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Guinée : S.E Mamadi Doumbouya impose le raffinage local de l’or avant toute exportation.

Le président de la transition guinéenne, le Général Mamadi Doumbouya, a franchi une nouvelle étape dans la réforme du secteur minier. Par un décret signé le mercredi 8 juillet 2026, le chef de l’État instaure une nouvelle réglementation de l’exportation de l’or, rendant désormais obligatoire le raffinage sur le territoire national de toute production aurifère destinée aux marchés internationaux.

Cette mesure marque un tournant majeur dans la politique minière du pays. Elle vise à accroître la valeur ajoutée des ressources nationales, renforcer le contrôle de la filière et améliorer les retombées économiques d’un secteur qui constitue l’un des principaux moteurs de l’économie guinéenne.

Le raffinage local devient une obligation

Selon le décret, lu à la Radio Télévision Guinéenne (RTG), aucun volume d’or extrait en Guinée ne pourra désormais être exporté sans avoir été préalablement traité dans une raffinerie agréée par l’État.

L’or destiné à l’exportation devra obligatoirement être présenté sous forme de lingots raffinés, certifiés et, lorsque cela est requis, numérotés. Chaque expédition devra être accompagnée de plusieurs documents officiels, notamment un certificat d’analyse, un certificat d’origine ainsi qu’une autorisation d’exportation délivrée par les autorités compétentes.

Le texte établit également une distinction claire entre l’or brut et l’or raffiné. Est considéré comme or brut tout métal extrait sous forme de minerai, de concentré, de doré ou d’alliage dont le degré de pureté est inférieur à 95,5 %. À l’inverse, l’or raffiné correspond à un métal présentant une pureté comprise entre 95 % et 99,99 %, certifiée par une raffinerie officiellement autorisée en Guinée.

Une réforme destinée à mieux valoriser les ressources nationales

À travers cette réforme, les autorités entendent favoriser la transformation locale des matières premières plutôt que leur exportation à l’état brut, une orientation qui s’inscrit dans la stratégie de souveraineté économique engagée par le gouvernement.

En encourageant le développement d’une industrie nationale du raffinage, l’exécutif ambitionne de créer davantage de valeur sur le territoire, de stimuler les investissements dans les infrastructures minières et de renforcer les recettes fiscales liées à l’exploitation de l’or.

Une chaîne d’exportation placée sous haute surveillance

Le décret redéfinit l’ensemble du dispositif de contrôle de la filière aurifère en précisant les responsabilités des différents intervenants.

Du côté des opérateurs économiques, seules les sociétés minières industrielles et semi-industrielles, les exploitants artisanaux agréés ainsi que les comptoirs d’achat autorisés pourront intervenir dans le circuit officiel.

Sur le plan institutionnel, plusieurs administrations seront chargées du contrôle et du suivi des opérations. Il s’agit notamment de l’Office guinéen d’expertise de l’or, du diamant et autres matières précieuses (OGE), de la Direction générale des douanes, de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), du Laboratoire national de la géologie ainsi que de la Brigade anti-fraude des matières précieuses.

Les autorités expliquent que cette nouvelle organisation doit permettre d’améliorer la traçabilité de l’or, de renforcer la transparence des transactions, d’assurer un meilleur rapatriement des devises issues des exportations et d’aligner la filière sur les standards internationaux de gouvernance.

Des exportations strictement encadrées

Le nouveau dispositif limite les opérations d’exportation aux sociétés minières industrielles, aux entreprises semi-industrielles, aux comptoirs agréés ainsi qu’à la Banque centrale de la République de Guinée dans le cadre de ses missions.

Chaque demande d’autorisation devra être accompagnée d’un dossier complet comprenant notamment le certificat d’origine, le certificat d’analyse délivré par la raffinerie, l’attestation de conformité établie par l’OGE, la facture commerciale, le contrat de vente ou d’achat, la déclaration en douane, la preuve de domiciliation bancaire, un engagement formel de rapatriement des devises ainsi que l’autorisation délivrée par le ministre en charge des Mines.

Une plateforme numérique pour assurer la traçabilité de l’or

L’une des principales innovations introduites par le décret réside dans la création d’une plateforme nationale de traçabilité de l’or.

