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Remaniement ministériel en Guinée.

Le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a procédé à un important remaniement ministériel à travers un décret lu à la télévision nationale dans la soirée de ce lundi 27 juillet 2026.

Ce réaménagement de l’équipe gouvernementale est marqué par plusieurs départs, notamment ceux de Diaka Sidibé et de Patrice Lamah, ainsi que par des changements de portefeuille et l’arrivée de nouvelles personnalités à la tête de plusieurs départements ministériels.

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, est reconduit dans ses fonctions.

Parmi les principaux changements, Lansana Béa Diallo qui prend le ministère de la Jeunesse. Bintou Keita, ancienne Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo, fait son entrée au gouvernement en qualité de ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle. De son côté, Aboubacar Kourouma, jusque-là secrétaire général du ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, est nommé ministre du Commerce.

Premier ministre, Chef du Gouvernement : Amadou Oury Bah ;
Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme : Ibrahima Sory II Tounkara ;
Ministre délégué auprès du Président de la République, chargé de la Défense nationale : Ibrahima Khalil Condé ;
Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation : Djenabou Touré ;
Ministre de la Sécurité et de la Protection civile : Ahmed Mohamed Oury Diallo ;
Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger : Morissanda Kouyaté;
Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget : Mariama Siré Sylla ;
Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement : Ismaël Nabé ;
Ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale : Mory Condé ;
Ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique : Faya François Bourouno ;
Ministre des Mines et de la Géologie : Bouna Sylla ;
Ministre de l’Agriculture : Félix Lamah ;
Ministre de l’Élevage : Alpha Bacar Barry;
Ministre de l’Industrie et de l’Économie maritime : Fatima Camara;
Ministre du Commerce : Aboubacar Kourouma ;
Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : Djami Diallo ;
Ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle : Bintou Keita ;
Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat : Moussa Moïse Sylla ;
Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique : Khaïté Sall ;
Ministre de la Femme, de la Famille et de la Solidarité : Aminata Kaba;
Ministre de la Jeunesse : Lansana Béa Diallo Ministre des Sports : Cellou Baldé;
Ministre des Infrastructures : Facinet Sylla ;
Ministre des Transports : Ousmane Gaoual Diallo ;
Ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation : Mourana Soumah ;
Ministre de l’Environnement et du Développement durable : Fassou Théa

Ministre de l’Énergie : Laye Sékou Camara ;
Ministre de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures : Aboubacar Camara ;
Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire : Mohamed Lamine Sy Savané ;
Ministre-Secrétaire général du Gouvernement : Tamba Benoît Kamano ;
Ministre-Secrétaire général des Affaires religieuses : Karamoko Diawara.

Ce remaniement traduit la volonté du chef de l’État de redynamiser l’action gouvernementale à quelques mois des prochaines grandes échéances nationales. Plusieurs ministres conservent leurs portefeuilles, tandis que de nouvelles figures font leur entrée au sein de l’exécutif.

Source : Guinée360.

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Contrôle des structures de santé privées : le gouvernement relance les opérations sur l’ensemble du territoire Guinéen..

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique de la Guinée annonce la reprise, à compter de ce lundi 27 juillet 2026, des opérations de contrôle des établissements médicaux, paramédicaux et pharmaceutiques privés sur l’ensemble du territoire national. Cette campagne s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement pour renforcer la qualité des soins, améliorer la sécurité des patients et assurer une meilleure régulation du système sanitaire.

Dans un communiqué, le département ministériel précise que cette initiative vise notamment à renforcer le dispositif de contrôle du secteur privé de la santé et à veiller au respect des normes légales et réglementaires en vigueur.

Le comité de lutte contre les pratiques illégales relancé

Cette opération marque également la relance des activités du comité technique national chargé de lutter contre les pratiques médicales et paramédicales illégales, le trafic et la contrefaçon des médicaments ainsi que des autres produits de santé.

Pour mener cette campagne, des équipes pluridisciplinaires et multisectorielles seront déployées dans les différentes régions du pays. Leur mission consistera notamment à vérifier la conformité des structures sanitaires privées et à s’assurer que leurs activités sont exercées dans le respect des exigences réglementaires.

Les établissements appelés à présenter leurs documents

Les promoteurs et responsables des établissements concernés devront mettre à la disposition des équipes de contrôle plusieurs pièces justificatives. Il s’agit notamment des agréments de création et d’exploitation, des diplômes légalisés des professionnels de santé, des attestations d’inscription aux ordres professionnels compétents, ainsi que de tout autre document administratif ou technique requis par la réglementation.

