de l’Industrie et du Commerce annonce la suspension, à partir du 28 février, de la mise en vente des pommes de terre par les agro-industries, et ce jusqu’à nouvel ordre.

Une mesure pour accompagner l’arrivée des récoltes locales

Cette décision intervient dans un contexte marqué par l’arrivée progressive des productions issues des exploitations familiales sur le marché national. Elle s’inscrit dans le prolongement du gel des importations décrété le 16 janvier 2025, visant à protéger la production nationale.

Face à l’afflux de l’offre locale, les autorités redoutent des difficultés d’écoulement pour les petits producteurs, souvent dépourvus de capacités de stockage adéquates. Sans régulation, cette situation pourrait entraîner des pertes post-récolte importantes et une baisse des prix préjudiciable à la rentabilité des exploitations.

Préserver l’équilibre entre industriels et producteurs

À travers cette suspension temporaire, les pouvoirs publics entendent instaurer une meilleure articulation entre les agro-industries et les petits exploitants. L’objectif est de permettre à ces derniers d’écouler leurs stocks dans des conditions plus favorables, avant une reprise progressive des activités des unités industrielles.

Cette approche vise à corriger les déséquilibres structurels du marché, où la concurrence des acteurs disposant de capacités logistiques supérieures peut fragiliser les producteurs les plus vulnérables.

Un dispositif de régulation renforcé

Le ministère annonce par ailleurs la mise en place d’un suivi régulier des prix afin de prévenir toute spéculation et de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs.

Les entreprises ne disposant pas d’infrastructures de conservation sont invitées à se rapprocher de l’Agence de Régulation des Marchés (ARM), qui mettra à disposition des capacités de stockage, notamment en chambres froides.

Autre mesure importante : tout transport de pommes de terre devra désormais être accompagné d’une lettre de voiture signée par l’ARM, renforçant ainsi la traçabilité et le contrôle des flux sur le marché.

Soutenir durablement la filière agricole nationale

À travers cet encadrement renforcé, les autorités sénégalaises réaffirment leur volonté de soutenir les exploitations familiales, considérées comme un pilier essentiel de la filière agricole.

Au-delà de la gestion conjoncturelle de la campagne, cette mesure s’inscrit dans une stratégie plus large de souveraineté alimentaire, visant à structurer durablement les chaînes de valeur agricoles et à sécuriser les revenus des producteurs locaux.

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Coopération artisanale : le Sénégal partage son modèle avec la République centrafricaine.

Le ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Amadou Ba, a reçu ce mercredi, au Musée des Civilisations Noires, une délégation officielle de la République Centrafricaine en mission de travail au Sénégal. Cette visite s’inscrit dans le processus d’opérationnalisation de la future Chambre nationale des métiers artisanaux centrafricaine.

Une mission d’apprentissage et de partage d გამოცდილ

Conduite par le ministre centrafricain des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion du secteur privé, Hyppolite Jean Paul Ngate Robard, la délégation comprenait plusieurs hauts responsables, dont la directrice générale de la Promotion du secteur privé, Jeannick Assas Mbilaut, ainsi que le directeur de l’Artisanat, Donald Fabrice Ngbokoli Mokombo.

Au cœur des échanges : le modèle sénégalais d’organisation et de gouvernance des Chambres de métiers. Les autorités centrafricaines ont ainsi pu s’imprégner du cadre juridique et institutionnel structurant le secteur artisanal au Sénégal, mais aussi des dispositifs d’accompagnement, de formalisation et de professionnalisation des acteurs.

Un cadre institutionnel mobilisé

La rencontre s’est tenue en présence du secrétaire d’État chargé de la Culture, des Industries créatives et du Patrimoine historique, Bakary Sarr, de la directrice de l’Artisanat, Dr Marie Ndeye Gnilane Diouf, du coordonnateur du Projet Mobilier national, Ibrahima Tall, ainsi que de plusieurs responsables techniques du ministère.

