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Diplomatie : première sortie internationale du président guinéen.

Le président de la République de Guinée effectuera, ce vendredi 13 février, sa première visite officielle à l’étranger depuis son investiture. Le chef de l’État quittera Conakry pour participer au 39e Sommet de l’Union africaine, prévu les 14 et 15 février à Addis-Abeba, en Éthiopie.

L’annonce a été faite par la Présidence à travers un communiqué diffusé jeudi par la Direction de la communication et de l’information. Un cérémonial de départ est programmé à 11 heures à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré.

Un rendez-vous stratégique pour la Guinée

Cette participation revêt une importance particulière, tant sur le plan diplomatique que politique. Le Sommet de l’Union africaine constitue l’un des principaux cadres de concertation du continent, réunissant chefs d’État et de gouvernement autour des grands enjeux africains : gouvernance, sécurité, intégration économique, transition énergétique et développement durable.

Pour le président guinéen, cette première sortie internationale représente l’occasion de réaffirmer l’engagement de la Guinée au sein des instances continentales, dans un contexte où le pays cherche à consolider sa position diplomatique et à renforcer ses partenariats stratégiques.

Addis-Abeba, capitale diplomatique du continent

Siège de l’Union africaine, Addis-Abeba accueille chaque année ce sommet qui définit les grandes orientations politiques de l’organisation panafricaine. Les décisions adoptées lors de ces rencontres influencent les dynamiques régionales et les priorités communes des États membres.

La présence du chef de l’État guinéen à cette 39e édition s’inscrit ainsi dans une volonté de repositionnement diplomatique et de participation active aux débats structurants pour l’avenir du continent.

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Guinée–Japon : cinquante ans de relations diplomatiques célébrés à Conakry.

La Guinée et le Japon ont célébré, le 12 février à Conakry, le cinquantième anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques, à l’occasion de la fête nationale japonaise. Dans les jardins de la résidence diplomatique, autorités guinéennes, diplomates et représentants d’organisations internationales ont marqué cet événement placé sous le signe du respect mutuel et du partenariat durable.

Le Premier ministre, plusieurs membres du gouvernement ainsi que de hauts responsables de l’administration ont pris part à la cérémonie, symboliquement ouverte par l’exécution des hymnes nationaux des deux pays.

Un partenariat consolidé autour du développement

Au-delà du protocole, cette célébration a mis en lumière un demi-siècle de coopération progressivement renforcée à travers des projets structurants. Dans son allocution, l’ambassadeur du Japon en Guinée, Kato Ryuichi, a rappelé la portée particulière de l’anniversaire impérial pour le peuple japonais, tout en soulignant la signification de cette réception organisée à Conakry.

Le diplomate a évoqué son immersion dans les réalités du pays durant ses trois années de mission, indiquant avoir parcouru une grande partie du territoire guinéen. Cette expérience lui a permis, selon ses propos, de mesurer à la fois la résilience des populations et les défis persistants liés aux inégalités de développement.

Éducation et industrialisation : priorités pour l’avenir

Se projetant vers les prochaines décennies, l’ambassadeur a identifié deux leviers majeurs pour la Guinée : la promotion industrielle et la formation des ressources humaines. L’investissement dans l’éducation a été présenté comme la pierre angulaire du développement à long terme, comparable aux fondations d’un édifice dont la solidité dépend des choix réalisés aujourd’hui.

Un message qui s’inscrit dans une vision partagée d’un partenariat orienté vers l’innovation, la montée en compétences et la création de valeur locale.

Une coopération diversifiée et appelée à s’élargir

Au nom du ministre des Affaires étrangères, la cheffe de cabinet Mariama Bailo Barry a transmis les félicitations des autorités guinéennes à l’Empereur du Japon, au nom du président Mamadi Doumbouya. Elle a rappelé que les relations entre Conakry et Tokyo reposent sur des principes de respect mutuel, de dialogue constant et d’engagement commun pour la paix et le développement durable.

