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Guinée : Pouvoir d’achat, contenu local, port – les annonces structurantes du président Mamadi Doumbouya

Dans un contexte de relance économique et de renforcement du rôle du secteur privé, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a présenté une série de mesures et orientations destinées à stimuler l’activité économique, protéger le pouvoir d’achat des citoyens, promouvoir la production locale et améliorer les conditions d’opération logistique au Port autonome de Conakry. Ces annonces s’inscrivent dans la dynamique de la vision nationale de développement à long terme, Simandou 2040, et dans un environnement politique marqué par la récente réintégration complète de la Guinée au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). 

Préserver le pouvoir d’achat des ménages

À l’approche du mois de Ramadan et du carême chrétien, l’un des thèmes centraux abordés par le président Doumbouya a été la question du coût de la vie et du pouvoir d’achat. Face à la pression inflationniste sur les produits de première nécessité, il a lancé un appel aux opérateurs économiques pour stabiliser les prix des biens de consommation courante, dans un esprit de solidarité nationale et de responsabilité collective. 

Parallèlement, l’État a mis en place des mesures de facilitation logistique visant à réduire les coûts liés à l’importation de marchandises essentielles. Parmi ces mesures figure notamment la suppression temporaire des pénalités portuaires (surestaries) et l’ouverture du Port autonome de Conakry en continu (24 h/24, 7 j/7). L’objectif affiché est de fluidifier les importations, diminuer les charges supportées par les importateurs et, indirectement, atténuer les hausses de prix que subissent les consommateurs. 

Renforcer le contenu local, soutenir la production nationale

Le président Doumbouya a également mis en avant une ambition affirmée de renforcer le contenu local dans l’économie guinéenne, particulièrement dans les secteurs agricoles et agro-industriels. Dans son allocution, il a encouragé les acteurs économiques à produire, transformer et commercialiser davantage de produits locaux, dans l’objectif de :

  • Améliorer la sécurité alimentaire, en réduisant la dépendance aux importations ;

  • Créer de la valeur ajoutée sur le territoire national, via des chaînes de transformation intégrées ;

  • Favoriser l’emploi local, notamment pour les jeunes et les entrepreneurs nationaux. 

Cette orientation s’inscrit dans une vision économique plus large qui vise à consolider l’indépendance productive du pays, tout en attirant des investissements productifs et durables. 

Alléger les coûts logistiques au port

Le fonctionnement du principal port guinéen constitue un enjeu majeur pour la compétitivité du pays, tant pour le commerce extérieur que pour l’approvisionnement interne. Les mesures adoptées par le gouvernement – notamment la suspension des pénalités portuaires et l’extension des horaires d’activité du port – visent à désengorger le trafic des marchandises, à réduire les délais et les coûts logistiques, et à améliorer la capacité du port à servir les besoins économiques nationaux. 

Ces mesures interviennent alors que des initiatives régionales viennent renforcer l’importance du Port autonome de Conakry dans la sous-région. Par exemple, des accords logistiques bilatéraux avec des pays voisins, comme le Mali, visent à diversifier les corridors commerciaux et à élargir l’utilisation des infrastructures portuaires guinéennes. 

Vers une économie inclusive et résiliente

Les annonces du président Doumbouya traduisent une volonté de conjuguer croissance économique, protection sociale et renforcement du tissu productif national. En mettant l’accent sur la stabilité des prix, l’intégration du contenu local, et l’amélioration de l’environnement logistique, les autorités guinéennes affirment leur engagement à soutenir à la fois les opérateurs économiques et les citoyens, tout en préparant le terrain pour une transformation structurelle de l’économie. 

Cette dynamique s’inscrit dans un contexte plus large de consolidation économique, politique et institutionnelle pour la Guinée, qui se donne pour objectif de promouvoir une croissance inclusive et durable au bénéfice de l’ensemble de la population.

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Présidence guinéenne : Mamadi Doumbouya reconduit Djiba Diakité et Amara Camara à des postes stratégiques.

