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Sénégal : la bataille des pouvoirs est lancée.

Le Sénégal vit une nouvelle séquence de tensions au sommet de l’État. Réunie ce 29 juin, l’Assemblée nationale examine une réforme constitutionnelle portée par le parti au pouvoir, le Pastef, et son président, Ousmane Sonko, dans un contexte de rupture désormais ouverte avec le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye.

Officiellement, le texte vise à « rééquilibrer » les pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Mais au-delà des arguments institutionnels, cette révision constitutionnelle apparaît comme le premier grand affrontement politique entre les deux figures qui avaient incarné ensemble l’alternance de 2024.

La proposition entend limiter plusieurs prérogatives présidentielles. Le chef de l’État ne pourrait plus diriger un parti politique ni une coalition partisane. L’élaboration du programme gouvernemental devrait désormais se faire en concertation avec le Premier ministre, qui récupérerait également des pouvoirs de nomination jusque-là réservés à la présidence.

Le Parlement sortirait également renforcé. Les députés disposeraient de pouvoirs d’enquête élargis, avec la possibilité d’auditionner toute personnalité jugée utile à leurs travaux. L’Assemblée serait aussi systématiquement informée des conventions d’investissement liées aux ressources naturelles, un domaine particulièrement sensible dans un pays qui s’apprête à exploiter ses ressources pétrolières et gazières.

Pour les proches de Ousmane Sonko, il s’agit d’un pas vers la fin de l’« hyperprésidentialisme » qui caractérise traditionnellement les institutions sénégalaises. Pour les soutiens de Bassirou Diomaye Faye, l’analyse est radicalement différente. Ils dénoncent une tentative de transfert de pouvoir au profit du Parlement et, indirectement, de son président.

La coalition présidentielle a ainsi demandé le retrait du texte, estimant que des modifications aussi profondes de l’architecture institutionnelle devraient être soumises à référendum après une large consultation nationale. Plusieurs organisations de la société civile ont également appelé à davantage de transparence et d’inclusivité dans le processus.

Avec 130 députés sur 165, le Pastef dispose toutefois d’une majorité confortable à l’Assemblée nationale, ce qui devrait lui permettre de faire adopter le texte. Reste ensuite l’étape décisive : celle de la promulgation. Selon la Constitution, le président de la République pourrait choisir de soumettre la réforme à référendum plutôt que de la promulguer directement.

Au-delà des débats juridiques, cette réforme révèle surtout une réalité politique nouvelle : un an après leur accession commune au pouvoir, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko se retrouvent désormais engagés dans un bras de fer qui pourrait redessiner durablement l’équilibre des institutions sénégalaises.

Source : LesNouvellesd’Afrique 

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Sénégal : à Abidjan, Cheikhou Oumar Bâ expose la stratégie agricole au service de la souveraineté alimentaire.

Le Sénégal a réaffirmé son ambition de bâtir une agriculture plus performante, résiliente et souveraine lors de l’Atelier régional de mise en œuvre des projets et du Forum paysan du Fonds international de développement agricole (FIDA), organisé à Abidjan. À cette occasion, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Cheikhou Oumar Bâ, a présenté les principales réformes engagées par les autorités sénégalaises pour accélérer la transformation durable du secteur agricole.

Intervenant lors d’un panel ministériel de haut niveau consacré aux défis du financement agricole, de la productivité et de l’adaptation au changement climatique, le ministre a mis en avant la volonté du gouvernement de faire de l’agriculture un moteur essentiel de croissance, de création d’emplois et de sécurité alimentaire.

Des réformes pour accélérer les investissements agricoles

Selon Dr Cheikhou Oumar Bâ, les autorités ont engagé une série de réformes destinées à lever les obstacles administratifs et financiers qui freinent l’exécution des projets ruraux. Cette démarche s’inscrit dans les orientations stratégiques de l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 » ainsi que du Plan de redressement économique et social (PRES 2025-2028).

Parmi les mesures mises en œuvre figurent l’introduction d’autorisations d’engagement pluriannuelles dans les lois de finances afin de sécuriser le financement des projets structurants, la modernisation des procédures de passation des marchés publics et la digitalisation progressive de la chaîne de dépense de l’État.

L’objectif est d’améliorer la rapidité d’exécution des programmes agricoles tout en renforçant l’efficacité et la transparence dans l’utilisation des ressources publiques.