Le Japon est considéré comme un partenaire fiable, intervenant dans des secteurs variés tels que les infrastructures, la santé, l’éducation, la pêche et le renforcement des capacités institutionnelles.

Les autorités guinéennes ont exprimé leur volonté d’approfondir cette coopération, notamment dans les domaines de l’industrialisation, de la technologie, de la transition énergétique et de l’agriculture moderne. L’expertise japonaise, conjuguée au potentiel économique et humain de la Guinée, est perçue comme un vecteur de perspectives partagées.

La réception a également mis à l’honneur la dimension culturelle du partenariat, avec la présentation de produits et de savoir-faire japonais, illustrant la diversité et la profondeur des échanges entre les deux nations.

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Guinée : le ministère des Mines se réorganise autour de « Simandou 2040 ».

n décret présidentiel publié le 10 février 2026 redéfinit en profondeur l’architecture du ministère des Mines et de la Géologie. Cette restructuration, qui intervient dans la continuité du maintien de Bouna Sylla à la tête du département, consacre le programme « Simandou 2040 » et la transformation locale des ressources comme axes centraux de l’action publique.

Dans un contexte où la Guinée détient certaines des plus importantes réserves mondiales de bauxite et de fer, les autorités entendent désormais faire du secteur minier un moteur structurant de développement économique et industriel.

Simandou, pivot stratégique de la nouvelle organisation

La principale innovation du nouvel organigramme réside dans la création de la Cellule d’exécution des projets du programme Simandou 2040 (CEP-PS 2040), rattachée directement au cabinet du ministre. Cette entité traduit une volonté claire : faire du gisement de Simandou, l’un des plus vastes au monde en minerai de fer à haute teneur, un levier de transformation durable et non un simple projet extractif.

Le programme « Simandou 2040 » vise à inscrire l’exploitation du fer dans une stratégie de diversification économique, intégrant infrastructures, transformation locale et retombées sociales sur le long terme.

Pour accompagner cette ambition, le cabinet ministériel est renforcé par des conseillers spécialisés dans les infrastructures minières, le développement stratégique et les affaires juridiques. Le Service de coopération et d’investissement ainsi que le Bureau de stratégie et de développement viennent compléter le dispositif, avec pour mission d’attirer et de sécuriser les investissements, tout en veillant à leur cohérence avec les priorités nationales.

Contrôle accru et exigence de conformité

Le décret met également l’accent sur la transparence et la rigueur. La Brigade antifraude des matières précieuses et le Service des affaires juridiques et de la conformité voient leurs attributions consolidées. L’objectif est de mieux sécuriser les recettes publiques et de garantir le respect du Code minier par les opérateurs.

Dans un secteur régulièrement exposé aux risques de fraude, d’évasion fiscale et de tensions sociales, ce renforcement des mécanismes de contrôle s’inscrit dans une logique de gouvernance plus exigeante.

La dimension environnementale et sociale est également intégrée dans la nouvelle organisation. Des services dédiés à la protection de l’environnement minier, au suivi du contenu local et aux relations communautaires sont chargés de promouvoir une exploitation responsable, de favoriser l’accès des entreprises et travailleurs guinéens aux marchés miniers et de prévenir les conflits autour des sites d’extraction.

Modernisation administrative et ouverture

La réforme introduit par ailleurs un service chargé de la modernisation des systèmes d’information, dans une optique d’amélioration de la performance administrative et de traçabilité des opérations.

Autre évolution notable : la création d’un service Genre et Équité, signe d’une volonté d’encourager une participation plus inclusive dans un secteur historiquement dominé par les hommes.

Les directions techniques — Géologie, Mines et Carrières, Projets miniers — demeurent les piliers opérationnels du ministère. Elles sont appuyées par des organismes spécialisés, tels que le Laboratoire national de géologie et l’Office guinéen d’expertise de l’or et du diamant, qui assurent respectivement l’expertise scientifique et la régulation commerciale.