Cette mobilisation institutionnelle témoigne de l’importance accordée par les autorités sénégalaises au secteur artisanal, considéré comme un levier de développement économique, de création d’emplois et de valorisation des savoir-faire locaux.

Vers une structuration du secteur artisanal centrafricain

À travers cette mission d’échanges, la République centrafricaine ambitionne de se doter d’une Chambre nationale des métiers pleinement fonctionnelle, capable d’assurer la représentation, l’organisation et la promotion des artisans à l’échelle nationale.

Pour le Sénégal, cette initiative illustre la vitalité d’une coopération Sud-Sud fondée sur le partage d’expériences et le renforcement des capacités. Elle s’inscrit également dans une dynamique plus large de valorisation des industries culturelles et artisanales africaines, dans un contexte où ces secteurs sont de plus en plus reconnus comme des piliers de croissance inclusive sur le continent.

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Finances publiques : des recettes fiscales en hausse, mais des ressources globales en recul.

Le Sénégal affiche en 2024 une progression de ses recettes fiscales, dans un contexte marqué toutefois par une contraction globale des ressources publiques. C’est ce qui ressort du dernier rapport sur la Situation économique et sociale publié par Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), qui met en lumière une dynamique contrastée des finances de l’État.

Une mobilisation fiscale en nette progression

Selon l’ANSD, les recettes fiscales ont atteint 3 833 milliards de FCFA en 2024, contre 3 593,8 milliards en 2023, soit une hausse de 6,7 %. Cette performance est principalement attribuée à la progression des impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital, traduisant un renforcement de la capacité de mobilisation fiscale de l’État.

Les impôts sur les salaires et la main-d’œuvre ont également progressé, passant de 41,2 milliards à 45,1 milliards de FCFA. De même, les impôts sur le patrimoine ont enregistré une hausse, atteignant 12,6 milliards de FCFA contre 10,5 milliards un an plus tôt, sous l’effet notamment de l’augmentation des prélèvements sur la propriété immobilière.

Une fiscalité sur les biens et services globalement orientée à la hausse

L’imposition des biens et services a légèrement progressé, s’établissant à 1 938,3 milliards de FCFA en 2024 contre 1 901,3 milliards en 2023, soit une augmentation de 1,9 %. Cette évolution est portée en grande partie par la hausse des accises, passées de 327,7 milliards à 388,0 milliards de FCFA, ainsi que par l’augmentation des taxes liées à l’utilisation de biens et à l’exercice d’activités.

En revanche, les impôts généraux sur les biens et services, notamment la TVA, ont connu un recul, traduisant un certain ralentissement de cette composante essentielle des recettes fiscales.

Par ailleurs, les impôts sur le commerce extérieur et les transactions internationales ont progressé de 9,3 %, pour atteindre 498,4 milliards de FCFA en 2024, contre 456,0 milliards en 2023, soutenus par la reprise des droits de douane et des taxes à l’importation.

Des ressources publiques en baisse malgré la performance fiscale

En dépit de cette amélioration des recettes fiscales, les recettes publiques globales du Sénégal ont diminué, passant de 4 692,3 milliards de FCFA en 2023 à 4 543,9 milliards en 2024, soit un recul de 3,3 %.

Cette baisse s’explique principalement par une chute marquée des dons et des autres recettes, qui ont fortement pesé sur l’ensemble des ressources de l’État.

Une forte contraction des dons extérieurs

Les dons ont enregistré une baisse significative de 39,1 %, s’établissant à 128,7 milliards de FCFA en 2024 contre 211,3 milliards en 2023. Cette diminution est liée à l’absence quasi totale de contributions des administrations publiques étrangères, qui avaient atteint 180,2 milliards de FCFA l’année précédente.

En revanche, les dons en provenance des organisations internationales ont connu une forte progression, passant de 31,1 milliards en 2023 à 128,1 milliards de FCFA en 2024, atténuant partiellement la chute globale.

