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Enseignement supérieur : 60 agents admis à la retraite célébrés pour une carrière au service de la Nation.

Soixante femmes et hommes ont officiellement tourné la page de leur carrière administrative au sein du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation. Admis à faire valoir leurs droits à la retraite au titre de l’année 2025, ces agents ont été honorés ce mercredi 21 janvier lors d’une cérémonie solennelle présidée par le ministre Alpha Bacar Barry.

Des parcours divers au cœur du système universitaire guinéen

Issus d’horizons professionnels variés, les récipiendaires ont exercé dans les universités publiques, les centres de recherche, les services de documentation ainsi que dans les structures centrales du département. Enseignants-chercheurs, personnels administratifs et agents d’appui ont, chacun à leur niveau, contribué au fonctionnement quotidien et à la continuité du système d’enseignement supérieur en Guinée.

Souvent éloignés des projecteurs, ces agents ont accompagné la formation de plusieurs générations d’étudiants, participé à l’encadrement académique, soutenu la production scientifique et assuré la gestion administrative indispensable au bon fonctionnement des institutions universitaires et de recherche.

Une reconnaissance institutionnelle pour des décennies de service

Après plusieurs décennies d’engagement, leur départ marque la fin de carrières exigeantes, parfois menées dans des contextes contraignants, mais toujours animées par un profond attachement au service public. Dans son allocution, le ministre a salué « des parcours exemplaires, faits de rigueur, de discrétion et de dévouement », soulignant que ces agents constituent une part essentielle de la mémoire institutionnelle du secteur.

Il a également rappelé que les réformes en cours dans l’enseignement supérieur guinéen reposent en grande partie sur les fondations posées par ces femmes et ces hommes, dont l’expertise et l’expérience ont durablement façonné les universités et centres de recherche du pays.

Transmission, héritage et nouveaux défis

Au-delà de l’hommage, la cérémonie a été l’occasion de mettre en avant l’importance de la transmission des savoirs et des valeurs professionnelles aux nouvelles générations d’agents. Les autorités ont insisté sur la nécessité de capitaliser cet héritage humain pour accompagner les mutations du système d’enseignement supérieur, notamment en matière de gouvernance, de qualité académique et d’innovation scientifique.

En quittant la vie active, ces retraités laissent derrière eux un legs institutionnel précieux, fait de compétences, de pratiques et d’engagements qui continueront d’inspirer le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche en Guinée.

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Guinée : le Japon finance la reconstruction de l’école primaire de Sikhourou Centre.

Un nouveau pas vient d’être franchi dans le renforcement de la coopération éducative entre la Guinée et le Japon. L’Ambassade du Japon en République de Guinée a officiellement signé un projet de reconstruction de l’école primaire de Sikhourou Centre, située dans une commune rurale confrontée depuis plusieurs années à la dégradation de ses infrastructures scolaires.

Un projet structurant pour améliorer les conditions d’apprentissage

Le programme prévoit la réhabilitation complète des bâtiments existants, la rénovation des blocs de latrines et la construction d’un forage d’eau potable. Ces investissements visent à offrir un environnement scolaire plus sûr, plus sain et mieux adapté aux besoins des élèves et du personnel enseignant.

Financé par le Gouvernement japonais, le projet sera mis en œuvre par l’ONG ADREMGUUI, en collaboration avec les autorités éducatives locales et la communauté bénéficiaire. L’objectif est d’améliorer durablement l’accès à une éducation de base de qualité dans la localité de Sikhourou Centre, dont l’école primaire constitue l’unique établissement du cycle élémentaire.

Une cérémonie officielle placée sous le signe de la coopération

La cérémonie de signature s’est tenue ce mardi 20 janvier 2026 à la Résidence de l’Ambassadeur du Japon en Guinée, sous l’égide de l’Ambassade du Japon en Guinée. Elle a réuni des autorités locales, des responsables du secteur éducatif ainsi que des représentants de la communauté, témoignant de l’importance accordée à ce projet par l’ensemble des parties prenantes.