Une ambition de gouvernance exemplaire

Le dispositif institutionnel intègre également l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) et un Comité d’éthique parmi les organes consultatifs, renforçant ainsi l’orientation vers une gouvernance plus responsable.

À travers cette réorganisation, le ministère des Mines et de la Géologie se dote d’une architecture adaptée aux enjeux d’un secteur stratégique. L’ambition affichée est de convertir le potentiel géologique exceptionnel de la Guinée en prospérité durable, en cohérence avec la vision économique portée par les autorités de la transition.

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Guinée : vers le recrutement de 35 000 nouveaux fonctionnaires sous la Ve République

La Guinée s’apprête à franchir une étape majeure dans la réforme de son administration publique. Sous l’impulsion des autorités de la Ve République, un vaste programme de recrutement de 35 000 nouveaux fonctionnaires est à l’étude, avec pour objectif de renforcer les capacités de l’État et d’améliorer durablement la qualité des services publics.

Un programme structurant pour l’administration publique

Porté par le Ministère du Travail et de la Fonction Publique, ce projet de recrutement s’inscrit dans une vision globale de modernisation de l’administration guinéenne. Il vise à répondre aux déficits structurels en ressources humaines, notamment dans des secteurs stratégiques tels que l’éducation, la santé et les services administratifs déconcentrés.

Selon les autorités, ce recrutement se ferait de manière progressive et planifiée, afin de garantir à la fois la soutenabilité budgétaire et l’efficacité opérationnelle. L’ambition affichée est claire : doter l’État de compétences qualifiées, mieux réparties sur l’ensemble du territoire national.

Une réforme alignée sur les standards de gouvernance moderne

Au-delà du volume des recrutements, le projet s’inscrit dans une dynamique plus large de réforme de la fonction publique. Le gouvernement entend renforcer les principes de performance, de transparence et de gestion axée sur les résultats, en cohérence avec les standards internationaux de gouvernance publique.

La modernisation envisagée repose notamment sur :

  • la digitalisation des procédures administratives ;

  • l’amélioration de la gestion des carrières et des compétences ;

  • l’introduction d’outils innovants pour optimiser l’organisation et le suivi des services publics.

Cette approche vise à rompre avec une administration perçue comme lourde et peu efficace, au profit d’un appareil d’État plus agile, orienté vers le service au citoyen.

Un impact socio-économique attendu

Sur le plan social, ce programme représente une opportunité significative pour l’emploi, en particulier pour les jeunes diplômés en quête d’insertion professionnelle. L’intégration de nouveaux fonctionnaires pourrait également contribuer à réduire les disparités régionales, en renforçant la présence de l’État dans les zones les plus enclavées.

D’un point de vue économique, le recrutement massif de fonctionnaires, s’il est bien encadré, peut soutenir la consommation intérieure et renforcer la stabilité sociale, tout en posant les bases d’un service public plus performant, facteur clé de développement.

Un enjeu de mise en œuvre

La réussite de ce projet dépendra toutefois de plusieurs facteurs clés : la transparence des processus de recrutement, l’adéquation entre profils recrutés et besoins réels, ainsi que la capacité de l’État à accompagner ces nouvelles recrues par la formation et l’évaluation continue.

En définitive, le recrutement envisagé de 35 000 nouveaux fonctionnaires apparaît comme un levier stratégique pour la transformation de l’administration guinéenne. S’il est conduit avec rigueur et vision, il pourrait marquer un tournant décisif dans la construction d’un État plus efficace, plus équitable et résolument tourné vers l’avenir.

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La La Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) renouvelle avec succès ses certifications ISO et confirme son excellence opérationnelle.

À l’issue d’un audit approfondi conduit du 12 au 16 janvier derniers, la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) a officiellement obtenu le renouvellement de ses trois certifications internationales ISO 9001 (management de la qualité), ISO 14001 (management environnemental) et ISO 45001 (santé et sécurité au travail).