Le numérique au cœur de la modernisation du secteur

Le ministre a également souligné l’importance croissante des outils numériques dans la transformation de l’agriculture sénégalaise. Le Système de gestion des intrants (SGI), les registres numériques des producteurs, les mécanismes de subvention via les e-vouchers et les solutions de paiement électronique permettent désormais un meilleur ciblage des bénéficiaires et une gestion plus rigoureuse des aides publiques.

Ces innovations facilitent également le suivi-évaluation des programmes agricoles et contribuent à une meilleure collecte des données nécessaires à la prise de décision.

Dans cette dynamique, les organisations de producteurs jouent un rôle déterminant. Grâce à leur proximité avec les exploitants agricoles, elles participent activement à l’enrôlement numérique des producteurs, à la diffusion des innovations et à la remontée des informations de terrain.

Renforcer la résilience face aux défis climatiques

Face à la multiplication des aléas climatiques, le Sénégal mise sur une approche intégrée de résilience agricole. Le ministre a rappelé que plusieurs instruments stratégiques encadrent désormais cette ambition, notamment la Stratégie nationale de souveraineté alimentaire 2024-2034, la Lettre de politique sectorielle de l’agriculture et de l’élevage 2025-2029, ainsi que le Plan national d’adaptation du secteur agricole.

Les autorités entendent notamment accélérer la diffusion de semences améliorées adaptées aux changements climatiques, développer les systèmes d’irrigation alimentés par l’énergie solaire, restaurer les terres dégradées et promouvoir les pratiques agroécologiques.

L’agriculture de précision occupe également une place grandissante dans cette stratégie. Les technologies basées sur l’intelligence artificielle, l’imagerie satellitaire et les capteurs connectés offrent aujourd’hui des perspectives importantes pour améliorer les rendements tout en réduisant l’impact environnemental des activités agricoles.

Jeunesse et entrepreneuriat rural au centre des priorités

La transformation agricole portée par le gouvernement sénégalais accorde une attention particulière aux jeunes et aux femmes, considérés comme des acteurs essentiels du développement rural.

À travers des programmes tels qu’Agri-Jeunes « Tekki Ndaw Ñi », les autorités encouragent l’entrepreneuriat agricole et accompagnent l’adoption de solutions innovantes dans les domaines de l’énergie solaire, de l’agroécologie et de la valorisation des chaînes de valeur agricoles.

Cette orientation vise à créer davantage d’opportunités économiques en milieu rural tout en limitant l’exode des jeunes vers les centres urbains.

La Banque africaine de développement réaffirme son soutien

En marge de l’atelier, le ministre sénégalais a rencontré le vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Dr Martin Fregene, afin de faire le point sur les projets agro-pastoraux financés au Sénégal.

Les échanges ont permis d’évaluer l’état d’avancement des programmes en cours, d’identifier les contraintes qui ralentissent certaines réalisations et de définir des pistes d’amélioration pour renforcer l’efficacité des interventions.

Au terme de cette rencontre, la BAD a renouvelé son engagement à accompagner les nouvelles priorités du gouvernement sénégalais. L’institution panafricaine a notamment annoncé sa disponibilité à mobiliser davantage de ressources financières pour soutenir les projets structurants du secteur agro-pastoral.

Une attention particulière sera accordée aux initiatives destinées aux femmes et aux jeunes, afin de renforcer leur participation à la transformation économique et sociale des territoires ruraux.

À travers ces réformes, le Sénégal entend consolider sa souveraineté alimentaire, moderniser son agriculture et faire du secteur rural un levier majeur de croissance inclusive dans la perspective de la Vision Sénégal 2050.

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Sénégal : 1,5 milliard FCFA investis pour moderniser le site stratégique de diffusion de Thiès avant les JOJ Dakar 2026.

Le Sénégal accélère la modernisation de ses infrastructures de diffusion audiovisuelle à l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026. Les autorités ont engagé une enveloppe de 1,5 milliard de francs CFA pour le renouvellement du pylône du site de la Télédiffusion du Sénégal (TDS-SA) à Thiès, une installation considérée comme l’un des maillons essentiels du réseau national de transmission des contenus audiovisuels.

Cette opération vise notamment à garantir une qualité optimale de diffusion des images et des programmes durant cet événement mondial que le Sénégal accueillera à la fin de l’année 2026.

Un site stratégique au cœur du dispositif national de diffusion

L’annonce a été faite le 23 juin par le ministre de la Communication et des Relations avec les institutions, Dr Bakary Sarr, lors d’une visite de terrain au centre de diffusion de Thiès.