Un recul marqué des autres recettes de l’État

Les autres recettes publiques ont connu une baisse particulièrement prononcée, chutant de 716,0 milliards de FCFA en 2023 à 368,9 milliards en 2024, soit un recul de 48,5 %.

Les revenus de la propriété ont également diminué, s’établissant à 152,7 milliards de FCFA contre 186,1 milliards un an auparavant, en raison notamment de la baisse des loyers perçus par l’État.

En revanche, les ventes de biens et services sont restées relativement stables autour de 173 milliards de FCFA, tandis que les recettes issues des amendes, pénalités et confiscations ont peu évolué.

Une dynamique budgétaire sous tension

Au total, l’année 2024 illustre une situation budgétaire marquée par une amélioration de la collecte fiscale, mais fragilisée par la volatilité des financements extérieurs et la baisse des recettes non fiscales. Une configuration qui souligne les enjeux de diversification des ressources publiques et de consolidation de l’autonomie financière de l’État sénégalais.

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Sénégal–Conseil de l’Europe : vers un partenariat renforcé autour des valeurs démocratiques.

Le Sénégal et le Conseil de l’Europe affichent leur volonté commune de renforcer leur coopération institutionnelle et interculturelle. Cette ambition a été réaffirmée en marge du segment de haut niveau de la 61ᵉ session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, tenue le 23 février 2026 à Genève.

Une rencontre diplomatique de haut niveau

À cette occasion, le ministre sénégalais de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Cheikh Niang, s’est entretenu avec le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Alain Berset. Les échanges ont porté sur les perspectives de coopération entre les deux espaces, dans un contexte international marqué par des défis croissants en matière de gouvernance et de respect des droits fondamentaux.

Des valeurs communes au cœur du rapprochement

Selon le ministère sénégalais des Affaires étrangères, les discussions ont mis en évidence un intérêt partagé pour un approfondissement du partenariat entre l’Afrique et l’Europe. Ce rapprochement repose notamment sur des principes communs tels que la démocratie, l’État de droit et la promotion des droits humains.

Les deux parties ont ainsi convenu de promouvoir un dialogue institutionnel et interculturel renforcé, en s’appuyant sur une coopération accrue entre organisations régionales.

Une dynamique de coopération stratégique

Cette initiative s’inscrit dans une logique plus large de consolidation des relations euro-africaines, fondée sur la solidarité internationale et la recherche de réponses concertées aux enjeux globaux.

À travers ce dialogue renforcé, Dakar et Strasbourg entendent poser les bases d’un partenariat stratégique durable, susceptible de contribuer à la stabilité institutionnelle et au développement des sociétés des deux continents.

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Commerce extérieur : une fin d’année 2025 marquée par un rebond spectaculaire des exportations.

Le Sénégal a enregistré, au cours des derniers mois de 2025, une nette amélioration de ses performances commerciales, portée par une forte progression des exportations. Selon les données publiées par Agence nationale de la statistique et de la démographie, cette dynamique a permis un redressement significatif de la balance commerciale en décembre.

Des exportations en hausse de 155 % en un mois

En décembre 2025, les exportations sénégalaises se sont élevées à 825,3 milliards de FCFA, contre 323,6 milliards de FCFA le mois précédent, soit une progression remarquable de 155 %. Cette performance s’explique principalement par la hausse des ventes d’or non monétaire, qui ont atteint 206,8 milliards de FCFA, contre 95,9 milliards en novembre.

Les expéditions d’huiles brutes de pétrole ont également fortement progressé, passant de 45,5 à 106,3 milliards de FCFA, tandis que celles de produits pétroliers raffinés ont atteint 90,4 milliards de FCFA, contre 49,7 milliards un mois plus tôt.

Cette tendance haussière a toutefois été partiellement atténuée par le recul des exportations de phosphates, en baisse à 2,2 milliards de FCFA contre 4,9 milliards, ainsi que par la diminution des ventes de produits halieutiques, notamment les crustacés et mollusques.

