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Gabon-France : Libreville et Paris renforcent leur coopération autour du manganèse et de la défense.

Le Gabon et la France entendent donner une nouvelle impulsion à leur coopération. Réunis lundi à Paris, les présidents Brice Clotaire Oligui Nguema et Emmanuel Macron ont signé trois accords destinés à renforcer les relations entre les deux pays, notamment dans les domaines minier et sécuritaire.

Parmi ces engagements figure un accord consacré à la transformation locale du manganèse, une ressource stratégique pour l’économie gabonaise et pour les industries mondiales liées à la transition énergétique.

Le Gabon veut franchir une nouvelle étape dans la valorisation de son manganèse

Deuxième producteur mondial de manganèse, le Gabon ambitionne désormais de réduire progressivement l’exportation de minerai brut afin d’accroître la valeur ajoutée générée localement.

Les autorités gabonaises prévoient ainsi d’interdire les exportations de manganèse non transformé à compter de janvier 2029. Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large visant à développer une industrie minière intégrée et à conserver davantage de richesses et d’emplois sur le territoire national.

Trois projets industriels sont actuellement à l’étude. Leur objectif est de permettre la transformation locale de 700 000 tonnes de minerai par an à l’horizon 2031, renforçant ainsi la capacité du pays à s’insérer dans les chaînes de valeur mondiales des métaux stratégiques.

Ces ressources sont particulièrement recherchées en raison de leur utilisation dans plusieurs secteurs industriels, notamment la sidérurgie, mais aussi dans certaines technologies liées à la transition énergétique.

Eramet au cœur de la filière, avec un enjeu énergétique majeur

La mise en œuvre de cette nouvelle politique industrielle repose en grande partie sur la capacité du Gabon à créer les conditions nécessaires au développement d’activités de transformation compétitives.

Le groupe français Eramet, à travers sa filiale Comilog, constitue l’un des principaux acteurs de la filière manganèse dans le pays. En 2025, l’entreprise a extrait plus de 7,1 millions de tonnes de manganèse, principalement destinées à alimenter l’industrie sidérurgique internationale.

La concrétisation des nouveaux projets de transformation dépendra toutefois de leur rentabilité économique et de la disponibilité des infrastructures nécessaires à leur fonctionnement. Parmi les principaux enjeux figure notamment l’accès à une énergie abondante, stable et compétitive.

Les autorités gabonaises se sont engagées à répondre à cette exigence, considérée comme une condition essentielle à la réussite de la stratégie de transformation locale.

Au-delà de la seule exploitation minière, l’ambition affichée par Libreville est de développer une chaîne de valeur plus complète, capable de générer davantage d’emplois industriels, de stimuler les investissements et d’accroître les recettes tirées des ressources naturelles du pays.

Vers une redéfinition de la présence militaire française au Gabon

La coopération entre Libreville et Paris ne se limite toutefois pas au secteur minier. Les deux pays ont également signé un accord d’intention portant sur l’avenir du camp militaire français installé au Gabon.

Les autorités gabonaises souhaitent récupérer le titre foncier de la base, qui devrait être rebaptisée dans le cadre d’une nouvelle configuration de la coopération militaire entre les deux pays.

Cette évolution s’inscrit dans une volonté de redéfinir la présence française sur le territoire gabonais, en privilégiant désormais des missions davantage axées sur la formation, l’accompagnement et le renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité gabonaises.

Cette nouvelle orientation traduit une transformation progressive de la relation sécuritaire entre les deux pays, dans un contexte régional marqué par une redéfinition des partenariats militaires et stratégiques.

Une coopération appelée à évoluer

Les accords conclus à Paris illustrent ainsi la volonté du Gabon et de la France de réorganiser leur partenariat autour de nouveaux enjeux économiques et stratégiques.

Pour Libreville, la priorité est désormais de renforcer la souveraineté économique du pays en valorisant davantage ses ressources naturelles sur place. La transformation du manganèse constitue, à ce titre, un projet structurant susceptible de contribuer à la diversification de l’économie et à la création de valeur.

Sur le plan sécuritaire, la réorganisation de la présence militaire française ouvre également une nouvelle phase de coopération, davantage centrée sur le transfert de compétences et le renforcement des capacités nationales.

