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Navigation sur le fleuve Sénégal : l’Omvs donne le feu vert au lancement des travaux.

La pose de la première pierre annoncée pour avril 2026

L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs) a franchi une étape décisive dans la concrétisation de son ambitieux projet de navigation fluviale. Réunis à Nouakchott les 30 et 31 janvier 2026, à l’occasion de leur 78ᵉ session ordinaire, les ministres de l’organisation ont autorisé le démarrage de la première phase du projet, avec une cérémonie de pose de la première pierre prévue en avril 2026.

Dans le communiqué final sanctionnant les travaux, le Conseil des ministres a donné mandat à la Société de gestion et d’exploitation de la navigation (Sogenav) pour engager les opérations techniques et administratives nécessaires au lancement effectif des travaux. Cette décision marque une avancée majeure dans la relance de la navigation sur le fleuve Sénégal, considérée comme l’un des piliers fondateurs de l’Omvs depuis sa création.

Un projet structurant pour l’intégration régionale

La navigation fluviale sur le fleuve Sénégal vise à renforcer l’intégration régionale entre les États membres — le Mali, la Mauritanie, le Sénégal et la Guinée — en facilitant les échanges commerciaux, la mobilité des personnes et le transport de marchandises à moindre coût. À terme, le projet ambitionne de désenclaver plusieurs zones riveraines, de stimuler les économies locales et de contribuer à la compétitivité des chaînes logistiques sous-régionales.

Au-delà de ses retombées économiques, le projet s’inscrit également dans une logique de développement durable, en promouvant un mode de transport moins polluant et complémentaire aux infrastructures routières et ferroviaires existantes.

Mobilisation financière et perspectives de financement

Conscients des enjeux financiers liés à un projet de cette envergure, les ministres de l’Omvs ont exhorté les États membres à accélérer la finalisation de leurs engagements financiers pour la première phase. Par ailleurs, le Conseil a instruit le Haut-commissariat de l’Omvs, en collaboration avec la Sogenav, « d’explorer des mécanismes de financement complémentaires » afin d’assurer la viabilité et la continuité des phases ultérieures du projet.

Cette orientation vise notamment à mobiliser des partenaires techniques et financiers, ainsi que des instruments innovants de financement adaptés aux projets d’infrastructures régionales.

Des programmes jugés globalement satisfaisants

Outre la question de la navigation, le Conseil des ministres s’est félicité de l’état d’avancement jugé satisfaisant des programmes de l’Omvs, à la lumière des rapports d’activités présentés par le Haut-commissariat et les différentes sociétés de gestion. Le rapport des experts a été adopté et plusieurs décisions structurantes ont été validées, traduisant la volonté de l’organisation de consolider ses acquis et d’accélérer la mise en œuvre de ses priorités stratégiques.

Une session placée sous le signe de la coopération

La 78ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres de l’Omvs s’est tenue sous la présidence de Boubacar Diané, ministre de l’Eau et de l’Énergie du Mali et président en exercice du Conseil. Ont également pris part aux travaux Cheikh Tidiane Dièye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement du Sénégal, Mohamed Ould Khaled, ministre de l’Énergie et du Pétrole de la Mauritanie, Alassane Diallo, ministre de l’Industrie et du Commerce du Mali, ainsi que Mandjou Dioubaté, ambassadeur de la République de Guinée au Sénégal et en Mauritanie.

Cette rencontre de Nouakchott confirme la volonté commune des États membres de l’Omvs de renforcer la coopération autour du fleuve Sénégal, considéré comme un levier stratégique pour le développement économique, social et environnemental de la sous-région.

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Phosphates : le Sénégal veut rompre avec l’exportation brute et s’inspirer du modèle OCP.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a conclu mercredi 28 janvier sa visite officielle au Maroc par une immersion stratégique au sein du Groupe OCP, leader mondial de l’extraction et de la transformation des phosphates. Une étape hautement symbolique, marquée par une annonce majeure : le Sénégal ambitionne désormais de mettre fin à l’exportation brute de ses phosphates pour engager une transformation locale créatrice de valeur.

