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Tchad : Succès Masra bénéficie d’une grâce présidentielle.

Le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno a accordé une grâce présidentielle à l’opposant Succès Masra, condamné à 20 ans de prison. La décision figure dans deux décrets signés et publiés vendredi par la présidence.

La mesure concerne également huit autres responsables politiques issus de l’ex-GCAP, qui avaient eux aussi sollicité la clémence du chef de l’État. Leur libération devrait intervenir prochainement, après les formalités nécessaires auprès du ministère de la Justice.

Les condamnations civiles maintenues

Selon les autorités tchadiennes, la grâce présidentielle entraîne la levée des peines d’emprisonnement, mais ne supprime pas les condamnations civiles. Les dommages et intérêts prononcés contre les bénéficiaires restent donc exécutoires.

Succès Masra avait notamment été condamné à 20 ans de réclusion et à 1 milliard de francs CFA de dommages et intérêts.

Une remise de peine pour d’autres détenus

Un second décret prévoit une remise collective et partielle de peine pour de nombreux détenus à travers le pays. Certaines catégories de condamnés, notamment pour terrorisme, viol ou infractions liées aux stupéfiants, sont exclues du dispositif.

Les personnes condamnées pour corruption pourront, quant à elles, bénéficier d’une réduction de peine, sans toutefois obtenir une grâce totale.

Cette décision intervient quelques jours après l’annonce par Mahamat Idriss Déby Itno de son intention d’accorder des mesures de clémence à certains condamnés. Elle constitue un geste politique important dans le contexte tchadien.

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Le Tchad annonce son retrait de la CPI.

Le Tchad a officiellement engagé son retrait de la Cour pénale internationale (CPI), dénonçant une justice internationale marquée par une « sélectivité » au détriment des États africains. Cette décision rapproche N’Djaména de la position adoptée par les pays de la Confédération des États du Sahel (AES), qui ont également quitté la juridiction de La Haye au nom de la souveraineté judiciaire africaine.

Le Tchad a officiellement notifié lundi au secrétaire général des Nations Unies sa décision de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI), dénonçant le caractère « sélectif » de son action et plaidant pour un renforcement des mécanismes judiciaires africains. Cette décision intervient quelques semaines après la notification officielle du retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger, réunis au sein de la Confédération des États du Sahel (AES).

Dans un communiqué signé par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger, Ibrahim Adam Mahamat, le gouvernement indique avoir transmis sa notification conformément à l’article 127 du Statut de Rome, qui encadre les modalités de retrait de la juridiction internationale.

Les autorités tchadiennes expliquent que cette décision est le résultat d’un « examen approfondi » du fonctionnement de la CPI depuis son entrée en activité en 2002. Elles estiment que le bilan de la Cour demeure en deçà des attentes ayant présidé à sa création et dénoncent une « sélectivité indéniable érigée en principe ».

À l’appui de cette position, N’Djaména cite des statistiques de la CPI arrêtées au 11 mai 2026. Selon le gouvernement, sur les treize enquêtes ouvertes par la Cour depuis sa création, neuf concernent des pays africains — l’Ouganda, la République démocratique du Congo, le Darfour (Soudan), la République centrafricaine, le Kenya, la Libye, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Burundi — tandis que les quatre autres situations ouvertes hors du continent n’ont enregistré que des avancées limitées.

Le communiqué relève également qu’au 11 mai 2026, la CPI ne comptait que sept personnes détenues, dont six poursuivies dans des affaires africaines et une seule dans une situation située hors d’Afrique.

Le retrait tchadien s’inscrit dans un contexte de remise en cause croissante de la Cour par plusieurs États africains. Les trois pays de la Confédération des États du Sahel (Burkina Faso, Mali et Niger) ont officiellement notifié leur retrait du Statut de Rome entre le 18 et le 24 juin 2026, après avoir annoncé leur intention de quitter la CPI en septembre 2025. Comme N’Djaména, ils dénoncent une justice internationale jugée partiale et plaident pour le développement de mécanismes judiciaires africains capables de traiter les crimes les plus graves sur le continent.

Le gouvernement tchadien invite en conséquence l’Union africaine et ses États membres à accélérer l’opérationnalisation des mécanismes judiciaires africains afin de bâtir « une justice continentale plus équitable, plus équilibrée, plus crédible et plus efficace », respectueuse des souverainetés nationales.