À travers ces vérifications, les autorités souhaitent notamment s’assurer que les établissements disposent des autorisations nécessaires et que le personnel qui y exerce répond aux exigences professionnelles en vigueur.

Des sanctions prévues en cas de non-conformité

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique avertit d’ores et déjà les structures qui ne respecteraient pas les dispositions légales et réglementaires.

Les établissements exerçant sans autorisation ou en infraction avec les textes en vigueur s’exposent à des mesures administratives, auxquelles peuvent s’ajouter des poursuites judiciaires, conformément à la législation.

Cette fermeté affichée traduit la volonté des autorités de renforcer la lutte contre les pratiques médicales et paramédicales illégales, mais également contre la circulation de médicaments et de produits de santé contrefaits. Des phénomènes considérés comme des risques majeurs pour la sécurité des patients et la santé publique.

Les acteurs du secteur privé appelés à coopérer

Le ministère invite enfin les promoteurs et professionnels du secteur privé à collaborer pleinement avec les équipes mobilisées sur le terrain. Les autorités appellent l’ensemble des acteurs concernés à faire preuve de responsabilité et à respecter les normes applicables.

À travers cette campagne nationale de contrôle, le gouvernement entend ainsi consolider la régulation du secteur privé de la santé et contribuer à l’amélioration de la qualité des soins, dans un contexte où la sécurité des patients et la lutte contre les pratiques illégales constituent des priorités de santé publique.

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Emploi et protection sociale : la Guinée lance le Programme Accélérateur mondial de l’ONU.

La Guinée a officiellement lancé le Programme Accélérateur mondial pour l’emploi, le travail décent et la protection sociale pour des transitions justes, une initiative portée par le système des Nations Unies avec l’appui de l’Organisation internationale du Travail (OIT).

La cérémonie de lancement, présidée à Conakry par le ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, Mory Condé, a réuni des représentants du Gouvernement, des agences des Nations Unies, des partenaires techniques et financiers, des organisations d’employeurs et de travailleurs, du secteur privé ainsi que de la société civile.

Un programme mondial axé sur l’emploi et la protection sociale

Initié en 2021 par le Secrétaire général des Nations Unies, le Programme Accélérateur mondial ambitionne de contribuer à la création d’au moins 400 millions d’emplois décents à travers le monde, notamment dans les secteurs à fort potentiel que sont l’économie verte, l’économie numérique et l’économie des soins.

L’initiative vise également à élargir la couverture de la protection sociale aux quelque 4 milliards de personnes qui en restent encore privées. Elle entend, plus largement, accompagner les pays dans la mise en œuvre de transitions économiques, sociales et environnementales justes et contribuer à l’accélération des Objectifs de développement durable (ODD).

Pour la Guinée, le lancement de ce programme marque le début d’un processus national destiné à établir un diagnostic approfondi des défis et des opportunités liés à l’emploi, au travail décent et à la protection sociale.

Mory Condé appelle à aligner les priorités sur Simandou 2040

Prenant la parole à cette occasion, le ministre Mory Condé a salué la confiance accordée à la Guinée et présenté le programme comme une opportunité de renforcer les politiques publiques en faveur de l’emploi productif, du développement des compétences, de la protection sociale et du dialogue social.

Le ministre a toutefois insisté sur la nécessité d’assurer une cohérence entre les conclusions du diagnostic national et les orientations du programme de développement Simandou 2040.

Selon lui, les actions prioritaires qui seront identifiées devront s’inscrire dans cette vision stratégique afin d’accompagner les ambitions de transformation économique et sociale portées par le Gouvernement.

« Les recommandations qui découleront de ce diagnostic devront s’inscrire dans la vision Simandou 2040 afin d’assurer une parfaite cohérence entre cette initiative mondiale et les priorités nationales. Notre ambition est de faire de l’emploi décent, du développement des compétences et de la protection sociale des piliers de la transformation structurelle de notre économie », a déclaré Mory Condé.

Un diagnostic présenté comme un outil de transformation

Pour le ministre, l’exercice qui débute ne doit pas se limiter à une analyse technique de la situation nationale. Il doit permettre d’identifier des réformes et des investissements susceptibles de produire des effets durables sur le marché du travail et les conditions de vie des populations.