Par une série de décrets lus ce mercredi 4 février 2026 à la télévision nationale, le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a procédé à la reconduction de deux hauts responsables au cœur de l’appareil présidentiel. Djiba Diakité est ainsi maintenu dans ses fonctions de ministre, directeur de cabinet de la Présidence de la République, tandis qu’Amara Camara conserve son poste de ministre, secrétaire général de la Présidence.

Ces décisions traduisent la volonté du chef de l’État de préserver une continuité au sommet de l’exécutif, à un moment clé de la structuration institutionnelle et de la mise en œuvre des priorités de la transition. Le directeur de cabinet de la Présidence occupe en effet un rôle central dans la coordination de l’action présidentielle, le suivi des dossiers stratégiques et l’interface entre le chef de l’État, le gouvernement et les autres institutions.

De son côté, le secrétaire général de la Présidence assure la gestion administrative et institutionnelle de la Présidence, en veillant à la cohérence des décisions, à leur application effective et au fonctionnement régulier des services rattachés à la magistrature suprême.

En renouvelant sa confiance à Djiba Diakité et à Amara Camara, le président Mamadi Doumbouya réaffirme son choix de s’appuyer sur des collaborateurs expérimentés pour accompagner la conduite de l’action présidentielle et garantir la stabilité de l’appareil d’État.

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Guinée : Mamadi Doumbouya procède à de nouvelles nominations pour renforcer l’équipe gouvernementale.

Agriculture, industrie et Présidence au cœur du remaniement

Par une série de décrets rendus publics mardi 3 février 2026 sur les antennes de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG), le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a annoncé de nouvelles nominations au sein du gouvernement et de la Présidence de la République. Ces décisions s’inscrivent dans une dynamique de réajustement et de consolidation de l’appareil exécutif, engagé depuis la mise en place des autorités de la transition.

Renforcement de secteurs stratégiques

Dans le détail, Aminata Kaba a été nommée ministre de l’Agriculture, un département clé dans un pays où l’agriculture demeure un pilier de l’économie nationale et un levier central de sécurité alimentaire et d’emplois. Cette nomination intervient dans un contexte marqué par la volonté des autorités de moderniser les filières agricoles, d’améliorer la productivité et de renforcer la transformation locale.

Le portefeuille de l’Industrie et du Commerce a, quant à lui, été confié à Fatima Camara. À la tête de ce ministère stratégique, elle aura notamment pour mission de stimuler l’industrialisation, de promouvoir le secteur privé et de renforcer les échanges commerciaux, dans un environnement économique en quête de diversification et de valeur ajoutée.

Un ancien Premier ministre rappelé à la Présidence

Au-delà des ajustements gouvernementaux, le chef de l’État a également décidé de renforcer son cabinet civil en nommant Bernard Goumou au poste de conseiller principal du président de la République. Ancien cadre de la transition et ex-Premier ministre, Bernard Goumou fait son retour au premier cercle présidentiel, une décision qui témoigne de la volonté du pouvoir de s’appuyer sur des profils expérimentés pour accompagner l’action présidentielle.

Une équipe resserrée autour du Premier ministre

Ces nominations interviennent dans le cadre du renforcement de l’équipe gouvernementale dirigée par le Premier ministre Bah Oury, chargé de la mise en œuvre du programme de la transition. Elles traduisent la volonté des autorités de consolider la gouvernance, d’améliorer l’efficacité de l’action publique et de répondre aux priorités économiques et sociales du pays.

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Guinée : le président Doumbouya nomme les premiers membres du nouveau gouvernement.

Vingt ministres officialisés, entre continuité politique et signaux de renouvellement

Une semaine après la reconduction du Premier ministre Amadou Oury Bah et la présentation de l’architecture du nouveau gouvernement, le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a franchi une nouvelle étape dans la mise en place de son équipe gouvernementale. Par décret présidentiel rendu public ce lundi 2 février 2026, vingt des vingt-neuf ministres prévus ont été officiellement nommés.

Ces premières désignations confirment la volonté affichée par le chef de l’État de privilégier la stabilité institutionnelle, tout en intégrant de nouveaux profils appelés à accompagner la mise en œuvre des priorités de la Cinquième République.

