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Burkina Faso : le Premier ministre appelle à une Union africaine plus souveraine et indépendante.

Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a lancé un appel en faveur d’une refondation de l’Union africaine (UA), estimant que l’organisation panafricaine devait renforcer son autonomie institutionnelle, financière et politique afin de mieux défendre les intérêts du continent. Cette déclaration a été faite jeudi à Ouagadougou à l’occasion d’une audience accordée au président de la Commission de l’Union africaine, Mahamoud Ali Youssouf, en visite officielle au Burkina Faso.

Au cours de cette rencontre, le chef du gouvernement burkinabè a insisté sur la nécessité pour l’UA de devenir un acteur davantage engagé dans la promotion de la souveraineté africaine, en adaptant son fonctionnement aux nouvelles réalités géopolitiques et aux attentes des peuples du continent.

Une réforme jugée indispensable pour renforcer l’autonomie de l’organisation

Selon la Primature burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a plaidé pour une réforme en profondeur des mécanismes de gouvernance de l’Union africaine, de son processus décisionnel ainsi que de son mode de financement.

Le Premier ministre a notamment souligné que la forte dépendance financière de l’organisation à l’égard de partenaires extérieurs constituait un frein à son indépendance et limitait sa capacité à défendre pleinement les intérêts stratégiques des États africains.

À ses yeux, une Union africaine plus autonome serait mieux armée pour accompagner les ambitions de développement du continent et répondre efficacement aux défis politiques, économiques et sécuritaires auxquels sont confrontés ses États membres.

Le Sahel et la lutte contre le terrorisme au cœur des préoccupations

Le chef du gouvernement burkinabè a également évoqué la situation sécuritaire dans la région du Sahel, appelant l’organisation continentale à manifester une solidarité plus affirmée envers les pays confrontés à la menace terroriste.

Il a estimé que les réponses apportées jusqu’à présent par l’Union africaine restaient insuffisantes face à l’ampleur des défis sécuritaires, plaidant pour une implication plus soutenue de l’institution dans les efforts de stabilisation de la région.

Dans le même esprit, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a invité l’UA à renforcer son dialogue avec la jeunesse africaine afin que ses politiques répondent davantage aux aspirations des populations et accompagnent les mutations du continent.

Une visite placée sous le signe du dialogue

Le Premier ministre a salué la visite de Mahamoud Ali Youssouf, la première qu’effectue le président de la Commission de l’Union africaine au Burkina Faso depuis son entrée en fonction. Il y voit une opportunité de mieux appréhender les réalités du pays et de consolider les relations entre Ouagadougou et l’organisation panafricaine.

De son côté, Mahamoud Ali Youssouf a réaffirmé l’attachement de l’Union africaine au Burkina Faso, rappelant que le pays demeure un acteur important de l’organisation continentale.

Le président de la Commission a assuré avoir pris bonne note des priorités exprimées par les autorités burkinabè, notamment leur volonté de renforcer la souveraineté nationale et de mieux valoriser les ressources du pays. Il a également réitéré la solidarité de l’Union africaine envers le Burkina Faso dans sa lutte contre le terrorisme, soulignant que cette menace constitue un défi commun pour l’ensemble du continent africain.

À travers cet échange, les deux parties ont réaffirmé leur volonté de poursuivre le dialogue autour des réformes de l’Union africaine et des réponses à apporter aux grands enjeux de souveraineté, de sécurité et de développement qui façonnent l’avenir de l’Afrique.

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Union africaine–Mali : Mahmoud Ali Youssouf en visite à Bamako pour relancer le dialogue politique.

Cette mission diplomatique intervient alors que l’Union africaine poursuit ses efforts en faveur d’un dialogue renforcé avec les autorités de la Transition malienne, avec pour objectif de maintenir les échanges politiques tout en accompagnant le retour progressif à l’ordre constitutionnel.

Une visite placée sous le signe du dialogue

À son arrivée dans la capitale malienne, Mahmoud Ali Youssouf a été accueilli par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop.

Les deux responsables ont eu un premier entretien consacré aux relations entre le Mali et l’Union africaine ainsi qu’aux principaux dossiers d’intérêt commun. Aucun détail n’a toutefois été communiqué sur le contenu précis de leurs échanges.