Un projet symbolique à l’occasion d’un anniversaire diplomatique

La signature de ce micro-projet intervient dans un contexte particulier : le cinquantième anniversaire de la présence diplomatique du Japon en Guinée. À travers cette initiative, le Japon réaffirme son engagement en faveur du développement humain, en plaçant l’éducation au cœur de sa coopération avec la Guinée.

Longtemps fragilisée par le manque d’entretien et de moyens, l’école primaire de Sikhourou Centre devrait ainsi connaître une véritable relance. Pour les populations locales, ce projet représente un espoir concret d’amélioration des conditions de scolarisation et un levier essentiel pour l’avenir des enfants de la commune.

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Coopération universitaire : la Guinée et le Royaume-Uni misent sur l’anglais pour ouvrir l’enseignement supérieur à l’international.

La Guinée et le Royaume-Uni entendent faire de la maîtrise de la langue anglaise un levier stratégique de transformation et d’internationalisation de l’enseignement supérieur guinéen. Cette ambition partagée a été au cœur des échanges entre le ministre guinéen de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Alpha Bacar Barry, et le nouvel ambassadeur britannique en Guinée, Daniel Shepherd, lors d’une audience tenue ce mardi 20 janvier 2026 à Conakry.

Cette première rencontre officielle marque une étape importante dans la relance et la consolidation du partenariat académique entre Conakry et Londres. Elle s’inscrit dans une volonté commune de renforcer la qualité des formations universitaires, d’accroître l’ouverture internationale des établissements guinéens et de mieux préparer les étudiants aux standards académiques mondiaux.

L’anglais, un outil stratégique pour la compétitivité universitaire

Au cours des discussions, le ministre Alpha Bacar Barry a souligné que l’enjeu dépasse largement l’apprentissage linguistique. « La maîtrise de l’anglais est aujourd’hui indispensable pour accéder aux savoirs, à la recherche scientifique internationale et aux opportunités professionnelles dans un monde globalisé », a-t-il affirmé. Selon lui, l’intégration renforcée de l’anglais dans les parcours universitaires constitue un facteur clé d’employabilité et de compétitivité pour les diplômés guinéens.

Dans cette perspective, la revalorisation du Centre d’étude de la langue anglaise (CELA) de l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia a été identifiée comme un axe prioritaire. Les autorités guinéennes souhaitent transformer ce centre en un véritable pôle d’excellence, doté de moyens pédagogiques modernes, de formateurs qualifiés et de partenariats internationaux solides.

Vers un pôle d’excellence anglophone à Sonfonia

S’inscrivant dans la vision portée par le président de la République, Mamadi Doumbouya, le ministre a plaidé pour une réforme structurelle de l’enseignement de l’anglais au sein des universités publiques. L’objectif est de doter la Guinée d’un centre moderne et pleinement opérationnel, capable d’accompagner durablement les étudiants dans leurs parcours académiques et de faciliter leur insertion dans les réseaux universitaires internationaux.

Ce projet inclut également le renforcement des capacités pédagogiques, à travers la formation continue des enseignants et l’introduction de méthodes d’enseignement adaptées aux exigences académiques anglophones.

L’engagement britannique en soutien à la réforme

De son côté, l’ambassadeur Daniel Shepherd a réaffirmé la disponibilité du Royaume-Uni à accompagner la Guinée dans cette ambition. Il a évoqué la possibilité de développer des partenariats universitaires structurants, ainsi que des programmes de formation de formateurs, afin de garantir la qualité et la durabilité des initiatives envisagées.

Les échanges ont également porté sur l’établissement de passerelles avec des institutions britanniques de référence, notamment pour la formation des enseignants du CELA et des Classes préparatoires aux grandes écoles de Dalaba. À terme, ces coopérations visent à faciliter l’accès des étudiants guinéens aux concours internationaux, aux cursus anglophones d’excellence et aux universités britanniques.

Une coopération tournée vers la mobilité et l’excellence

À travers ce partenariat renforcé, Conakry et Londres posent les bases d’une coopération universitaire durable, fondée sur le partage d’expertise, la mobilité académique et l’excellence pédagogique. La langue anglaise y est envisagée comme un outil stratégique au service du développement du capital humain, de l’innovation scientifique et de l’insertion internationale des étudiants guinéens.