Des nominations à forte portée institutionnelle

Parmi les nouvelles figures faisant leur entrée au gouvernement, le magistrat Ibrahima Sory II Tounkara a été nommé Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. Connu pour avoir présidé le procès du massacre du 28 septembre 2009, son choix est largement interprété comme un signal fort en faveur du renforcement de l’État de droit, de la lutte contre l’impunité et de la poursuite des réformes judiciaires.

Autre nomination stratégique, celle du Général Ahmed Mohamed Oury Diallo, désigné ministre de la Sécurité et de la Protection civile, dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants et des enjeux croissants en matière de stabilité intérieure.

Une présence féminine renforcée dans l’équipe gouvernementale

Le nouveau gouvernement enregistre également l’entrée de deux femmes. Khaïté Sall a été nommée ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, un portefeuille clé au regard des défis sanitaires et sociaux du pays. Patricia Adeline Lamah prend, pour sa part, la tête du ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, avec pour mission de renforcer les politiques de protection sociale et de promotion du genre.

Des réaménagements au sein des portefeuilles stratégiques

La majorité des ministres déjà en fonction conserve une place au sein de la nouvelle équipe, parfois avec des changements de portefeuille. Mariama Ciré Sylla se voit confier le méga-ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, tandis que Mourana Soumah est nommé ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation. Facinet Sylla prend les rênes du ministère des Infrastructures.

Dans le secteur de l’éducation, Dre Diaka Sidibé retrouve l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, alors qu’Alpha Bacar Barry est nommé à la tête du vaste département de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle.

Une continuité assumée dans plusieurs départements clés

Plusieurs figures de l’exécutif conservent leurs fonctions. Il s’agit notamment de Dr Morissanda Kouyaté aux Affaires étrangères, Ibrahima Kalil Condé à l’Administration du territoire, Bouna Sylla aux Mines, Félix Lamah à l’Élevage, Fassou Théa à la Pêche, Moussa Moïse Sylla à la Culture, Ousmane Gaoual Diallo aux Transports, Djami Diallo à l’Environnement, Tamba Benoît Kamano en qualité de Secrétaire général du gouvernement, ainsi que El Hadj Karamo Diawara aux Affaires religieuses.

Neuf portefeuilles encore vacants

Malgré ces nominations, neuf ministères demeurent à ce stade sans titulaires. Il s’agit des départements de la Défense nationale ; du Plan, de la Coopération internationale et du Développement ; de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique ; de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale ; de l’Agriculture ; de l’Industrie et du Commerce ; de l’Énergie ; de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures ; ainsi que de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire.

Ces postes encore non pourvus devraient faire l’objet d’un prochain décret présidentiel, destiné à compléter l’ossature du gouvernement et à préciser les grandes orientations sectorielles de la nouvelle équipe.

Une continuité depuis les débuts du CNRD

Fait notable, cinq ministres issus du tout premier gouvernement du CNRD, dirigé à l’époque par Mohamed Béavogui, demeurent présents dans l’équipe actuelle : Dr Morissanda Kouyaté, Dre Diaka Sidibé, Ousmane Gaoual Diallo, Alpha Bacar Barry et El Hadj Karamo Diawara. Cette permanence traduit une continuité politique assumée dans la stratégie du pouvoir.

Avec ces premières nominations, le président Mamadi Doumbouya pose les bases d’un gouvernement combinant expérience administrative et renouvellement ciblé. La désignation des responsables appelés à occuper les neuf portefeuilles encore vacants constituera une étape déterminante pour finaliser l’architecture du premier gouvernement de la Cinquième République.

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Guinée : le président Mamadi Doumbouya fixe l’architecture du nouveau gouvernement.

Le président de la République de Guinée, le général Mamadi Doumbouya, a procédé à la structuration officielle du gouvernement à travers un décret présidentiel lu ce lundi 26 janvier 2026 à la télévision nationale. Cette décision, prise sur proposition du Premier ministre, chef du gouvernement, marque une étape institutionnelle majeure dans la mise en place de la nouvelle équipe exécutive.

Une organisation gouvernementale clarifiée

Le décret présidentiel définit de manière précise l’architecture de l’Exécutif, en établissant la liste complète des départements ministériels appelés à conduire l’action gouvernementale. Cette structuration vise à renforcer la lisibilité de l’action publique, à mieux répartir les compétences sectorielles et à répondre aux priorités économiques, sociales et institutionnelles du pays.