L’évaluation, menée par l’organisme indépendant AFNOR Certification, a couvert l’ensemble des sites stratégiques de l’entreprise, notamment Kamsar, Sangarédi ainsi que les services connexes. Elle s’est soldée par un résultat particulièrement remarquable : aucune non-conformité majeure n’a été relevée, attestant de la robustesse et de la maturité du système de management intégré (SMI) de la CBG.

Un engagement managérial et stratégique affirmé

Ce renouvellement consacre les efforts constants de la CBG en matière de gouvernance, de performance industrielle et de responsabilité sociétale. Les auditeurs ont notamment salué plusieurs leviers clés de la réussite de l’entreprise.

Ils ont mis en avant, en premier lieu, le leadership de la Direction générale, caractérisé par un engagement soutenu en faveur de l’amélioration continue des processus et du pilotage stratégique. Les investissements structurants, tant sur le plan humain que matériel et financier, ont également été soulignés comme des facteurs déterminants pour assurer une croissance durable et maîtrisée.

Par ailleurs, la dimension sociétale de l’action de la CBG a été reconnue, à travers l’impact concret de ses projets au bénéfice des communautés riveraines. Enfin, la capacité de résilience et d’adaptation du système de management intégré face aux évolutions et contraintes du secteur minier a été identifiée comme un atout majeur.

La mobilisation des équipes au cœur de la performance

Ce succès repose avant tout sur l’implication collective des collaborateurs de la CBG, mobilisés à tous les niveaux pour maintenir et renforcer les standards internationaux de qualité, de sécurité et de protection de l’environnement. En consolidant ces certifications, la compagnie confirme son statut d’acteur de référence du secteur minier guinéen, conforme aux exigences internationales les plus strictes.

S’exprimant à l’issue de l’audit, le Directeur général de la CBG, M. Karifa Condé, a tenu à saluer l’engagement des équipes :
« Ce succès appartient à chacun de nos collaborateurs. Il confirme notre détermination à faire de la CBG un modèle d’excellence industrielle et de développement responsable, en Guinée comme à l’international. »

À travers cette reconnaissance renouvelée, la CBG réaffirme sa volonté d’inscrire durablement ses performances économiques dans une démarche de responsabilité, de sécurité et de respect de l’environnement.

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Simandou Academy : la Guinée et le Maroc renforcent leur coopération pour former une élite académique et technique.

La République de Guinée a franchi une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération académique Sud-Sud avec le Royaume du Maroc, à travers la signature d’un partenariat stratégique dédié à la formation d’un capital humain d’excellence. La cérémonie officielle s’est tenue ce mercredi 4 février 2026, sous la conduite de Djiba Diakité, ministre, directeur de cabinet de la Présidence de la République et président du Comité stratégique de Simandou.

L’accord a été signé entre le Service national des bourses extérieures (SNABE) et l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) du Royaume du Maroc. Il s’inscrit dans le cadre du déploiement de Simandou Academy, un pilier structurant du Programme Simandou 2040, destiné à accompagner la transformation économique et industrielle de la Guinée.

Un partenariat au cœur de la stratégie Simandou 2040

La signature de cette convention marque la volonté des autorités guinéennes de placer la formation, la recherche et l’innovation au centre du développement du projet Simandou, considéré comme l’un des leviers majeurs de croissance du pays. À travers Simandou Academy, l’objectif est de doter la Guinée de compétences hautement qualifiées, capables de répondre aux besoins des secteurs stratégiques, notamment les mines, l’ingénierie, les sciences, les technologies et la gouvernance des grands projets.

L’Université Mohammed VI Polytechnique, reconnue pour son expertise dans les domaines de la recherche appliquée, de l’innovation industrielle et de la formation de haut niveau, apportera son savoir-faire académique et scientifique. Le SNABE, pour sa part, assurera la coordination et la mise en œuvre des mécanismes de bourses et d’accompagnement des bénéficiaires guinéens.

Une coopération académique Sud-Sud en pleine consolidation

La cérémonie s’est déroulée en présence des conseillers de la Présidence de la République, de l’ambassadeur du Royaume du Maroc en République de Guinée, des cadres du SNABE, ainsi que d’une importante délégation de l’UM6P et des membres du Conseil d’administration du SNABE. Cette mobilisation institutionnelle témoigne de l’importance stratégique accordée à ce partenariat par les deux pays.