Entre industrialisation, valorisation des ressources minières et évolution du partenariat militaire, les engagements pris à Paris pourraient ainsi contribuer à redessiner durablement les relations entre le Gabon et la France.

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Sénégal–France : Dakar et Paris renforcent leur partenariat en matière de sécurité et de gouvernance territoriale

Le Sénégal et la France ont franchi une nouvelle étape dans le renforcement de leur coopération bilatérale à l’occasion d’une visite de travail effectuée à Paris par le ministre sénégalais de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé. Cette mission, menée du 22 au 25 juin 2026, a permis aux deux pays de consolider leur dialogue sur des enjeux stratégiques liés à la sécurité, à l’administration territoriale et à la préparation des grands rendez-vous internationaux.

Une rencontre de haut niveau au cœur de la coopération sécuritaire

Le point d’orgue de ce déplacement a été la rencontre entre Mouhamadou Makhtar Cissé et son homologue français, Laurent Nunez, au ministère français de l’Intérieur, Place Beauvau.

Les échanges se sont déroulés en présence des équipes techniques des deux ministères ainsi que de l’ambassadeur du Sénégal en France, Baye Moctar Diop. Les discussions ont porté sur plusieurs domaines de coopération, notamment le partage d’expertise en matière de sécurité intérieure, la gestion des risques, la gouvernance territoriale et le renforcement des capacités institutionnelles.

Cette réunion a permis aux deux parties de réaffirmer leur volonté de maintenir une collaboration étroite face aux défis sécuritaires contemporains et aux exigences croissantes liées à l’administration des territoires.

Les Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 au centre des priorités

Une attention particulière a été accordée aux préparatifs des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, un événement historique qui fera du Sénégal le premier pays africain à accueillir une compétition olympique.

Les autorités sénégalaises et françaises ont fait le point sur les dispositifs de coopération déjà engagés afin d’accompagner l’organisation de cet événement majeur. Les discussions ont notamment porté sur les questions de sécurité, de coordination opérationnelle et de gestion des flux liés à l’accueil des délégations et des visiteurs attendus à Dakar, Diamniadio et Saly.

À l’issue de la rencontre, Laurent Nunez a salué la qualité des échanges, évoquant sur le réseau social X une réunion particulièrement constructive ayant permis d’évaluer les actions de coopération déjà mises en œuvre dans la perspective des JOJ Dakar 2026.

Un nouvel accord pour renforcer les échanges institutionnels

La visite du ministre sénégalais a également été marquée par la signature d’un arrangement administratif destiné à approfondir la coopération entre les deux pays dans le domaine de l’administration territoriale.

Cet accord vise à favoriser les échanges d’expertise, le partage de bonnes pratiques et le renforcement des capacités des administrations chargées de la gestion des collectivités territoriales. Il traduit la volonté commune de Dakar et de Paris de moderniser leurs outils de gouvernance et d’améliorer l’efficacité des politiques publiques à l’échelle locale.

Un partenariat stratégique en constante évolution

Au-delà des questions techniques, cette visite illustre la dynamique de coopération qui unit le Sénégal et la France sur des enjeux jugés prioritaires pour les deux États. Sécurité intérieure, gouvernance territoriale, organisation des grands événements internationaux et renforcement des capacités institutionnelles figurent désormais parmi les axes majeurs de ce partenariat.

À l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, cette collaboration renforcée apparaît comme un levier important pour garantir le succès de l’événement tout en consolidant les mécanismes de coopération entre les administrations sénégalaises et françaises.

La rencontre de Paris témoigne ainsi de la volonté des deux pays de poursuivre un dialogue stratégique fondé sur le partage d’expertise, la confiance mutuelle et la recherche de réponses communes aux défis contemporains.

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Coupe du monde 2026 : le Sénégal chute face à la France malgré une prestation encourageante.

Le Sénégal a manqué son entrée dans la Coupe du monde 2026 en s’inclinant 3-1 face à la France, mardi à East Rutherford, dans le New Jersey. Malgré une prestation globalement convaincante et une première période de grande qualité, les Lions de la Teranga ont fini par céder face à l’efficacité d’une équipe française portée par un Kylian Mbappé décisif.

Cette rencontre, disputée dans le cadre de la première journée du groupe I, a néanmoins démontré que la sélection sénégalaise possède les ressources nécessaires pour rivaliser avec les meilleures nations du football mondial.

