Cette visite constitue une étape dans le processus engagé par les autorités guinéennes, qui avaient officiellement signé, en août dernier, la demande de candidature du pays pour ces deux échéances. Elle vise à examiner les capacités de la Guinée à répondre aux exigences techniques, logistiques et organisationnelles nécessaires à l’accueil d’une compétition continentale de cette envergure.
Les infrastructures sportives et les capacités d’accueil examinées
La mission réunit notamment un expert issu du Comité exécutif de la CAF et des spécialistes de cabinets d’expertise. Les évaluations portent sur les installations sportives existantes, les projets envisagés ainsi que les équipements et services indispensables à l’organisation du tournoi.
Les experts ont notamment visité les stades du 28-Septembre et de Nongo. Leur analyse s’étend également aux capacités hôtelières, aux aéroports, aux structures sanitaires, aux infrastructures numériques et aux dispositifs de sécurité, autant d’éléments essentiels pour accueillir les équipes, les officiels, les médias et les supporters.
Le ministre des Sports, Mamadou Cellou Baldé, a indiqué que les premières appréciations concernant les installations visitées étaient encourageantes. Il a toutefois reconnu la nécessité d’effectuer certains ajustements afin de répondre aux exigences du cahier des charges de la CAF.
La Guinée mise sur les retombées économiques de la CAN
Pour les autorités guinéennes, l’organisation d’une CAN représente un projet qui dépasse le cadre sportif. La préparation d’un tel événement pourrait favoriser la modernisation des infrastructures, stimuler les investissements et soutenir des secteurs comme le tourisme, l’hôtellerie, les transports et les services.
Recevant la délégation, le Premier ministre Amadou Oury Bah a inscrit cette ambition dans la dynamique de transformation économique portée par le programme Simandou 2040. Il a réaffirmé la volonté du gouvernement de mobiliser les moyens nécessaires pour rapprocher les équipements du pays des standards internationaux.
Le chef du gouvernement a également demandé aux experts de procéder à une évaluation rigoureuse et sans complaisance des infrastructures existantes et des projets présentés. L’objectif est d’identifier les insuffisances, de définir les améliorations nécessaires et d’établir une feuille de route pour la préparation de la candidature.
Une candidature encore soumise aux exigences de la CAF
Si les autorités guinéennes affichent leur détermination, l’organisation de la compétition reste conditionnée à la capacité du pays à satisfaire les critères techniques, financiers et organisationnels fixés par l’instance dirigeante du football africain.
La CAF a lancé en juillet 2026 son processus de candidature pour les éditions 2028, 2032 et 2036. La mission effectuée en Guinée s’inscrit dans cette démarche d’évaluation des pays candidats. Aucune attribution de la CAN 2032 ou 2036 à la Guinée n’a été annoncée à ce stade.
Pour Conakry, l’enjeu est désormais de transformer ses ambitions en un programme concret de modernisation des infrastructures sportives et des équipements complémentaires, afin de renforcer la crédibilité de son dossier auprès de la CAF.

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