Placée sous la supervision du ministère des Mines et de la Géologie, cette plateforme centralisera l’enregistrement des producteurs, la déclaration des volumes extraits, le suivi des mouvements d’or brut et la délivrance des certificats d’origine.

Le gouvernement entend ainsi disposer d’un système numérique permettant de suivre chaque étape du parcours de l’or, depuis son extraction jusqu’à son exportation.

Des exigences renforcées en matière de conformité

Le décret impose à l’ensemble des acteurs de la filière le respect des principes internationaux de diligence raisonnable.

Les opérateurs devront notamment se conformer aux exigences relatives à la traçabilité des minerais, à la lutte contre le blanchiment de capitaux, au financement du terrorisme ainsi qu’à la protection de l’environnement.

Par ailleurs, aucune activité liée à l’achat, à la collecte, au transport, au traitement, au raffinage ou à l’exportation de l’or ne pourra être exercée sans agrément, licence ou autorisation délivrés conformément à la réglementation nationale.

Les raffineries guinéennes désormais prioritaires

En application de l’article 139 du Code minier, le décret instaure une obligation d’approvisionnement prioritaire des raffineries agréées implantées sur le territoire guinéen.

Les modalités de cette priorité seront définies par arrêté du ministre en charge des Mines, après avis conforme du Conseil des ministres.

Le texte précise toutefois que les sociétés minières et les comptoirs agréés demeurent propriétaires de leur production aurifère. Les raffineries interviennent uniquement comme prestataires de transformation, sauf disposition contractuelle contraire entre les parties.

Des sanctions sévères contre les contrevenants

Le nouveau cadre réglementaire prévoit un arsenal de sanctions administratives et pénales destiné à garantir le respect de ces nouvelles obligations.

Les contrevenants pourront notamment faire l’objet d’une suspension ou d’un retrait de leurs autorisations, de la saisie des quantités d’or concernées ainsi que de la suspension de leurs autorisations d’exportation.

Le décret prévoit également que toute exportation d’or brut réalisée en violation de ces dispositions entraînera la confiscation de la marchandise au profit de l’État, sans préjudice des poursuites prévues par le Code minier, le Code des douanes et les autres textes applicables.

Une transition de trois mois avant l’entrée en vigueur complète

Afin de permettre aux opérateurs de s’adapter à cette nouvelle réglementation, le gouvernement instaure une période transitoire de 90 jours.

Durant cette phase, les exportations d’or brut continueront de s’effectuer selon les règles actuellement en vigueur. À l’issue de ce délai, le raffinage local deviendra une condition obligatoire pour toute exportation.

Le décret abroge enfin les dispositions antérieures incompatibles avec ce nouveau dispositif, notamment le décret D-2026-0212-PRG-SGG du 3 juillet 2026 relatif à la réglementation de la filière aurifère nationale.

Avec cette réforme, les autorités guinéennes affichent leur volonté de transformer en profondeur la gouvernance de l’industrie aurifère. Au-delà du renforcement des mécanismes de contrôle, l’objectif est de faire de la transformation locale un levier de création de valeur, d’industrialisation et de souveraineté économique, dans un contexte où plusieurs pays africains cherchent à mieux tirer profit de leurs ressources minières.

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Guinée : le Président de la République S.E Mamadi Doumbouya rend hommage à Hadja Andrée Touré, veuve d’Ahmed Sékou Touré.

Le président , S.E Mamadi Doumbouya, a exprimé sa profonde émotion à la suite du décès de Hadja Andrée Touré, épouse du premier président de la Guinée indépendante, Ahmed Sékou Touré. Disparue au Royaume du Maroc, celle qui fut Première dame de Guinée laisse derrière elle une empreinte étroitement liée à l’histoire politique du pays.

Dans un message de condoléances, le chef de l’État a salué la mémoire d’une femme qui, au-delà de son statut d’épouse du premier président de la République, a accompagné l’une des périodes les plus déterminantes de l’histoire nationale.

« C’est avec une profonde tristesse et une vive émotion que j’ai appris le décès de Madame Hadja Andrée Touré », a déclaré Mamadi Doumbouya, adressant ses pensées à la famille de la défunte ainsi qu’à ses proches.

Une figure associée aux premières années de l’indépendance

Le président guinéen a rappelé le rôle discret mais significatif joué par Hadja Andrée Touré aux côtés d’Ahmed Sékou Touré durant les premières décennies de l’indépendance de la Guinée.