Au cœur de cette visite figure également une audience prévue avec le président de la Transition, le général Assimi Goïta. Cette rencontre devrait permettre d’aborder les perspectives de coopération entre Bamako et l’organisation continentale, même si l’ordre du jour officiel n’a pas été rendu public.

Une mission dans le prolongement des décisions du Conseil de paix et de sécurité

La visite du président de la Commission de l’UA s’inscrit dans la continuité des orientations définies par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine lors de sa réunion du 28 avril 2026.

À cette occasion, les États membres avaient demandé à la Commission d’intensifier les contacts de haut niveau avec les autorités maliennes afin de favoriser un dialogue politique constructif.

Les discussions devaient notamment porter sur les conditions du retour à l’ordre constitutionnel, l’élaboration d’un calendrier de transition crédible ainsi que les perspectives de normalisation des relations entre Bamako et l’organisation panafricaine.

Le Conseil avait par ailleurs réaffirmé son attachement à la souveraineté, à l’unité et à l’intégrité territoriale du Mali, tout en plaidant pour un renforcement de l’appui technique et opérationnel au secteur de la sécurité, notamment dans les domaines du renseignement, de l’alerte précoce et du conseil stratégique.

Une suspension toujours en vigueur depuis 2021

Le Mali demeure suspendu de la participation aux activités, organes et institutions de l’Union africaine depuis le 1er juin 2021.

Cette décision avait été prise par le Conseil de paix et de sécurité après l’arrestation du président de la Transition, Bah N’Daw, et de son Premier ministre Moctar Ouane, à la suite de la prise de pouvoir du colonel Assimi Goïta, déjà acteur majeur du changement de régime intervenu en août 2020.

L’organisation avait alors conditionné la levée de cette suspension au rétablissement d’un ordre constitutionnel conforme à ses principes de gouvernance démocratique.

Toutefois, cette mesure ne remet pas en cause l’appartenance du Mali à l’Union africaine. Elle limite uniquement sa participation aux instances décisionnelles de l’organisation, tandis que les échanges diplomatiques et les mécanismes de coopération continuent d’être maintenus.

Une présence permanente de l’Union africaine au Mali

Malgré cette suspension, l’Union africaine poursuit ses activités au Mali grâce à son Bureau de liaison pour le Mali et le Sahel, dirigé par Mamadou Tangara, ancien ministre gambien des Affaires étrangères.

Également Haut Représentant et Représentant spécial du président de la Commission pour le Mali et le Sahel, il assure le suivi des initiatives de médiation, de coopération sécuritaire et de dialogue politique dans la région.

Le 15 mai 2026, Mahmoud Ali Youssouf avait reçu Mamadou Tangara afin d’évaluer l’évolution de la situation sécuritaire et politique au Sahel et de préparer la poursuite des initiatives diplomatiques de l’Union africaine auprès des États de la région.

Une stratégie de rapprochement avec les États du Sahel

Depuis son entrée en fonction, Mahmoud Ali Youssouf multiplie les initiatives destinées à préserver les canaux de dialogue avec les pays du Sahel.

Dès mai 2025, il avait engagé des consultations avec les ambassadeurs du Mali, du Burkina Faso et du Niger accrédités auprès de l’Union africaine afin d’explorer les conditions d’une reprise progressive des échanges institutionnels.

Ces discussions visaient notamment à élaborer une feuille de route consensuelle permettant un retour progressif au fonctionnement constitutionnel, tout en tenant compte des réalités politiques et sécuritaires propres à chacun de ces États.

Une transition politique prolongée au Mali

Cette visite intervient également dans un contexte marqué par l’évolution du cadre juridique de la Transition malienne.

Promulguée le 8 juillet 2025, la révision de la Charte de la Transition prévoit que le général Assimi Goïta exerce les fonctions de chef de l’État pour une période de cinq ans, renouvelable autant de fois que nécessaire jusqu’au rétablissement de conditions sécuritaires permettant l’organisation d’une élection présidentielle.

Le texte précise que la Transition prendra fin après la tenue d’un scrutin présidentiel, la prestation de serment du président élu et la transmission effective du pouvoir.

La loi autorise également les responsables des institutions de la Transition, y compris le président de la Transition, à être candidats aux futures élections.

Une visite attendue pour clarifier les perspectives entre Bamako et l’Union africaine

Au-delà de son caractère protocolaire, la visite de Mahmoud Ali Youssouf constitue une nouvelle tentative de rapprochement entre l’Union africaine et les autorités maliennes.

