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Guinée : le MIPME lance LANDAYA, une plateforme numérique au cœur de la modernisation administrative.

Le ministère de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises (Ministère de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises) a officiellement lancé, ce lundi à Kaloum, la plateforme digitale LANDAYA, un nouvel outil destiné à transformer en profondeur la gestion administrative du département. La cérémonie a été présidée par la ministre, Diaka Sidibé, en présence des cadres du ministère et de représentants du secteur industriel national.

Présentée comme un levier stratégique de modernisation, LANDAYA vise à simplifier, sécuriser et automatiser l’ensemble des procédures administratives relevant du MIPME. À travers cette initiative, les autorités entendent réduire les délais de traitement, améliorer la qualité du service public et renforcer la transparence dans les relations entre l’administration et les acteurs économiques.

S’exprimant à cette occasion, la ministre a rappelé que ce projet s’inscrit dans la dynamique globale de réformes engagée par le gouvernement depuis l’accession au pouvoir du président de la République, le Général Mamadi Doumbouya. Elle a souligné que la digitalisation constitue un pilier central de la transformation de l’administration publique, avec pour objectif de rompre avec les lourdeurs bureaucratiques et d’instaurer une gouvernance plus efficace et orientée vers les résultats.

Le choix du nom LANDAYA, a expliqué Dr Diaka Sidibé, renvoie à une notion issue du terroir guinéen, symbolisant la conscience de l’État, la responsabilité et la relation de confiance entre l’administration et le secteur privé. Cette appellation s’inscrit également dans une démarche de valorisation de l’identité nationale et de promotion de standards élevés dans la gestion publique.

Sur le plan opérationnel, la plateforme permettra la centralisation et la sécurisation de toutes les demandes de documents administratifs du ministère. Les procédures y sont harmonisées, entièrement traçables et consultables en temps réel par les usagers, depuis le dépôt des dossiers jusqu’à leur délivrance. Des outils de pilotage, de suivi et d’évaluation sont intégrés afin d’améliorer la performance des services et de faciliter la prise de décision.

Au-delà de l’aspect administratif, LANDAYA ambitionne également d’avoir un impact économique significatif. La ministre a mis en avant la contribution de la plateforme à la sécurisation et à la mobilisation des recettes publiques, à la lutte contre les doublons et à la protection des données administratives. Elle facilite par ailleurs l’accès à l’information pour les entreprises, dans un environnement plus transparent et plus prévisible.

À noter que l’ancienne plateforme PLAGED est désormais remplacée par LANDAYA, accessible à l’adresse officielle www.landaya.gn, marquant une nouvelle étape dans la digitalisation de l’administration économique guinéenne.

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Guinée : l’UGANC se dote de nouvelles infrastructures pour former l’élite scientifique et technique.

L’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC) poursuit sa dynamique de modernisation avec l’inauguration, ce lundi 12 janvier 2026, de deux infrastructures universitaires stratégiques : l’Institut Ouest-Africain de Mathématiques (IOAM) et l’Institut Supérieur d’Architecture et d’Urbanisme (ISAU). La cérémonie s’est tenue sous l’égide du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

Ces nouvelles structures s’inscrivent dans la volonté des autorités guinéennes de renforcer durablement la qualité de l’enseignement supérieur et d’adapter l’offre de formation aux besoins scientifiques, techniques et socio-économiques du pays. Elles visent également à stimuler la recherche, encourager l’innovation et accroître la compétitivité du système universitaire national.

L’IOAM ambitionne de devenir un centre d’excellence régional dans les domaines des mathématiques fondamentales et appliquées. Il aura pour mission de former des chercheurs de haut niveau, de promouvoir la recherche scientifique et de favoriser la coopération académique entre universités ouest-africaines. À terme, l’institut devrait contribuer à renforcer les capacités nationales dans des secteurs clés tels que l’ingénierie, les sciences numériques et l’analyse des données.

De son côté, l’ISAU répond à un besoin croissant en compétences qualifiées dans les domaines de l’architecture, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire. À travers des formations spécialisées et professionnalisantes, l’institut entend accompagner les politiques publiques en matière d’urbanisation, d’habitat et de développement durable, dans un contexte de forte croissance démographique et urbaine.

Selon le ministère, ces investissements traduisent une orientation stratégique visant à faire de l’université guinéenne un levier central de développement. En renforçant les infrastructures, les filières scientifiques et techniques ainsi que la recherche, l’État ambitionne de positionner la Guinée comme un pôle régional d’excellence académique et de formation des talents de demain.