Pour les autorités guinéennes, cette orientation constitue un pas décisif vers un enseignement supérieur plus ouvert, plus compétitif et mieux arrimé aux dynamiques mondiales du savoir.

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Guinée : Mamadi Doumbouya engage le pays dans un nouveau cycle de développement avec le programme SIMANDOU 2040.

Élu le 28 décembre 2025 à l’issue d’un scrutin présenté comme un tournant politique majeur, Mamadi Doumbouya a été porté à la magistrature suprême pour un mandat de sept ans. Cette victoire, selon ses soutiens, consacre le bilan de la transition conduite depuis septembre 2021 et valide une vision de transformation profonde de l’État et de l’économie guinéenne. Désormais investi, le chef de l’État a placé son septennat sous le signe de la rigueur, de l’action et de la planification stratégique à long terme.

Au cœur de cette nouvelle phase de gouvernance figure le Programme SIMANDOU 2040, conçu comme une boussole de développement à l’horizon 2040. Élaboré sous l’autorité du Comité stratégique de Simandou, dirigé par le ministre directeur de cabinet de la Présidence, Djiba Diakité, ce programme ambitionne de doter la Guinée d’un cadre structuré, cohérent et souverain de développement socio-économique durable pour les quinze prochaines années.

Une vision nationale adossée à des leviers de financement identifiés

Présenté comme un programme de développement socio-économique durable et responsable, SIMANDOU 2040 couvre l’ensemble du territoire national et se veut aligné sur les aspirations des populations en matière de croissance inclusive, de création d’emplois, de justice sociale et de souveraineté économique. Les autorités insistent sur un point central : la crédibilité du programme repose sur l’identification claire de ses mécanismes de financement.

Trois leviers structurants ont ainsi été retenus :

  1. Le méga projet minier Simandou, pilier économique du programme ;

  2. La mise en place d’un Fonds souverain, destiné à canaliser et sécuriser les revenus stratégiques ;

  3. La notation financière inaugurale B+, considérée comme un signal de crédibilité envoyé aux marchés et aux partenaires internationaux.

Selon les concepteurs du programme, cette architecture vise à rompre avec les cycles de dépendance budgétaire et à inscrire l’action publique dans une logique de soutenabilité financière.

Le méga projet Simandou, colonne vertébrale du programme

Projet minier parmi les plus importants au monde, Simandou constitue la pierre angulaire de SIMANDOU 2040. Il repose sur quatre grandes composantes intégrées, conçues pour maximiser les retombées économiques nationales.

Les mines. Le gisement de Simandou est structuré autour de deux ensembles de blocs. Les blocs 1 et 2 sont exploités par un consortium incluant Baowu et Winning Consortium Simandou (WCS). Les blocs 3 et 4 sont portés par Rio Tinto et Chinalco. Cette configuration reflète la volonté des autorités de diversifier les partenariats tout en renforçant la position de l’État guinéen dans la gouvernance du projet.

Les infrastructures ferroviaires. Le projet prévoit la construction d’une ligne ferroviaire de plus de 650 kilomètres à double voie, destinée à relier les zones minières au littoral. Cette infrastructure stratégique sera la propriété de la Compagnie du TransGuinéen (CTG), une entité présentée comme un instrument clé de souveraineté et d’intégration territoriale.

Au-delà de l’exploitation minière, les autorités affirment que ces infrastructures seront pensées comme des catalyseurs de développement, favorisant l’industrialisation, la mobilité intérieure et l’émergence de pôles économiques le long du corridor.

Une ambition de transformation structurelle

À travers SIMANDOU 2040, le pouvoir exécutif entend inscrire la Guinée dans une trajectoire de transformation structurelle, en s’appuyant sur ses ressources naturelles pour financer l’éducation, la santé, les infrastructures, l’industrialisation et la diversification économique. Le discours officiel met en avant une rupture avec la simple logique extractive au profit d’un modèle fondé sur la valeur ajoutée, la planification et la redistribution.