Un Sénégal ambitieux et entreprenant en première période

Dès le coup d’envoi, les hommes de Pape Thiaw ont affiché leurs intentions. Grâce à un pressing intense et une organisation tactique rigoureuse, ils ont rapidement perturbé les Bleus, contraints de subir plusieurs séquences de domination sénégalaise.

Plus agressifs dans les duels et inspirés dans leurs transitions offensives, les Lions se sont procuré les occasions les plus nettes de la première période. Nicolas Jackson est passé tout près de l’ouverture du score avec une frappe repoussée par le poteau, tandis qu’Ismaïla Sarr a manqué une opportunité franche après un excellent service de Sadio Mané.

Malgré ces situations favorables, le Sénégal n’est pas parvenu à concrétiser sa domination, permettant aux deux équipes de rejoindre les vestiaires sur un score vierge.

La réaction française fait basculer la rencontre

Au retour des vestiaires, la physionomie du match a progressivement changé. Plus maîtrisés dans la possession et plus précis dans leurs enchaînements, les Français ont pris le contrôle des débats.

Cette montée en puissance a été récompensée à la 66e minute lorsque Kylian Mbappé a trouvé l’ouverture, profitant d’un moment de flottement dans la défense sénégalaise. Ce premier but a libéré les Bleus, qui ont ensuite accentué leur domination.

À la 82e minute, Bradley Barcola a doublé la mise, plaçant la France dans une position confortable à l’approche du coup de sifflet final.

Un sursaut sénégalais insuffisant

Alors que la rencontre semblait définitivement pliée, le Sénégal a refusé d’abdiquer. Dans le temps additionnel, Ibrahim Mbaye a redonné espoir aux siens en réduisant l’écart grâce à une réalisation qui a récompensé les efforts des Lions.

Mais cet espoir a été de courte durée. Quelques instants plus tard, Kylian Mbappé a inscrit son deuxième but personnel de la soirée, mettant définitivement fin aux ambitions sénégalaises et scellant la victoire française.

Grâce à ce doublé, le capitaine des Bleus entre un peu plus dans l’histoire du football français en devenant le meilleur buteur de tous les temps de la sélection nationale.

Des enseignements positifs malgré la défaite

Si le résultat est décevant, la prestation du Sénégal offre plusieurs motifs de satisfaction. Pendant une grande partie de la rencontre, les Lions ont démontré leur capacité à rivaliser techniquement et tactiquement avec l’un des principaux favoris de la compétition.

Le principal regret restera l’inefficacité offensive affichée lors du premier acte. En convertissant leurs occasions, les Sénégalais auraient pu modifier le cours du match et mettre davantage de pression sur leurs adversaires.

Cette rencontre confirme toutefois le potentiel d’un groupe qui conserve toutes ses chances dans la course à la qualification.

Un rendez-vous déjà décisif face à la Norvège

Avec cette défaite inaugurale, le Sénégal se retrouve dans l’obligation de réagir lors de sa prochaine sortie face à la Norvège, prévue le 23 juin.

Une victoire apparaît désormais essentielle pour préserver les ambitions de qualification pour les huitièmes de finale et relancer la dynamique des Lions dans ce groupe particulièrement relevé.

De son côté, la France prend provisoirement la tête du groupe I avec trois points et confirme son statut de prétendante sérieuse à la conquête du titre mondial.

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Mondial 2026 : le Sénégal termine sa préparation sans victoire et s’interroge avant le choc face à la France

À quelques jours de leur entrée en lice à la Coupe du monde 2026, les Lions de la Teranga n’ont pas réussi à dissiper les doutes qui entourent leur préparation. Opposé à l’Arabie saoudite lors de son ultime match amical avant le tournoi, le Sénégal a été tenu en échec sur un score nul et vierge (0-0), quelques jours seulement après sa défaite face aux États-Unis (3-2).

Ce deuxième rendez-vous de préparation confirme les difficultés offensives rencontrées par les champions d’Afrique, toujours en quête de repères collectifs avant leur confrontation très attendue contre la France, programmée le 16 juin prochain.

Pape Thiaw fait tourner avant le grand rendez-vous

Conscient de l’importance de préserver ses cadres tout en évaluant les dernières options disponibles, le sélectionneur Pape Thiaw a procédé à plusieurs ajustements dans son onze de départ.