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AFRIMA Awards : Manamba Kanté consacre le rayonnement musical de la Guinée à Lagos.

La scène musicale guinéenne s’est illustrée sur le continent africain à l’occasion des AFRIMA Awards, organisés à Lagos. L’artiste Manamba Kanté y a été sacrée, confirmant la vitalité et la reconnaissance internationale de la musique guinéenne.

Cette distinction prestigieuse vient saluer un parcours artistique marqué par l’authenticité, l’excellence vocale et la valorisation des sonorités africaines. Devant un parterre de professionnels de l’industrie musicale, de décideurs culturels et d’artistes venus de tout le continent, Manamba Kanté a su s’imposer face à une concurrence relevée.

Au-delà de la récompense individuelle, ce sacre symbolise la montée en puissance de la création guinéenne sur les grandes scènes africaines. Il témoigne également de la capacité des artistes du pays à porter haut leur identité culturelle tout en s’inscrivant dans les dynamiques contemporaines de la musique africaine.

Avec cette consécration à Lagos, la Guinée renforce sa visibilité culturelle et confirme sa place parmi les nations qui comptent dans le paysage musical africain.

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Diplomatie culturelle : deux figures du cinéma américain en route vers la nationalité guinéenne.

Une séquence inédite de la diplomatie culturelle guinéenne s’est ouverte ce jeudi à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré, avec l’arrivée remarquée de deux figures du cinéma hollywoodien. Jonathan Majors et Meagan Good ont été accueillies avec les honneurs par les plus hautes instances du ministère de la Culture. Accueillis avec les honneurs par des responsables du ministère de la Culture et de l’Artisanat, les acteurs entament un séjour officiel qui devrait s’achever par l’obtention de la nationalité guinéenne.

La délégation gouvernementale, conduite par la secrétaire générale du ministère, Mme Ramatoulaye Camara, représentait le ministre Moussa Moïse Sylla. Elle a salué un moment « fort et symbolique » pour la Guinée, inscrit dans la dynamique de rayonnement culturel et d’ouverture internationale impulsée par le président de la République, Mamadi Doumbouya. ​

« C’est avec beaucoup de fierté et d’honneur que nous recevons ces acteurs du cinéma hollywoodien qui foulent pour la première fois le sol de la Guinée. Cette visite s’inscrit dans la dynamique de rayonnement international voulue par Son Excellence, le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya », a-t-elle déclaré.

Une naturalisation à forte portée symbolique

Au-delà du caractère protocolaire de la visite, l’événement revêt une dimension historique. Les deux artistes ont exprimé leur volonté d’acquérir la nationalité guinéenne, un choix présenté comme un acte de reconnaissance des liens profonds entre la Guinée et sa diaspora afro-descendante.

Ce processus de naturalisation, voulu et assumé, s’inscrit dans une démarche de retour aux sources et de valorisation des racines africaines. À travers cet acte, les autorités guinéennes entendent renforcer leur diplomatie culturelle et affirmer la place du pays comme terre d’accueil, de mémoire et de projection internationale.

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Gouvernance publique : le Premier ministre salue les réformes engagées à l’Office guinéen de publicité.

Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a reçu en audience, le 7 janvier 2026, une délégation de l’Office guinéen de publicité (OGP), conduite par son directeur général, Aladji Cellou Camara. Cette rencontre a permis à la direction de l’OGP d’exprimer sa reconnaissance au Chef du Gouvernement pour l’accompagnement institutionnel accordé à l’Office tout au long de l’année 2025.

Selon les responsables de l’OGP, cet appui s’est inscrit dans un contexte de profondes exigences en matière de résultats, de rigueur et de discipline de gestion, ayant favorisé la mise en œuvre de réformes structurelles destinées à améliorer la gouvernance et les performances de cette entreprise publique stratégique.

Au cours des échanges, le Premier ministre a rappelé que les entreprises publiques sont désormais appelées à fonctionner selon une logique de performance et de rentabilité comparable à celle du secteur privé. Il a insisté sur la nécessité de rompre durablement avec les déficits structurels et la dépendance aux subventions exceptionnelles de l’État, afin de garantir leur viabilité et leur autonomie financière.

En guise de reconnaissance, la délégation de l’OGP a décerné un prix spécial au Chef du Gouvernement. Un geste symbolique que ce dernier a accueilli avec humilité, tout en saluant les efforts de redressement engagés par la nouvelle équipe dirigeante.