Aux termes de l’article premier du décret, le gouvernement de la République de Guinée est désormais composé des départements suivants :

Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme

Ministère de la Défense nationale

Ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation

Ministère de la Sécurité et de la Protection civile

Ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger

Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget

Ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement

Ministère de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique

Ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale

Ministère des Mines et de la Géologie

Ministère de l’Agriculture

Ministère de l’Élevage

Ministère de la Pêche et de l’Économie maritime

Ministère de l’Industrie et du Commerce

Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique

Ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle

Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat

Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique

Ministère de la Femme, de la Famille et de la Solidarité

Ministère de la Jeunesse et des Sports

Ministère des Infrastructures

Ministère des Transports

Ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation

Ministère de l’Environnement et du Développement durable

Ministère de l’Énergie

Ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures

Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire

À ces départements s’ajoutent deux structures transversales essentielles au fonctionnement de l’État :

le Secrétariat général du Gouvernement,

le Secrétariat général des Affaires religieuses.

Un cadre pour l’action gouvernementale

Cette nouvelle architecture gouvernementale constitue le socle institutionnel sur lequel reposera l’action de la prochaine équipe ministérielle. Elle traduit la volonté des autorités de doter la Guinée d’un appareil exécutif structuré, capable de conduire les réformes prioritaires, d’assurer la coordination des politiques publiques et de répondre aux attentes des citoyens en matière de gouvernance, de développement et de cohésion sociale.

La publication de ce décret ouvre désormais la voie à la nomination des ministres appelés à diriger ces départements, étape attendue dans la consolidation du nouvel exécutif guinéen.

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Guinée : Mamadi Doumbouya dépose sa déclaration de patrimoine à la Cour suprême.

Conformément aux exigences constitutionnelles en vigueur, le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, a procédé ce jeudi 22 janvier 2026 au dépôt officiel de sa déclaration de patrimoine auprès de la Cour suprême de Guinée.

Dans un geste à forte portée institutionnelle, le Chef de l’État s’est personnellement rendu au siège de la plus haute juridiction du pays afin de s’acquitter de cette obligation légale. Cette démarche intervient cinq jours seulement après son investiture officielle, tenue le 17 janvier 2026, et s’inscrit dans le respect strict des principes de transparence et de responsabilité qui fondent l’exercice de la magistrature suprême.

Une exigence constitutionnelle encadrée par la loi

Le dépôt de la déclaration de patrimoine est prévu par l’article 60 de la Constitution, qui impose au Président de la République de déclarer l’ensemble de ses biens dans un délai maximal de dix jours suivant son entrée en fonction. Cette disposition vise à renforcer la probité dans la gestion des affaires publiques et à prévenir tout enrichissement illicite au sommet de l’État.

En se conformant à cette exigence dès les premiers jours de son mandat, le président Mamadi Doumbouya envoie un signal fort en faveur du respect de l’État de droit et du renforcement de la confiance entre les institutions et les citoyens.

Confidentialité du contenu de la déclaration

À ce stade, aucune information n’a été communiquée sur le contenu de la déclaration déposée. La procédure est en effet couverte par la confidentialité prévue par la loi, la Cour suprême étant seule habilitée à en assurer la conservation et le contrôle, dans les conditions fixées par les textes en vigueur.

Cet acte marque ainsi l’une des premières étapes institutionnelles du nouveau mandat présidentiel, dans un contexte où les attentes sont fortes en matière de gouvernance, de transparence et d’exemplarité au sommet de l’État.

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Guinée : Mamadi Doumbouya engage le pays dans un nouveau cycle de développement avec le programme SIMANDOU 2040.

Élu le 28 décembre 2025 à l’issue d’un scrutin présenté comme un tournant politique majeur, Mamadi Doumbouya a été porté à la magistrature suprême pour un mandat de sept ans. Cette victoire, selon ses soutiens, consacre le bilan de la transition conduite depuis septembre 2021 et valide une vision de transformation profonde de l’État et de l’économie guinéenne. Désormais investi, le chef de l’État a placé son septennat sous le signe de la rigueur, de l’action et de la planification stratégique à long terme.