Les conclusions de son entretien avec le général Assimi Goïta devraient permettre de mieux cerner les orientations futures des relations entre Bamako et l’organisation continentale, notamment sur les questions liées à la gouvernance, à la sécurité et à l’évolution du processus de transition.

Les déclarations officielles attendues à l’issue de cette mission pourraient également préciser les prochaines étapes du dialogue engagé entre les deux parties et les perspectives d’une normalisation progressive des relations institutionnelles.

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Mali : l’Union africaine condamne les attaques terroristes coordonnées et réaffirme son soutien à Bamako.

La Commission de l’Union africaine a fermement condamné la série d’attaques terroristes coordonnées qui ont visé plusieurs localités du Mali, dans le nord, le centre et le sud du pays. Ces offensives, menées simultanément contre plusieurs positions stratégiques, illustrent une nouvelle fois la persistance de la menace jihadiste dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant pour le Mali et l’ensemble de la région sahélienne.

Selon les informations disponibles, les attaques ont débuté aux premières heures de la matinée du 4 juillet, aux environs de 5 heures. Parmi les principales cibles figurent les villes de Gao et de Sévaré, deux centres névralgiques des dispositifs sécuritaires et militaires du pays.

Dans le centre du Mali, la localité de Kéniéroba a également été touchée. Le centre de garde pénitentiaire de la ville, où sont notamment détenues des personnes soupçonnées d’appartenir à des groupes armés terroristes, aurait fait partie des infrastructures visées par les assaillants.

L’Union africaine exprime sa solidarité avec le Mali

Dans un communiqué officiel, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a présenté ses sincères condoléances aux familles des victimes et réaffirmé le soutien total de l’organisation continentale aux autorités maliennes.

Il a rappelé que ces nouvelles attaques démontrent que le terrorisme et l’extrémisme violent demeurent des menaces majeures non seulement pour le Mali, mais également pour l’ensemble du Sahel et du continent africain.

Le président de la Commission a également insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de coopération régionale et internationale afin d’intensifier la lutte contre les groupes armés, tout en veillant au respect du droit international humanitaire et à la protection des populations civiles.

Une recrudescence des violences au Sahel

Cette nouvelle vague d’attaques intervient un peu plus de deux mois après les offensives coordonnées menées les 25 et 26 avril 2026 contre plusieurs villes stratégiques maliennes. La multiplication de ces assauts témoigne de la capacité des groupes terroristes à conduire des opérations simultanées sur plusieurs fronts, malgré les dispositifs sécuritaires déployés par les autorités.

Face à cette détérioration de la situation, la Commission de l’Union africaine réaffirme son engagement à accompagner les autorités maliennes ainsi que les initiatives régionales et continentales destinées à combattre le terrorisme et à favoriser un retour durable de la paix dans le pays.

Un défi sécuritaire majeur pour le Mali

Membre de l’Alliance des États du Sahel (AES), aux côtés du Burkina Faso et du Niger, le Mali demeure confronté depuis plus d’une décennie à une crise sécuritaire multidimensionnelle. Le pays fait face à la fois aux actions des groupes jihadistes affiliés à des organisations terroristes internationales et aux tensions liées aux mouvements indépendantistes touaregs dans le nord.

Cette instabilité chronique continue de peser lourdement sur la sécurité des populations, le fonctionnement des institutions et les perspectives de développement économique, faisant du Mali l’un des principaux foyers de crise sécuritaire en Afrique de l’Ouest.

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Union africaine : Évariste Ndayishimiye et Mahamoud Ali Youssouf renforcent la coordination face aux défis du continent.

Une concertation stratégique au sommet de l’Union africaine

Le président de la République du Burundi et président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, a reçu en audience le président de la Commission de l’Union africaine, Mahamoud Ali Youssouf, dans le cadre d’une rencontre consacrée aux grandes priorités politiques, sécuritaires et sanitaires du continent.

Cette audience de haut niveau s’inscrit dans la dynamique de concertation permanente entre les institutions de l’Union africaine, alors que l’organisation est confrontée à plusieurs défis majeurs liés à la sécurité, à l’intégration régionale, à la santé publique et au développement économique.

Une mobilisation continentale face à la recrudescence d’Ebola

La rencontre est intervenue à la veille d’une réunion virtuelle de haut niveau convoquée par la présidence en exercice de l’Union africaine afin d’évaluer la situation liée à la recrudescence de l’épidémie d’Maladie à virus Ebola dans certaines régions du continent.