S’exprimant devant une trentaine d’étudiants sénégalais inscrits à l’Université polytechnique Mohammed VI, le chef du gouvernement a dressé un constat sans détour sur le modèle actuellement en vigueur au Sénégal. « Depuis 1977, les Industries chimiques du Sénégal font exactement ce que le Maroc faisait autrefois : exporter des matières premières phosphatées », a-t-il rappelé. Une stratégie que le Royaume chérifien a progressivement abandonnée au profit d’une industrialisation intégrée de ses ressources minières.

Le choix stratégique de la transformation locale

Pour Ousmane Sonko, le succès du Groupe OCP repose précisément sur cette décision historique. « À un moment clé, le Maroc a dit stop à l’exportation brute pour transformer localement ses phosphates. C’est ce choix qui a permis à l’OCP de devenir le numéro un mondial dans la production d’engrais », a-t-il souligné, en référence à la vision portée au plus haut niveau de l’État marocain.

Cette comparaison met en lumière, selon lui, les limites du modèle sénégalais actuel. Malgré des réserves importantes, le pays peine à couvrir ses propres besoins agricoles en engrais. « Nous avons des ressources, mais nous avons du mal à fournir suffisamment d’engrais à nos producteurs. Cette situation n’est plus acceptable. Nous avons décidé d’y mettre un terme », a affirmé le Premier ministre.

Vers une industrie phosphatière souveraine

Dans cette perspective, le gouvernement sénégalais envisage la création d’une nouvelle structure dédiée à la gestion et à la valorisation des phosphates nationaux. L’objectif est double : assurer l’approvisionnement du marché intérieur, notamment pour soutenir la productivité agricole, et développer une capacité d’exportation de produits transformés à plus forte valeur ajoutée.

Le Sénégal entend s’appuyer sur l’expertise marocaine et sur le modèle industriel de l’OCP, dans un contexte de relations bilatérales qualifiées de solides et stratégiques. « Il existe de très bonnes perspectives pour le Sénégal, compte tenu de la qualité des relations entre Dakar et Rabat », a estimé Ousmane Sonko, laissant entrevoir de futures coopérations techniques et industrielles.

Recherche, formation et capital humain au cœur du projet

Au-delà de l’industrie, le Premier ministre a insisté sur la dimension scientifique et académique de cette ambition. Il a annoncé la mise en place de filières de recherche universitaire dédiées, afin d’accompagner la transformation du secteur. « La réussite de cette mutation passe nécessairement par la recherche, l’innovation et la formation de compétences nationales », a-t-il déclaré, soulignant le rôle central du capital humain.

Le Maroc, qui détient près de 68 % des réserves mondiales de phosphates, dispose aujourd’hui d’un levier géostratégique majeur dans les enjeux de sécurité alimentaire mondiale. Une expérience que le Sénégal souhaite désormais adapter à ses propres réalités pour bâtir une industrie phosphatière plus souveraine, intégrée et durable, au service de son développement économique et de son agriculture.

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Dakar accueillera la 16ᵉ Biennale de l’Art africain contemporain en novembre–décembre 2026.

La 16ᵉ édition de la Biennale de l’Art africain contemporain se tiendra à Dakar du 19 novembre au 19 décembre 2026, a annoncé le ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme. Cet événement majeur s’inscrit dans la dynamique culturelle exceptionnelle de l’année 2026, marquée par une succession de rendez-vous internationaux structurants pour l’image et l’attractivité du Sénégal.

Un rendez-vous artistique de portée mondiale

Reconnue comme l’un des grands événements de l’agenda artistique international, la Biennale de Dakar constitue depuis plusieurs décennies une plateforme de référence pour la création africaine contemporaine et celle des diasporas. Elle offre un espace d’expression, de dialogue et de visibilité aux artistes du continent, tout en mettant en lumière la diversité, la richesse et l’innovation des pratiques artistiques africaines.

À travers expositions, performances, rencontres professionnelles et débats intellectuels, la Biennale contribue activement à la structuration du marché de l’art africain et au renforcement des échanges culturels entre l’Afrique et le reste du monde.