Au cœur de cette nouvelle phase de gouvernance figure le Programme SIMANDOU 2040, conçu comme une boussole de développement à l’horizon 2040. Élaboré sous l’autorité du Comité stratégique de Simandou, dirigé par le ministre directeur de cabinet de la Présidence, Djiba Diakité, ce programme ambitionne de doter la Guinée d’un cadre structuré, cohérent et souverain de développement socio-économique durable pour les quinze prochaines années.

Une vision nationale adossée à des leviers de financement identifiés

Présenté comme un programme de développement socio-économique durable et responsable, SIMANDOU 2040 couvre l’ensemble du territoire national et se veut aligné sur les aspirations des populations en matière de croissance inclusive, de création d’emplois, de justice sociale et de souveraineté économique. Les autorités insistent sur un point central : la crédibilité du programme repose sur l’identification claire de ses mécanismes de financement.

Trois leviers structurants ont ainsi été retenus :

  1. Le méga projet minier Simandou, pilier économique du programme ;

  2. La mise en place d’un Fonds souverain, destiné à canaliser et sécuriser les revenus stratégiques ;

  3. La notation financière inaugurale B+, considérée comme un signal de crédibilité envoyé aux marchés et aux partenaires internationaux.

Selon les concepteurs du programme, cette architecture vise à rompre avec les cycles de dépendance budgétaire et à inscrire l’action publique dans une logique de soutenabilité financière.

Le méga projet Simandou, colonne vertébrale du programme

Projet minier parmi les plus importants au monde, Simandou constitue la pierre angulaire de SIMANDOU 2040. Il repose sur quatre grandes composantes intégrées, conçues pour maximiser les retombées économiques nationales.

Les mines. Le gisement de Simandou est structuré autour de deux ensembles de blocs. Les blocs 1 et 2 sont exploités par un consortium incluant Baowu et Winning Consortium Simandou (WCS). Les blocs 3 et 4 sont portés par Rio Tinto et Chinalco. Cette configuration reflète la volonté des autorités de diversifier les partenariats tout en renforçant la position de l’État guinéen dans la gouvernance du projet.

Les infrastructures ferroviaires. Le projet prévoit la construction d’une ligne ferroviaire de plus de 650 kilomètres à double voie, destinée à relier les zones minières au littoral. Cette infrastructure stratégique sera la propriété de la Compagnie du TransGuinéen (CTG), une entité présentée comme un instrument clé de souveraineté et d’intégration territoriale.

Au-delà de l’exploitation minière, les autorités affirment que ces infrastructures seront pensées comme des catalyseurs de développement, favorisant l’industrialisation, la mobilité intérieure et l’émergence de pôles économiques le long du corridor.

Une ambition de transformation structurelle

À travers SIMANDOU 2040, le pouvoir exécutif entend inscrire la Guinée dans une trajectoire de transformation structurelle, en s’appuyant sur ses ressources naturelles pour financer l’éducation, la santé, les infrastructures, l’industrialisation et la diversification économique. Le discours officiel met en avant une rupture avec la simple logique extractive au profit d’un modèle fondé sur la valeur ajoutée, la planification et la redistribution.

Si la réussite de ce programme dépendra de sa mise en œuvre effective, de la qualité de la gouvernance et de la capacité de l’État à préserver l’intérêt national, SIMANDOU 2040 marque d’ores et déjà une inflexion stratégique majeure. Pour les autorités, le septennat qui s’ouvre doit être celui de la consolidation : transformer une vision politique en résultats tangibles pour les populations et inscrire durablement la Guinée sur la voie d’un développement maîtrisé et souverain.

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Guinée : après l’investiture, les grands chantiers du mandat de Mamadi Doumbouya.

Lors de sa prestation de serment, quelques jours après la prise du pouvoir le 21 septembre 2021, le président Mamadi Doumbouya s’était engagé à instaurer un nouveau pacte de confiance entre l’État et les citoyens. Il promettait alors une Guinée ambitieuse, solidaire et respectée, fondée sur la performance, la justice sociale et la refondation des institutions.