Si la réussite de ce programme dépendra de sa mise en œuvre effective, de la qualité de la gouvernance et de la capacité de l’État à préserver l’intérêt national, SIMANDOU 2040 marque d’ores et déjà une inflexion stratégique majeure. Pour les autorités, le septennat qui s’ouvre doit être celui de la consolidation : transformer une vision politique en résultats tangibles pour les populations et inscrire durablement la Guinée sur la voie d’un développement maîtrisé et souverain.

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Guinée : après l’investiture, les grands chantiers du mandat de Mamadi Doumbouya.

Lors de sa prestation de serment, quelques jours après la prise du pouvoir le 21 septembre 2021, le président Mamadi Doumbouya s’était engagé à instaurer un nouveau pacte de confiance entre l’État et les citoyens. Il promettait alors une Guinée ambitieuse, solidaire et respectée, fondée sur la performance, la justice sociale et la refondation des institutions.

Quatre années plus tard, cet engagement initial s’est transformé en un mandat populaire, porté par l’espoir d’une population en quête de stabilité et de renouveau. Désormais investi pour conduire la destinée nationale, le Chef de l’État se retrouve face à une équation complexe : par où commencer lorsque tout apparaît prioritaire et que les attentes sont immenses ?

Le capital humain, socle de la refondation nationale

Au cœur de ce nouveau mandat, le développement du capital humain s’impose comme une priorité stratégique. Santé, éducation et formation constituent les piliers d’une transformation durable. Le président est attendu sur sa capacité à investir davantage dans ces secteurs afin de bâtir une génération compétente, innovante et responsable.

Les effets positifs observés ces dernières années, souvent qualifiés d’« effet Doumbouya », ont permis à de nombreux jeunes d’accéder à des formations qualifiantes et à des responsabilités accrues dans l’administration et le secteur productif. Toutefois, ces avancées demeurent insuffisantes face à la croissance démographique et aux besoins structurels du pays. La consolidation de ces acquis et leur extension à l’ensemble du territoire constituent désormais un impératif.

Transformation économique et valorisation des ressources nationales

La refondation passe également par une transformation structurelle de l’économie. La valorisation des produits agricoles, le développement des chaînes de transformation locale et la réduction de la dépendance aux importations figurent parmi les leviers majeurs de création de richesse et d’emplois.

Le soutien au secteur privé national est appelé à jouer un rôle central, notamment à travers des programmes ciblés en faveur des villes secondaires. L’objectif est d’intégrer davantage les entreprises guinéennes dans les chaînes de valeur régionales et internationales, tout en faisant émerger des champions locaux capables de porter la compétitivité du pays.

Rigueur budgétaire et gouvernance économique

Sur le plan macroéconomique, la rigueur dans la gestion des finances publiques demeure une attente forte. L’optimisation des procédures administratives, l’amélioration du suivi des paiements, le renforcement de la mobilisation des recettes et la poursuite des réformes de gouvernance constituent des axes structurants du mandat.

La lutte contre la fraude financière, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme s’inscrit également dans cette dynamique. En renforçant les mécanismes de contrôle et de transparence, la Guinée ambitionne de se positionner comme un modèle de bonne gouvernance en Afrique de l’Ouest.

Jeunesse, femmes et stabilité : les piliers de l’avenir

Les politiques sociales restent étroitement liées à la jeunesse et aux femmes, considérées comme des acteurs centraux du développement. Formation, insertion professionnelle, entrepreneuriat et créativité constituent les principaux leviers pour transformer ce potentiel démographique en moteur de croissance.

Enfin, la stabilité et la sécurité demeurent des conditions essentielles à la réussite de l’ensemble de ces réformes. Sans un climat apaisé et sécurisé, aucun développement durable ne peut s’enraciner.

Un mandat sous le signe des choix stratégiques

À l’ouverture de ce nouveau chapitre, le président Mamadi Doumbouya fait face à des attentes élevées et à des défis multiples. Le succès de son mandat dépendra de sa capacité à hiérarchiser les urgences, à maintenir le cap des réformes engagées et à traduire les engagements politiques en résultats tangibles pour les populations.