Selon le ministre, cette infrastructure occupe une place centrale dans l’écosystème audiovisuel sénégalais. Deuxième site de diffusion du pays après celui de Dakar, il joue un rôle déterminant dans la collecte, le transport et la retransmission des contenus télévisuels à destination des populations.

« Le renouvellement de ce pylône constitue un investissement stratégique, notamment dans la perspective des Jeux olympiques de la jeunesse, afin d’assurer aux Sénégalais une réception d’images de haute qualité », a expliqué le ministre.

Dakar 2026, un catalyseur pour la modernisation technologique

À quelques mois du premier événement olympique organisé sur le continent africain, les autorités sénégalaises multiplient les investissements dans les infrastructures jugées essentielles au succès des Jeux.

La modernisation du site de Thiès s’inscrit dans cette dynamique. Au-delà des exigences liées à la couverture médiatique de Dakar 2026, le projet vise également à renforcer durablement les capacités techniques du pays en matière de diffusion audiovisuelle.

L’enjeu est de garantir une transmission fiable des contenus, tant pour les téléspectateurs sénégalais que pour les audiences internationales qui suivront les compétitions.

Une tournée pour évaluer les infrastructures du secteur

Cette visite du ministre intervient dans le cadre d’une série de déplacements effectués auprès des directions et structures relevant de son département. Moins d’un mois après sa prise de fonction, Dr Bakary Sarr entend établir un diagnostic précis des infrastructures, des équipements techniques et des ressources humaines du secteur de la communication.

L’objectif est d’identifier les besoins prioritaires, d’améliorer les performances des services publics audiovisuels et de renforcer l’efficacité des outils de diffusion à l’échelle nationale.

Une réflexion élargie à l’ensemble du réseau national

Les ambitions du ministère ne se limitent pas au seul site de Thiès. La réflexion engagée concerne également les 23 autres sites de diffusion répartis sur l’ensemble du territoire sénégalais.

Les autorités souhaitent travailler en concertation avec les différents acteurs du secteur afin de définir une stratégie globale de modernisation des infrastructures audiovisuelles. Cette démarche doit permettre d’améliorer la couverture du territoire, d’optimiser la qualité des services offerts aux citoyens et de préparer le paysage audiovisuel sénégalais aux défis technologiques des prochaines années.

À travers cet investissement, le gouvernement entend ainsi faire de Dakar 2026 non seulement une vitrine sportive internationale, mais aussi une opportunité d’accélérer la transformation numérique et audiovisuelle du Sénégal.

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Bassirou Diomaye Faye en Allemagne : Dakar mise sur un partenariat renforcé avec Berlin pour accélérer la Vision Sénégal 2050.

En visite officielle en République fédérale d’Allemagne du 21 au 23 juin, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, poursuit une stratégie diplomatique tournée vers le renforcement des partenariats économiques et technologiques du Sénégal. Ce déplacement à Berlin s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050, avec pour objectif de consolider les relations bilatérales avec l’Allemagne et d’attirer davantage d’investissements capables d’accompagner la transformation structurelle du pays.

Au-delà des rencontres institutionnelles, cette visite vise à identifier de nouvelles perspectives de coopération dans des secteurs prioritaires tels que la santé, les infrastructures, l’innovation, la formation professionnelle et le transfert de compétences.

La diaspora sénégalaise au cœur de la diplomatie présidentielle

Comme lors de ses précédents déplacements internationaux, le chef de l’État a accordé une place importante à la rencontre avec la communauté sénégalaise établie dans le pays hôte. À Berlin, Bassirou Diomaye Faye a échangé avec ses compatriotes vivant en Allemagne, réaffirmant le rôle stratégique de la diaspora dans le développement économique et le rayonnement international du Sénégal.

Face aux préoccupations exprimées par les Sénégalais de l’extérieur, le président a rappelé les engagements de l’État visant à améliorer les services consulaires, renforcer la protection des droits des ressortissants sénégalais à l’étranger et faciliter leur contribution aux projets de développement national.

Pour les autorités sénégalaises, la diaspora constitue un acteur majeur de la Vision Sénégal 2050, à travers ses investissements, son expertise et sa capacité à créer des passerelles économiques, scientifiques et culturelles entre le Sénégal et le reste du monde.

Santé : Dakar explore un partenariat technologique avec Siemens Healthineers

En marge du Forum économique germano-sénégalais, le président Bassirou Diomaye Faye a également multiplié les échanges avec des acteurs économiques allemands. Il a notamment rencontré Marco Linnig, responsable de Siemens Healthineers, afin d’examiner les possibilités de coopération dans le domaine des technologies de santé.