Devant le gardien Édouard Mendy, la défense était composée de Krépin Diatta, Mamadou Sarr, Moussa Niakhaté et El Hadj Malick Diouf. Au milieu, Pathé Ciss, Lamine Camara et Habib Diarra étaient chargés d’assurer l’équilibre de l’équipe, tandis que l’attaque reposait sur Iliman Ndiaye, Sadio Mané et Chérif Ndiaye.

Les Sénégalais ont affiché une volonté de maîtriser le jeu dès les premières minutes. Toutefois, malgré une possession globalement favorable et quelques séquences intéressantes, les occasions franches sont restées limitées dans une première période marquée par un rythme irrégulier.

Édouard Mendy maintient les Lions à flot

La première véritable alerte est venue du côté sénégalais. À la 32e minute, Édouard Mendy a réalisé une intervention décisive après une déviation involontaire de son coéquipier Pathé Ciss qui menaçait de terminer au fond des filets.

Le portier sénégalais s’est une nouvelle fois illustré quelques minutes plus tard sur un coup franc saoudien, confirmant son rôle de dernier rempart dans une rencontre où les deux équipes peinaient à imposer leur domination.

Du côté offensif, le Sénégal s’est montré dangereux à plusieurs reprises. Une combinaison entre Sadio Mané et El Hadj Malick Diouf a notamment permis à Krépin Diatta de se retrouver en position de frappe, sans toutefois parvenir à tromper le gardien Mohammed Al Owais.

À la pause, le score restait logiquement nul dans une rencontre équilibrée et relativement fermée.

Une seconde période plus ambitieuse mais toujours stérile

Au retour des vestiaires, Pape Thiaw a tenté d’apporter davantage de dynamisme à son équipe. L’entrée d’Ismaïl Jakobs dès la reprise a été suivie, à l’heure de jeu, par celles d’Ismaïla Sarr, de Pape Matar Sarr et de Nicolas Jackson.

Ces changements ont immédiatement apporté davantage de profondeur et de vitesse dans le jeu sénégalais.

À la 68e minute, Ismaïla Sarr a parfaitement débordé sur son côté avant de servir Nicolas Jackson. L’attaquant a vu sa tentative frôler la barre transversale, passant tout près de l’ouverture du score.

Quelques minutes plus tard, sur un coup franc parfaitement exécuté par Jakobs, Ismaïla Sarr a placé une tête puissante, repoussée par Al Owais. Dans la continuité de l’action, un nouveau centre du même Sarr a trouvé la barre transversale, symbole d’un manque de réussite persistant.

Malgré une domination plus nette dans le dernier tiers du match, les Lions n’ont jamais réussi à concrétiser leurs temps forts.

Le retour des cadres terni par l’expulsion de Nicolas Jackson

Dans les dernières minutes de la rencontre, le staff sénégalais a également profité de ce match pour redonner du temps de jeu à plusieurs cadres revenant de blessure.

Kalidou Koulibaly et Idrissa Gana Gueye ont ainsi effectué leur retour à la compétition, tandis qu’Ibrahim Mbaye et Antoine Mendy ont également été lancés.

La fin de match a toutefois été marquée par un incident regrettable. Entré en cours de jeu pour apporter son efficacité offensive, Nicolas Jackson a été expulsé à la 84e minute après avoir reçu deux avertissements en l’espace de quelques instants.

Cette exclusion vient assombrir davantage une soirée déjà frustrante pour le Sénégal et prive le sélectionneur d’un signal positif à quelques jours du début du tournoi.

Des interrogations persistantes avant d’affronter les Bleus

Avec une défaite face aux États-Unis et un match nul contre l’Arabie saoudite, le Sénégal boucle sa préparation sans la moindre victoire. Plus préoccupant encore, les Lions n’ont pas trouvé le chemin des filets lors de leur dernier rendez-vous avant la compétition.

Si plusieurs motifs de satisfaction demeurent, notamment le retour progressif de cadres importants et la solidité défensive affichée par séquences, l’animation offensive continue de susciter des interrogations.