N’Djaména précise toutefois que ce retrait ne remet pas en cause son engagement dans la lutte contre l’impunité. Les autorités réaffirment leur attachement à la poursuite des auteurs des crimes les plus graves et estiment que les juridictions nationales ainsi que les mécanismes judiciaires africains disposent désormais de capacités croissantes pour assumer cette responsabilité.

Conformément à l’article 127 du Statut de Rome, le retrait du Tchad prendra effet un an après la notification adressée au dépositaire du traité, soit le 27 juillet 2027.

Source : APANews.

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Le Tchad supprime les visas pour tous les Africains à partir de 2027.

Mahamat Idriss Déby Itno annonce une mesure historique en faveur de la libre circulation sur le continent

Le Tchad franchit une étape majeure dans sa politique d’ouverture envers le continent africain. À l’ouverture du Forum africain de l’eau, mercredi 15 juillet 2026 à N’Djamena, le président Mahamat Idriss Déby Itno a annoncé la suppression des visas d’entrée pour l’ensemble des ressortissants africains à compter du 1er janvier 2027.

Présentée comme un engagement fort en faveur de l’intégration régionale, cette décision vise à faciliter la mobilité des personnes, à renforcer les échanges économiques et à consolider les liens entre les États africains, dans un contexte où plusieurs pays multiplient les initiatives pour promouvoir la libre circulation sur le continent.

Une annonce symbolique devant les dirigeants africains

C’est devant les chefs d’État, les partenaires internationaux et les participants au Forum africain de l’eau que le président tchadien a dévoilé cette mesure qu’il qualifie d’historique.

Insistant sur la vocation panafricaine de son pays, Mahamat Idriss Déby Itno a déclaré :

« Au-delà de l’événement qui nous réunit et fidèle à ses idéaux en faveur de l’intégration africaine et de la libre circulation des biens et des personnes, du haut de cette tribune et en ce jour historique, je voudrais vous annoncer que le Tchad, pays de Toumaï, berceau de l’humanité, ouvre ses frontières et supprime les visas d’entrée pour tous les Africains, dès le 1er janvier 2027. »

Le chef de l’État a également présenté cette décision comme un appel à une Afrique davantage unie et solidaire.

« Par cette note d’ouverture à l’Afrique tout entière du pays de Toumaï — Toumaï qui signifie Espoir de vie —, et sur cet appel vibrant à l’action, à l’audace, à l’ouverture et à la solidarité africaine, je déclare ouverts les travaux du Forum africain de l’eau. »

Un signal fort pour l’intégration continentale

Cette mesure s’inscrit dans la dynamique portée par l’Union africaine et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui encouragent une circulation plus fluide des personnes afin de stimuler les échanges commerciaux, les investissements, le tourisme et la coopération entre les États.

En supprimant l’obligation de visa pour tous les citoyens africains, le Tchad entend améliorer son attractivité économique tout en facilitant les déplacements des entrepreneurs, investisseurs, étudiants et visiteurs en provenance du continent.

Le Tchad rejoint les pays favorables à la libre circulation

Avec cette décision, le Tchad rejoint le cercle des États africains qui ont récemment adopté des politiques visant à assouplir les conditions d’entrée sur leur territoire.

Le Burkina Faso avait notamment annoncé, le 11 septembre 2025, la gratuité des visas d’entrée pour les ressortissants de l’ensemble des pays africains, dans le cadre de sa stratégie de renforcement de l’intégration continentale.

L’annonce de N’Djamena marque ainsi une nouvelle avancée vers une Afrique plus ouverte, où la mobilité des citoyens est progressivement considérée comme un levier essentiel de développement, de coopération et d’intégration économique.

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Guinée–Tchad : Conakry et N’Djamena renforcent leur partenariat diplomatique.

Le président Mamadi Doumbouya invité au Forum africain de N’Djamena consacré aux enjeux de l’eau

Les relations entre la Guinée et le Tchad franchissent une nouvelle étape. Le ministre guinéen des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Dr Morissanda Kouyaté, a reçu ce jeudi à Conakry son homologue tchadien, Tahir Hamid Nguilin, porteur d’un message officiel du président tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, destiné au président de la transition guinéenne, le général Mamadi Doumbouya, rapporte la télévision nationale.