Les discussions ont porté sur le renforcement des capacités du système sanitaire sénégalais, notamment à travers l’acquisition d’équipements médicaux de pointe, dont des scanners et des appareils d’imagerie médicale destinés aux structures hospitalières.

L’objectif affiché est d’améliorer l’accès au diagnostic, de réduire les délais de prise en charge des patients et de renforcer l’offre de soins, particulièrement dans les zones où les infrastructures médicales restent encore insuffisamment équipées.

Le transfert de compétences, un enjeu central

Au-delà de l’installation d’équipements modernes, le président sénégalais a insisté sur l’importance de développer les compétences nationales. Pour Bassirou Diomaye Faye, la modernisation du système de santé ne peut être durable sans un investissement parallèle dans la formation des professionnels.

Le chef de l’État souhaite ainsi que les partenariats technologiques intègrent des programmes de formation destinés aux médecins, ingénieurs biomédicaux, techniciens et autres spécialistes sénégalais, afin de garantir une utilisation efficace et autonome des équipements déployés.

À travers cette approche combinant investissement, innovation et renforcement des capacités humaines, le Sénégal entend faire de ses partenariats internationaux des leviers de transformation durable, conformément aux ambitions fixées dans la Vision Sénégal 2050.

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Sénégal : le TER appelé à franchir une nouvelle étape avec une extension envisagée vers l’intérieur du pays.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé son ambition de faire du rail un levier majeur de transformation économique et d’intégration territoriale. En visite samedi à Sébikotane, à l’occasion d’un trajet effectué à bord du Train express régional (TER) entre Dakar et l’Aéroport international Blaise-Diagne (AIBD), le chef de l’État a annoncé la volonté des autorités d’étendre progressivement le réseau ferroviaire vers les régions de l’intérieur, avec une perspective évoquée en direction de Tambacounda.

Cette orientation s’inscrit dans une vision plus large de modernisation des infrastructures de transport et de renforcement de la connectivité nationale, alors que le Sénégal poursuit ses investissements dans les projets structurants destinés à accompagner sa croissance démographique et économique.

Le TER, un projet devenu central dans la mobilité sénégalaise

Mis en service le 27 décembre 2021, le Train express régional s’est imposé en quelques années comme l’un des principaux moyens de transport collectif du pays. Reliant actuellement Dakar à Diamniadio, le réseau s’apprête à franchir une nouvelle étape avec son prolongement jusqu’à l’AIBD de Diass, grâce à l’achèvement de la deuxième phase du projet.

Selon les données communiquées par les autorités, plus de 60 millions de passagers ont déjà emprunté le TER depuis son lancement, témoignant de son adoption progressive par les usagers et de son rôle croissant dans la réduction des contraintes de mobilité dans la région de Dakar.

Sébikotane au cœur d’un nouveau pôle de développement

La visite présidentielle a également été marquée par le lancement officiel des travaux de la future gare multimodale de Sébikotane, une infrastructure présentée comme stratégique dans la politique d’aménagement du territoire et de décongestion de la capitale.

Pour le directeur général de l’APIX, Bacary Sèga Bathily, ce projet dépasse largement la simple fonction de gare ferroviaire.

« Sébikotane n’est plus un simple point de transit. Elle est aujourd’hui destinée à devenir une véritable ville urbaine », a-t-il déclaré.

Située sur un axe majeur reliant Dakar aux régions de l’intérieur, la future plateforme permettra notamment aux voyageurs en provenance de Thiès, Touba ou de la Petite-Côte de stationner leurs véhicules à l’entrée de l’agglomération dakaroise avant de poursuivre leur déplacement en TER. L’objectif est de fluidifier la circulation, réduire la congestion routière et offrir une alternative de transport plus efficace.

Une infrastructure pensée comme un hub multimodal

Érigée sur une superficie d’environ 1,2 hectare, la gare multimodale de Sébikotane intégrera plusieurs infrastructures destinées à faciliter l’interconnexion des différents modes de transport.

Le projet prévoit notamment la construction d’un bâtiment voyageurs moderne, de quais dédiés aux autocars, d’espaces réservés aux taxis, de parkings, d’une passerelle piétonne ainsi que de zones commerciales et d’équipements de sécurité.

Au-delà de sa vocation de mobilité, la gare est appelée à devenir un catalyseur de développement local. Les autorités estiment qu’elle favorisera l’émergence de nouvelles activités économiques, attirera des investissements et contribuera à la création d’emplois dans cette zone en pleine expansion.