Selon lui, elle a été un témoin privilégié des grandes étapes de la construction de l’État guinéen et a traversé les épreuves de l’histoire nationale avec dignité, constance et un profond attachement à son pays.

Le chef de l’État a également souligné sa résilience face aux événements qui ont marqué son parcours, estimant que sa disparition représente la perte d’une personnalité intimement liée à la mémoire collective de la nation.

Un hommage à une femme de courage

Dans son message, S.E Mamadi Doumbouya a rendu hommage à une femme qu’il décrit comme un symbole de courage, de fidélité et de résilience.

Il a estimé que son souvenir continuera d’occuper une place importante dans l’histoire contemporaine de la Guinée, en raison du rôle qu’elle a joué aux côtés de son époux durant une période fondatrice pour le pays.

Le président de la République a présenté, au nom de l’État guinéen et en son nom personnel, ses condoléances les plus sincères à la famille de la défunte, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble des personnes touchées par cette disparition.

Des prières pour la défunte

Concluant son message, le président a formulé des prières pour le repos de l’âme de Hadja Andrée Touré.

Il a imploré le Tout-Puissant de l’accueillir dans Sa miséricorde et de lui accorder le Paradis, tout en souhaitant à sa famille la force, la patience et le réconfort nécessaires pour surmonter cette épreuve.

Le décès de Hadja Andrée Touré marque la disparition d’une personnalité qui demeurait l’un des derniers témoins directs des premières années de la Guinée indépendante, une période qui continue de façonner la mémoire politique et historique du pays.

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Guinée : les activités de coupe, d’importation et de transport de bois suspendues jusqu’au 30 septembre.

Le gouvernement guinéen renforce les mesures de protection de son patrimoine forestier. Le ministère de l’Environnement et du Développement durable a annoncé la suspension, du 8 juillet au 30 septembre 2026, de toutes les activités de coupe, d’importation et de transport de bois sur l’ensemble du territoire national. Cette décision s’inscrit dans le cadre du repos biologique annuel, une période destinée à favoriser la régénération des ressources forestières et à préserver les écosystèmes.

À travers cette mesure, les autorités entendent lutter contre la surexploitation des forêts, protéger la biodiversité et promouvoir une gestion plus durable des ressources naturelles, dans un contexte où les pressions exercées sur les massifs forestiers demeurent importantes.

Une mesure fondée sur le Code forestier

Dans un communiqué officiel diffusé le mardi 7 juillet 2026, le ministère dirigé par Djami Diallo précise que cette suspension est prise en application du Code forestier de la République de Guinée (loi L/2017/060/AN du 12 décembre 2017), ainsi que des textes réglementaires encadrant la gestion durable des ressources forestières.

Le document a été adressé aux responsables préfectoraux et communaux de l’Environnement, aux services des Forêts et de la Faune, à l’Office guinéen du bois, aux unités de la Brigade de lutte contre la criminalité faunique et floristique, à la Gendarmerie environnementale, ainsi qu’aux opérateurs de la filière bois et aux responsables des débarcadères.

Selon le ministère, l’ensemble des opérations de coupe, d’importation et de transport de bois est suspendu sur toute l’étendue du territoire national pendant cette période de repos biologique.

Préserver les écosystèmes et favoriser la régénération des forêts

Les autorités expliquent que cette suspension répond à des impératifs environnementaux et s’inscrit dans la stratégie nationale de conservation des ressources naturelles.

Le repos biologique est présenté comme un mécanisme essentiel permettant aux forêts de se régénérer naturellement, tout en limitant les effets de l’exploitation intensive sur les écosystèmes.

Le ministère souligne que cette mesure participe à la préservation du capital forestier national, à la protection de la biodiversité et à la promotion d’une exploitation plus rationnelle des ressources forestières, conformément aux objectifs de développement durable poursuivis par le gouvernement.

Des sanctions prévues en cas de non-respect

Le département de l’Environnement rappelle que toute violation de cette décision exposera les contrevenants aux sanctions prévues par la législation en vigueur.

Les infractions pourront donner lieu à des sanctions administratives, civiles et pénales conformément aux dispositions du Code forestier et des autres textes réglementaires applicables.

Les services compétents sont appelés à veiller au strict respect de cette mesure sur l’ensemble du territoire afin de prévenir les activités illégales liées à l’exploitation du bois.