La Guinée entre ainsi dans une phase décisive, où la refondation annoncée devra s’incarner dans des politiques cohérentes, inclusives et durables, à la hauteur des espoirs placés en ce nouveau départ.

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Guinée : Femmes et jeunesse au cœur du projet national, la vision présidentielle en action.

Dans les marchés, les exploitations agricoles, les foyers et les quartiers populaires de Guinée, les femmes et les jeunes constituent depuis des décennies la colonne vertébrale silencieuse de l’économie et de la cohésion sociale. Longtemps reléguée au second plan du débat public, cette réalité s’est progressivement imposée au centre du discours politique porté par le président Mamadi Doumbouya. Depuis le 5 septembre 2021, son action s’est accompagnée d’une orientation claire : revaloriser le rôle des femmes et structurer l’encadrement de la jeunesse comme leviers de stabilité et de développement.

Cette vision a trouvé son expression la plus solennelle lors de l’investiture présidentielle du 17 janvier 2026. À cette occasion, le chef de l’État a dédié son mandat aux femmes et à la jeunesse, qu’il a présentées comme des forces motrices de l’économie nationale, de la paix sociale et de la continuité républicaine. Un message fort, inscrit dans une trajectoire politique construite durant la transition et appelée à se consolider dans la durée.

Une inflexion politique amorcée dès la transition

Dès les premiers mois de gouvernance, les autorités ont affiché la volonté de repositionner les femmes au sein de l’appareil d’État, de l’économie locale et de la vie communautaire. La promotion de la présence féminine dans l’administration publique, l’accès accru aux postes de responsabilité et l’encouragement à l’auto-organisation économique — notamment à travers les coopératives et groupements d’intérêt économique — ont progressivement renforcé la visibilité sociale des femmes.

Si ces avancées demeurent inégalement réparties selon les secteurs et les territoires, elles traduisent néanmoins une inflexion politique assumée. L’objectif affiché est de rompre avec une marginalisation historique des femmes dans les circuits décisionnels, en reconnaissant leur rôle comme une composante structurante du développement national.

Autonomisation économique et reconnaissance sociale

Sur le plan économique, l’appui aux activités génératrices de revenus portées par des femmes — en particulier dans l’agriculture, la transformation artisanale et le petit commerce — a contribué à consolider les bases d’une autonomie financière plus large. Cette approche s’appuie sur une réalité profondément ancrée dans la société guinéenne : celle de femmes qui assurent, au quotidien, la survie des ménages et la stabilité des communautés, souvent dans des conditions de grande précarité.

En s’adressant directement à ces actrices de terrain dans ses messages publics, le président a choisi de reconnaître leur rôle social non plus comme une donnée informelle, mais comme un pilier à part entière de l’économie nationale. Cette reconnaissance symbolique s’accompagne d’une volonté de structuration, afin de transformer des initiatives de subsistance en activités productives durables.

Protection des femmes et avenir des jeunes filles

La protection des filles et des femmes occupe également une place croissante dans l’agenda public. Les campagnes de sensibilisation contre les violences basées sur le genre, le renforcement progressif des dispositifs d’accompagnement des victimes et l’implication accrue des autorités locales témoignent d’une volonté de rompre avec la banalisation de certaines pratiques, longtemps tolérées au nom de traditions mal interprétées.

L’éducation des jeunes filles est, dans ce cadre, présentée comme un levier central de transformation sociale à long terme. Maintenir les filles dans le système scolaire, lutter contre les abandons précoces et favoriser l’accès à la formation qualifiante constituent autant de priorités mises en avant. Une fille instruite devient une actrice économique, une mère mieux informée et une citoyenne plus apte à participer à la vie publique.

La jeunesse, moteur de transformation productive

Autre pilier du discours présidentiel, la jeunesse est envisagée dans une logique complémentaire à celle des femmes. Le pari assumé consiste à canaliser son énergie vers l’entrepreneuriat, la formation professionnelle et l’innovation locale. Les initiatives de soutien aux porteurs de projets, les cadres de dialogue entre investisseurs et jeunes entrepreneurs, ainsi que la valorisation de l’économie productive visent à rompre avec une culture de l’attente et de la dépendance.