Prévue à Gitega, cette réunion doit rassembler plusieurs chefs d’État et de gouvernement africains ainsi que les principaux partenaires internationaux de l’Afrique. L’objectif est de renforcer la coordination des actions de prévention, de surveillance et de riposte face aux risques sanitaires émergents.

Les dirigeants africains entendent également consolider les mécanismes de solidarité continentale afin de mieux répondre aux urgences sanitaires susceptibles d’affecter plusieurs pays simultanément.

L’Agenda 2063 au cœur des échanges

Au cours de leurs discussions, les deux responsables ont passé en revue les principaux enjeux stratégiques auxquels l’Afrique est confrontée. Ils ont notamment réaffirmé leur engagement en faveur de la mise en œuvre de l’Union africaine et de son ambitieux programme de transformation, l’Agenda 2063.

Les échanges ont porté sur l’accélération de l’intégration régionale, le développement des infrastructures continentales, la promotion d’une croissance durable ainsi que le renforcement de la résilience économique des États africains face aux incertitudes internationales.

Les deux dirigeants ont souligné l’importance d’une coopération renforcée entre les institutions africaines afin de soutenir les efforts de développement et de répondre aux aspirations des populations du continent.

Paix et sécurité : des priorités toujours centrales

Les questions liées à la paix, à la sécurité et à la stabilité ont également occupé une place importante lors de cette rencontre.

Face à la persistance de plusieurs foyers de tension sur le continent, les deux responsables ont insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes africains de prévention des conflits, de médiation et de consolidation de la paix.

Ils ont également réaffirmé leur volonté de poursuivre les efforts engagés dans la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme violent et les menaces transnationales qui continuent de fragiliser certaines régions africaines.

Vers une réponse collective aux défis africains

Au-delà des enjeux sécuritaires et sanitaires, cette audience a permis de réaffirmer la nécessité d’une action collective fondée sur la solidarité africaine et la coopération entre les États membres.

Le président en exercice de l’Union africaine et le président de la Commission de l’UA ont souligné l’importance de renforcer les capacités institutionnelles du continent afin de mieux anticiper et gérer les crises futures.

Cette rencontre illustre la convergence de vues entre les principales instances dirigeantes de l’Union africaine sur les priorités stratégiques du continent. Elle témoigne également de leur volonté commune de promouvoir une Afrique plus intégrée, plus résiliente et davantage capable de porter des solutions africaines aux défis africains.

À travers cette concertation, l’Union africaine entend consolider son rôle de cadre privilégié de dialogue, de coordination et d’action au service de la paix, de la stabilité et du développement durable du continent.

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Union africaine : Mahmoud Ali Youssouf salue l’accord entre Washington et Téhéran et appelle à sa mise en œuvre intégrale.

L’Union africaine voit dans cet accord une opportunité de stabilisation régionale et mondiale

Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a salué l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran visant à mettre un terme à plusieurs mois de confrontation et de tensions au Moyen-Orient. Dans une déclaration rendue publique lundi, le responsable africain a estimé que cette avancée diplomatique représente une étape importante en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité internationales.

L’Union africaine a appelé les différentes parties à respecter pleinement les engagements pris et à poursuivre les efforts de dialogue afin de consolider les acquis de cet accord et d’éviter toute résurgence des tensions dans une région stratégique pour l’équilibre mondial.

Un accord destiné à mettre fin à plusieurs mois de conflit

Annoncé par Washington et Téhéran, l’accord prévoit un arrêt des hostilités ainsi que l’ouverture d’une nouvelle phase de négociations destinée à traiter les questions les plus sensibles, notamment celles liées au programme nucléaire iranien. Les discussions doivent se poursuivre au cours des prochaines semaines afin de parvenir à un règlement plus durable des différends entre les deux pays.

Le texte prévoit également la réouverture progressive du détroit d’Ormuz, l’une des voies maritimes les plus stratégiques au monde pour le transport des hydrocarbures. Cette mesure est perçue comme un signal positif pour les marchés internationaux et pour les économies dépendantes des échanges énergétiques mondiaux.

Une cérémonie officielle de signature est attendue à Genève dans les prochains jours afin de formaliser les engagements pris par les deux parties.