Une reprise conditionnée à une nouvelle décision officielle

Le ministère précise que la reprise des activités de coupe, d’importation et de transport de bois n’interviendra qu’à la suite d’un nouveau communiqué officiel annonçant la levée du repos biologique.

En attendant, les autorités invitent les opérateurs économiques, les collectivités territoriales, les services déconcentrés de l’État et les populations riveraines des zones forestières à respecter scrupuleusement cette suspension.

Pour le gouvernement, la préservation durable des ressources forestières constitue un enjeu majeur pour la protection de l’environnement, la lutte contre le changement climatique et la sauvegarde des moyens de subsistance des communautés dépendantes des écosystèmes forestiers.

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Guinée : le FDSI et l’UNICEF présentent une analyse stratégique des ménages inscrits au Registre Social Unifié.

La Direction générale du Fonds de Développement Social et de l’Indigence (FDSI), placée sous la tutelle du ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, organisera le mercredi 8 juillet 2026 à Conakry un atelier consacré à la présentation du rapport d’analyse du profil socio-démographique et socio-économique des ménages inscrits au Registre Social Unifié (RSU). Cette rencontre est organisée en partenariat avec l’UNICEF et réunira les principaux acteurs de la protection sociale en Guinée.

Prévu à partir de 9 heures à l’Hôtel Palm Camayenne, l’événement rassemblera des représentants des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers, des organisations de développement ainsi que des acteurs impliqués dans les politiques sociales. L’objectif est de partager les résultats de cette étude, d’en discuter les principaux enseignements et de renforcer la concertation autour de l’exploitation des données issues du Registre Social Unifié.

Un outil stratégique au service des politiques sociales

Le rapport d’analyse du RSU constitue un instrument d’aide à la décision destiné à améliorer la planification et l’efficacité des politiques publiques en matière de protection sociale. Il dresse un état des lieux détaillé des caractéristiques socio-démographiques et socio-économiques des ménages vulnérables enregistrés dans la base nationale.

Grâce aux données collectées, les décideurs disposent d’informations fiables pour mieux identifier les populations les plus exposées à la précarité, affiner le ciblage des bénéficiaires des programmes sociaux et optimiser l’allocation des ressources publiques.

Cette approche fondée sur des données probantes vise également à renforcer l’impact des interventions sociales, à améliorer la transparence dans la mise en œuvre des programmes d’assistance et à favoriser une meilleure coordination entre les différents acteurs du secteur.

Renforcer la protection sociale grâce à des données fiables

Organisé avec l’appui technique et financier de l’UNICEF, cet atelier traduit la volonté commune du ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, du Fonds de Développement Social et de l’Indigence et de son partenaire de promouvoir un système de protection sociale davantage fondé sur l’analyse des données et les besoins réels des populations.

Les organisateurs estiment que le Registre Social Unifié constitue aujourd’hui un levier essentiel pour améliorer l’efficacité des politiques publiques en faveur des ménages vulnérables, dans un contexte où les enjeux liés à la pauvreté, à l’inclusion sociale et à la résilience des populations demeurent au cœur des priorités nationales.

À travers cette initiative, les autorités guinéennes réaffirment leur engagement à consolider les mécanismes de protection sociale, à développer des politiques publiques plus équitables et à favoriser un développement inclusif reposant sur une meilleure connaissance des réalités socio-économiques des ménages les plus fragiles.

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Guinée : S.E Mamadi Doumbouya met fin à l’exportation de l’or brut après une période transitoire de 90 jours.

Le président de la République, S.E Mamadi Doumbouya, a décidé de durcir l’encadrement de la filière aurifère en interdisant l’exportation de l’or brut à l’issue d’une période transitoire de 90 jours. La mesure est contenue dans un décret présidentiel lu le vendredi 3 juillet 2026 à la Radio Télévision Guinéenne (RTG), et marque une nouvelle étape dans la réforme du secteur minier.

Selon les dispositions du texte, les opérateurs disposent d’un délai de trois mois à compter de la publication officielle du décret pour se conformer à la nouvelle réglementation. Passé ce délai, toute exportation d’or brut sera formellement interdite sur l’ensemble du territoire national.