L’ambition est de favoriser l’émergence d’une jeunesse autonome, responsable et créatrice de valeur. Toutefois, la portée réelle de ces dispositifs dépendra de leur capacité à s’inscrire dans la durée et à produire des effets mesurables en matière d’emploi et de cohésion sociale.

Un soutien politique à forte charge symbolique

Dans ce paysage, la relation entre le président et une partie significative des organisations féminines guinéennes revêt une dimension particulière. Leur mobilisation en amont de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, leur plaidoyer public et leur engagement matériel dans le processus électoral ont contribué à donner à ce scrutin une tonalité singulière.

Ce soutien, qui n’efface pas la diversité des opinions féminines dans le pays, s’est construit autour de gestes concrets posés durant la transition. La dédicace du mandat aux femmes peut ainsi être lue comme un acte de reconnaissance politique et sociale, dans un contexte où la parole donnée conserve une forte valeur symbolique.

Une vision fondée sur la complémentarité sociale

L’architecture de cette orientation repose sur une articulation entre reconnaissance sociale, inclusion institutionnelle et autonomisation économique. Les femmes y sont envisagées comme socle de la stabilité familiale et communautaire, tandis que la jeunesse est appelée à incarner le renouvellement productif et l’innovation. L’une garantit la continuité, l’autre porte la transformation.

En consacrant son mandat aux femmes et à la jeunesse, le président inscrit son action dans une lecture pragmatique de la société guinéenne, où une large part de la population repose sur ces deux forces longtemps sous-représentées dans les cercles de décision. La transition a servi de laboratoire politique ; le mandat qui s’ouvre marque une phase de consolidation.

Si les engagements annoncés se traduisent par des politiques cohérentes, inclusives et durables, la Guinée pourrait voir émerger un modèle de développement fondé sur celles et ceux qui, hier encore, étaient perçus comme périphériques, mais qui se trouvent désormais placés au cœur du récit national.

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Emploi et chômage en Guinée : les autorités corrigent les perceptions et livrent des chiffres actualisés.

La Guinée affiche des indicateurs du marché du travail nettement éloignés des estimations alarmistes souvent relayées dans le débat public. Selon les données officielles du Ministère du Travail et de la Fonction publique, le taux d’activité nationale est actuellement estimé à 54,2 %, tandis que le taux d’emploi s’établit à 51,6 %.

Ces statistiques ont été rendues publiques ce jeudi 15 janvier 2026, lors d’une conférence de presse organisée à Conakry, en présence du secrétaire général du ministère et du directeur national de l’Observatoire national du travail.

Un taux de chômage bien inférieur aux idées reçues

D’après les chiffres croisés de l’Institut national de la statistique (INS) et de l’Organisation internationale du travail (OIT), le taux de chômage global en Guinée se situe entre 4,8 % et 5,2 %.

Pour Aboubacar Kourouma, secrétaire général du ministère du Travail, ces chiffres appellent à une remise en question du discours dominant :

« Il existe un faux narratif autour du chômage en Guinée. On évoque souvent des taux de 70 ou 80 %, ce qui est totalement erroné. Ce type de discours ne reflète pas la réalité du pays et contribue surtout à décourager les populations. »

Les autorités soulignent que ces données sont établies conformément aux standards internationaux en matière de mesure de l’emploi, incluant le secteur informel, qui demeure prédominant dans l’économie guinéenne.

Jeunes et inactivité : un défi structurel

S’agissant de la situation des jeunes âgés de 15 à 24 ans, le directeur national de l’Observatoire national du travail, Alsény Niaré, a indiqué que le taux de chômage des jeunes est estimé à 7,3 %.

Toutefois, il a attiré l’attention sur un phénomène préoccupant :
près de 34 % des jeunes sont classés dans la catégorie NEET (ni en emploi, ni en études, ni en formation), une situation largement liée aux tâches domestiques, à la précarité sociale et à l’accès limité à la formation qualifiante.