Dakar, capitale culturelle africaine affirmée

La tenue régulière de la Biennale a largement participé au rayonnement de Dakar comme capitale culturelle africaine, faisant de la ville un carrefour incontournable des arts contemporains. L’édition 2026 entend consolider cette position, en accueillant des artistes, commissaires, critiques, collectionneurs et institutions venus des cinq continents.

Le ministère de la Culture souligne que cette nouvelle édition s’inscrit dans la continuité des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ), organisés la même année à Dakar, et s’intègre pleinement à la vision d’une ville créative, ouverte sur le monde et tournée vers la jeunesse.

Une ambition culturelle et stratégique

Selon les autorités culturelles, toutes les dispositions sont prises pour assurer le succès de cette 16ᵉ édition, tant sur le plan organisationnel qu’artistique. La Biennale s’inscrit ainsi dans la politique de rayonnement, de diplomatie et de souveraineté culturelle du Sénégal, qui fait de la culture un levier stratégique de développement, d’attractivité et de cohésion sociale.

À l’horizon 2026, Dakar se prépare donc à redevenir, pendant un mois, l’épicentre de la création artistique africaine contemporaine, confirmant son statut de ville-monde de la culture africaine.

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Sénégal : le monde de la culture pleure la disparition de l’actrice Halima Gadji.

Le cinéma et le théâtre sénégalais sont en deuil. Halima Gadji, figure emblématique de la scène artistique nationale, s’est éteinte ce lundi 26 janvier 2025, à l’âge de 36 ans, des suites d’un malaise. Sa disparition brutale plonge le monde culturel dans une profonde tristesse et laisse un vide immense au sein de l’industrie audiovisuelle sénégalaise.

Une actrice devenue icône du petit écran

Connue du grand public sous le nom de Marième Dial, personnage phare de la série à succès Maîtresse d’un homme marié, Halima Gadji s’était imposée comme l’une des actrices les plus marquantes de sa génération. Grâce à une interprétation juste, intense et nuancée, elle avait su conquérir le cœur de millions de téléspectateurs au Sénégal, en Afrique et au sein de la diaspora.

Son charisme naturel, sa prestance à l’écran et son authenticité ont contribué à faire d’elle une référence du jeu d’acteur dans les productions télévisuelles contemporaines.

Un parcours artistique riche et ascendant

Née au Sénégal, Halima Gadji débute sa carrière dans le mannequinat avant de se tourner vers le théâtre et le cinéma, où elle révèle rapidement une sensibilité artistique affirmée. Elle fait ses premiers pas dans des productions telles que Tundu Wundu et Sakho et Mangane, qui permettent au public de découvrir une actrice dotée d’une grande finesse d’interprétation.

Elle confirme ensuite son talent dans plusieurs séries populaires, dont Bakary Taximan et Béte Béte, consolidant ainsi sa place parmi les valeurs sûres de la scène audiovisuelle sénégalaise.

Une reconnaissance au-delà des frontières

Au-delà du cadre national, Halima Gadji s’était également illustrée sur la scène internationale, notamment à travers sa participation à la série Le futur est à nous, confirmant son rayonnement et son succès bien au-delà des frontières du Sénégal. Cette ouverture internationale témoignait de l’universalité de son talent et de sa capacité à porter la culture sénégalaise sur des scènes plus larges.

L’héritage d’une artiste engagée

Le parcours de Halima Gadji restera gravé dans la mémoire collective comme celui d’une artiste engagée, passionnée et profondément attachée à la promotion de la culture sénégalaise. À travers ses rôles, elle a su donner une voix à des personnages complexes, reflétant avec justesse les réalités sociales et humaines de son époque.

Sa disparition prématurée constitue une perte majeure pour le cinéma et le théâtre sénégalais. Hommages et messages de compassion affluent du monde artistique, des institutions culturelles et du public, saluant la mémoire d’une actrice dont le talent et l’humanité continueront de marquer durablement la scène culturelle nationale.

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Coopération sénégalo-marocaine : Ousmane Sonko à Rabat pour relancer le partenariat stratégique.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, est arrivé ce lundi matin à l’aéroport de Rabat-Salé, peu après 8 heures, pour une visite officielle de trois jours au Royaume du Maroc. Ce déplacement, prévu du 26 au 28 janvier, s’inscrit dans le cadre de la relance de la Haute Commission mixte de partenariat Sénégal–Maroc, qu’il coprésidera avec son homologue marocain, Aziz Akhannouch, venu personnellement l’accueillir à son arrivée.