Mory Condé a ainsi appelé les administrations publiques, les partenaires techniques et financiers, les agences des Nations Unies et les organisations professionnelles à privilégier une démarche concertée afin de construire une feuille de route adaptée aux réalités et aux priorités de la Guinée.

L’ONU et l’OIT réaffirment leur accompagnement

Les représentants du système des Nations Unies et de l’Organisation internationale du Travail ont, pour leur part, salué l’engagement des autorités guinéennes et réaffirmé leur disponibilité à accompagner le pays dans les différentes étapes de mise en œuvre du Programme Accélérateur mondial.

À travers cette initiative, la Guinée entend ainsi placer l’emploi décent, le développement des compétences, la protection sociale et le dialogue social au cœur de sa stratégie de transformation.

Une orientation qui s’inscrit dans la dynamique de Simandou 2040, avec l’ambition de faire de la croissance économique un moteur de création d’emplois, d’inclusion sociale et d’amélioration durable des conditions de vie des populations.

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Diplomatie : la Guinée renforce ses liens avec la France et le Maroc.

Le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, a reçu, mercredi 22 juillet 2026, au Palais Mohammed V, deux délégations venues transmettre des messages d’amitié et de coopération de la part de partenaires historiques de Conakry.

Ces deux audiences témoignent de l’attention croissante portée à la nouvelle dynamique politique engagée par la Guinée et de la volonté de plusieurs partenaires de consolider leurs relations avec le pays.

La France salue le retour à l’ordre constitutionnel

Le chef de l’État guinéen s’est d’abord entretenu avec une délégation française conduite par un envoyé spécial du président Emmanuel Macron. Au cours de cette rencontre, l’émissaire français a salué le retour de la Guinée à l’ordre constitutionnel et félicité les autorités pour la tenue des élections législatives et communales.

Les échanges ont également porté sur le discours prononcé récemment par Mamadi Doumbouya lors de la 69ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, tenue à Freetown, en Sierra Leone.

Le message défendu par le président guinéen, axé sur l’unité régionale, la souveraineté des États et la solidarité entre les peuples ouest-africains, a été particulièrement relevé par la délégation française, qui y voit un plaidoyer en faveur d’une coopération régionale renforcée.

Rabat réaffirme son attachement au partenariat avec Conakry

Dans la continuité de ces échanges diplomatiques, le président Mamadi Doumbouya a accordé une audience à l’ambassadeur du Royaume du Maroc en Guinée, porteur d’un message du roi Mohammed VI.

À travers cette correspondance, le souverain marocain a adressé ses félicitations au peuple guinéen et au chef de l’État pour le bon déroulement des élections. Il a également réaffirmé sa volonté de consolider davantage les relations historiques d’amitié et de coopération entre Rabat et Conakry.

Le partenariat entre les deux pays couvre plusieurs secteurs d’intérêt commun et s’inscrit dans une relation diplomatique régulièrement présentée comme stratégique par les autorités des deux États.

Conakry poursuit son offensive diplomatique

Ces deux audiences illustrent la volonté de la Guinée de consolider ses relations avec ses partenaires traditionnels et de renforcer son positionnement sur la scène régionale et internationale.

Les messages transmis par la France et le Maroc traduisent, selon la présidence guinéenne, une volonté partagée de poursuivre une coopération fondée sur la confiance, le respect mutuel et la convergence d’intérêts.

Pour Conakry, cette dynamique diplomatique doit contribuer à accompagner les ambitions de développement du pays et à renforcer son rayonnement, alors que les autorités mettent en avant une nouvelle phase de transformation nationale portée notamment par les projets structurants et la vision Simandou 2040.

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Présidence Guinée : un nouveau poste stratégique créé, le Cabinet civil réorganisé en profondeur.

Le Président de la République a procédé à une nouvelle réorganisation du Cabinet civil de la Présidence à travers un décret lu ce jeudi 23 juillet à la télévision nationale. Cette réforme prévoit notamment la création d’un poste de Chef de cabinet chargé d’appuyer le ministre directeur de cabinet dans la coordination et le suivi des activités présidentielles.

Selon les termes du décret, le Chef de cabinet est placé sous l’autorité directe du ministre directeur de cabinet de la Présidence de la République. Cette nouvelle fonction vise à améliorer l’organisation interne, la circulation de l’information et le suivi des instructions au sein du Cabinet civil.