Cette décision s’inscrit dans la stratégie des autorités guinéennes visant à accroître la maîtrise de la chaîne de valeur des ressources minières, à renforcer la traçabilité de la production aurifère et à favoriser une meilleure valorisation des richesses nationales avant leur commercialisation sur les marchés internationaux.

Un dispositif de sanctions renforcé

Le décret prévoit un arsenal de sanctions administratives et pénales à l’encontre des personnes physiques ou morales qui enfreindraient cette nouvelle réglementation.

Sur le plan administratif, les autorités pourront procéder à la suspension ou au retrait des autorisations d’exportation accordées aux opérateurs concernés. Le texte autorise également l’immobilisation, la consignation ainsi que la saisie des cargaisons d’or faisant l’objet d’une exportation irrégulière, conformément aux dispositions du Code minier, du Code des douanes et des autres textes législatifs et réglementaires en vigueur.

Le volet pénal du décret est tout aussi dissuasif. Toute exportation frauduleuse d’or brut réalisée en violation de cette interdiction sera désormais considérée comme une infraction à la fois douanière et minière. Les contrevenants s’exposent ainsi à des poursuites judiciaires et aux sanctions prévues par la législation guinéenne.

Une réforme pour mieux valoriser les ressources minières

À travers cette mesure, le gouvernement entend renforcer la gouvernance du secteur minier, lutter contre les circuits illicites d’exportation et améliorer les retombées économiques de l’exploitation aurifère pour l’État.

Premier secteur d’exportation du pays, les mines occupent une place stratégique dans l’économie guinéenne. Les autorités ambitionnent désormais de développer davantage la transformation locale des ressources, d’améliorer le contrôle des flux d’exportation et de garantir une exploitation plus transparente et plus bénéfique pour l’économie nationale.

L’interdiction de l’exportation de l’or brut constitue ainsi un nouveau levier de la politique de souveraineté économique engagée par les autorités de la transition, avec pour objectif de mieux préserver les intérêts de la Guinée dans la gestion de ses ressources naturelles.,

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Guinée : MSHP Présentation des résultats de la VIème Enquête Démographique et de Santé (EDS-VI)

MSHP | Présentation des résultats de la VIème Enquête Démographique et de Santé (EDS-VI)

Conakry, le 2 juillet 2026 – Le Gouvernement, à travers les ministères du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, de la Santé et de l’Hygiène Publique, ainsi que l’Institut National de la Statistique (INS), a procédé ce jeudi à la présentation officielle des résultats de la 6ᵉ Enquête Démographique et de Santé (EDS-VI).

Réalisée entre 2024 et 2025 avec l’appui des partenaires au développement, cette enquête nationale constitue un outil stratégique d’aide à la décision. Elle fournit des données fiables et actualisées sur la situation démographique, sanitaire et sociale de la Guinée.

Dans son allocution, Madame la Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Mme Khaïté SALL, a exprimé sa profonde satisfaction face aux résultats de l’EDS-VI. Les données révèlent une avancée notable : la mortalité infantile a reculé de 67 % en 2018 à 61 % en 2025, tandis que la mortalité infanto-juvénile est passée de 111 % à 95 %.
« Ces avancées sont le fruit de choix politiques courageux, portés par le Chef de l’État et soutenus par nos partenaires », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter : « Ces données ne dormiront pas dans des tiroirs. Pour le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, elles constituent un engagement sacré. Chaque décision, chaque budget, chaque déploiement de personnel devra désormais être guidé par une obsession unique : sauver des vies et améliorer la qualité des soins dans nos structures. »

Le Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, M. Ismael NABÉ, a abondé dans le même sens, soulignant que cette enquête permettra à la Guinée de mieux suivre ses engagements internationaux, notamment les Objectifs de Développement Durable (ODD), l’Agenda 2063 de l’Union africaine et les autres cadres auxquels le pays a souscrit.

« Les statistiques ne prennent tout leur sens que lorsqu’elles deviennent des politiques publiques. Les rapports n’ont de valeur que s’ils conduisent à des décisions concrètes. Les indicateurs ne sont utiles que s’ils améliorent effectivement la vie des populations. La publication de l’EDS-VI marque donc le début d’une nouvelle étape où chaque ministère, chaque collectivité locale, chaque partenaire et chaque chercheur devra s’approprier ces résultats pour mieux agir », a-t-il affirmé.