Au-delà de la formation individuelle, cet accord ambitionne de poser les bases d’une coopération durable entre institutions guinéennes et marocaines, fondée sur le partage d’expertise, la recherche conjointe et le développement de solutions adaptées aux réalités africaines. À travers Simandou Academy, la Guinée affirme ainsi son choix d’investir dans le capital humain comme moteur essentiel de sa souveraineté économique et de son développement à long terme.

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Présidence guinéenne : Mamadi Doumbouya reconduit Djiba Diakité et Amara Camara à des postes stratégiques.

Par une série de décrets lus ce mercredi 4 février 2026 à la télévision nationale, le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a procédé à la reconduction de deux hauts responsables au cœur de l’appareil présidentiel. Djiba Diakité est ainsi maintenu dans ses fonctions de ministre, directeur de cabinet de la Présidence de la République, tandis qu’Amara Camara conserve son poste de ministre, secrétaire général de la Présidence.

Ces décisions traduisent la volonté du chef de l’État de préserver une continuité au sommet de l’exécutif, à un moment clé de la structuration institutionnelle et de la mise en œuvre des priorités de la transition. Le directeur de cabinet de la Présidence occupe en effet un rôle central dans la coordination de l’action présidentielle, le suivi des dossiers stratégiques et l’interface entre le chef de l’État, le gouvernement et les autres institutions.

De son côté, le secrétaire général de la Présidence assure la gestion administrative et institutionnelle de la Présidence, en veillant à la cohérence des décisions, à leur application effective et au fonctionnement régulier des services rattachés à la magistrature suprême.

En renouvelant sa confiance à Djiba Diakité et à Amara Camara, le président Mamadi Doumbouya réaffirme son choix de s’appuyer sur des collaborateurs expérimentés pour accompagner la conduite de l’action présidentielle et garantir la stabilité de l’appareil d’État.

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Guinée : Mamadi Doumbouya procède à de nouvelles nominations pour renforcer l’équipe gouvernementale.

Agriculture, industrie et Présidence au cœur du remaniement

Par une série de décrets rendus publics mardi 3 février 2026 sur les antennes de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG), le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a annoncé de nouvelles nominations au sein du gouvernement et de la Présidence de la République. Ces décisions s’inscrivent dans une dynamique de réajustement et de consolidation de l’appareil exécutif, engagé depuis la mise en place des autorités de la transition.

Renforcement de secteurs stratégiques

Dans le détail, Aminata Kaba a été nommée ministre de l’Agriculture, un département clé dans un pays où l’agriculture demeure un pilier de l’économie nationale et un levier central de sécurité alimentaire et d’emplois. Cette nomination intervient dans un contexte marqué par la volonté des autorités de moderniser les filières agricoles, d’améliorer la productivité et de renforcer la transformation locale.

Le portefeuille de l’Industrie et du Commerce a, quant à lui, été confié à Fatima Camara. À la tête de ce ministère stratégique, elle aura notamment pour mission de stimuler l’industrialisation, de promouvoir le secteur privé et de renforcer les échanges commerciaux, dans un environnement économique en quête de diversification et de valeur ajoutée.

Un ancien Premier ministre rappelé à la Présidence

Au-delà des ajustements gouvernementaux, le chef de l’État a également décidé de renforcer son cabinet civil en nommant Bernard Goumou au poste de conseiller principal du président de la République. Ancien cadre de la transition et ex-Premier ministre, Bernard Goumou fait son retour au premier cercle présidentiel, une décision qui témoigne de la volonté du pouvoir de s’appuyer sur des profils expérimentés pour accompagner l’action présidentielle.