Cette visite de haut niveau illustre la volonté des deux pays d’approfondir leur coopération politique et diplomatique, dans un contexte marqué par un rapprochement progressif entre plusieurs États africains autour de priorités communes de développement et d’intégration.

Une invitation officielle au Forum africain de N’Djamena

Au centre des échanges figure l’invitation adressée au chef de l’État guinéen à participer au Forum africain de N’Djamena, prévu les 15 et 16 juillet 2026.

Cette rencontre internationale sera consacrée à la gestion durable des ressources en eau, un enjeu stratégique pour le continent africain face aux défis liés au changement climatique, à la croissance démographique et au développement économique.

Selon le ministre d’État tchadien, le forum est organisé avec l’appui de plusieurs partenaires internationaux, parmi lesquels la Banque mondiale, ainsi que diverses institutions techniques et financières engagées dans la promotion du développement durable en Afrique.

L’objectif est de favoriser une réflexion commune sur les politiques de gestion de l’eau et leur rôle dans la sécurité alimentaire, l’énergie, la santé publique et la résilience des États africains.

Des relations politiques placées sous le signe de la confiance

À cette occasion, Tahir Hamid Nguilin a mis en avant la qualité des relations entre les présidents Mahamat Idriss Déby Itno et Mamadi Doumbouya, estimant que cette proximité contribue au renforcement du partenariat entre Conakry et N’Djamena.

Le responsable tchadien a également salué les progrès enregistrés par la Guinée en matière de stabilité, de consolidation de la paix et de développement, félicitant les autorités guinéennes pour les réformes engagées.

Conakry salue un geste de fraternité

De son côté, Dr Morissanda Kouyaté a rappelé que les deux chefs d’État avaient déjà échangé à plusieurs reprises, notamment lors de leur rencontre à Nairobi, où ils avaient abordé les perspectives de coopération bilatérale ainsi que plusieurs dossiers relatifs aux enjeux africains et internationaux.

Le chef de la diplomatie guinéenne a qualifié le message transmis par le président tchadien de « signe de considération et de fraternité », y voyant une illustration de la solidité des liens qui unissent les deux pays.

Vers un partenariat renforcé autour des défis africains

Cette visite confirme la volonté commune de la Guinée et du Tchad de consolider leur coopération dans plusieurs domaines stratégiques, notamment le développement durable, l’intégration africaine et les grands défis auxquels le continent est confronté.

À travers ce rapprochement diplomatique, Conakry et N’Djamena entendent poursuivre un dialogue politique étroit et développer des initiatives conjointes au service de la stabilité régionale et du développement de l’Afrique.

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Tchad–Nigeria : Rencontre entre le Médiateur de la République et le Chargé d’Affaires nigérian pour renforcer la coopération pacifique

Le Médiateur de la République du Tchad, M. Saleh Kebzabo, a reçu en audience ce mercredi 2 juillet 2025, le Chargé d’Affaires de l’Ambassade du Nigeria à N’Djamena, M. Abdulkhadir Ibrahim Ghani. Cette rencontre, inscrite dans le cadre d’une visite de courtoisie, a été marquée par des échanges constructifs axés sur la consolidation des relations entre les deux pays, notamment dans les domaines de la médiation institutionnelle et de la gestion pacifique des différends.

Un dialogue tourné vers la stabilité et la coopération régionale

Lors de cet entretien, les deux personnalités ont mis l’accent sur l’importance du dialogue, de l’écoute et de la concertation dans la prévention et la résolution des conflits, aussi bien au niveau national que régional. Le Médiateur de la République a salué l’engagement du Nigeria en faveur de la paix et de la stabilité en Afrique centrale et de l’Ouest, soulignant le rôle stratégique que joue ce pays dans la promotion de la diplomatie préventive.

De son côté, le diplomate nigérian a exprimé son admiration pour les efforts du Tchad dans le domaine de la médiation institutionnelle et a réaffirmé la volonté de son pays de renforcer les échanges d’expertise, de bonnes pratiques et d’expériences réussies en matière de gouvernance apaisée.

Vers une coopération renforcée en matière de médiation

Les échanges ont permis d’envisager la possibilité d’initiatives conjointes entre les deux États, telles que des séminaires de formation, des plateformes de dialogue entre institutions équivalentes, et des projets de collaboration sur des mécanismes alternatifs de résolution des litiges.

