Imageresize 360x320

Évariste Ndayishimiye prend les rênes de l’Union africaine.

Le président du Burundi, Évariste Ndayishimiye, a officiellement accédé, samedi 14 février 2026, à la présidence en exercice de l’Union africaine pour un mandat d’un an. Son investiture est intervenue à l’issue de la 39ᵉ Conférence des chefs d’État et de gouvernement, tenue à Addis-Abeba, en Éthiopie.

Il succède à son homologue angolais, João Lourenço, qui assurait la présidence tournante de l’organisation panafricaine.

Une présidence placée sous le signe du dialogue et de la continuité

Dans son discours d’investiture, le nouveau président en exercice a affirmé sa volonté de conduire son mandat dans un esprit d’écoute, d’impartialité et de coopération. Il s’est engagé à poursuivre les réformes engagées par son prédécesseur, tout en consolidant le rôle de l’organisation face aux multiples défis auxquels le continent est confronté.

La présidence tournante de l’Union africaine, assurée pour un an par un chef d’État désigné par ses pairs, joue un rôle clé dans l’orientation politique de l’organisation et la coordination des priorités continentales. À ce titre, Évariste Ndayishimiye devra faciliter les consensus entre États membres et impulser une dynamique sur les dossiers stratégiques.

Agenda 2063, paix et jeunesse au cœur des priorités

Parmi les axes majeurs de son mandat figure la mise en œuvre de l’Agenda 2063, feuille de route stratégique adoptée par l’Union africaine pour transformer structurellement les économies du continent et promouvoir une croissance inclusive et durable.

Le chef de l’État burundais entend également renforcer les efforts en faveur de la paix et de la sécurité, notamment à travers l’initiative « Faire taire les armes », qui vise à réduire les conflits armés et à consolider la stabilité dans les régions fragilisées.

Autre priorité annoncée : la promotion de l’innovation, de l’éducation et de l’emploi des jeunes. Dans un continent où plus de 60 % de la population a moins de 25 ans, la question de l’insertion professionnelle et de la valorisation du capital humain demeure un enjeu central pour la stabilité et le développement à long terme.

Stabilité et réponses collectives face aux défis contemporains

Évariste Ndayishimiye a insisté sur la stabilité politique et institutionnelle comme condition indispensable au développement. Face aux défis sécuritaires persistants, aux vulnérabilités économiques et aux effets croissants du changement climatique, il a appelé à des réponses collectives et coordonnées.

L’objectif affiché est de bâtir une Afrique plus intégrée, résiliente et prospère, capable de parler d’une seule voix sur la scène internationale et de défendre efficacement ses intérêts stratégiques.

FB IMG 1769157109936 360x320

Union africaine : la Guinée retrouve sa place après le rétablissement de l’ordre constitutionnel.

La République de Guinée a franchi, ce jeudi 22 janvier 2026, une étape majeure de son parcours politique et diplomatique. À l’issue de la 1325ᵉ réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), le président de la Commission de l’organisation, Mahmoud Ali Youssouf, a annoncé que la Guinée remplissait désormais toutes les conditions requises pour réintégrer pleinement l’Union africaine.

Cette décision fait suite à l’adoption d’une nouvelle Constitution et à la tenue d’élections présidentielles, deux étapes déterminantes qui ont permis au pays de renouer avec l’ordre constitutionnel, conformément aux principes et instruments normatifs de l’UA.

Un signal fort de retour à la légalité constitutionnelle

« La Guinée a retrouvé les conditions nécessaires pour réintégrer pleinement l’Union africaine », a déclaré S.E. Mahmoud Ali Youssouf, invitant formellement le Conseil de paix et de sécurité à officialiser la levée de la suspension qui frappait le pays depuis plusieurs années.

La suspension de la Guinée avait été décidée à la suite de troubles politiques et de transitions jugées non conformes aux normes constitutionnelles de l’organisation panafricaine. Sa levée marque aujourd’hui la fin d’une période d’isolement diplomatique et le retour du pays au sein des instances décisionnelles africaines.

Des attentes claires en matière de gouvernance et de démocratie

Présidant la session, Y. Mahmoud Ali a rappelé que cette réintégration devait s’inscrire dans une dynamique durable.
« Il ne s’agit pas seulement de lever une suspension, mais de garantir que la Guinée poursuive son chemin vers une gouvernance transparente, inclusive et respectueuse de l’État de droit », a-t-elle souligné.

L’UA a ainsi insisté sur la nécessité de consolider les acquis démocratiques, de renforcer les institutions républicaines et de promouvoir la cohésion sociale afin de prévenir toute rechute politique.

La Guinée salue l’accompagnement de l’Union africaine

Au nom des autorités guinéennes, Dr Kouyaté a exprimé la gratitude du pays pour le soutien constant de l’UA tout au long du processus de transition. Il a réaffirmé l’engagement de la Guinée à jouer un rôle actif et responsable au sein de l’organisation continentale.