Une initiative saluée par la communauté internationale

L’annonce de cet accord a suscité des réactions favorables au sein de plusieurs organisations et capitales à travers le monde. Les Nations Unies ont notamment salué une avancée significative vers une résolution pacifique du conflit, tandis que plusieurs acteurs régionaux ont souligné l’importance de préserver la stabilité du Golfe et la sécurité des routes commerciales internationales.

Pour l’Union africaine, cette évolution diplomatique dépasse le seul cadre du Moyen-Orient. Les crises dans cette région ont souvent des répercussions directes sur les économies africaines, notamment à travers les fluctuations des prix du pétrole, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et l’impact sur le commerce international.

Des enjeux majeurs pour les économies africaines

Le conflit entre les États-Unis et l’Iran avait entraîné une forte instabilité géopolitique depuis son déclenchement en février 2026. La fermeture du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour une part importante du commerce mondial d’hydrocarbures, avait alimenté les inquiétudes des marchés et accru les risques de perturbations économiques à l’échelle mondiale.

Pour de nombreux pays africains, particulièrement dépendants des importations énergétiques, une désescalade durable pourrait contribuer à réduire les pressions sur les coûts de l’énergie et à améliorer les perspectives économiques.

Le dialogue comme priorité diplomatique

À travers cette prise de position, la Commission de l’Union africaine réaffirme son attachement aux solutions négociées dans la gestion des crises internationales. L’organisation panafricaine considère que le dialogue, la médiation et la coopération multilatérale demeurent les instruments les plus efficaces pour prévenir les conflits et favoriser une paix durable.

L’Union africaine espère désormais que les engagements annoncés seront traduits en actes et que cette dynamique permettra d’ouvrir une nouvelle phase de stabilité dans une région dont les évolutions continuent d’avoir des répercussions bien au-delà de ses frontières.

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L’Union africaine propulse Macky Sall pour la tête de l’ONU.

La représentation du Burundi auprès des Nations Unies a officiellement transmis une lettre de nomination au Président de l’Assemblée générale et au Président du Conseil de sécurité, actant la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU. Cette démarche est portée par l’Union africaine, dont le Burundi assure actuellement la présidence tournante.

Signée par l’ambassadeur Zéphyrin Maniratanga, la lettre souligne clairement la dimension continentale de cette candidature. En se présentant comme « Chair of the African Union », le Burundi inscrit cette initiative dans une logique collective, traduisant la volonté de l’Afrique de peser davantage dans la gouvernance mondiale.

Le courrier a été adressé à Annalena Baerbock, présidente de la 80e session de l’Assemblée générale, ainsi qu’à Michael G. Waltz, président du Conseil de sécurité pour mars 2026. Ces deux instances jouent un rôle central dans le processus de désignation du successeur de António Guterres, dont le mandat arrive à échéance fin 2026.

Une vision pour « refonder le multilatéralisme »

Dans sa déclaration de vision intitulée Refonder le multilatéralisme pour un monde meilleur, Macky Sall dresse un constat critique de l’état actuel du système onusien. Il évoque une organisation confrontée à une défiance croissante, à des limites d’efficacité et à un risque d’affaiblissement inédit.

Pour y répondre, l’ancien président sénégalais propose une réforme structurée autour de trois axes majeurs. Le premier vise à renforcer le lien entre paix, sécurité et développement, notamment à travers des mécanismes d’alerte précoce plus performants et une meilleure coordination entre opérations de maintien de la paix et actions humanitaires, avec une attention particulière aux États fragiles.

Le deuxième pilier ambitionne de revitaliser le multilatéralisme. Macky Sall y voit un Secrétaire général jouant un rôle de facilitateur entre États membres, société civile et secteur privé, tout en intégrant des enjeux transversaux comme l’intelligence artificielle, les migrations ou encore les violences faites aux femmes.

Enfin, le troisième axe concerne la gouvernance interne de l’Organisation. Il plaide pour une rationalisation des structures, une simplification des प्रक्रés et une optimisation des ressources, notamment grâce à un financement plus prévisible et à un recours accru aux outils numériques.

Un profil politique et international expérimenté

Macky Sall met en avant un parcours de plus de quatre décennies au sommet de l’État et des institutions. Ancien directeur général de PETROSEN, il a occupé plusieurs fonctions clés au Sénégal, dont celles de ministre des Mines, Premier ministre, président de l’Assemblée nationale et chef de l’État entre 2012 et 2024.