Un projet valorisant l’expertise locale et la transition écologique

L’APIX met également en avant la dimension nationale du chantier. L’architecture de l’ouvrage a été conçue par un cabinet sénégalais, tandis que les travaux sont réalisés par une entreprise locale. À terme, l’exploitation de l’infrastructure reposera essentiellement sur des compétences sénégalaises.

Le projet intègre par ailleurs une importante composante environnementale. Plus de 4 000 mètres carrés d’espaces verts seront aménagés autour du site, accompagnés de la plantation de 165 arbres. Le recours à des matériaux locaux vise également à réduire l’empreinte carbone du chantier et à promouvoir une approche plus durable de l’aménagement urbain.

Vers un réseau ferroviaire au service de l’intégration nationale

À travers le développement de la gare multimodale de Sébikotane et les perspectives d’extension du TER vers les régions de l’intérieur du pays, les autorités sénégalaises affichent leur volonté de transformer le réseau ferroviaire en un véritable outil d’intégration territoriale.

Au-delà de la mobilité, cette stratégie vise à soutenir le développement économique régional, à renforcer les échanges entre les territoires et à accompagner la modernisation du Sénégal dans le cadre des grands projets structurants portés par l’État.

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Sénégal : S.E Bassirou Diomaye Faye accélère la mise en œuvre du New Deal Technologique.

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé mercredi, lors du Conseil des ministres, sa détermination à faire du numérique un pilier central de la transformation économique et administrative du pays. À travers l’accélération du New Deal Technologique, lancé le 24 février 2025, le Chef de l’État entend renforcer la souveraineté numérique nationale, moderniser les services publics et promouvoir une croissance davantage portée par l’innovation et les technologies de l’information.

Cette orientation s’inscrit dans une vision plus large visant à positionner le Sénégal comme un acteur majeur de l’économie numérique en Afrique de l’Ouest, tout en réduisant les inégalités d’accès aux technologies sur l’ensemble du territoire.

Une évaluation globale des réformes engagées

Afin d’assurer une mise en œuvre efficace des objectifs fixés, le président de la République a demandé au ministre des Télécommunications et du Numérique de conduire, en concertation avec les acteurs publics et privés du secteur, une évaluation approfondie de l’état d’avancement des programmes, projets et réformes inscrits dans le cadre du New Deal Technologique.

Cette démarche vise à mesurer les progrès réalisés, identifier les contraintes éventuelles et accélérer l’exécution des initiatives jugées prioritaires pour la transformation digitale du pays.

Réduire la fracture numérique et garantir l’accès à Internet

Parmi les priorités rappelées par le Chef de l’État figure le renforcement de l’accès universel à Internet. Les autorités souhaitent intensifier les programmes de connectivité afin d’étendre la couverture numérique à l’ensemble du territoire national, notamment dans les zones rurales et les localités encore insuffisamment desservies.

Cette ambition répond à un enjeu majeur de développement, l’accès aux services numériques étant désormais considéré comme un facteur essentiel d’inclusion sociale, d’accès à l’éducation, de développement économique et de modernisation des services publics.

Cybersécurité et protection des données au cœur des préoccupations

Le président Bassirou Diomaye Faye a également insisté sur la nécessité de renforcer la sécurité numérique du pays face à la multiplication des menaces cybernétiques dans le monde.

Il a ainsi appelé à l’élaboration de stratégies adaptées, à la mise en place de plans d’action spécifiques ainsi qu’au renforcement du cadre législatif afin de garantir la protection des données personnelles, la résilience des infrastructures numériques et la sécurisation des systèmes d’information critiques de l’État.

L’objectif affiché est de permettre au Sénégal de disposer d’un environnement numérique fiable, sécurisé et conforme aux standards internationaux en matière de gouvernance digitale.

Des infrastructures numériques au service de la modernisation de l’État

Le New Deal Technologique repose sur plusieurs chantiers structurants destinés à transformer durablement l’administration et l’économie sénégalaises. Parmi les axes prioritaires figurent le développement de plateformes numériques de services publics, l’amélioration de l’interopérabilité des systèmes d’information de l’administration, la création d’infrastructures numériques souveraines et la modernisation de la gouvernance du secteur.

Ces investissements doivent permettre de simplifier les démarches administratives, d’améliorer l’efficacité de l’action publique et de renforcer la compétitivité de l’économie nationale.