Face à une équipe de France annoncée parmi les principaux favoris du tournoi, les hommes de Pape Thiaw devront rapidement retrouver de l’efficacité et de la confiance pour espérer réussir leur entrée dans cette Coupe du monde 2026.

Le rendez-vous du 16 juin face aux Bleus s’annonce déjà comme un premier test grandeur nature pour mesurer les véritables ambitions du Sénégal sur la scène mondiale.

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La Côte d’Ivoire s’offre une victoire de prestige contre la France à une semaine du Mondial.

En attendant de se mettre à l’heure américaine, c’est la Côte d’Ivoire qui a donné le ton du show. La Beaujoire de Nantes avait beau être annoncée comme le théâtre de la grande répétition des Bleus avant le départ pour Boston, le décor s’est très vite teinté d’orange. La diaspora ivoirienne transformant ce match de gala français en rendez-vous de prestige pour les Eléphants.

Sur la pelouse, les hommes d’Emerse Faé ont d’abord accepté le scénario attendu : celui d’une équipe de France venue se rôder avant son entrée en lice au Mondial, le 16 juin, face au Sénégal. Et si la France a pris le commandement du ballon, elle est très vite tombée sur un mur : Yahya Fofana. Le portier ivoirien s’offre un premier arrêt dès la 7e minute sur une tentative de Kylian Mbappé, parfaitement servi par Michael Olise. Puis il enchaîne sur une frappe d’Olise (21e), avant de s’interposer encore sur une tentative de Rayan Cherki (32e). La Côte d’Ivoire plie sans rompre.

Cherki plus adroit qu’Adingra

Il faudra un exploit individuel pour débloquer le coffre-fort ivoirien. Juste avant la pause, Cherki se faufile dans la surface et ouvre le score (45e). Un but qui fait exploser de colère les Éléphants : sur l’action, ils réclament une faute non sifflée sur Konan. Franck Kessié prend un carton jaune dans la foulée, et l’on jurerait alors que le capitaine ivoirien n’a pas vraiment cherché à éviter l’arbitre autrichien Sebastian Gishamer lorsque les deux se télescopent quelques instants plus tard. La frustration est là, mais pas la résignation.

Car la Côte d’Ivoire avait déjà envoyé un avertissement sérieux avant ce but français. À la 42e minute, Adingra chipe le ballon à Tchouaméni et file défier Mike Maignan. Il faut un grand réflexe du gardien de l’AC Milan pour empêcher l’attaquant monégasque d’ouvrir le score.

Au retour des vestiaires, la rencontre s’emballe enfin. Difficile de dire si c’est la sortie conjuguée de Mbappé, Tchouaméni et Olise, ou l’entrée de joueurs comme Nicolas Pépé et Diallo côté ivoirien, qui fait basculer l’atmosphère. Toujours est-il qu’un vent de fraîcheur souffle soudain sur la pelouse de La Beaujoire. La Côte d’Ivoire se libère.

Pepe décisif

Le premier coup de tonnerre vient sur le côté droit: Une ouverture lumineuse de Pépé, une projection de Guéla Doué, et l’arrière droit ivoirien égalise (53e). Sur le banc français, Désiré Doué assiste, impuissant, au but de son frère sous un autre maillot.

Les Bleus accusent le coup, la Côte d’Ivoire en profite. Plus agressifs dans les duels, plus tranchants en transition, les hommes de Faé jouent désormais avec la confiance de ceux qui sentent l’exploit à portée de main.

La punition finit par tomber sous l’impulsion encore de Pepe qui décale Doué (encore) dont le centre en retrait trouvé Amad Diallo qui crucifie les Bleus (83e).

Avant leur rencontre face au Sénégal le 16 juin, cette défaite est un petit avertissement pour les hommes de Didier Deschamps, « une piqûre de rappel si on en avait besoin », dixit le sélectionneur des Bleus.  A l’inverse, la Côte d’Ivoire peut quitter Nantes avec le plein de confiance avant le match face à l’Allemagne, le 20 juin à Toronto.

Source : www.rfi.fr/fr/afrique-foot

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Guinée–France : Mamadi Doumbouya reçoit un émissaire d’Emmanuel Macron pour renforcer la coopération.

Le président de la transition guinéenne, Mamadi Doumbouya, a reçu ce mercredi 8 avril 2026 au Palais Mohammed V un émissaire du chef de l’État français, Emmanuel Macron, dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre Conakry et Paris.