Désormais, l’architecture du Cabinet civil comprend un ministre directeur de cabinet, un Chef de cabinet, un conseiller principal, un conseiller spécial, un conseiller juridique, un conseiller diplomatique, des conseillers techniques, des chargés de mission, des attachés de cabinet, un secrétariat particulier, ainsi que des services propres et rattachés.

Le décret introduit également un nouvel article 17 bis qui fixe les missions du Chef de cabinet. Celui-ci aura notamment pour responsabilité d’assister le ministre directeur de cabinet dans l’organisation, la coordination et le fonctionnement quotidien du Cabinet civil de la Présidence.

À ce titre, il devra assurer le suivi de l’exécution des instructions du ministre directeur de cabinet, coordonner les activités du secrétariat particulier, préparer les réunions internes du Cabinet civil et en rendre compte à sa hiérarchie. Il sera également chargé de veiller à la fluidité de la transmission des informations et des dossiers entre le Cabinet civil, le Secrétariat général de la Présidence et les autres structures présidentielles.

Le texte précise que le Chef de cabinet sera nommé par décret présidentiel et pourra recevoir toute autre mission confiée par le ministre directeur de cabinet.

Par ailleurs, cette réforme modifie l’ordre protocolaire au sein de la Présidence de la République. Le ministre secrétaire général de la Présidence conserve la première place, suivi du ministre directeur de cabinet du Président de la République. Le Chef de cabinet occupe désormais le troisième rang protocolaire, avant les conseillers du Président, le chef d’état-major particulier, les conseillers techniques, les responsables d’organismes spécialisés et les chefs de services.

Cette réorganisation traduit la volonté de renforcer la coordination administrative autour du Cabinet civil et d’optimiser le fonctionnement des services de la Présidence de la République.

Source : GuinéeNews.

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Forum de remobilisation : la Guinée veut capitaliser sur l’expérience de Simandou pour accélérer ses grands projets d’infrastructures.

Le Forum de remobilisation des équipements et des entreprises ayant participé à la réalisation du projet Simandou s’est officiellement ouvert ce mercredi à Conakry. Initiée par le Comité stratégique Simandou, cette rencontre de deux jours vise à tirer pleinement parti de l’expérience, des compétences et des moyens mobilisés dans le cadre de l’un des projets miniers et infrastructurels les plus importants de l’histoire récente de la Guinée.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, le général Amara Camara, représentant le président du Comité stratégique Simandou, Djiba Diakité.

Plusieurs membres du gouvernement ont pris part à cette rencontre stratégique, notamment le ministre des Infrastructures, Facinet Sylla, le ministre de la Fonction publique, François Bourouno, et le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, aux côtés de responsables de l’administration publique et de plusieurs hautes personnalités.

Transformer l’expérience de Simandou en levier pour les entreprises guinéennes

Au cœur des échanges figure une ambition : faire de l’expérience acquise à travers le projet Simandou un véritable accélérateur pour les futurs programmes d’infrastructures du pays.

Le forum entend ainsi créer des passerelles entre les entreprises nationales et les sociétés ayant participé à l’exécution du projet, afin de favoriser la conclusion de partenariats, la création de coentreprises et le transfert de compétences. La réutilisation et la valorisation des équipements déjà mobilisés constituent également l’un des axes majeurs de cette démarche.

Cette approche vise à éviter que les capacités techniques, les ressources humaines et les équipements développés ou mobilisés dans le cadre de Simandou ne restent sans emploi à l’issue des différentes phases du projet. Ils pourraient au contraire être redéployés vers d’autres chantiers structurants et contribuer ainsi à renforcer durablement les capacités du tissu économique national.

Experts, investisseurs et acteurs privés mobilisés

La rencontre a également enregistré la participation de partenaires techniques et financiers, de représentants de missions diplomatiques et d’acteurs du secteur privé. Leur présence témoigne de l’intérêt porté à la stratégie guinéenne visant à renforcer les capacités nationales et à maximiser les retombées économiques des grands projets.

Au cours de cette première journée, plusieurs panels de haut niveau ont réuni des experts autour des perspectives de réutilisation des ressources humaines, des équipements et du savoir-faire développés dans le cadre de Simandou.

Les discussions ont notamment porté sur les moyens de capitaliser sur cette expérience pour accompagner la réalisation des futurs projets structurants de la Guinée, dans les domaines des infrastructures, des transports, de l’énergie et d’autres secteurs stratégiques.