Une équipe resserrée autour du Premier ministre

Ces nominations interviennent dans le cadre du renforcement de l’équipe gouvernementale dirigée par le Premier ministre Bah Oury, chargé de la mise en œuvre du programme de la transition. Elles traduisent la volonté des autorités de consolider la gouvernance, d’améliorer l’efficacité de l’action publique et de répondre aux priorités économiques et sociales du pays.

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Guinée : le président Doumbouya nomme les premiers membres du nouveau gouvernement.

Vingt ministres officialisés, entre continuité politique et signaux de renouvellement

Une semaine après la reconduction du Premier ministre Amadou Oury Bah et la présentation de l’architecture du nouveau gouvernement, le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a franchi une nouvelle étape dans la mise en place de son équipe gouvernementale. Par décret présidentiel rendu public ce lundi 2 février 2026, vingt des vingt-neuf ministres prévus ont été officiellement nommés.

Ces premières désignations confirment la volonté affichée par le chef de l’État de privilégier la stabilité institutionnelle, tout en intégrant de nouveaux profils appelés à accompagner la mise en œuvre des priorités de la Cinquième République.

Des nominations à forte portée institutionnelle

Parmi les nouvelles figures faisant leur entrée au gouvernement, le magistrat Ibrahima Sory II Tounkara a été nommé Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. Connu pour avoir présidé le procès du massacre du 28 septembre 2009, son choix est largement interprété comme un signal fort en faveur du renforcement de l’État de droit, de la lutte contre l’impunité et de la poursuite des réformes judiciaires.

Autre nomination stratégique, celle du Général Ahmed Mohamed Oury Diallo, désigné ministre de la Sécurité et de la Protection civile, dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants et des enjeux croissants en matière de stabilité intérieure.

Une présence féminine renforcée dans l’équipe gouvernementale

Le nouveau gouvernement enregistre également l’entrée de deux femmes. Khaïté Sall a été nommée ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, un portefeuille clé au regard des défis sanitaires et sociaux du pays. Patricia Adeline Lamah prend, pour sa part, la tête du ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, avec pour mission de renforcer les politiques de protection sociale et de promotion du genre.

Des réaménagements au sein des portefeuilles stratégiques

La majorité des ministres déjà en fonction conserve une place au sein de la nouvelle équipe, parfois avec des changements de portefeuille. Mariama Ciré Sylla se voit confier le méga-ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, tandis que Mourana Soumah est nommé ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation. Facinet Sylla prend les rênes du ministère des Infrastructures.

Dans le secteur de l’éducation, Dre Diaka Sidibé retrouve l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, alors qu’Alpha Bacar Barry est nommé à la tête du vaste département de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle.

Une continuité assumée dans plusieurs départements clés

Plusieurs figures de l’exécutif conservent leurs fonctions. Il s’agit notamment de Dr Morissanda Kouyaté aux Affaires étrangères, Ibrahima Kalil Condé à l’Administration du territoire, Bouna Sylla aux Mines, Félix Lamah à l’Élevage, Fassou Théa à la Pêche, Moussa Moïse Sylla à la Culture, Ousmane Gaoual Diallo aux Transports, Djami Diallo à l’Environnement, Tamba Benoît Kamano en qualité de Secrétaire général du gouvernement, ainsi que El Hadj Karamo Diawara aux Affaires religieuses.

Neuf portefeuilles encore vacants

Malgré ces nominations, neuf ministères demeurent à ce stade sans titulaires. Il s’agit des départements de la Défense nationale ; du Plan, de la Coopération internationale et du Développement ; de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique ; de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale ; de l’Agriculture ; de l’Industrie et du Commerce ; de l’Énergie ; de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures ; ainsi que de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire.

Ces postes encore non pourvus devraient faire l’objet d’un prochain décret présidentiel, destiné à compléter l’ossature du gouvernement et à préciser les grandes orientations sectorielles de la nouvelle équipe.

Une continuité depuis les débuts du CNRD

Fait notable, cinq ministres issus du tout premier gouvernement du CNRD, dirigé à l’époque par Mohamed Béavogui, demeurent présents dans l’équipe actuelle : Dr Morissanda Kouyaté, Dre Diaka Sidibé, Ousmane Gaoual Diallo, Alpha Bacar Barry et El Hadj Karamo Diawara. Cette permanence traduit une continuité politique assumée dans la stratégie du pouvoir.