« Le mérite vous revient pleinement. Vous avez été nommés à un moment où l’OGP traversait une situation particulièrement difficile. En peu de temps, vous avez réussi à remettre l’institution sur de meilleures bases », a déclaré Amadou Oury Bah.

Cette audience illustre la volonté des autorités guinéennes de renforcer la performance des entreprises publiques et d’inscrire leur gestion dans une dynamique durable, fondée sur la culture des résultats et la bonne gouvernance.

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Guinée : décès de Claude Pivi en détention, ancien condamné pour crimes contre l’humanité.

Conakry – Claude Pivi, figure majeure du procès pour crimes contre l’humanité lié au massacre du 28 septembre 2009, est décédé en détention, a annoncé le procureur général de Guinée.

Ancien officier et personnalité controversée, Claude Pivi avait été reconnu coupable pour son rôle dans les événements meurtriers de 2009, qui avaient profondément marqué le pays. Après sa condamnation, il était devenu l’un des individus les plus recherchés de Guinée, et son nom restait associé à l’une des périodes les plus sombres de l’histoire récente du pays.

Selon le procureur général, Claude Pivi est mort des suites d’un « diabète chronique », alors qu’il était toujours détenu dans le cadre de sa peine. Les autorités judiciaires n’ont pas communiqué de détails supplémentaires sur les circonstances exactes de son décès ni sur les démarches administratives et judiciaires qui suivront.

Ce décès met fin à un chapitre lourd de l’histoire judiciaire guinéenne et relance le débat sur la mémoire du massacre du 28 septembre 2009 et la responsabilité des acteurs impliqués.

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Guinée : le PDAC-G accélère la modernisation des filières fonio et fruits.

Sous l’impulsion du Premier ministre, Amadou Oury Bah, le Projet de Développement de l’Agriculture Commerciale en Guinée (PDAC-G) a mobilisé près de 20 milliards de francs guinéens pour soutenir des entreprises agricoles actives dans les filières du fonio et des fruits. Cette enveloppe financière vise à faire de l’agriculture un levier central de croissance économique et de création d’emplois.

Une action gouvernementale en cohérence avec la vision « Simandou 2040 »

La cérémonie de remise des financements, organisée en présence de membres du gouvernement et du représentant résident du Groupe de la Banque mondiale, a mis en lumière la volonté des autorités de transformer durablement le secteur agricole. L’initiative s’inscrit dans la vision stratégique « Simandou 2040 », qui positionne l’agriculture comme pilier prioritaire du développement économique national.

Intervenant à cette occasion, la ministre de l’Agriculture, Mariama Ciré Sylla, a souligné la portée structurante du programme, qu’elle a qualifié de décision majeure en matière de politique publique. Elle a rappelé que l’agriculture constitue un socle essentiel pour la sécurité alimentaire, la création d’emplois durables et la transformation industrielle du pays. Revenant sur son implication passée dans la conception du projet, elle a affirmé que la construction de l’avenir guinéen passe également par la valorisation des productions locales.

Le PDAC-G, un instrument au service de l’investissement privé agricole

Le coordinateur national du PDAC-G, Hamidou Diallo, a présenté les principales caractéristiques du programme, doté d’un financement global de 100 millions de dollars, mis en œuvre avec l’appui du Groupe de la Banque mondiale. Selon lui, le projet ambitionne de renforcer l’investissement privé afin de structurer des chaînes de valeur agricoles performantes, inclusives et orientées vers le marché.

À ce jour, le fonds de subventions de contrepartie du PDAC-G a déjà accompagné plus de 600 sous-projets sur l’ensemble du territoire national, contribuant à l’amélioration de la productivité, à la transformation des produits agricoles et à l’accès aux marchés.

Un appui ciblé en faveur des femmes et des jeunes entrepreneurs

Au-delà de son impact économique, le PDAC-G se distingue par sa dimension sociale. Les mécanismes de financement mis en place accordent une attention particulière aux femmes et aux jeunes, acteurs clés du dynamisme agricole mais souvent confrontés à des contraintes d’accès au financement et aux technologies.

En soutenant des filières à fort potentiel telles que le fonio et les fruits, le projet entend favoriser l’émergence d’un agrobusiness moderne, capable de créer de la valeur ajoutée localement et de renforcer la résilience économique des zones rurales.

À travers cette initiative, le PDAC-G confirme sa vocation de catalyseur de la transformation agricole en Guinée, en droite ligne avec les objectifs nationaux de diversification économique, de souveraineté alimentaire et de développement inclusif.