Une mission diplomatique porteuse d’un message présidentiel

L’émissaire, Nicolas Forissier, ministre en charge du Commerce extérieur et de l’Attractivité, était porteur d’un message personnel du président français à son homologue guinéen.

Cette visite officielle s’inscrit dans une dynamique de relance du dialogue entre les deux pays, marquée par une volonté commune de consolider les partenariats stratégiques.

Vers un renforcement de la coopération économique

Au cœur des échanges figurent les perspectives de coopération économique, notamment dans les domaines du commerce, de l’investissement et de l’attractivité des marchés.

À travers cette rencontre, les autorités guinéennes et françaises entendent approfondir leurs relations bilatérales, dans un contexte de repositionnement des partenariats internationaux en Afrique de l’Ouest.

Une relation bilatérale en phase de consolidation

Cette initiative traduit la volonté des deux chefs d’État de renforcer les liens historiques entre la Guinée et la France, en misant sur un dialogue politique renouvelé et des coopérations concrètes au service du développement.

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Guinée–France : un forum d’affaires sous le signe de la transformation économique.

Le Forum d’affaires Guinée–France, tenu le 31 mars 2026 à Conakry en marge du parcours « Business International – Simandou 2040 », a mis en lumière l’ambition des autorités guinéennes de repositionner durablement l’économie nationale. Piloté par Bpifrance, l’événement a réuni une cinquantaine d’entreprises françaises ainsi que plusieurs institutions financières autour d’un objectif commun : accélérer l’industrialisation et la transformation locale.

Vers une économie de valeur

Au cœur des échanges, un message clair s’est imposé : la Guinée entend passer d’une économie de rente à une économie de création de valeur.

L’ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone, Luc Briard, a salué la dynamique économique en cours, soulignant que « la marque Guinée gagne en visibilité » à l’échelle régionale et internationale. Il a attribué cet intérêt croissant à des fondamentaux jugés solides, renforcés par une amélioration récente de la notation souveraine.

Insistant sur une relation équilibrée, il a rappelé que la coopération franco-guinéenne repose sur les principes de concurrence saine et de partenariat équitable, tout en mettant en avant l’apport des entreprises françaises en matière de gouvernance, de fiscalité et de transfert de compétences.

Simandou 2040, pilier de la stratégie nationale

Présenté comme l’ossature de la transformation économique, le programme Simandou 2040 occupe une place centrale dans cette dynamique. Le ministre du Plan, Ismaël Nabé, l’a décrit comme « une architecture de transformation nationale », visant à faire évoluer la Guinée « d’une économie de potentiel à une économie de performance ».

Doté de plus de 200 milliards de dollars d’investissements projetés, ce programme s’articule autour de 122 mégaprojets et 36 réformes structurantes, avec pour ambition de restructurer en profondeur le tissu productif national.

Le rôle du secteur privé y est déterminant, notamment à travers des partenariats public-privé appelés à soutenir l’industrialisation et la montée en gamme des filières.

Une stratégie axée sur la création de valeur locale

La ministre de l’Industrie et du Commerce, Djami Diallo, a insisté sur le changement de paradigme engagé : capter davantage de valeur sur le territoire en structurant des chaînes industrielles complètes.

Elle a identifié plusieurs secteurs prioritaires :

  • l’agro-industrie, pour renforcer la transformation locale ;
  • les infrastructures, levier de compétitivité ;
  • l’industrie, pour développer des chaînes de valeur ;
  • les technologies et l’innovation, moteurs de modernisation.

Pour les autorités, l’enjeu consiste désormais à transformer les intentions d’investissement en projets concrets, notamment à travers les rencontres B2B organisées en marge du forum.

Une diplomatie économique tournée vers la co-construction

Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a replacé cette dynamique dans un contexte international en mutation, évoquant une logique de « transformation structurelle » propice à de nouvelles opportunités.

« L’avenir ne se prévoit pas, il se construit », a-t-il affirmé, soulignant la volonté de la Guinée d’attirer des partenaires engagés dans une démarche de co-industrialisation et de co-développement.