Place aux ateliers et aux rencontres B2B

Après cette première journée consacrée aux échanges et aux panels d’experts, le forum se poursuivra ce jeudi avec la tenue de quatre ateliers thématiques et l’organisation de rencontres B2B.

Ces séances devraient permettre aux entreprises guinéennes et aux partenaires du projet Simandou d’identifier des opportunités concrètes de collaboration et de poser les bases de nouveaux partenariats.

À travers cette initiative, le Comité stratégique Simandou entend ainsi inscrire le projet dans une dynamique plus large : faire de l’expertise, des équipements et des compétences mobilisés pour Simandou un patrimoine économique capable de servir durablement le développement et la transformation structurelle de la Guinée.

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Guinée : La BCRG lance NimbaPay, la plateforme nationale qui révolutionne les paiements instantanés et l’interopérabilité.

Ce mercredi 22 juillet 2026, la Banque Centrale de la République de Guinée à travers la Guinéenne de la Monétique (GuiM) a abrité la cérémonie officielle de lancement de la plateforme NimbaPay. Placée sous le haut patronage du Premier ministre, Amadou Oury Bah, cette initiative majeure de modernisation des paiements électroniques a réuni les plus hauts responsables de l’institution émettrice et les acteurs clés de la Guinéenne de la Monétique (GuiM). Pilotée par le Vice-Gouverneur de la BCRG sous les auspices du Gouverneur Dr Karamo Kaba, la mise en place de cette infrastructure s’inscrit dans une vision stratégique de transformation numérique nationale.

Africains et diasporas

Un tournant historique pour l’écosystème financier

Ouvrant la série des allocutions, le Directeur général de la GuiM, Aly Badara Bérété, s’est dit honoré de prendre part au lancement de « NimbaPay, la plateforme nationale de paiement instantané et interopérable de la République de Guinée ». Rappelant qu’il s’agit d’une « œuvre collective portée par une vision commune », il a souligné que cette journée marque l’entrée de la Guinée dans le cercle restreint des nations dotées d’une infrastructure moderne de paiements 24h/24, 7j/7, décloisonnant banques, établissements de monnaie électronique et institutions de microfinance.

Aly Badara Berete 1,

Cette vision, portée par la BCRG, vise à « construire un système de paiement moderne, souverain, inclusif et interopérable, capable d’accompagner la transformation économique de notre pays », a insisté M. Bérété, précisant que cette interopérabilité constitue avant tout « une question d’équité, d’efficacité, de développement et de souveraineté ».

L’architecture opérationnelle présentée par le Vice-Gouverneur, Elhadj Mohamed Lamine Conté

Événements en Guinée.

Pour sa part, le président du Comité de pilotage et du Conseil d’administration de la GuiM, par ailleurs Vice-Gouverneur de la BCRG, Elhadj Mohamed Lamine Conté, a axé son intervention sur la technicité et la gouvernance de la plateforme. Il a rappelé que NimbaPay constitue un « écosystème inclusif conforme aux standards internationaux et connectant des institutions aux réalités techniques très diversifiées ».

« NimbaPay n’est pas une contrainte réglementaire, il faut le savoir. C’est une opportunité stratégique, une infrastructure mutualisée qui connecte chaque institution à tout l’écosystème », a martelé le Vice-Gouverneur.

Elhadj Mohamed Lamine CONTE

S’adressant aux partenaires, il a souligné que le succès du projet se mesurera à l’aune de son adoption populaire, formulant trois attentes majeures à l’égard des acteurs de l’écosystème pour faire de cette solution un réflexe quotidien.

La vision stratégique du Gouverneur de la BCRG, Dr Karamo Kaba

Intervenant à son tour en sa qualité de premier responsable de l’institut d’émission, le Gouverneur de la BCRG, Dr Karamo Kaba, a indiqué que cette journée « marque une étape historique et importante pour notre pays ». Selon lui, à travers NimbaPay, la Banque centrale dote la Guinée d’un levier puissant pour « transformer durablement les échanges économiques, accélérer la modernisation de notre système financier et promouvoir encore plus l’inclusion financière ».

Revenant sur les progrès accomplis, le Gouverneur a rappelé que le taux d’accès aux comptes financiers est « passé de 4% en 2011 à près de 36% en 2024, grâce notamment au développement de la monnaie électronique ». Toutefois, a-t-il reconnu, la persistance de systèmes fragmentés pénalisait les transferts interinstitutionnels.