Mamadi Doumbouya

Investiture de Mamadi Doumbouya : un tournant solennel dans l’histoire républicaine de la Guinée

Conakry — 6 janvier 2026

Dans un climat politique chargé d’attentes et de symboles, la République de Guinée se prépare à vivre un moment institutionnel majeur : la cérémonie d’investiture de Mamadi Doumbouya, président élu, programmée le 17 janvier 2026 au stade Général Lansana Conté de Nongo, à Conakry. Cet événement marquera l’entrée officielle en fonction du chef de l’État pour un mandat de sept ans, conformément à la nouvelle Constitution adoptée en 2025. 

Un contexte électoral et constitutionnel décisif

Après des années de transition politique impulsée par le coup d’État de 2021, la Guinée a organisé le 28 décembre 2025 sa première élection présidentielle depuis cette période. La Cour suprême a validé les résultats finaux, attribuant à Mamadi Doumbouya une victoire écrasante avec 86,72 % des voix — un résultat qui, malgré des critiques sur l’environnement politique, consacre formellement sa légitimité électorale. 

Ce scrutin s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle Constitution, approuvée par référendum en septembre 2025, qui étend notamment la durée du mandat présidentiel à sept ans renouvelables, et réorganise certaines institutions de l’État. 

Le rituel de la prise de fonction : sens, serment et souveraineté

L’investiture n’est pas une simple formalité administrative. En Guinée, elle incarne la continuité républicaine et la légitimité constitutionnelle. Avant d’être installé dans ses fonctions, le président élu devra prêter serment devant la plus haute juridiction en exercice, la Cour suprême — la Cour constitutionnelle n’étant pas encore opérationnelle. 

Ce serment, riche de sens civique et solennel, engage le président à :

  • respecter et faire respecter la Constitution et les lois de la République ;

  • exercer loyalement ses fonctions dans l’intérêt supérieur de la nation ;

  • préserver la paix, la cohésion sociale et l’unité nationale ;

  • défendre l’intégrité du territoire et l’indépendance du pays. 

Ces engagements publics s’inscrivent dans une tradition républicaine vieille de plusieurs décennies, tout en réaffirmant la volonté d’ancrer l’action gouvernementale dans l’éthique, l’ordre et le service du peuple.

Organisation protocolaire : disciplines, diplomatie et visibilité

La cérémonie, placée sous haute vigilance protocolaire et sécuritaire, mobilise l’État dans sa totalité. Outre les autorités nationales — membres du gouvernement, parlementaires, hauts magistrats —, une forte délégation de représentants étrangers est attendue, soulignant l’importance diplomatique de cet événement pour la Guinée et sa stature sur la scène africaine et internationale. 

Le choix du stade de Nongo, vaste et emblématique, témoigne de la volonté de faire de cette investiture un moment de rassemblement national, accessible, symbolique et visible, qui dépasse la simple sphère institutionnelle pour toucher le cœur des citoyens.

Un rendez‑vous avec l’avenir

Cette investiture, plus qu’un passage de relais, se pose comme un moment de vérité pour la Guinée. Elle scelle la fin de la phase transitoire et ouvre une période nouvelle, marquée par des défis économiques, sociaux et sécuritaires. Dans ses premiers discours publics, Mamadi Doumbouya a appelé à l’unité nationale et au développement, promettant une Guinée plus stable et prospère. 

Pour les observateurs comme pour les citoyens, le 17 janvier 2026 n’est pas seulement une date sur un calendrier : c’est une promesse réaffirmée d’ordre constitutionnel, de responsabilité collective et d’ambition nationale.

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Dossier Mines 2025 en Guinée : défis relevés, réformes en cours et ambitions confirmées.

Le 11 novembre 2025 restera gravé comme une date clé dans l’histoire économique du pays. Après plus de deux décennies d’attente, la Guinée a officiellement lancé l’exploitation du gisement de fer de Simandou, l’un des plus grands au monde par ses réserves.

La cérémonie inaugurale s’est déroulée au port minéralier de Moribaya, en présence du président Mamadi Doumbouya, de plusieurs chefs d’État africains et de partenaires internationaux, marquant l’entrée effective du pays dans le cercle restreint des grands producteurs mondiaux de minerai de fer.