Pour M. Saleh Kebzabo, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique d’ouverture et de partenariat avec les représentations diplomatiques accréditées au Tchad. Il a réitéré la disponibilité de son institution à œuvrer pour le renforcement de la culture de la paix à travers des cadres de coopération régionale.

Une diplomatie au service des peuples

Au-delà des questions institutionnelles, cette audience a également été l’occasion de rappeler les liens historiques, culturels et géographiques qui unissent le Tchad et le Nigeria. Les deux pays partagent non seulement des frontières, mais aussi des enjeux communs en matière de sécurité, de mobilité transfrontalière, et de développement communautaire.

Cette rencontre entre le Médiateur de la République et le Chargé d’Affaires du Nigeria témoigne d’une volonté mutuelle de faire de la diplomatie un outil concret au service de la paix, de la stabilité et du bien-être des populations.

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Tchad Connexion 2030 : Des services essentiels pour une transformation territoriale inclusive.

Le Tchad amorce un virage stratégique avec son programme Tchad Connexion 2030, une initiative ambitieuse qui mise sur les infrastructures et les services de base pour stimuler une transformation territoriale inclusive et durable. Ce plan national vise à combler les inégalités régionales, moderniser les équipements publics et renforcer la cohésion nationale à travers une meilleure connectivité et un accès équitable aux services essentiels.

Infrastructures au cœur du développement

À la croisée des chemins entre défis structurels et potentiel économique, le Tchad place les infrastructures au cœur de sa vision de développement. Qu’il s’agisse de routes, d’électrification rurale, d’adduction en eau potable, de réseaux numériques ou d’infrastructures sociales (écoles, centres de santé), le programme entend moderniser l’ensemble du territoire de manière équilibrée.

L’objectif est clair : réduire les disparités territoriales et renforcer l’inclusion des zones périphériques souvent laissées à l’écart des grands projets de développement. Grâce à une planification coordonnée, chaque province est appelée à bénéficier d’investissements ciblés selon ses besoins spécifiques.

Un accès renforcé aux services essentiels

La stratégie repose sur l’amélioration des services publics de base dans l’ensemble des régions. Cela inclut :

  • Le renforcement des systèmes de santé communautaire à proximité des populations rurales,

  • L’élargissement de l’accès à une éducation de qualité,

  • La promotion de l’énergie renouvelable pour les zones non connectées au réseau national,

  • L’extension des réseaux de télécommunications pour connecter les zones isolées à l’économie numérique.

Ces actions visent à favoriser l’autonomie locale, encourager l’entrepreneuriat rural et soutenir les jeunes dans leurs projets économiques et sociaux.

Une approche participative et multisectorielle

Tchad Connexion 2030 s’appuie sur une approche multisectorielle et inclusive. Les collectivités territoriales, les organisations communautaires, la société civile et le secteur privé sont appelés à jouer un rôle actif dans la planification et la mise en œuvre des projets. Cette démarche vise à assurer une appropriation locale des infrastructures, une meilleure durabilité des services et une plus grande transparence dans l’exécution.

Le programme bénéficie également du soutien de partenaires techniques et financiers internationaux, mobilisés autour d’une vision commune : faire du développement territorial un levier de stabilité, de croissance et de justice sociale.

Une vision d’avenir pour un Tchad équilibré

En misant sur les services essentiels et l’équité territoriale, Tchad Connexion 2030 entend jeter les bases d’un Tchad plus solidaire, mieux connecté et résolument tourné vers l’avenir. Il s’agit d’une réponse concrète aux attentes des populations en matière de justice sociale, d’opportunités économiques et de développement harmonieux du pays.

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Les États-Unis envisagent de nouvelles restrictions de voyage contre 22 pays africains : une décision controversée

Les États-Unis s’apprêtent à instaurer de nouvelles restrictions de voyage visant les ressortissants de 43 pays, dont 22 en Afrique. Cette décision, qui n’a pas encore été officiellement annoncée, suscite déjà des inquiétudes et des critiques sur le continent africain et au-delà.

Une classification en trois catégories

D’après les informations disponibles, le projet américain prévoit de classer les pays concernés en trois catégories en fonction du niveau de restrictions appliquées :

1.Liste rouge : Interdiction totale d’entrée aux États-Unis.

Pays africains concernés : Libye, Somalie, Soudan.

2.Liste orange : Restrictions sévères sur l’obtention de visas, limitant l’accès aux voyageurs d’affaires disposant d’importants moyens financiers.