Une visite au calendrier dense et hautement symbolique

Dès son premier jour à Rabat, le chef du gouvernement sénégalais entame un programme particulièrement soutenu. La matinée est marquée par une visite solennelle au Mausolée Mohammed V, haut lieu de mémoire du Royaume, avant une rencontre officielle avec Aziz Akhannouch.

Ce tête-à-tête entre les deux Premiers ministres ouvre la voie au lancement formel des travaux de la Haute Commission mixte, cadre institutionnel central de la coopération bilatérale, resté en veille pendant plusieurs années.

Des travaux sectoriels axés sur les priorités économiques et sociales

Les échanges se poursuivent par des travaux sectoriels réunissant les membres des deux gouvernements. Côté sénégalais, plusieurs ministres prennent part aux discussions, parmi lesquels Cheikh Niang, ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Abdourahmane Sarr, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, ainsi que Mabouba Diagne, ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage.

Participent également Daouda Ngom, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et d’autres responsables gouvernementaux engagés dans des secteurs clés tels que l’agriculture, l’énergie, les infrastructures, l’enseignement supérieur et l’investissement.

Une délégation sénégalaise élargie et stratégique

Au-delà des membres du gouvernement, la délégation sénégalaise comprend plusieurs directeurs généraux d’institutions majeures. Figurent notamment Wally Diouf Bodian, directeur général du Port autonome de Dakar, Fadilou Keïta, directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, ainsi que Gagné Demba, directeur général de la SOMISEN.

S’y ajoutent Alioune Gueye de Petrosen Holding, Birome Hola Ba, directeur général du BOCSPP, et Bakary Séga Bathily, directeur général de APIX.

Vers une déclaration conjointe et de nouveaux accords

Les travaux de la Haute Commission mixte devraient déboucher sur l’adoption d’une déclaration conjointe réaffirmant la solidité du partenariat entre Dakar et Rabat, ainsi que sur la signature de plusieurs accords de coopération. Les allocutions de clôture d’Ousmane Sonko et d’Aziz Akhannouch viendront sceller cette session, présentée par les deux parties comme une étape majeure dans la redynamisation des relations sénégalo-marocaines.

Cette visite marque ainsi la volonté commune des deux pays de hisser leur coopération à un niveau plus stratégique, en phase avec les priorités économiques, diplomatiques et africaines partagées par Dakar et Rabat.

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JOJ Dakar 2026 : l’aéroport Blaise Diagne au cœur du dispositif d’accueil et de sécurité.

Le Comité d’organisation des Jeux olympiques de la Jeunesse et l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) ont officialisé, ce jeudi à Diass, la signature d’une convention de partenariat stratégique. Cet accord vise à garantir une organisation fluide, coordonnée et sécurisée de l’accueil et du départ des quelque 15 000 hôtes attendus à Dakar, à l’occasion des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, prévus du 31 octobre au 13 novembre prochains.

Un maillon logistique clé pour un rendez-vous mondial

Fruit de plusieurs mois de concertation et de travaux préparatoires, cette convention fait de la plateforme aéroportuaire de Diass un pilier central de la logistique globale de cet événement sportif planétaire, organisé pour la première fois sur le continent africain.

L’accord engage l’ensemble des acteurs de la chaîne aéroportuaire – autorités de régulation, opérateurs techniques, services de sûreté et forces de défense et de sécurité – à mettre leur expertise au service du comité d’organisation, avec un accent particulier sur la gestion optimale des flux de passagers, la sûreté, la sécurité et la qualité de l’expérience voyageur.

Une gouvernance aéroportuaire alignée sur un objectif commun

Présent lors de la cérémonie, le coordonnateur général du COJOJ, Ibrahima Wade, a souligné la portée structurante de cet accord.
« Les conventions que nous actons aujourd’hui s’inscrivent dans une dynamique cohérente et progressive. Elles viennent consolider le cadre institutionnel déjà mis en place, notamment à travers la convention signée en août 2025 entre le COJOJ et le ministère en charge des Transports aériens », a-t-il déclaré.