Cette réalité pose un défi majeur en matière de politiques publiques, notamment en ce qui concerne l’insertion professionnelle, l’éducation technique et la formation professionnelle.

Fonction publique : un rajeunissement en cours

Concernant l’administration publique, les autorités mettent en avant une dynamique de renouvellement générationnel.
Selon le ministère, l’âge moyen des nouveaux fonctionnaires recrutés en 2024 est de 34 ans, contre 45 ans pour l’ensemble des agents actuellement en activité.

Cette évolution s’inscrit dans une stratégie visant à moderniser l’administration, renforcer ses compétences et améliorer la qualité du service public.

Vers une meilleure lecture du marché du travail

À travers cette communication, le gouvernement entend rétablir une lecture plus objective de la situation de l’emploi en Guinée, tout en reconnaissant les défis persistants liés à la jeunesse, à l’informalité et à la qualité des emplois. Les autorités appellent ainsi à un débat fondé sur des données fiables, afin d’orienter efficacement les réformes économiques et sociales à venir.

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Coopération médiatique sud-sud : la HAC de Guinée s’inspire du modèle de l’Agence Gabonaise de Presse.

Libreville, 15 janvier (AGP).
Une délégation de la Haute Autorité de la Communication (HAC) de Guinée-Conakry a effectué une visite de travail à l’Agence Gabonaise de Presse (AGP), à Libreville. Cette mission s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités institutionnelles et d’échanges d’expériences entre les organes de régulation et les médias publics de la sous-région.

Une mission axée sur l’innovation et la performance éditoriale

Au cours de cette immersion professionnelle, la délégation guinéenne a pu s’imprégner du modèle organisationnel, éditorial et technique de l’AGP. Les échanges ont porté notamment sur la structuration des services, les méthodes de production et de diffusion de l’information, ainsi que sur l’intégration des outils numériques et des innovations technologiques dans le fonctionnement quotidien de l’agence.

Les responsables de l’AGP ont présenté les réformes engagées ces dernières années pour moderniser la chaîne de production de l’information, améliorer la rapidité de diffusion et renforcer la crédibilité des contenus, dans un contexte de mutation profonde des médias face aux défis du numérique et de la concurrence des réseaux sociaux.

Vers un partenariat durable entre médias publics

Au-delà de l’aspect technique, cette rencontre a permis d’ouvrir des perspectives de coopération durable entre les médias publics guinéens et gabonais. Les discussions ont évoqué la possibilité de partenariats éditoriaux, d’échanges de contenus, de programmes de formation croisée et de partage de bonnes pratiques en matière de gouvernance médiatique et de déontologie professionnelle.

Pour la HAC de Guinée, cette visite constitue une étape importante dans sa volonté d’accompagner la modernisation du paysage médiatique guinéen, en s’appuyant sur des expériences africaines réussies et adaptées aux réalités locales.

Une coopération régionale au service d’une information crédible

Cette initiative illustre la montée en puissance d’une coopération médiatique sud-sud, fondée sur la solidarité institutionnelle et le partage d’expertise. Dans un contexte marqué par la désinformation et la transformation rapide des usages médiatiques, le rapprochement entre la HAC de Guinée et l’AGP témoigne d’une ambition commune : consolider des médias publics professionnels, crédibles et au service de l’intérêt général.

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Apprentissage et autonomisation des femmes : la Fondation Orange Guinée investit dans les compétences des métiers de demain.

Engagée de longue date en faveur de l’éducation, de l’employabilité des jeunes et de l’autonomisation économique des femmes, la Fondation Orange Guinée franchit une nouvelle étape stratégique. Avec l’appui de l’Agence française de développement et de la Fondation Orange Groupe, elle déploie un programme structurant destiné à renforcer les compétences autour des métiers de demain, dans une logique d’inclusion sociale et de développement durable.

Mis en œuvre sur la période janvier 2026 – second semestre 2028, ce programme ambitionne d’accélérer et de consolider des initiatives de formation innovantes, en ciblant prioritairement les femmes et les jeunes en situation d’insertion professionnelle. Il s’inscrit dans une vision globale visant à répondre aux défis de l’emploi, de la transition écologique et de la transformation numérique en Guinée.