Pays africains concernés : Érythrée, Sierra Leone, Soudan du Sud.

3.Liste jaune : Ces pays ont un délai de 60 jours pour renforcer leur coopération en matière de sécurité et de vérification des voyageurs. En l’absence d’amélioration, des sanctions migratoires pourraient être mises en place.

Pays africains concernés : Angola, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Cap-Vert, Tchad, République du Congo, République démocratique du Congo, Guinée équatoriale, Gambie, Liberia, Malawi, Mali, Mauritanie, São Tomé-et-Príncipe, Zimbabwe.

Les raisons avancées par Washington

Les États-Unis justifient ces restrictions par des préoccupations liées à la sécurité nationale et à la lutte contre l’immigration illégale. Les autorités américaines reprochent à certains pays un manque de coopération dans le partage d’informations sur les voyageurs, l’émission de documents de voyage frauduleux ou encore une insuffisance des mesures de contrôle aux frontières.

Ces arguments rappellent ceux avancés en 2017 lors de la mise en place du “Muslim Ban”, qui interdisait temporairement l’entrée aux ressortissants de plusieurs pays à majorité musulmane. Cette politique, très controversée, avait été annulée par Joe Biden dès son arrivée à la Maison-Blanche en 2021.

Une décision perçue comme discriminatoire

Ces nouvelles restrictions ont immédiatement suscité des réactions négatives, notamment sur le continent africain. Plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent une politique discriminatoire qui pénalise des pays souvent déjà confrontés à des difficultés économiques et politiques.

Selon plusieurs analystes, cette mesure risque d’affecter les relations diplomatiques entre les États-Unis et les pays africains concernés. Certains gouvernements pourraient percevoir cette décision comme un affront à leurs efforts de coopération avec Washington, notamment dans la lutte contre le terrorisme et l’immigration clandestine.

Des conséquences pour les ressortissants africains

Si ces restrictions sont mises en place, elles auront un impact direct sur les citoyens des pays concernés. Les professionnels, étudiants et familles souhaitant voyager aux États-Unis seront particulièrement touchés, ce qui pourrait limiter les opportunités de formation, d’investissement et de partenariat économique entre l’Afrique et les États-Unis.

De nombreux Africains, notamment ceux bénéficiant de programmes de visas tels que la Diversity Visa Lottery (DV Lottery), pourraient voir leurs chances d’immigrer légalement aux États-Unis considérablement réduites.

Une décision encore en négociation

À ce stade, la liste définitive des pays concernés et la nature exacte des restrictions restent en cours d’élaboration. L’administration américaine pourrait officialiser ces nouvelles mesures entre le 17 et le 23 mars 2025. Certains pays figurant sur la liste jaune auront donc une fenêtre de négociation de 60 jours pour éviter des sanctions plus sévères en renforçant leur coopération avec les autorités américaines.

 

Si ces restrictions entrent en vigueur, elles marqueraient un tournant dans la politique migratoire des États-Unis à l’égard de l’Afrique. Alors que Washington cherche à renforcer son influence sur le continent face à la montée en puissance de la Chine et de la Russie, une telle décision pourrait au contraire fragiliser ses relations avec de nombreux pays africains. Reste à voir si cette politique sera réellement appliquée ou si des négociations permettront d’en atténuer l’impact.

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Tchad : Haroun Kabadi élu président du premier Sénat

Le Tchad a franchi une étape historique en installant son premier Sénat, avec à sa tête Haroun Kabadi, élu président de cette nouvelle institution. Cette avancée s’inscrit dans le cadre de la mise en place de la cinquième République tchadienne, visant à renforcer les structures démocratiques du pays.

Instauration du Premier Sénat Tchadien

Le 7 mars 2025, les 69 sénateurs composant le premier Sénat du Tchad ont été officiellement installés lors d’une cérémonie au Palais des Arts et de la Culture, désormais siège de la chambre haute du Parlement. Parmi eux, 46 ont été élus par suffrage indirect le 25 février, tandis que 23 ont été nommés par le président de la République, conformément aux dispositions constitutionnelles. 

Élection de Haroun Kabadi à la Présidence du Sénat

Lors de cette première séance, les sénateurs ont élu à l’unanimité Haroun Kabadi comme président du Sénat. Ancien président de l’Assemblée nationale pendant 14 ans et figure politique de premier plan, Kabadi apporte une expérience significative à cette nouvelle institution. Il a exprimé sa gratitude envers ses collègues pour la confiance accordée et a réaffirmé son engagement à servir la nation tchadienne. 