Ce lancement a été précédé, début octobre 2025, par la réception des quatre premières locomotives destinées au chemin de fer multi-usages du corridor minier transguinéen. Les travaux ferroviaires, incluant la ligne principale et ses bretelles, ont été réalisés par China Railway Group, tandis que la construction du port a été confiée à China Harbour Engineering Company.

Simandou est présenté par les autorités comme un levier de transformation structurelle, appelé à générer des recettes durables, des emplois qualifiés et des infrastructures structurantes à l’échelle nationale, avec des retombées économiques attendues dès 2026.

Réformes minières : modernisation et souveraineté accrue

Parallèlement à Simandou, l’année 2025 a été marquée par une accélération des réformes du cadastre minier, visant à renforcer la transparence, la traçabilité des permis et la crédibilité du secteur. L’annonce de la digitalisation de la gestion des titres miniers s’inscrit dans cette dynamique de modernisation administrative, destinée à limiter les pratiques opaques et à améliorer l’attractivité du climat des affaires.

Le gouvernement a également poursuivi une politique de rééquilibrage au profit de l’État, avec une implication accrue des structures publiques et parapubliques dans certains projets stratégiques, traduisant une volonté affirmée de souveraineté sur les ressources naturelles.

Bauxite et or : ambitions industrielles et transformation locale

Dans les filières bauxite et or, la Guinée confirme ses ambitions de montée en gamme industrielle. Les autorités ont multiplié les discours et initiatives en faveur de la transformation locale, notamment à travers le développement de raffineries, la promotion de champions nationaux et une meilleure intégration des chaînes de valeur.

Toutefois, ces ambitions se heurtent encore à plusieurs défis : insuffisance énergétique, besoins en capitaux lourds, maîtrise technologique et renforcement des compétences locales.

Des défis persistants malgré une année charnière

Si 2025 marque indéniablement une année de rupture, elle met aussi en lumière des interrogations majeures : capacité de l’État à capter durablement la rente minière, redistribution équitable des revenus, préservation de l’environnement et articulation entre exploitation minière et développement local.

Le défi pour les années à venir sera de transformer les avancées structurelles en bénéfices concrets pour les populations, tout en consolidant la gouvernance et la crédibilité internationale du secteur minier guinéen.

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La France salue l’élection de Mamadi Doumbouya et évoque la fin de la transition en Guinée.

La France a officiellement salué l’élection de Mamadi Doumbouya à la tête de la République de Guinée, à la suite de la validation définitive du scrutin présidentiel par la Cour suprême de Guinée. Selon plusieurs médias français, un entretien téléphonique s’est tenu dimanche soir entre le président français et le nouveau chef de l’État guinéen.

Au cours de cet échange, le président français aurait adressé ses félicitations à son homologue, soulignant le caractère déterminant de cette élection pour l’avenir institutionnel du pays. Il aurait notamment salué « une étape décisive vers l’achèvement de la transition », estimant que la proclamation des résultats définitifs marque un tournant politique majeur pour la Guinée.

Une reconnaissance internationale du processus électoral

Cette prise de position de Paris intervient après la confirmation, par la Cour suprême, de la victoire de Mamadi Doumbouya à l’issue du scrutin présidentiel. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de reconnaissance internationale du processus électoral guinéen, déjà salué par plusieurs partenaires et organisations régionales et internationales.

Pour la France, cet échange de haut niveau traduit la volonté d’accompagner la Guinée dans la consolidation de ses institutions démocratiques et dans la stabilisation politique post-transition.

Des relations bilatérales appelées à se renforcer

Au-delà du message de félicitations, cet entretien est également perçu comme un signal politique fort en faveur de la continuité du dialogue diplomatique entre la France et la Guinée. Les deux pays entretiennent des relations anciennes, fondées sur la coopération politique, économique, sécuritaire et culturelle.

Selon des sources proches du dossier, Paris souhaite désormais voir s’ouvrir une nouvelle phase de coopération, axée sur la stabilité institutionnelle, les réformes économiques et l’appui au développement, dans un contexte régional marqué par de nombreux défis sécuritaires et politiques.

Un message politique à portée symbolique

En saluant publiquement l’élection de Mamadi Doumbouya, la France envoie un message de normalisation progressive des relations avec Conakry après la transition. Cette reconnaissance est également interprétée comme un encouragement à poursuivre les réformes engagées et à renforcer l’État de droit.

Pour les autorités guinéennes, ce geste diplomatique constitue un appui symbolique important sur la scène internationale, à l’heure où le nouveau pouvoir entend asseoir sa légitimité et relancer les partenariats stratégiques du pays.