Avec ces premières nominations, le président Mamadi Doumbouya pose les bases d’un gouvernement combinant expérience administrative et renouvellement ciblé. La désignation des responsables appelés à occuper les neuf portefeuilles encore vacants constituera une étape déterminante pour finaliser l’architecture du premier gouvernement de la Cinquième République.

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Simandou : la Chine renforce son emprise sur le plus grand projet minier de Guinée.

Baowu Resources prend le contrôle majoritaire du consortium en charge des blocs nord

La présence chinoise dans le secteur minier guinéen franchit un nouveau seuil stratégique. Selon des informations rapportées par l’agence Reuters, le groupe étatique chinois Baowu Resources, leader mondial de la sidérurgie, a officiellement pris le contrôle majoritaire du Winning Consortium Simandou (WCS), chargé du développement des blocs 1 et 2 du gisement de fer de Simandou, l’un des plus importants au monde.

Cette opération marque une évolution significative dans la gouvernance du projet, emblématique des partenariats miniers conclus entre la Guinée et la Chine au cours de la dernière décennie.

Une recomposition capitalistique décisive

Dans le cadre de cette transaction, Baowu Resources a porté sa participation de 49 % à 51 %, devenant ainsi actionnaire majoritaire du consortium. Ce changement de contrôle s’est accompagné d’une refonte de l’identité du groupe, désormais dénommé Baowu Winning Consortium Simandou (BWCS), tant au niveau de la maison mère basée à Singapour que de sa filiale opérationnelle en Guinée.

Finalisée le 30 janvier 2026, après l’obtention des autorisations requises auprès des autorités guinéennes en mai 2024, l’opération permet à BWCS de détenir 85 % de la société d’exploitation des blocs nord (1 et 2) de la chaîne de Simandou. Cette prise de contrôle confère au groupe chinois un rôle prépondérant dans les décisions stratégiques, opérationnelles et financières liées à ces actifs.

Simandou, un projet au cœur des enjeux géoéconomiques

Le gisement de Simandou est considéré comme l’un des plus vastes réserves de minerai de fer à haute teneur encore inexploitées. Son développement représente un enjeu majeur pour la diversification économique de la Guinée, mais aussi un levier stratégique pour la sécurisation des approvisionnements chinois en matières premières, dans un contexte de forte concurrence mondiale.

Avec cette montée au capital, Pékin consolide sa position dominante sur l’ensemble du projet Simandou, tant au nord qu’au sud de la chaîne montagneuse.

Une influence chinoise étendue aux blocs sud et aux infrastructures

Sur les blocs 3 et 4, situés dans la partie sud de Simandou, la présence chinoise est déjà significative à travers Chinalco, partenaire de Rio Tinto et de l’État guinéen au sein de la coentreprise Simfer. Cette configuration place les intérêts chinois au cœur des deux principaux pôles d’exploitation du projet.

Au-delà de l’extraction minière, l’influence de Pékin s’étend également aux infrastructures stratégiques associées au projet. BWCS et Simfer ont conjointement financé et développé les infrastructures clés, notamment le chemin de fer transguinéen et le port en eaux profondes, indispensables à l’exportation du minerai.

Les premières expéditions de fer ont débuté en novembre dernier, mettant fin à près de trente années d’attente marquées par des blocages techniques, financiers et politiques.

Un tournant structurant pour le secteur minier guinéen

La prise de contrôle majoritaire de Baowu Resources sur les blocs nord confirme l’ancrage durable de la Chine dans le secteur minier guinéen et renforce la centralité de Simandou dans les stratégies industrielles et géoéconomiques de Pékin. Pour la Guinée, ce tournant ouvre une nouvelle phase du projet, marquée par des attentes élevées en matière de retombées économiques, d’emplois et de développement des infrastructures nationales.