Cette enquête d’envergure a couvert plus de 8 000 ménages répartis sur l’ensemble du territoire national.
Au nom du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le Ministre Directeur de Cabinet de la Primature, Dr Daouda Kamissoko, a salué cette avancée. Il a rappelé que la disponibilité de données statistiques fiables et actualisées constitue le socle de la bonne gouvernance, de la transparence et de la prise de décisions fondées sur des faits probants.
« Le Gouvernement veillera à ce que les résultats soient immédiatement exploités pour anticiper les mesures futures en matière de santé, d’éducation et de protection sociale ; planifier les investissements publics structurants dans le domaine sanitaire ; et renforcer l’alignement des politiques sectorielles sur les priorités nationales du développement humain », a-t-il précisé.

L’aboutissement de cette 6ᵉ enquête, après celle de 2018, s’inscrit pleinement dans le 5ᵉ pilier Santé et Bien-être du programme stratégique Simandou 2040.

Source : sante.gov.gn

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Guinée–Tchad : Conakry et N’Djamena renforcent leur partenariat diplomatique.

Le président Mamadi Doumbouya invité au Forum africain de N’Djamena consacré aux enjeux de l’eau

Les relations entre la Guinée et le Tchad franchissent une nouvelle étape. Le ministre guinéen des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Dr Morissanda Kouyaté, a reçu ce jeudi à Conakry son homologue tchadien, Tahir Hamid Nguilin, porteur d’un message officiel du président tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, destiné au président de la transition guinéenne, le général Mamadi Doumbouya, rapporte la télévision nationale.

Cette visite de haut niveau illustre la volonté des deux pays d’approfondir leur coopération politique et diplomatique, dans un contexte marqué par un rapprochement progressif entre plusieurs États africains autour de priorités communes de développement et d’intégration.

Une invitation officielle au Forum africain de N’Djamena

Au centre des échanges figure l’invitation adressée au chef de l’État guinéen à participer au Forum africain de N’Djamena, prévu les 15 et 16 juillet 2026.

Cette rencontre internationale sera consacrée à la gestion durable des ressources en eau, un enjeu stratégique pour le continent africain face aux défis liés au changement climatique, à la croissance démographique et au développement économique.

Selon le ministre d’État tchadien, le forum est organisé avec l’appui de plusieurs partenaires internationaux, parmi lesquels la Banque mondiale, ainsi que diverses institutions techniques et financières engagées dans la promotion du développement durable en Afrique.

L’objectif est de favoriser une réflexion commune sur les politiques de gestion de l’eau et leur rôle dans la sécurité alimentaire, l’énergie, la santé publique et la résilience des États africains.

Des relations politiques placées sous le signe de la confiance

À cette occasion, Tahir Hamid Nguilin a mis en avant la qualité des relations entre les présidents Mahamat Idriss Déby Itno et Mamadi Doumbouya, estimant que cette proximité contribue au renforcement du partenariat entre Conakry et N’Djamena.

Le responsable tchadien a également salué les progrès enregistrés par la Guinée en matière de stabilité, de consolidation de la paix et de développement, félicitant les autorités guinéennes pour les réformes engagées.

Conakry salue un geste de fraternité

De son côté, Dr Morissanda Kouyaté a rappelé que les deux chefs d’État avaient déjà échangé à plusieurs reprises, notamment lors de leur rencontre à Nairobi, où ils avaient abordé les perspectives de coopération bilatérale ainsi que plusieurs dossiers relatifs aux enjeux africains et internationaux.

Le chef de la diplomatie guinéenne a qualifié le message transmis par le président tchadien de « signe de considération et de fraternité », y voyant une illustration de la solidité des liens qui unissent les deux pays.

Vers un partenariat renforcé autour des défis africains

Cette visite confirme la volonté commune de la Guinée et du Tchad de consolider leur coopération dans plusieurs domaines stratégiques, notamment le développement durable, l’intégration africaine et les grands défis auxquels le continent est confronté.

À travers ce rapprochement diplomatique, Conakry et N’Djamena entendent poursuivre un dialogue politique étroit et développer des initiatives conjointes au service de la stabilité régionale et du développement de l’Afrique.

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Guinée : lancement d’un programme présidentiel pour aménager 1 500 hectares au profit des producteurs de riz et de maïs.