Quatre années plus tard, cet engagement initial s’est transformé en un mandat populaire, porté par l’espoir d’une population en quête de stabilité et de renouveau. Désormais investi pour conduire la destinée nationale, le Chef de l’État se retrouve face à une équation complexe : par où commencer lorsque tout apparaît prioritaire et que les attentes sont immenses ?

Le capital humain, socle de la refondation nationale

Au cœur de ce nouveau mandat, le développement du capital humain s’impose comme une priorité stratégique. Santé, éducation et formation constituent les piliers d’une transformation durable. Le président est attendu sur sa capacité à investir davantage dans ces secteurs afin de bâtir une génération compétente, innovante et responsable.

Les effets positifs observés ces dernières années, souvent qualifiés d’« effet Doumbouya », ont permis à de nombreux jeunes d’accéder à des formations qualifiantes et à des responsabilités accrues dans l’administration et le secteur productif. Toutefois, ces avancées demeurent insuffisantes face à la croissance démographique et aux besoins structurels du pays. La consolidation de ces acquis et leur extension à l’ensemble du territoire constituent désormais un impératif.

Transformation économique et valorisation des ressources nationales

La refondation passe également par une transformation structurelle de l’économie. La valorisation des produits agricoles, le développement des chaînes de transformation locale et la réduction de la dépendance aux importations figurent parmi les leviers majeurs de création de richesse et d’emplois.

Le soutien au secteur privé national est appelé à jouer un rôle central, notamment à travers des programmes ciblés en faveur des villes secondaires. L’objectif est d’intégrer davantage les entreprises guinéennes dans les chaînes de valeur régionales et internationales, tout en faisant émerger des champions locaux capables de porter la compétitivité du pays.

Rigueur budgétaire et gouvernance économique

Sur le plan macroéconomique, la rigueur dans la gestion des finances publiques demeure une attente forte. L’optimisation des procédures administratives, l’amélioration du suivi des paiements, le renforcement de la mobilisation des recettes et la poursuite des réformes de gouvernance constituent des axes structurants du mandat.

La lutte contre la fraude financière, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme s’inscrit également dans cette dynamique. En renforçant les mécanismes de contrôle et de transparence, la Guinée ambitionne de se positionner comme un modèle de bonne gouvernance en Afrique de l’Ouest.

Jeunesse, femmes et stabilité : les piliers de l’avenir

Les politiques sociales restent étroitement liées à la jeunesse et aux femmes, considérées comme des acteurs centraux du développement. Formation, insertion professionnelle, entrepreneuriat et créativité constituent les principaux leviers pour transformer ce potentiel démographique en moteur de croissance.

Enfin, la stabilité et la sécurité demeurent des conditions essentielles à la réussite de l’ensemble de ces réformes. Sans un climat apaisé et sécurisé, aucun développement durable ne peut s’enraciner.

Un mandat sous le signe des choix stratégiques

À l’ouverture de ce nouveau chapitre, le président Mamadi Doumbouya fait face à des attentes élevées et à des défis multiples. Le succès de son mandat dépendra de sa capacité à hiérarchiser les urgences, à maintenir le cap des réformes engagées et à traduire les engagements politiques en résultats tangibles pour les populations.

La Guinée entre ainsi dans une phase décisive, où la refondation annoncée devra s’incarner dans des politiques cohérentes, inclusives et durables, à la hauteur des espoirs placés en ce nouveau départ.

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Investiture de Mamadi Doumbouya : Simandou 2040, le serment d’un nouveau destin pour la Guinée

La Guinée a vécu un moment charnière de son histoire politique et économique avec l’investiture du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya. Une cérémonie à forte portée symbolique, mais surtout un discours fondateur, articulé autour d’une vision claire : Simandou 2040, présenté comme le socle d’un nouveau contrat entre l’État, la Nation et les générations futures.

Ce jour-là, au-delà des fastes républicains, c’est un cap stratégique qui a été solennellement fixé.

Un serment au nom de la rupture et de la responsabilité

Dans son allocution, le Président Mamadi Doumbouya a réaffirmé son engagement à gouverner sous le sceau de la rupture avec les pratiques du passé : corruption endémique, prédation des ressources, gouvernance déconnectée des réalités populaires.