Sur une base annuelle, les exportations affichent également une forte progression de 104,1 % par rapport à décembre 2024. En cumul, elles s’établissent à 5 935,2 milliards de FCFA à fin 2025, contre 3 909,1 milliards un an auparavant, soit une hausse de 51,8 %.

Des partenaires commerciaux dominés par l’Europe et la sous-région

Les principaux produits exportés en décembre 2025 restent dominés par les ressources extractives et énergétiques, notamment l’or, le pétrole brut, les produits pétroliers raffinés et les acides phosphoriques.

Du côté des destinations, Suisse arrive en tête avec 19 % des parts de marché, suivie de la Belgique (16,1 %), du Mali (9,9 %), de l’Espagne (8,8 %) et du Royaume-Uni (7,0 %).

Un recul marqué des importations

Dans le même temps, les importations ont connu une baisse significative en décembre 2025, s’établissant à 544,8 milliards de FCFA contre 713,3 milliards le mois précédent, soit un recul de 23,6 %.

Cette diminution est principalement liée à la chute des achats de matériels de transport, passés de 195,9 milliards à seulement 7,3 milliards de FCFA. Les importations de produits pharmaceutiques et de sucres ont également reculé.

En revanche, certains postes ont enregistré une hausse, notamment les produits pétroliers raffinés (105,5 milliards de FCFA contre 77,0 milliards) et les métaux communs (45,0 milliards contre 18,6 milliards), limitant ainsi l’ampleur de la baisse globale.

Sur un an, les importations enregistrent une diminution de 24,6 % en décembre. Toutefois, en cumul annuel, elles progressent légèrement de 1,6 %, atteignant 7 279,1 milliards de FCFA à fin 2025.

Les principaux fournisseurs du Sénégal restent dominés par la Chine (21,4 %), suivie de la France (10,6 %), de la Russie (7,5 %), de l’Inde (5,1 %) et des Pays-Bas (4,4 %).

Une balance commerciale redevenue excédentaire

Portée par la forte hausse des exportations et la contraction des importations, la balance commerciale du Sénégal s’est nettement redressée en décembre 2025. Le solde est ainsi passé d’un déficit de 389,7 milliards de FCFA en novembre à un excédent de 280,5 milliards de FCFA.

Cette amélioration s’explique notamment par la résorption du déficit vis-à-vis de la Belgique et de l’Espagne, mais aussi par le renforcement des excédents commerciaux avec la Suisse, le Mali et le Royaume-Uni.

Dans un contexte marqué par le développement des secteurs extractifs et énergétiques, ces résultats traduisent une transformation progressive de la structure des échanges extérieurs du Sénégal, désormais davantage tirée par ses ressources naturelles et ses exportations à forte valeur.

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Sénégal : le projet aurifère Diamba Sud franchit un cap décisif.

La société minière canadienne Fortuna Mining Corp. annonce une progression majeure dans le développement de son projet aurifère de Diamba Sud, situé dans l’est du Sénégal. Les ressources minérales indiquées ont bondi de 73 %, atteignant désormais 1,25 million d’onces d’or, un niveau qui renforce significativement la viabilité économique du projet et rapproche l’entreprise d’une décision finale d’investissement.

Des ressources mieux définies et plus fiables

Cette nouvelle estimation, arrêtée au 16 janvier 2026, repose sur une campagne intensive de forages menée entre juillet 2025 et janvier 2026. Elle porte les ressources indiquées à 26 millions de tonnes, avec une teneur moyenne de 1,50 gramme d’or par tonne.

Fait marquant, cette mise à jour intègre pour la première fois 367 000 onces issues du gisement Southern Arc, considéré comme la découverte la plus importante réalisée sur le site à ce jour.