Une initiative destinée à renforcer la sécurité alimentaire et à faire de l’agriculture un pilier du projet Simandou 2040

Le gouvernement guinéen a officiellement lancé, ce mercredi 1er juillet, l’Initiative présidentielle d’appui à la mise en valeur de 1 500 hectares en faveur des petits producteurs de riz et de maïs. Porté par le ministère de l’Agriculture, ce programme ambitionne de stimuler la production agricole, d’accompagner les exploitations familiales et de contribuer durablement à la souveraineté alimentaire du pays.

La cérémonie de lancement s’est tenue sous la présidence de Facinet Sylla, ministre des Infrastructures, représentant le ministre directeur de Cabinet de la Présidence de la République, Djiba Diakité.

Faire de l’agriculture un moteur de transformation économique

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale qui vise à faire du projet Simandou un véritable levier de transformation économique et sociale. Au-delà de son volet minier, le programme Simandou 2040 entend favoriser le développement de secteurs structurants tels que l’agriculture afin de diversifier l’économie guinéenne.

Le projet prévoit, dans sa phase pilote, l’aménagement de 1 500 hectares de terres agricoles, dont 100 hectares destinés à la culture du riz. Les bénéficiaires recevront un accompagnement complet comprenant la fourniture de semences améliorées, d’intrants agricoles, les travaux de labour, un encadrement technique ainsi que l’appui aux opérations de récolte.

L’objectif est d’améliorer les rendements agricoles tout en renforçant les capacités de production des exploitations familiales.

Un programme au bénéfice des producteurs et de l’emploi rural

Selon les autorités, l’initiative devrait profiter directement à 80 organisations agricoles réparties dans les zones concernées.

Le programme prévoit également la création de près de 5 000 emplois, contribuant ainsi au développement économique des localités traversées par le corridor de Simandou.

À travers cette approche, le gouvernement entend faire de l’agriculture un secteur créateur de richesse, d’emplois et de revenus, tout en consolidant la résilience alimentaire des populations.

L’appel à une appropriation par les producteurs

Intervenant au nom de Djiba Diakité, Facinet Sylla a rappelé que cette initiative traduit la volonté du président de la République de placer l’agriculture au cœur de la politique de développement du pays.

Il a souligné qu’aucun développement durable ne saurait être envisagé sans une véritable souveraineté alimentaire, invitant les producteurs à s’approprier pleinement ce programme afin d’en assurer la réussite.

Avant de procéder au lancement officiel de l’initiative, le ministre des Infrastructures a également plaidé pour que la contribution financière de 30 % demandée aux bénéficiaires ne constitue pas un frein à la mise en œuvre du projet ni à l’atteinte des objectifs fixés, au bénéfice des producteurs et des communautés rurales.

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Sécurité routière : la Guinée interdit provisoirement la circulation nocturne des gros porteurs sur les routes nationales.

Le gouvernement renforce les mesures pour freiner la recrudescence des accidents de la circulation

Face à la multiplication des accidents de la route, souvent meurtriers, le gouvernement guinéen durcit sa politique de sécurité routière. Réuni ce mercredi 1er juillet avec les représentants des principales organisations de transporteurs, le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a annoncé une série de mesures destinées à réduire le nombre de drames enregistrés sur les axes routiers du pays.

Cette rencontre, tenue au siège du ministère, s’inscrit dans un contexte marqué par une forte préoccupation des autorités face à l’augmentation des accidents de la circulation, qui continuent de faire de nombreuses victimes et de susciter une vive émotion au sein de l’opinion publique.

Le facteur humain au cœur des préoccupations

Les échanges ont notamment porté sur le récent accident survenu à Mamou, dont les premières conclusions privilégient une erreur humaine comme principale cause.

Pour le ministre des Transports, cette tragédie rappelle l’urgence de renforcer la discipline sur les routes et de responsabiliser l’ensemble des acteurs du secteur. Il a ainsi appelé les transporteurs, les conducteurs et les propriétaires de véhicules à respecter rigoureusement le Code de la route et à abandonner les comportements à risque qui contribuent à la répétition des accidents.

Selon les autorités, plusieurs facteurs reviennent de manière récurrente dans les enquêtes menées après les sinistres. Parmi eux figurent la surcharge des véhicules, les excès de vitesse, l’absence de contrôles techniques réguliers ainsi que la fatigue des conducteurs, particulièrement sur les longues distances.

