Burkina Faso : le nouveau Code pénal rétablit la peine de mort pour certains crimes.

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Le Burkina Faso a réintroduit la peine de mort dans son arsenal juridique. Le mardi 20 octobre 2026, l’Assemblée législative du peuple (ALP) a adopté à l’unanimité des 71 votants le nouveau Code pénal, qui prévoit le rétablissement de la peine capitale pour plusieurs infractions graves. Cette décision marque un tournant dans la législation pénale du pays, qui avait aboli cette sanction en 2018.

Présent lors de l’examen du texte, le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a défendu cette mesure au nom du renforcement de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme. Selon lui, la réforme vise notamment à durcir les sanctions applicables aux auteurs et complices d’actes terroristes.

La peine capitale est également prévue pour des infractions telles que l’espionnage, la trahison, le parricide ainsi que l’importation de produits périmés ou prohibés ayant entraîné la mort. Le texte précise ainsi les catégories de crimes concernées par ce retour de la sanction suprême.

Une réforme pénale plus large

Au-delà du rétablissement de la peine de mort, le nouveau Code pénal introduit plusieurs modifications. Selon le communiqué de l’ALP, le texte comprend 933 articles et prévoit notamment un renforcement des sanctions pour certaines infractions économiques, les atteintes à l’environnement et les infractions routières. Il prévoit également de nouvelles dispositions relatives à différentes formes de criminalité.

Dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, le Burkina Faso justifie ce durcissement du dispositif pénal par les défis sécuritaires auxquels le pays est confronté, notamment les violences liées aux groupes armés. Le gouvernement présente cette réforme comme un moyen de renforcer l’ordre public et la protection des personnes et des biens.

Le retour de la peine capitale intervient alors que la dernière exécution recensée au Burkina Faso remonte à 1988, selon les informations rapportées par l’Agence d’information du Burkina et Africanews. Son abolition en 2018 avait marqué une évolution importante du droit pénal national.

L’adoption du nouveau Code pénal constitue ainsi une étape majeure de la réforme judiciaire burkinabè. Sa mise en œuvre et les conséquences de ce changement législatif seront particulièrement suivies, tant sur le plan de la sécurité intérieure que sur celui des droits humains.