La 76ᵉ session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique s’est ouverte autour d’un enjeu majeur : renforcer durablement les systèmes de santé du continent et réduire sa dépendance à l’égard des ressources et produits sanitaires importés.
Les travaux réunissent responsables politiques, acteurs de la santé et partenaires autour de plusieurs priorités, notamment le financement des systèmes sanitaires, le développement de la production locale de médicaments et de vaccins, le renforcement des ressources humaines et l’intensification de la coopération entre les pays africains.
La souveraineté sanitaire au cœur des échanges
Lors de l’ouverture des travaux, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, ainsi que la ministre éthiopienne de la Santé, Dr Mekdes Daba, ont insisté sur la nécessité pour l’Afrique de renforcer ses capacités propres dans le domaine sanitaire.
Cette ambition passe notamment par des investissements plus importants dans les infrastructures, la production pharmaceutique et vaccinale, mais également dans la formation et la fidélisation des professionnels de santé.
Les responsables ont également souligné l’importance d’une plus grande implication des communautés dans la conception et la mise en œuvre des politiques sanitaires. Une approche considérée comme essentielle pour garantir des systèmes de santé plus proches des populations et mieux adaptés aux réalités locales.
La Guinée prend part aux travaux
La Guinée participe à cette rencontre à travers une importante délégation conduite par le Conseiller principal, mandaté par la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall.
La présence guinéenne traduit la volonté du pays de contribuer aux réflexions régionales sur les principaux défis sanitaires auxquels le continent est confronté et de renforcer sa coopération avec les institutions africaines et les partenaires internationaux.
Les échanges constituent également une occasion pour les États de partager leurs expériences et d’identifier des pistes communes pour améliorer l’accès aux soins et renforcer la résilience des systèmes de santé.
Investir dans les populations
En clôture de la cérémonie d’ouverture, le président éthiopien a appelé à placer les populations au centre des politiques de développement sanitaire.
L’objectif affiché est de construire des systèmes de santé plus solides, accessibles et capables de répondre efficacement aux crises tout en garantissant des soins de qualité au plus grand nombre.
À travers cette 76ᵉ session, les pays africains entendent ainsi faire de la coopération régionale, de l’investissement dans les ressources humaines et de la production locale des leviers essentiels pour renforcer la souveraineté sanitaire du continent.

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