Au total, 94 % des ressources sont désormais classées dans la catégorie « indiquée », reconnue pour sa fiabilité dans les études économiques. Les ressources dites « inférées », moins précises, représentent quant à elles environ 77 000 onces.

Une décision d’investissement en ligne de mire

Fortuna Mining prévoit de finaliser l’étude de faisabilité économique d’ici la fin du deuxième trimestre 2026. Cette étape clé conditionnera la décision finale d’investissement, préalable indispensable au lancement du projet.

Selon les projections actuelles, la mise en production pourrait intervenir à l’horizon 2028, avec une production annuelle moyenne estimée à 106 000 onces d’or. L’investissement initial est évalué à 283,2 millions de dollars.

Un futur pilier du secteur minier sénégalais

Pour le Sénégal, Diamba Sud pourrait devenir la quatrième mine industrielle d’or du pays, aux côtés de Sabodala-Massawa, Mako et Boto. Le projet devrait générer des recettes supplémentaires pour l’État, qui prévoit de détenir une participation d’environ 10 %.

Dans un contexte de diversification économique, le développement de nouvelles capacités extractives s’inscrit dans la stratégie nationale de valorisation des ressources naturelles et de renforcement des revenus miniers.

Une ambition de croissance pour Fortuna

Déjà présente en Afrique de l’Ouest, notamment en Côte d’Ivoire, ainsi qu’en Amérique latine, Fortuna Mining entend faire de Diamba Sud un levier de croissance. L’entreprise vise, à terme, une production annuelle globale supérieure à 500 000 onces d’or, consolidant ainsi sa position parmi les producteurs intermédiaires du secteur.

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Sénégal : l’État mobilisé pour le rapatriement de supporters condamnés au Maroc.

En déplacement à Fatick dans le cadre d’une rencontre d’échanges avec des militants de Pastef sur les prochaines élections territoriales, le secrétaire d’État chargé des Sénégalais de l’Extérieur a évoqué la situation des supporters sénégalais condamnés au Maroc.

Face aux inquiétudes suscitées par cette affaire, Amadou Chérif Diouf s’est voulu rassurant, affirmant que les autorités sénégalaises restent pleinement mobilisées pour obtenir leur retour au pays.

Une action diplomatique en cours

Selon le membre du gouvernement, des démarches sont engagées à haut niveau, sous l’impulsion des autorités de l’État. « Depuis le début de cette affaire, nous travaillons en étroite collaboration, sur instruction du président de la République et du Premier ministre, afin de trouver une issue favorable », a-t-il déclaré.

Il a insisté sur la continuité des efforts diplomatiques et administratifs : « Nous travaillons sans relâche pour permettre à ces jeunes de regagner le Sénégal ».

Des condamnations liées à des violences lors de la CAN

Les dix-huit supporters sénégalais ont été condamnés à la suite d’incidents survenus au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat. Ces violences ont éclaté en marge de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2026, disputée le 18 janvier 2026 entre le Sénégal et le Maroc, pays hôte.

La rencontre s’était soldée par une victoire des Lions du Sénégal sur le score de 1-0, dans un contexte marqué par des tensions en tribunes.

Entre espoir et attente

Alors que les familles des condamnés restent dans l’attente d’une issue, les déclarations officielles laissent entrevoir une possible évolution du dossier. La résolution de cette situation dépendra toutefois des discussions en cours entre Dakar et Rabat, dans un cadre à la fois judiciaire et diplomatique.

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Sénégal : un projet de loi visant à durcir la répression des « actes contre nature » adopté en Conseil des ministres.

Le gouvernement du Sénégal, dirigé par le Pastef, a adopté en Conseil des ministres, mercredi 18 février, un projet de loi visant à durcir la législation sur l’homosexualité, conformément à une promesse électorale du parti au pouvoir.