Un investissement stratégique au service de l’inclusion

Doté d’un financement global de 163 000 euros, cofinancé par l’AFD et la Fondation Orange Groupe, le programme permettra à la Fondation Orange Guinée de renforcer la montée en puissance de ses FabLabs solidaires, notamment à Conakry et Coyah. Ces espaces d’apprentissage et d’innovation constituent aujourd’hui des leviers essentiels pour l’acquisition de compétences pratiques, la créativité et l’entrepreneuriat local.

À travers ce dispositif, la Fondation entend offrir des formations qualifiantes, adaptées aux réalités du marché du travail, tout en favorisant l’égalité des chances et l’autonomie économique des bénéficiaires.

Deux programmes phares au cœur du dispositif

Sanku Decor’Art – Ose Ton Emploi : créativité, écologie et insertion

Déployé au sein du SankuLab de Conakry, le programme Sanku Decor’Art – Ose Ton Emploi se distingue par son approche innovante, à la croisée de l’art, de la décoration intérieure et du recyclage. Il valorise une démarche écoresponsable fondée sur l’utilisation de matériaux recyclés tels que le carton, le cuir, le tissu ou le bois, combinée à des techniques de peinture artistique.

En complément, des formations gratuites en couture et broderie sont proposées à des jeunes femmes âgées de 16 à 25 ans, sans emploi. L’objectif est de former 125 bénéficiaires, avec un taux attendu de 30 % de sorties positives vers l’emploi ou l’auto-emploi, contribuant ainsi à une insertion professionnelle durable.

Le FabLab de Coyah : former aux métiers verts

Le FabLab de Coyah constitue le second pilier du programme. Spécialisé dans les métiers dits “verts”, il est mis en œuvre en collaboration avec le Ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi (METFP-E).

Ce dispositif vise à former plus de 125 femmes à travers des parcours qualifiants axés sur l’employabilité, l’entrepreneuriat et l’autonomisation économique, tout en accompagnant la transition vers des activités respectueuses de l’environnement.

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Guinée : vers une investiture historique de Mamadi Doumbouya le 17 janvier.

La Guinée se prépare à un moment historique : l’investiture du Président de la République, S.E.M. Mamadi Doumbouya, le 17 janvier 2026, au stade Général Lansana Conté de Nongo, à Conakry. Cette cérémonie solennelle intervient après l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 et marque l’entrée officielle du pays dans la Cinquième République, ouvrant une nouvelle ère politique et institutionnelle.

Une préparation minutieuse et sécurisée

Pour garantir le bon déroulement de cet événement d’envergure internationale, le Président Mamadi Doumbouya a effectué le 12 janvier une visite au Poste de Commandement Opérationnel de Sécurité Intérieure (PCO-SI). L’objectif était de s’enquérir de l’état d’avancement des préparatifs, tant organisationnels que sécuritaires.

Le commandement du PCO-SI a présenté au Chef de l’État un dispositif global articulé autour d’un commandement unifié, d’une coordination renforcée entre les forces de défense et de sécurité, et d’une logistique opérationnelle couvrant toutes les phases de l’événement. Une attention particulière a été portée à l’accueil des chefs d’État et de gouvernement attendus à Conakry, ainsi qu’à la sécurité et à la fluidité des déplacements des participants et des populations.

Des instructions claires pour une cérémonie exemplaire

Le Président a donné des instructions précises pour assurer un climat de sérénité et de confiance, tant pour les invités de marque que pour les citoyens présents. Le commandement opérationnel a immédiatement intégré ces orientations afin d’affiner le dispositif sécuritaire et logistique.

Un rendez-vous avec l’histoire pour la Guinée

Le 17 janvier 2026, l’investiture de Mamadi Doumbouya sera un symbole fort pour le peuple guinéen : installation officielle du Président et avènement d’une Cinquième République porteuse d’émergence, de stabilité et de renouveau institutionnel. La Guinée s’apprête ainsi à vivre un moment de célébration nationale, reflet des espoirs et des ambitions de toute une nation.