Selon lui, cette étape marque l’alignement complet de « toute la chaîne de gouvernance, de régulation et d’opération aéroportuaire autour d’un objectif commun : faire des JOJ Dakar 2026 une réussite exemplaire, tant sur le plan organisationnel que sécuritaire ».

L’aéroport, vitrine du Sénégal et de l’Afrique

Avec près de 15 000 visiteurs attendus – athlètes, officiels, délégations, médias et partenaires – l’aéroport international Blaise Diagne constituera la première vitrine du Sénégal durant les Jeux. Un enjeu pleinement intégré par la direction de l’AIBD.

Le directeur général de l’AIBD, Cheikh Bamba Dieye, a assuré que toutes les équipes sont d’ores et déjà mobilisées pour relever le défi.
« Nous avons voulu apporter au comité d’organisation notre engagement total, notre disponibilité et l’implication de l’ensemble des acteurs de la plateforme aéroportuaire pour faire de ces Jeux un moment de réussite, de teranga et d’hospitalité », a-t-il affirmé.

Rappelant que « l’aéroport est l’antichambre du Sénégal », il a insisté sur l’importance d’un accueil irréprochable, aussi bien à l’arrivée qu’au départ des délégations, afin de refléter l’image d’un pays organisé, accueillant et résolument tourné vers l’excellence.

Vers des JOJ Dakar 2026 exemplaires

À travers ce partenariat, le Sénégal renforce son dispositif d’accueil et confirme sa volonté de faire des JOJ Dakar 2026 un événement de référence, tant pour l’organisation que pour la mise en valeur du savoir-faire local et africain. L’aéroport international Blaise Diagne, point d’entrée stratégique du pays, s’impose ainsi comme un acteur clé du succès de ce rendez-vous historique pour le sport et pour l’Afrique.

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Maroc–Sénégal : un partenariat historique érigé en modèle de coopération africaine.

Les relations entre le Royaume du Maroc et la République du Sénégal sont « historiques, profondes et exemplaires ». C’est en ces termes que l’ambassadeur du Maroc à Dakar, Hassan Naciri, a résumé la nature du partenariat liant les deux pays, insistant sur une fraternité sincère entre les peuples, nourrie par des liens humains, spirituels et culturels pluriséculaires.

Dans un entretien accordé au quotidien Le Soleil, publié dans un magazine spécial en juillet 2025, le diplomate a souligné le caractère singulier de cette relation bilatérale, soutenue, selon lui, par « une volonté politique constante des chefs d’État successifs ». Cette dynamique vise à renforcer une coopération mutuellement bénéfique, au service d’une vision partagée pour le développement, la paix et l’unité du continent africain.

Une proximité politique constante au sommet de l’État

Sur le plan politique, Hassan Naciri a mis en avant « une proximité sans équivalent entre les plus hautes autorités des deux pays ». Il a rappelé que, depuis l’indépendance du Sénégal, tous les souverains marocains ont entretenu des relations étroites avec les présidents sénégalais successifs, dans un climat de fidélité, de loyauté et de confiance réciproque.

Cette continuité politique a permis d’ancrer durablement la coopération bilatérale, qu’il s’agisse de concertation diplomatique, de soutien mutuel dans les instances internationales ou de coordination sur les grandes questions africaines.

Des racines historiques profondément ancrées

Revenant sur les fondements historiques de cette relation, l’ambassadeur a rappelé l’engagement précoce du Maroc aux côtés du Sénégal dès les premiers jours de son indépendance. Le Royaume a notamment été, en 1960, coauteur de la résolution relative à l’admission du Sénégal à l’Organisation des Nations Unies.

Il a également évoqué des épisodes symboliques forts, tels que l’accueil réservé à Feu Sa Majesté Mohammed V à l’aéroport de Yoff en 1955, ou encore la participation de citoyens sénégalais à la Marche Verte en 1975, des événements qui ont, selon lui, « scellé une solidarité africaine vivante et durable ».