Le texte modifie l’article 319 du Code pénal et propose d’augmenter considérablement les peines pour les personnes reconnues coupables d’« actes contre nature ». Les peines de prison pourraient désormais atteindre dix ans, contre cinq ans actuellement, tandis que les amendes maximales passeraient de 1,5 million à 10 millions de F CFA.

Extension des sanctions à l’apologie des relations homosexuelles

La nouveauté majeure du projet réside dans l’extension de la répression aux organisations et individus qui feraient l’« apologie » des relations homosexuelles. Selon Amadou Ba, ministre de la Culture, cette disposition concerne notamment les films, programmes télévisés, publications ou écrits promouvant la philosophie LGBT, jugée contraire aux mœurs, coutumes et culture sénégalaises.

Le texte introduit également des sanctions contre les accusations infondées d’homosexualité. Toute « dénonciation calomnieuse » serait punie de deux à trois ans de prison et d’une amende comprise entre 200 000 et 500 000 F CFA, afin de limiter les abus et préserver la présomption d’innocence.

Un processus législatif encore en cours

Pour entrer en vigueur, ce projet de loi doit encore être soumis à l’examen et à l’adoption de l’Assemblée nationale du Sénégal. Il s’inscrit dans un contexte de débats intenses autour des droits humains et des normes socioculturelles, alors que la criminalisation de l’homosexualité reste l’un des sujets les plus sensibles de la société sénégalaise.

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Eau et assainissement : le Sénégal désigné hôte du Congrès africain de 2028.

Le Sénégal a officiellement été investi pays hôte du Congrès africain de l’eau 2028, au terme d’un processus salué comme une réussite diplomatique et institutionnelle. L’annonce, relayée par la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES), consacre le retour de ce rendez-vous continental à Dakar, 32 ans après l’édition de 1994.

Les symboles traditionnels de transmission — la pirogue et la pagaie — ont été remis au ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, marquant officiellement le passage de témoin et l’ouverture d’un nouveau cycle pour la gouvernance de l’eau en Afrique.

Une passation symbolique entre Yaoundé et Diamniadio

La cérémonie de remise s’est tenue à Yaoundé, au Palais des Congrès, avant une transmission officielle organisée en marge d’une rencontre à Diamniadio. Ce double temps fort illustre à la fois la dimension continentale de l’événement et l’ancrage national de sa préparation.

Le directeur général de la SONES, Abdoul Niang, également président du Comité Sénégal, a salué l’implication du ministre, soulignant le rôle déterminant joué par ce dernier dans le repositionnement stratégique du pays. Présent à Yaoundé, Cheikh Tidiane Dièye y participait également en sa qualité de président du Conseil des ministres africains en charge de l’eau, renforçant la portée institutionnelle de la candidature sénégalaise.

Une mise en scène artistique porteuse de sens

Parmi les temps forts de cette investiture, la présentation d’une fresque réalisée par le Cameroun a retenu l’attention. L’œuvre illustre un itinéraire symbolique « de Douala à Dakar », mettant en scène une pirogue voguant vers le Monument de la Renaissance africaine, en passant par le monument « J’aime mon pays le Cameroun » à Yaoundé.

Cette représentation artistique, accompagnée d’une performance de l’Ensemble lyrique traditionnel, met en avant la pirogue et la pagaie comme des symboles de continuité, de leadership et de coopération. Elle traduit une ambition partagée : naviguer collectivement vers des solutions durables en matière d’eau et d’assainissement sur le continent.

Dakar 2028 en ligne de mire

 

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Au-delà de l’organisation logistique, les autorités sénégalaises entendent faire de ce congrès une plateforme stratégique pour débattre des défis liés à l’accès à l’eau, au financement des infrastructures et à la résilience face aux changements climatiques.

Avec cette désignation officielle, le Sénégal se projette vers 2028 avec l’ambition de positionner Dakar comme un hub africain de réflexion, d’innovation et de décisions autour des enjeux hydriques. Un rendez-vous continental qui s’annonce déterminant pour l’avenir de « l’Afrique de l’eau ».