Des partenariats au service de la souveraineté

Les échanges ont également permis d’identifier plusieurs axes stratégiques de coopération entre la Guinée et la France :

  • souveraineté alimentaire, via l’agro-industrie ;
  • souveraineté numérique, à travers les télécommunications ;
  • souveraineté sanitaire, avec des investissements hospitaliers ;
  • souveraineté industrielle, fondée sur la transformation locale.

Plus de 500 millions de dollars d’engagements mobilisés par Bpifrance ont été évoqués, illustrant un basculement vers une logique d’investissement structurant.

Un forum attendu comme catalyseur d’actions

Au-delà des annonces, les autorités guinéennes attendent des retombées concrètes. Pour Ismaël Nabé, ce forum doit servir d’« accélérateur de décisions, de partenariats et d’investissements ».

Même ambition pour Djami Diallo, qui y voit un point de départ vers des réalisations tangibles.

La Guinée entend ainsi s’inscrire dans une nouvelle génération de partenariats économiques, fondés sur la responsabilité partagée, l’intégration des chaînes de valeur et la création d’emplois durables.

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Madagascar–France : une première visite sous le signe des équilibres géopolitiques.

Le nouveau dirigeant de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, effectue ce mardi sa première visite officielle en France, où il doit s’entretenir avec le président Emmanuel Macron. Cette rencontre intervient dans un contexte de recomposition des influences internationales en Afrique, où Paris cherche à consolider des partenariats jugés stratégiques.

Un pays au cœur des rivalités d’influence

Située sur des routes maritimes majeures et dotée d’importantes ressources naturelles — nickel, cobalt, graphite, terres agricoles et une biodiversité exceptionnelle — Madagascar suscite un intérêt croissant de plusieurs puissances. Aux côtés des partenaires traditionnels, de nouveaux acteurs comme la Chine, l’Inde, les Émirats arabes unis et la Russie renforcent leur présence sur la Grande Île.

Cette concurrence accrue redéfinit les équilibres diplomatiques et économiques, plaçant Madagascar au centre d’enjeux géopolitiques élargis.

Une diplomatie de diversification assumée

Arrivé au pouvoir à la faveur d’une mutinerie militaire soutenue par un mouvement populaire, Michaël Randrianirina entend rompre avec une dépendance exclusive à l’égard de la France. Sa stratégie repose sur une « diplomatie tous azimuts », visant à multiplier les partenariats.

Dans cette optique, un rapprochement avec la Russie a été amorcé. Lors d’un déplacement à Moscou, le dirigeant malgache a évoqué l’ouverture d’une nouvelle phase de coopération, notamment dans le domaine sécuritaire, avec la fourniture d’équipements militaires et la présence d’instructeurs.

La prudence de Paris face aux nouvelles alliances

Les autorités françaises suivent avec attention cette diversification diplomatique. Si Paris reconnaît ne plus pouvoir imposer un partenariat exclusif, l’objectif reste de préserver une relation stable avec Antananarivo.

Des voix diplomatiques s’inquiètent toutefois des implications d’un rapprochement trop marqué avec la Russie, régulièrement critiquée pour ses méthodes d’intervention en Afrique.

Une relation économique toujours dominée par l’Europe

Malgré cette ouverture vers de nouveaux partenaires, l’Europe — et en particulier la France — demeure le principal partenaire économique de Madagascar. Les échanges commerciaux avec la Russie restent, à ce stade, marginaux.

La visite de Michaël Randrianirina à Paris apparaît ainsi comme un moment clé pour redéfinir les contours d’une relation historique, désormais confrontée à la montée de nouvelles influences et à l’affirmation d’une souveraineté diplomatique malgache.

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Coopération sanitaire : la Guinée et la France consolident leur partenariat.

La ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaité Sall, a reçu en audience, mercredi 18 février 2026, l’ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone, Luc Briard. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de renforcement des relations bilatérales dans le domaine de la santé, un secteur prioritaire pour les deux pays.

Des projets structurants au cœur des échanges

Au centre des discussions : l’état d’avancement de plusieurs projets d’envergure soutenus par la coopération française. Parmi eux, la construction de quatre hôpitaux régionaux confiée au groupe français Eiffage, un chantier stratégique destiné à améliorer l’offre de soins spécialisés à l’intérieur du pays et à désengorger les structures hospitalières de la capitale.