« Sous le leadership du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, la Guinée fait son retour plein et entier au sein de l’Union africaine ce 22 janvier 2026 à Addis-Abéba. Nous revenons dans la maison que nous avons bâtie avec nos frères et sœurs africains dès les premières heures de la lutte pour la décolonisation », a-t-il déclaré.

Un accompagnement renouvelé de l’UA

Le président de la Commission de l’UA a, de son côté, réaffirmé la disponibilité de l’organisation à accompagner la Guinée dans la consolidation de la paix, de la stabilité politique et du développement durable. L’UA entend rester un partenaire clé dans la mise en œuvre de réformes politiques, institutionnelles et sociales, afin de renforcer durablement la gouvernance démocratique.

La fin de l’isolement et un nouveau départ continental

La levée de la suspension, qui doit être formellement entérinée dans les prochains jours par le Conseil de paix et de sécurité, consacre la reconnaissance par la communauté africaine des efforts fournis par la Guinée pour rétablir l’ordre constitutionnel, promouvoir le dialogue national et organiser des élections jugées inclusives.

Ce retour marque un nouveau départ diplomatique et politique pour la Guinée, désormais pleinement réintégrée dans la famille africaine et appelée à contribuer activement aux idéaux de paix, d’unité et de développement du continent.

Image p 61 62 0 360x320

L’Union africaine milite pour une carte du monde qui reflète la véritable dimension de l’Afrique.

Lors de sa dernière session, l’Union africaine (UA) a lancé un appel symbolique mais porteur de sens : revoir la manière dont l’Afrique est représentée sur les cartes du monde. Depuis des siècles, la projection cartographique la plus utilisée héritée du modèle de Mercator déforme la réalité géographique, réduisant visuellement la superficie réelle du continent africain au profit de régions comme l’Europe ou l’Amérique du Nord.

Dans les faits, l’Afrique est beaucoup plus vaste qu’on ne l’imagine. Elle pourrait contenir, à elle seule, les États-Unis, la Chine, l’Inde et une grande partie de l’Europe réunis. Pourtant, sur les cartes traditionnelles, elle apparaît nettement plus petite, ce qui influence inconsciemment la perception de son poids géopolitique et économique.

Pour l’UA, adopter une projection plus fidèle telle que les modèles contemporains comme « Equal Earth » ne relève pas seulement d’une précision scientifique : c’est aussi un geste politique et culturel. Une représentation exacte redonnerait à l’Afrique sa véritable place dans l’imaginaire mondial, en réaffirmant sa centralité et son importance dans les échanges planétaires.

Des discussions sont déjà en cours avec des institutions éducatives, des plateformes numériques et des éditeurs d’atlas afin d’encourager cette transition. L’objectif est de voir ces nouvelles cartes s’imposer dans les salles de classe, les médias et les outils en ligne, afin que les futures générations grandissent avec une vision juste de la planète.

Pour les dirigeants africains, cette initiative participe d’un mouvement plus large visant à réécrire le récit du continent, à corriger les héritages de la colonisation et à renforcer la fierté collective. Derrière cette action technique en apparence se cache un enjeu stratégique : affirmer l’Afrique comme un acteur majeur, non seulement sur la carte, mais aussi sur l’échiquier mondial.

Oligui Malabo1 360x320

Union africaine : le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema marque le retour du Gabon sur la scène continentale.

À l’occasion du 7ᵉ Sommet de coordination entre l’Union africaine (UA), les Communautés économiques régionales (CER) et les mécanismes régionaux, tenu ce 13 juillet 2025 à Malabo, en Guinée équatoriale, le président de la Transition du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema, a prononcé une intervention à la fois sobre et symbolique, soulignant le retour du Gabon au sein de l’organisation continentale.

Un retour sous le signe de la réintégration et de l’unité

Dans son allocution, le chef de l’État gabonais a d’abord salué l’hospitalité de la Guinée équatoriale, pays hôte du sommet, avant de rappeler avec force la date symbolique du 30 avril 2025, marquant le retour officiel du Gabon au sein de l’Union africaine, après un retrait temporaire décidé à la suite de la transition politique amorcée en 2023.

Ce retour acté illustre la volonté de réintégration du Gabon dans les dynamiques africaines, et sa détermination à contribuer activement aux chantiers communs de paix, de sécurité, de développement et d’intégration régionale.

L’UA, catalyseur de stabilité et d’intégration

Ce 7ᵉ sommet de coordination a réuni chefs d’États, responsables d’institutions régionales et représentants de l’Union africaine, avec pour objectif d’aligner les priorités continentales entre les institutions régionales et l’Union. La participation du Gabon a donc été hautement symbolique, traduisant son engagement renouvelé dans la construction d’une Afrique unie, stable et souveraine.

Le président Oligui Nguema a également exprimé sa volonté de travailler main dans la main avec les autres dirigeants africains, dans un esprit de solidarité, de respect des souverainetés nationales et d’aspiration collective au progrès.