Sur la scène internationale, il a également exercé des responsabilités majeures, notamment à la tête de l’Union africaine (2022–2023), de la CEDEAO (2015–2016) et du NEPAD (2013–2019). Il a notamment contribué à l’intégration de l’Afrique au G20, renforçant ainsi la visibilité du continent dans les instances économiques mondiales.

Une stratégie continentale assumée

Le choix d’une présentation portée par l’Union africaine, plutôt que par le seul Sénégal, traduit une stratégie diplomatique assumée. En faisant de Macky Sall le candidat des 55 États membres, l’organisation continentale entend maximiser son poids au sein de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Cette approche collective vise à renforcer la crédibilité de la candidature africaine et à inscrire la démarche dans une dynamique d’unité, à un moment où les équilibres du multilatéralisme sont en pleine recomposition.

« Mon objectif stratégique consiste à restaurer la confiance dans le multilatéralisme », affirme Macky Sall dans sa déclaration. Une ambition qui s’accompagne d’un appel à l’action, invitant les États membres à faire preuve de clarté, de courage et de discipline pour permettre à l’ONU de se réinventer face aux défis contemporains.

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Ousmane Sonko en visite en Arabie saoudite après le Sommet de l’Union africaine.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, est arrivé dimanche en début de soirée en Arabie saoudite, en provenance d’Addis-Abeba, où il avait pris part au 39ᵉ sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine.

Cette visite intervient au terme d’une séquence diplomatique dense marquée par la participation du chef du gouvernement sénégalais aux travaux du sommet continental, consacrés notamment aux enjeux de paix, de gouvernance, d’intégration régionale et de développement durable dans le cadre de l’Agenda 2063.

Accueil officiel à Djeddah

À son arrivée à l’aéroport international Roi Abdulaziz de Djeddah, Ousmane Sonko a été accueilli par le prince Saud bin Jalawi, préfet de Djeddah, ainsi que par plusieurs responsables saoudiens.

Cet accueil protocolaire souligne l’importance accordée par les autorités du Royaume à cette visite, dans un contexte de consolidation des relations entre Dakar et Riyad.

Renforcement du partenariat entre Dakar et Riyad

Au cours du sommet d’Addis-Abeba, le Premier ministre représentait le président Bassirou Diomaye Faye, participant aux discussions stratégiques sur les priorités continentales.

L’étape saoudienne s’inscrit désormais dans une dynamique bilatérale plus large. Les relations entre le Sénégal et l’Arabie saoudite reposent sur des liens historiques et religieux solides, auxquels s’ajoutent des coopérations croissantes dans les domaines économique, énergétique et financier.

La visite du chef du gouvernement sénégalais devrait ainsi permettre d’explorer de nouvelles opportunités d’investissements, de renforcer les échanges commerciaux et de consolider les partenariats stratégiques, dans un contexte international marqué par une reconfiguration des alliances et une compétition accrue pour les financements et les projets d’infrastructure en Afrique.

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Ousmane Sonko en mission diplomatique au Sommet de l’Union africaine.

Représentant le président Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a pris part, les 14 et 15 février 2026 à Addis-Abeba, à la 39ᵉ session ordinaire de l’Union africaine.

Placée sous le thème « Assurer la disponibilité de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », cette rencontre a réuni les principaux dirigeants africains autour des enjeux liés au développement durable, à la gouvernance des ressources et à l’intégration continentale.

Des échanges bilatéraux au plus haut niveau

En marge des travaux officiels, le chef du gouvernement sénégalais a mené une intense activité diplomatique. Il s’est notamment entretenu avec le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, afin d’évoquer les perspectives de coopération bilatérale et les dossiers d’intérêt commun.

Ousmane Sonko a également rencontré plusieurs personnalités de premier plan, parmi lesquelles la présidente du Conseil des ministres italien, Giorgia Meloni, et le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

Ces échanges ont porté sur les priorités de développement du Sénégal, les enjeux de stabilité régionale et les dynamiques de coopération multilatérale dans un contexte international marqué par des tensions économiques et sécuritaires persistantes.

Dialogue avec les dirigeants africains et partenaires internationaux

Le Premier ministre s’est aussi entretenu avec le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, le président du Conseil présidentiel libyen, Mohammed Younes El-Menfi, ainsi qu’avec l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki, aujourd’hui à la tête de sa fondation.