Les échanges ont également porté sur l’accompagnement technique et institutionnel de la France dans la création d’un Institut national de santé mentale et des maladies auditives. Ce projet répond à un besoin croissant de prise en charge spécialisée, dans un contexte où les pathologies mentales et les troubles auditifs demeurent insuffisamment couverts par le système de santé guinéen.

Un engagement renouvelé de la France

À l’occasion de cette audience, l’ambassadeur Luc Briard a présenté ses félicitations à la ministre pour sa nomination, tout en réaffirmant l’engagement du gouvernement français à poursuivre et à renforcer son appui au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.

La coopération franco-guinéenne dans le secteur sanitaire repose sur une longue tradition de partenariat, allant du soutien aux infrastructures hospitalières à la formation du personnel médical, en passant par l’appui aux politiques publiques de santé.

Une collaboration alignée sur la vision présidentielle

En réponse, la ministre Khaité Sall a exprimé sa reconnaissance pour les marques de confiance et les vœux formulés par le diplomate français. Elle a réitéré la disponibilité de son département à consolider cette collaboration stratégique, dans l’intérêt des populations guinéennes.

Cette dynamique s’inscrit dans la vision de refondation et de modernisation des services publics portée par le président de la République, Mamadi Doumbouya, qui place l’amélioration de l’accès aux soins et le renforcement du système de santé au rang des priorités nationales.

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France : un nouveau projet de loi pour faciliter la restitution des biens culturels issus de la colonisation

Le gouvernement français a présenté, ce mardi 30 juillet 2025, un nouveau projet de loi visant à simplifier et accélérer la restitution des biens culturels spoliés ou transférés pendant la période coloniale. Ce texte marque une étape importante dans la reconnaissance des responsabilités historiques de la France et dans le dialogue culturel avec les pays africains, asiatiques et océaniens concernés.

Une approche cadre, après des restitutions ponctuelles

Depuis la restitution en 2021 de 26 œuvres au Bénin et du sabre d’El Hadj Omar Tall au Sénégal, la France s’est engagée dans une dynamique de restitution plus large. Toutefois, ces décisions reposaient jusqu’ici sur des lois ad hoc, votées au cas par cas par le Parlement. Le nouveau projet de loi entend sortir de cette logique ponctuelle en instaurant un cadre juridique général, permettant au gouvernement de restituer des biens culturels relevant des collections nationales, sans devoir passer par une nouvelle loi à chaque fois.

Un outil au service d’une coopération culturelle renouvelée

Selon le ministère français de la Culture, cette réforme permettra de répondre de manière plus souple aux demandes légitimes exprimées par plusieurs États africains et institutions culturelles, en lien avec les conclusions du rapport Sarr-Savoy (2018), qui avait recommandé la restitution systématique des objets acquis de manière illégitime pendant la colonisation.

Le texte prévoit la création d’une commission indépendante composée d’historiens, d’experts en droit du patrimoine et de représentants des pays demandeurs. Celle-ci sera chargée d’évaluer les demandes de restitution, en s’appuyant sur des recherches scientifiques rigoureuses et des critères transparents.

Réactions contrastées

Le projet de loi est salué par de nombreuses voix en Afrique et dans les milieux culturels français, qui y voient une avancée décisive vers une justice historique. Cependant, certains conservateurs de musées et acteurs politiques en France expriment des inquiétudes sur la “fragilisation” des collections nationales et sur les risques de demandes en cascade.

Du côté africain, plusieurs capitales, dont Dakar, Cotonou, Bamako et Ouagadougou, se disent prêtes à coopérer étroitement avec les autorités françaises pour mettre en œuvre cette nouvelle politique et renforcer les capacités de conservation et de valorisation sur le continent.

Un tournant dans la politique patrimoniale

Ce projet de loi s’inscrit dans un mouvement international plus large, visant à rééquilibrer les relations culturelles entre le Nord et le Sud, et à reconnaître les traumatismes historiques liés à la colonisation. Il confirme aussi la volonté de la France de construire une nouvelle relation de partenariat avec l’Afrique, fondée sur le respect, la confiance et la coopération.

S’il est adopté, ce texte pourrait faire date et inspirer d’autres pays européens confrontés à des revendications similaires. Il ouvre également la voie à une réflexion plus large sur la circulation des œuvres d’art, la mémoire des peuples, et la place des objets culturels dans les récits nationaux.