Le serment prononcé n’était pas seulement institutionnel. Il était moral et historique. Gouverner autrement, pour que la richesse nationale cesse d’être une promesse abstraite et devienne un levier concret de développement.

Simandou 2040 : plus qu’un projet minier, une vision nationale

Le projet Simandou, longtemps perçu comme un simple gisement de fer parmi les plus riches du monde, change ici de statut.

Il devient un projet de société.

Avec Simandou 2040, le chef de l’État inscrit l’exploitation minière dans une perspective de long terme, structurée autour de :

  • l’industrialisation du pays,

  • le développement des infrastructures (rail, énergie, ports),

  • la création massive d’emplois locaux,

  • et la transformation sur place des ressources.

Le message est clair : la Guinée ne sera plus un simple exportateur de matières premières brutes.

Souveraineté économique et justice intergénérationnelle

L’un des axes forts du discours présidentiel réside dans la notion de justice intergénérationnelle. Les ressources minières ne doivent pas enrichir une élite éphémère, mais construire l’avenir de la Nation.

Éducation, santé, formation technique, innovation industrielle : Simandou 2040 se veut un levier de financement durable de ces priorités stratégiques.

C’est une vision exigeante, qui implique :

  • une gouvernance rigoureuse,

  • des partenariats internationaux équilibrés,

  • et une transparence sans compromis.

Un message adressé à l’Afrique et au monde

À travers cette investiture, la Guinée envoie un signal fort à ses partenaires africains et internationaux :

Le temps de l’exploitation déséquilibrée est révolu.

Le pays affirme sa volonté de reprendre le contrôle de son destin économique, tout en restant ouvert à des investisseurs alignés avec sa vision de développement durable et inclusif.

Entre espoir et exigence

Si l’espoir est réel, l’exigence l’est tout autant. Simandou 2040 sera jugé non sur les intentions, mais sur :

  • la capacité de l’État à tenir ses engagements,

  • la traduction concrète des discours en politiques publiques efficaces,

  • et l’impact réel sur le quotidien des Guinéens.

L’investiture du Président Mamadi Doumbouya marque ainsi le début d’un cycle décisif, où chaque décision pèsera sur plusieurs décennies.

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Guinée : vers une investiture historique de Mamadi Doumbouya le 17 janvier.

La Guinée se prépare à un moment historique : l’investiture du Président de la République, S.E.M. Mamadi Doumbouya, le 17 janvier 2026, au stade Général Lansana Conté de Nongo, à Conakry. Cette cérémonie solennelle intervient après l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 et marque l’entrée officielle du pays dans la Cinquième République, ouvrant une nouvelle ère politique et institutionnelle.

Une préparation minutieuse et sécurisée

Pour garantir le bon déroulement de cet événement d’envergure internationale, le Président Mamadi Doumbouya a effectué le 12 janvier une visite au Poste de Commandement Opérationnel de Sécurité Intérieure (PCO-SI). L’objectif était de s’enquérir de l’état d’avancement des préparatifs, tant organisationnels que sécuritaires.

Le commandement du PCO-SI a présenté au Chef de l’État un dispositif global articulé autour d’un commandement unifié, d’une coordination renforcée entre les forces de défense et de sécurité, et d’une logistique opérationnelle couvrant toutes les phases de l’événement. Une attention particulière a été portée à l’accueil des chefs d’État et de gouvernement attendus à Conakry, ainsi qu’à la sécurité et à la fluidité des déplacements des participants et des populations.

Des instructions claires pour une cérémonie exemplaire

Le Président a donné des instructions précises pour assurer un climat de sérénité et de confiance, tant pour les invités de marque que pour les citoyens présents. Le commandement opérationnel a immédiatement intégré ces orientations afin d’affiner le dispositif sécuritaire et logistique.

Un rendez-vous avec l’histoire pour la Guinée

Le 17 janvier 2026, l’investiture de Mamadi Doumbouya sera un symbole fort pour le peuple guinéen : installation officielle du Président et avènement d’une Cinquième République porteuse d’émergence, de stabilité et de renouveau institutionnel. La Guinée s’apprête ainsi à vivre un moment de célébration nationale, reflet des espoirs et des ambitions de toute une nation.