Une interdiction temporaire de circulation pour les gros porteurs

À l’issue de la réunion, le gouvernement et les représentants des transporteurs se sont accordés sur plusieurs mesures immédiates.

La décision phare porte sur l’interdiction provisoire, pour une durée de trois mois, de la circulation nocturne de l’ensemble des véhicules gros porteurs sur les routes nationales.

Les autorités estiment que cette mesure préventive permettra de réduire les risques d’accidents graves durant les heures de faible visibilité, période où la fatigue des conducteurs constitue également un facteur aggravant.

Cette restriction s’inscrit dans une stratégie plus large visant à améliorer durablement la sécurité routière et à limiter les pertes en vies humaines.

Vers un renforcement du contrôle routier

Le ministère des Transports annonce également un suivi rigoureux de l’application des nouvelles dispositions.

Les services compétents seront chargés de veiller au respect de cette interdiction et des autres règles de circulation, tandis que les acteurs du transport sont invités à s’impliquer pleinement dans cette démarche de prévention.

À travers ces mesures, le gouvernement entend instaurer une culture de responsabilité partagée afin de rendre les routes guinéennes plus sûres et de réduire significativement le nombre d’accidents et de victimes au cours des prochains mois.

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Guinée–CEDEAO : l’ambassadeur Aka Brou salue un net réchauffement des relations à l’issue de sa mission.

Reçu par le Premier ministre, le représentant résident sortant dresse un bilan marqué par le retour du dialogue entre Conakry et l’organisation régionale

En fin de mission en Guinée, le représentant résident sortant de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’ambassadeur Aka Brou, a été reçu en audience ce mardi 30 juin 2026 par le Premier ministre, Amadou Oury Bah. À l’issue de cette rencontre, le diplomate s’est félicité des progrès enregistrés dans les relations entre la Guinée et l’organisation sous-régionale depuis sa prise de fonctions, selon des informations communiquées par la Primature.

Nommé à Conakry en septembre 2022, Aka Brou est arrivé dans un contexte marqué par de fortes tensions entre les autorités guinéennes de la transition et la CEDEAO. Près de quatre ans plus tard, il estime que les efforts de dialogue entrepris de part et d’autre ont permis de restaurer progressivement un climat de confiance.

« Lorsque j’ai pris fonction en septembre 2022, les relations entre la CEDEAO et la Guinée étaient marquées par de fortes tensions. Aujourd’hui, la Guinée a réintégré toutes les instances internationales et le Président de la République est invité aux prochains sommets de la CEDEAO », a déclaré le diplomate, cité par la Primature.

Des avancées institutionnelles saluées

Parmi les principales réalisations de son mandat, Aka Brou a mis en avant la signature de l’Accord de siège de la représentation de la CEDEAO en Guinée. Ce texte, attendu depuis dix-sept ans, constitue selon lui une étape majeure dans l’institutionnalisation des relations entre l’organisation régionale et les autorités guinéennes.

Le diplomate considère cette avancée comme l’un des symboles du rapprochement opéré ces dernières années entre Conakry et la CEDEAO, dans un contexte régional marqué par des enjeux politiques et sécuritaires majeurs.

Un hommage au rôle du Premier ministre

Au cours de cette audience d’adieu, Aka Brou a également salué l’implication du Premier ministre Amadou Oury Bah dans le renforcement du dialogue entre les différentes parties.

Le représentant résident sortant a rendu hommage au chef du gouvernement pour son rôle dans la consolidation des échanges entre la Guinée et l’organisation sous-régionale.

« Vous êtes un facilitateur. Vous avez su nous motiver », a-t-il déclaré à l’adresse du Premier ministre.

Vers une nouvelle étape du rapprochement avec la CEDEAO

Le départ d’Aka Brou intervient alors que les relations entre Conakry et la CEDEAO semblent entrer dans une nouvelle phase. Le prochain sommet ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, initialement prévu à la mi-juin, se tiendra finalement le 25 juillet 2026 à Freetown, en Sierra Leone, à la demande du président en exercice de l’organisation, Julius Maada Bio.

À cette rencontre, le président de la République, Mamadi Doumbouya, figure parmi les dirigeants attendus, un signal qui traduit la normalisation progressive des rapports entre la Guinée et l’organisation ouest-africaine après plusieurs années de tensions liées au processus de transition.