Karamoko KABA

« Avec NimbaPay, cette réalité change. Désormais, chaque Guinéen, n’importe où sur le territoire, pourra envoyer et recevoir de l’argent de façon instantanée, en toute sécurité, d’une banque vers une microfinance ou vers un établissement de monnaie électronique », s’est félicité Dr Karamo Kaba. Il a conclu en qualifiant NimbaPay de « levier stratégique pour réduire les coûts de transaction, sécuriser les paiements et préparer les prochaines étapes, notamment la digitalisation des paiements de l’État et les flux transfrontaliers ».

La mise en garde du Premier ministre : souveraineté et cybersécurité.

En clôturant la cérémonie, le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a salué le leadership de la BCRG et rappelé les fondements macroéconomiques de cette réforme. Selon lui, la Guinée a longtemps souffert d’une incapacité structurelle à piloter de manière idoine sa masse et sa politique monétaires.

« Le concept de refondation n’est pas seulement une question d’institutions et d’infrastructures. Il est structurellement lié à la monnaie, à son fonctionnement et à sa vitesse de circulation. La modernisation des moyens de paiement est l’élément fondamental qui peut nous assurer une évolution stable de notre économie », a déclaré le chef du gouvernement.

Bah Oury

Toutefois, si NimbaPay insuffle l’espoir d’un écosystème unifié, cette volonté d’innovation à marche forcée expose l’économie nationale à de nouveaux risques. Le Premier ministre a ainsi insisté sur la nécessité impérative d’accentuer les dispositifs de cybersécurité. La partie est loin d’être gagnée, et le succès de ce noble chantier exigera des techniciens guinéens une vigilance de tous les instants pour verrouiller les pare-feux contre toute tentative de piratage et préserver la souveraineté numérique du pays. »

Source : GuinéeNews.

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Transition politique : Les députés font leur rentrée en Guinée, actant la fin du CNT

Le paysage institutionnel guinéen franchit un tournant décisif. Ce samedi 18 juillet 2026, l’installation officielle des nouveaux députés de la République marque officiellement la fin de la mission du Conseil national de transition (CNT).
L’Assemblée nationale reprend ses pleins droits avec l’entrée en fonction de 147 députés, prêts à siéger au nom de la nation.
Le retour à l’ordre parlementaire
Cette rentrée parlementaire consacre la dissolution du CNT, l’organe qui faisait office de parlement transitoire ces dernières années. Parmi les nouvelles forces politiques en présence, la dynamique « Génération pour la modernité et le développement » (GMD) s’impose comme l’un des acteurs clés de cette nouvelle législature.
Lors de cette session inaugurale, un rappel ferme a été adressé aux nouveaux élus concernant la nature de leur engagement. Les députés ont été renvoyés à leurs responsabilités directes vis-à-vis de leurs électeurs respectifs.
Un « contrat social » à honorer
La feuille de route des parlementaires s’annonce dense, portée par une exigence de redevabilité. Le message partagé lors de l’installation a mis en exergue l’importance cruciale de la mission de représentation nationale :
« Chaque député a été élu dans une circonscription électorale bien précise, et les populations locales attendent désormais des résultats concrets. Il existe un véritable contrat social entre ces citoyens et leurs représentants. »
Cette transition réussie entre l’organe provisoire (CNT) et la nouvelle Assemblée nationale pose les bases d’un renouvellement des débats démocratiques et législatifs en Guinée.

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Guinée : Dansa Kourouma élu président de l’Assemblée nationale.

Le suspense a rapidement fait place à un plébiscite. Le Dr Dansa Kourouma a été officiellement élu président de l’Assemblée nationale de la 10e législature de la 5e République. Il l’a emporté ce vendredi avec une majorité écrasante.

​Le vote qui s’est déroulé dans l’enceinte du parlement, a réuni un total de 147 votants. Au terme du dépouillement, le verdict des urnes s’est avéré sans équivoque pour le candidat de consensus : Dansa Kourouma a récolté 129 voix en sa faveur.

Les statistiques officielles du scrutin font également ressortir 18 bulletins nuls ainsi que 2 dérogations enregistrées lors des opérations de vote.