Une dimension spirituelle et humaine unique

Au-delà des considérations politiques et historiques, Hassan Naciri a mis l’accent sur la profondeur des liens spirituels unissant les deux nations. Ceux-ci reposent sur un islam sunnite malékite, tolérant et profondément enraciné dans les valeurs du soufisme, conférant au partenariat maroco-sénégalais « une profondeur unique, ancrée dans les cœurs autant que dans les institutions ».

Cette proximité se manifeste également sur le plan humain. Le diplomate a souligné l’existence de milliers de familles mixtes issues de mariages entre Marocains et Sénégalais, ainsi qu’une coopération éducative soutenue, marquée par la mobilité de nombreux étudiants poursuivant leurs études dans les universités des deux pays.

Une relation de référence pour l’Afrique

Pour l’ambassadeur du Maroc à Dakar, l’ensemble de ces éléments fait de la relation entre Rabat et Dakar un modèle de coopération en Afrique. Fondée sur un héritage commun solide, une confiance politique durable et une ambition partagée, cette relation illustre, selon lui, ce que peut être un partenariat africain authentique, tourné vers l’avenir et au service des peuples.

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Sénégal-Maroc : Ousmane Sonko réaffirme des liens solides après les incidents sportifs.

Dans une déclaration officielle visant à apaiser les tensions diplomatiques, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a réitéré la solidité des relations entre Dakar et Rabat. Cette prise de parole fait suite à des échanges avec son homologue marocain, Aziz Akhannouch, après les récents incidents impliquant des supporters sénégalais au Maroc.

Le gouvernement sénégalais a souligné que ces événements doivent être strictement considérés dans le cadre sportif, et qu’ils ne sauraient fragiliser les relations bilatérales historiques entre les deux pays.

Appel à la sérénité et lutte contre la désinformation

Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de dépassionner la situation, rappelant que les défis communs aux deux nations dépassent largement les aléas d’un match de football. Face à la diffusion rapide d’informations non vérifiées sur les réseaux sociaux, le gouvernement sénégalais a mis en garde contre la désinformation, appelant les citoyens à la prudence et à la responsabilité dans leurs communications.

Suivi rapproché des ressortissants interpellés

Le Sénégal assure suivre de près la situation de ses ressortissants interpellés, en coopération étroite avec les autorités marocaines et les services consulaires. Cette coordination vise à garantir une résolution rapide et apaisée de l’incident, conformément aux instructions des chefs d’État des deux pays, le Président Bassirou Diomaye Faye et Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Relance de la Grande Commission mixte : un signal fort

Pour marquer la priorité stratégique accordée à la relation bilatérale, Dakar et Rabat ont confirmé la tenue de la 15ᵉ session de la Grande Commission mixte, programmée du 26 au 28 janvier à Rabat. Ce rendez-vous diplomatique, qui ne s’était pas tenu depuis 2013, devrait permettre de renforcer la coopération économique, culturelle et sécuritaire entre les deux nations, tout en consolidant un dialogue politique constructif et durable.

Cette approche diplomatique proactive souligne l’importance pour le Sénégal et le Maroc de séparer les enjeux sportifs des relations bilatérales, tout en garantissant la protection des citoyens et la stabilité des partenariats stratégiques.

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Coopération économique : le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit la cheffe de mission du FMI pour le Sénégal.

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a accordé une audience, ce mercredi 21 janvier 2026, au Palais de la République, à la nouvelle cheffe de mission du Fonds monétaire international (FMI) pour le Sénégal, Mercedes Vera Martin.

Des discussions jugées encourageantes autour d’un nouveau programme

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des échanges en cours entre les autorités sénégalaises et l’institution financière internationale, en vue de la conclusion d’un nouveau programme de coopération économique et financière. À l’issue de l’audience, Mme Vera Martin a salué les avancées significatives enregistrées dans les discussions techniques et stratégiques, soulignant un climat de travail constructif et une convergence de vues sur les grandes orientations macroéconomiques.

Les échanges ont notamment porté sur les priorités économiques du Sénégal, les réformes structurelles en cours, la consolidation des finances publiques ainsi que les perspectives de croissance et de stabilité à moyen terme, dans un contexte régional et international marqué par de fortes incertitudes.