Perspectives pour le Sénat Tchadien

La création du Sénat marque une étape clé dans le processus de transition politique du Tchad. Cette institution est appelée à jouer un rôle majeur dans l’élaboration et la révision des lois, contribuant ainsi à la stabilité et à la consolidation démocratique du pays. Sous la présidence de Haroun Kabadi, le Sénat devra relever les défis liés à sa mise en place et à son fonctionnement, tout en œuvrant pour le bien-être du peuple tchadien.

Cette évolution institutionnelle témoigne de la volonté des autorités tchadiennes de renforcer les bases démocratiques et de promouvoir une gouvernance inclusive, répondant aux aspirations de la population pour une représentation politique élargie et efficace.

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Tchad : Nouvelles initiatives pour élargir l’accès à la couverture santé universelle

Le gouvernement tchadien a intensifié ses efforts pour mettre en œuvre la Couverture Santé Universelle (CSU), visant à garantir à tous les citoyens un accès équitable à des soins de santé de qualité sans difficultés financières.

Initiatives récentes

Collecte de données pour les populations vulnérables : En juillet 2024, le ministre de la Santé Publique, Dr. Abdelmadjid Abderahim, a lancé la collecte de données des personnes économiquement démunies. Cette opération vise à identifier les populations vulnérables afin de leur assurer un accès équitable aux soins de santé dans le cadre de la CSU.

Participation à des forums internationaux : En avril 2024, le Directeur Général de la Caisse Nationale d’Assurance Santé (CNAS), M. Barnabas Sing-Yabé, a représenté le Tchad à une réunion de haut niveau sur la santé de la reproduction à Cotonou, au Bénin. Cet engagement souligne la volonté du pays d’améliorer la santé maternelle et infantile.

Défis persistants

Malgré ces avancées, le Tchad continue de faire face à des défis majeurs, notamment le financement durable de la CSU et l’amélioration des infrastructures sanitaires. Les paiements directs des ménages constituent environ 64,4% des dépenses totales de santé, ce qui peut entraîner un risque financier pour les familles.

Initiatives en cours

Pour renforcer la CSU, le gouvernement a adopté des documents d’orientation pour le dispositif d’assurance santé et participe à des projets régionaux comme le SWEDD, visant à améliorer l’accès des femmes aux services de santé reproductive, maternelle et infantile de qualité.

Le Tchad a accompli des progrès notables dans l’instauration de la CSU, avec des initiatives ciblées pour améliorer l’accès aux soins. Néanmoins, une collaboration continue entre le gouvernement, les partenaires internationaux et la société civile est essentielle pour surmonter les défis persistants et assurer une couverture santé universelle efficace et durable pour tous les citoyens.

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Emmanuel Macron et l’Afrique : une relation en quête de renouveau

Un rapport sénatorial adopté le 29 janvier 2025 par la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées critique sévèrement la politique africaine du président Emmanuel Macron. Les sénateurs Ronan Le Gleut, Marie-Arlette Carlotti et François Bonneau soulignent l’échec de la stratégie de rénovation des relations franco-africaines initiée en 2017.

Malgré des atouts initiaux, tels que le fait d’être le premier président français né après la décolonisation, Emmanuel Macron n’a pas réussi à enrayer le déclin de l’influence française en Afrique. Le rapport met en évidence des revers diplomatiques significatifs, notamment au Sénégal et au Tchad, où les forces françaises ont été priées de quitter le territoire. Ces événements s’ajoutent au retrait du Sahel, conséquence de l’échec de l’opération Barkhane face à l’expansion djihadiste.

Les sénateurs critiquent la méthode employée, pointant du doigt des décisions prises sans concertation avec les pays concernés et des déclarations perçues comme arrogantes. Ils estiment que la France n’a pas su s’adapter aux évolutions des sociétés africaines, continuant à s’adresser principalement à des élites déconnectées des réalités actuelles.

Pour inverser cette tendance, le rapport recommande de renforcer la diplomatie française, de revoir la politique des visas et d’adopter une approche plus humble et en phase avec les aspirations des sociétés civiles africaines. Les sénateurs appellent à une refonte des relations franco-africaines, afin de les rendre plus équilibrées et respectueuses des dynamiques locales.