​Cette élection marque une étape historique et consacre l’installation officielle de la 10e législature du pays. En prenant le perchoir, Dansa Kourouma hérite de la lourde responsabilité de diriger les débats au sein d’une Assemblée nationale attendue au tournant pour d’importantes réformes institutionnelles et législatives.

​Les prochaines minutes seront consacrées à la configuration complète du bureau de l’Assemblée nationale. Ensuite suivra la mise en place des commissions de travail.

Pour Dansa Kourouma, les défis commencent dès aujourd’hui.

Source : AfricaGuinée.

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Guinée : la première Assemblée nationale de la Ve République entre en fonction, une nouvelle étape institutionnelle franchie.

La Guinée a franchi, ce vendredi, une étape majeure dans la mise en œuvre de la Ve République avec l’installation officielle des 147 députés de la dixième législature. Réunis pour leur première session au Palais du Peuple, les élus ont inauguré les travaux de la nouvelle Assemblée nationale, appelée à incarner le pouvoir législatif dans le cadre des institutions issues de la nouvelle Constitution.

Cette séance inaugurale marque l’aboutissement d’une séquence institutionnelle engagée avec l’adoption de la nouvelle Loi fondamentale et ouvre une nouvelle phase de la vie politique guinéenne, placée sous le signe de la consolidation des institutions républicaines.

Une cérémonie solennelle en présence des plus hautes autorités de l’État

L’installation des parlementaires s’est déroulée en présence d’un large éventail de personnalités civiles, militaires et diplomatiques, témoignant de l’importance de cet événement pour la République.

Ont notamment pris part à la cérémonie le Premier ministre, chef du Gouvernement, le ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, le ministre Directeur de Cabinet de la Présidence, d’anciens membres du Conseil national de la transition (CNT), des hauts responsables des forces de défense et de sécurité, des représentants des organisations internationales, des missions diplomatiques accréditées en Guinée ainsi que des autorités religieuses.

Cette forte mobilisation institutionnelle illustre la volonté des pouvoirs publics d’accompagner l’entrée en fonction des nouvelles institutions prévues par la Constitution.

Ibrahima Abé Sylla dirige la séance inaugurale

Conformément aux usages parlementaires, la première réunion de la législature a été présidée par le doyen d’âge, l’honorable Ibrahima Abé Sylla, chargé de conduire les travaux jusqu’à l’élection du président de l’Assemblée nationale et à la mise en place du bureau de l’institution.

Cette étape protocolaire constitue un passage obligatoire avant le démarrage effectif des activités parlementaires.

Dansa Kourouma, seul candidat en lice pour le perchoir

L’élection du président de l’Assemblée nationale représente le principal enjeu de cette session inaugurale.

À ce stade, une seule candidature a été officiellement enregistrée pour le perchoir : celle du Dr Dansa Kourouma. En l’absence d’un autre prétendant déclaré, celui-ci apparaît comme le favori pour accéder à la présidence de l’institution, sauf revirement de dernière minute.

Son éventuelle élection permettra de finaliser la mise en place des organes dirigeants de la nouvelle Assemblée et d’engager pleinement les travaux parlementaires de cette première législature de la Ve République.

Une Assemblée investie de missions stratégiques

Avec son installation officielle, la nouvelle représentation nationale est désormais appelée à exercer les prérogatives que lui confère la Constitution.

Les députés auront pour mission d’adopter les lois, de contrôler l’action du Gouvernement, d’évaluer les politiques publiques et de participer à l’élaboration du cadre législatif nécessaire à la mise en œuvre des grandes réformes engagées par les autorités.

Dans un contexte marqué par d’importants défis économiques, sociaux et institutionnels, le Parlement est appelé à jouer un rôle central dans le renforcement de la gouvernance démocratique et dans l’accompagnement des politiques publiques destinées à accélérer le développement du pays.

L’ouverture d’un nouveau chapitre pour la Ve République

L’installation de cette première Assemblée nationale constitue l’un des actes fondateurs de la Ve République guinéenne.

Alors que les attentes des citoyens restent fortes en matière de consolidation de l’État de droit, de transparence dans la gestion publique, de contrôle démocratique et d’efficacité de l’action gouvernementale, cette nouvelle législature devra s’affirmer comme un acteur majeur de la vie institutionnelle.

En donnant officiellement le coup d’envoi des travaux parlementaires, la Guinée ouvre ainsi une nouvelle page de son histoire politique, avec l’ambition de renforcer durablement ses institutions et d’accompagner les transformations engagées au service du développement national.