Parmi les autres interlocuteurs figurent le vice-président gambien Muhammad B. S. Jallow, le président angolais João Lourenço, ainsi que le ministre mauritanien des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Merzoug.

Sur le plan institutionnel et technique, Ousmane Sonko a échangé avec la vice-secrétaire générale de l’ONU, Amina J. Mohammed, le président de la Banque africaine de développement, Sidi Ould Tah, ainsi qu’avec l’économiste Jeffrey Sachs, président du Réseau des solutions pour le développement durable des Nations unies.

Coopération, développement durable et défis régionaux

Selon la Primature, l’ensemble de ces rencontres a porté sur le renforcement de la coopération bilatérale et multilatérale, la mobilisation de financements pour le développement durable et la coordination des réponses aux défis régionaux, notamment en matière de sécurité, de résilience climatique et de croissance inclusive.

À travers cette séquence diplomatique dense, le Sénégal a cherché à consolider ses partenariats stratégiques et à affirmer son rôle dans les débats continentaux, à un moment où l’Agenda 2063 de l’Union africaine appelle à une accélération des réformes structurelles et à une meilleure coordination entre États et institutions internationales.

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Au sommet de l’Union africaine, Mamadi Doumbouya plaide pour la souveraineté économique.

Réuni samedi 14 février 2026 à Addis-Abeba, le 39ᵉ sommet de l’Union africaine a été marqué par l’intervention du président de la Transition guinéenne, le Général Mamadi Doumbouya.

Dans un discours structuré autour de la souveraineté économique, du développement du capital humain et de l’intégration continentale, le chef de l’État a appelé ses homologues à accélérer les transformations structurelles du continent, estimant que le temps des déclarations devait désormais céder la place à celui des résultats concrets.

De l’idéal panafricain à l’exigence de résultats

Dès l’entame de son allocution, le président guinéen a rappelé l’engagement historique de la Guinée en faveur de l’unité africaine, invoquant l’héritage des pères fondateurs du panafricanisme.

Il a souligné que cet idéal ne pouvait rester symbolique et devait se traduire par des actions tangibles en faveur des populations. Accès à l’énergie, à l’éducation, à la santé, à l’emploi et à la dignité économique : autant de priorités qu’il a présentées comme des attentes légitimes des citoyens africains.

Dans cette perspective, il a mis en avant la dynamique engagée par la Guinée pour repositionner sa diplomatie, renforcer ses bases institutionnelles et impulser une nouvelle orientation économique.

Souveraineté politique et autonomie économique, un lien indissociable

Au cœur de son intervention, Mamadi Doumbouya a établi un lien direct entre indépendance politique et autonomie économique. Selon lui, aucune souveraineté durable ne peut exister sans maîtrise stratégique des ressources naturelles, humaines et technologiques.

Ce plaidoyer s’inscrit dans un débat plus large au sein de l’Union africaine sur la nécessité de réduire la dépendance du continent vis-à-vis des exportations de matières premières brutes et de renforcer les chaînes de valeur locales.

Trois priorités pour transformer le continent

Le président guinéen a articulé sa vision autour de trois axes majeurs :

L’industrialisation et la transformation locale des ressources.
Il a estimé que l’exportation de matières premières sans valeur ajoutée ne pouvait plus constituer un modèle viable pour les économies africaines. La transformation locale, la montée en gamme industrielle et le commerce intra-africain doivent devenir des priorités stratégiques.

L’intégration économique et les infrastructures.
Malgré l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), il a souligné que l’absence d’infrastructures interconnectées – routes, chemins de fer, énergie, réseaux numériques – limite encore le potentiel du marché africain.

Le capital humain.
Éducation, formation technique, science, innovation et intelligence artificielle ont été présentées comme les piliers d’une compétitivité africaine renouvelée. Avec une population majoritairement jeune, le continent dispose, selon lui, d’un levier stratégique décisif.

« Simandou 2040 » et l’appel à un panafricanisme pragmatique

Dans la continuité de son propos, Mamadi Doumbouya a évoqué le programme guinéen de transformation à long terme « Simandou 2040 », présenté comme un cadre de diversification économique, de création d’emplois et de valorisation durable des ressources.

Il a toutefois insisté sur l’interdépendance des trajectoires nationales, affirmant qu’aucun succès durable ne peut se construire en dehors d’une Afrique forte, stable et intégrée. D’où son appel à un panafricanisme axé sur des projets concrets, des investissements structurants, la solidarité économique et la sécurité collective.