Un signal de confiance et de continuité dans le partenariat

Cette audience témoigne de la volonté affichée par les autorités sénégalaises de renforcer leur coopération avec les partenaires techniques et financiers, au premier rang desquels le FMI, et de poursuivre les efforts visant à assurer la stabilité macroéconomique, la soutenabilité budgétaire et le développement inclusif.

Pour Dakar, l’aboutissement d’un nouveau programme avec le FMI constituerait un signal fort de confiance internationale, susceptible de soutenir les réformes engagées et de renforcer l’attractivité économique du pays. Les discussions devraient se poursuivre dans les prochaines semaines en vue de finaliser les contours de cet accord stratégique.

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CAN 2025 : le Sénégal célèbre ses héros au Palais de la République.

Au lendemain de leur sacre historique à la Coupe d’Afrique des nations 2025, les Lions du Sénégal ont été reçus avec tous les honneurs au Palais de la République, lors d’une cérémonie officielle présidée par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye.
Après une parade populaire grandiose dans les rues de Dakar, cette rencontre solennelle a marqué l’aboutissement institutionnel d’un exploit sportif salué par toute la nation.

Autorités politiques, responsables sportifs, figures culturelles et membres du gouvernement ont pris part à l’événement, témoignant de la reconnaissance nationale envers une équipe entrée un peu plus dans l’histoire du football africain.

Un hommage républicain aux champions d’Afrique

La cérémonie s’est ouverte par l’exécution de l’hymne national, suivie d’un moment hautement symbolique : le capitaine des Lions, Kalidou Koulibaly, a présenté le trophée continental au président de la République avant de lui remettre sa médaille d’or.

Des allocutions ont ensuite été prononcées par le président de la Fédération sénégalaise de football, Abdoulaye Fall, par le capitaine de l’équipe nationale et enfin par le chef de l’État, qui a salué « une victoire construite dans la discipline, l’engagement collectif et le dépassement de soi ».

Les Lions décorés de l’Ordre national du Lion

Moment fort de la cérémonie : la décoration des artisans du sacre.
Le sélectionneur national, Pape Thiaw, a été élevé au rang de Commandeur de l’Ordre national du Lion, en reconnaissance du travail accompli et de la maîtrise tactique ayant conduit le Sénégal au sommet continental.

Les joueurs ayant remporté deux Coupes d’Afrique des nations ont également été distingués au grade de Commandeur, parmi lesquels Sadio Mané, Kalidou Koulibaly, Idrissa Gana Gueye et Édouard Mendy.
Les joueurs sacrés pour la première fois ont, quant à eux, été élevés au rang d’Officier.

Des récompenses à la mesure de l’exploit

Au nom de la nation reconnaissante, le président de la République a accordé une enveloppe globale de 3,5 milliards de francs CFA ainsi que 68 000 m² de terrains sur la Petite Côte aux champions d’Afrique, soit 75 millions de francs CFA et 1 500 m² par joueur.
Les membres de la délégation technique et administrative ayant accompagné l’équipe nationale ont également bénéficié de récompenses.

Sadio Mané, une légende consacrée

Le chef de l’État a réservé un hommage appuyé à Sadio Mané, symbole de constance et de leadership.
« Sadio Mané est bien plus qu’un joueur. Par son exemplarité, sa longévité et son engagement, il est entré dans le cercle fermé des légendes du football national et africain », a déclaré Bassirou Diomaye Faye, saluant son rôle déterminant lors de la finale et tout au long de la compétition.

Le président a également rendu hommage à Aïda Faye Samba, étudiante décédée dans un accident alors qu’elle se rendait au Maroc pour soutenir les Lions, rappelant que « cette victoire appartient aussi à ceux qui ont cru jusqu’au bout en l’équipe nationale ».

Une célébration entre solennité et émotion

La cérémonie s’est achevée dans une ambiance à la fois solennelle et festive, rythmée par les prestations de la légende de la musique sénégalaise Youssou Ndour et du rappeur Awadi.

Par la voix de leur capitaine, les Lions de la Téranga ont promis de continuer à porter haut les couleurs nationales et de poursuivre la quête de nouveaux trophées, inscrivant ainsi leur victoire à la CAN 2025 comme une étape majeure d’une ambition sportive désormais assumée par tout un pays.