Un appel à l’unité et à la responsabilité

En conclusion, le chef de l’État guinéen a exhorté les dirigeants africains à mesurer la portée historique de leurs décisions. Face aux attentes croissantes des populations, il a appelé à une unité d’action et à une responsabilité collective pour engager l’Afrique dans une nouvelle phase de transformation, fondée sur une souveraineté assumée et une prospérité partagée.

Par cette intervention, la Guinée a cherché à inscrire sa voix dans les débats stratégiques du continent, en mettant l’accent sur la nécessité d’une mutation économique profonde et coordonnée à l’échelle africaine.

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Au Sommet de l’Union africaine, la Guinée affiche ses ambitions.

Présente au 39ᵉ Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, tenu à Addis-Abeba, la Guinée a cherché à transformer sa participation en véritable opération de repositionnement diplomatique.

Sous l’impulsion du président de la Transition, le Général Mamadi Doumbouya, la délégation guinéenne a multiplié les initiatives pour renforcer la visibilité de Conakry sur la scène continentale, dans un contexte où les équilibres géopolitiques africains sont en pleine recomposition.

Une délégation élargie pour une approche multisectorielle

Bien que présent à l’ouverture des travaux, le Chef de l’État a confié la clôture du sommet, le dimanche 15 février 2026, à une délégation ministérielle conduite par le ministre des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté.

Autour de lui figuraient notamment la ministre de l’Environnement, le ministre du Travail, le chef d’état-major de l’armée de terre ainsi que l’ambassadeur de Guinée en Éthiopie.

Cette représentation élargie illustre une volonté d’aborder de manière transversale les enjeux discutés à Addis-Abeba : sécurité régionale, transition écologique, coopération économique et gouvernance institutionnelle.

Réforme du système onusien : la Guinée dans le débat stratégique

Parmi les temps forts du sommet, une réunion stratégique consacrée à l’harmonisation d’une position africaine sur la réforme des Nations unies a retenu l’attention. Les échanges, conduits sous l’égide du président libérien, visaient à consolider une candidature africaine au poste de Secrétaire général de l’ONU, dans la perspective d’un rééquilibrage de la gouvernance mondiale.

En prenant part à ces discussions, la Guinée s’inscrit dans la dynamique portée par plusieurs États africains qui militent pour une représentation plus équitable du continent au sein des instances internationales. L’enjeu dépasse la simple question des postes : il s’agit de renforcer la capacité de l’Afrique à peser dans les décisions globales touchant à la paix, au développement et au climat.

« Simandou 2040 » : vitrine économique et ambition industrielle

Sur le plan économique, la diplomatie guinéenne a mis en avant le programme « Simandou 2040 », présenté comme l’axe structurant de la transformation nationale. Au-delà de l’exploitation du gigantesque gisement de fer de Simandou, les autorités entendent promouvoir une stratégie intégrée axée sur la transformation locale des ressources, la formation des compétences nationales et le renforcement des capacités institutionnelles.

Des échanges ont notamment eu lieu avec des responsables de la Commission de l’Union africaine en charge du commerce et de l’industrie, afin d’inscrire ce projet dans les dynamiques continentales, notamment celles liées à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Le Centre africain de développement minier confirmé à Conakry

Point culminant de cette séquence diplomatique : la confirmation de l’installation à Conakry du siège du Centre africain de développement minier (CADM), organe spécialisé de l’Union africaine chargé d’appuyer les États dans la gouvernance de leurs ressources extractives.

Ce choix est perçu par les autorités guinéennes comme une reconnaissance du rôle stratégique du pays dans le secteur minier africain, ainsi que de son expertise croissante en matière de gestion des ressources naturelles.

Une diplomatie de repositionnement

Au terme du sommet d’Addis-Abeba, la participation guinéenne apparaît comme une tentative assumée de dépasser le cadre protocolaire pour s’inscrire dans une logique d’influence. Dans le contexte de la Transition et de l’avènement de la 5ᵉ République, Conakry cherche à affirmer une diplomatie plus proactive, articulée autour de la sécurité, de la réforme institutionnelle et de la valorisation de ses atouts économiques.

L’objectif affiché est clair : ne plus se limiter à suivre les dynamiques d’intégration africaine, mais contribuer activement à leur orientation.