Un meilleur pilotage de la transformation digitale

Le Chef de l’État a par ailleurs rappelé le rôle stratégique du Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT), considéré comme un instrument essentiel pour financer les projets d’inclusion numérique et l’extension des services de télécommunications dans les zones moins couvertes.

Dans la même dynamique, il a demandé au Premier ministre de veiller à la tenue régulière des réunions du Conseil national du Numérique (CNN), afin de garantir un suivi efficace des politiques publiques liées à la transformation digitale et au développement de l’économie numérique.

À travers ces orientations, les autorités sénégalaises entendent accélérer la modernisation numérique du pays et faire du numérique un levier majeur de souveraineté, d’innovation, de création d’emplois et de croissance durable. Le New Deal Technologique apparaît ainsi comme l’un des principaux instruments de la stratégie nationale visant à préparer le Sénégal aux défis économiques et technologiques du XXIe siècle.

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Dakar accueille un atelier régional sur la lutte contre les ransomwares et la criminalité liée aux cryptomonnaies.

Les travaux de l’Atelier régional sur les ransomwares et les cryptomonnaies ont officiellement débuté le 16 juin 2026 à Dakar, au Sénégal. Cette rencontre de haut niveau est organisée par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), à travers son Programme mondial de lutte contre la cybercriminalité, avec le soutien du Bureau des affaires internationales de stupéfiants et d’application de la loi du Département d’État des États-Unis.

Prévu du 16 au 18 juin, cet atelier réunit des experts, magistrats, enquêteurs, régulateurs financiers et spécialistes de la cybersécurité de plusieurs pays africains autour d’un objectif commun : renforcer les capacités nationales et régionales de prévention, de détection et de répression de la cybercriminalité.

Renforcer les capacités face aux nouvelles formes de criminalité numérique

Dans un contexte marqué par la multiplication des cyberattaques à l’échelle mondiale, les échanges portent principalement sur les ransomwares, ces logiciels malveillants utilisés pour bloquer l’accès à des systèmes informatiques en échange d’une rançon, ainsi que sur l’utilisation croissante des cryptomonnaies dans les circuits financiers illicites.

À travers des panels techniques, des études de cas, des exercices pratiques et des simulations multi-agences inspirées de scénarios réels, les participants travaillent à l’amélioration des mécanismes de coopération et des réponses opérationnelles face à ces menaces transnationales.

L’objectif est de permettre aux États africains de développer des stratégies coordonnées et durables afin de mieux protéger leurs institutions, leurs infrastructures critiques et leurs systèmes financiers.

Une forte représentation guinéenne

La Guinée participe activement à cette rencontre régionale à travers une délégation composée de représentants de plusieurs institutions stratégiques impliquées dans la lutte contre la criminalité économique et numérique.

La délégation comprend notamment Francis Kova Zomanigui, président de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), Mamadou Dian Diallo, conseiller à la CRIEF, Ibrahima Barry, inspecteur à la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), Boubacar Sidy Keïta, conseiller juridique de l’Agence nationale de la défense économique (ANDE), ainsi que Lansana Traoré, responsable de la communication au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.

Leur participation s’inscrit dans la continuité des formations spécialisées organisées à Conakry en 2024 et 2025 dans le cadre du Programme mondial de lutte contre la cybercriminalité.

Une coopération régionale renforcée

Outre la Guinée, l’atelier rassemble des délégations venues du Sénégal, du Cameroun, du Togo et du Bénin. Les travaux visent à favoriser le partage d’expériences, l’harmonisation des pratiques et le renforcement de la coopération judiciaire et technique entre les pays participants.

Face à des cybercriminels qui opèrent désormais sans frontières, les organisateurs estiment que seule une approche collective permettra de répondre efficacement aux défis posés par les attaques numériques et les flux financiers illicites liés aux nouvelles technologies.

Cette rencontre illustre ainsi la volonté croissante des États africains de faire de la cybersécurité un pilier essentiel de la gouvernance, de la stabilité économique et de la protection des citoyens dans un environnement numérique en constante évolution.

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Sénégal–ONU : Diamniadio s’apprête à accueillir la nouvelle Maison des Nations unies.

Le Sénégal et les Nations unies ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération avec la signature, le 12 juin à Dakar, d’un accord officialisant les conditions d’entrée en service de la Maison des Nations unies (MONUD), un complexe moderne construit à Diamniadio pour regrouper plusieurs agences, fonds et programmes du système onusien présents dans le pays.

La signature de cet accord marque l’aboutissement d’un projet engagé depuis plusieurs années et illustre la volonté commune des deux parties de renforcer l’efficacité de leur collaboration au service du développement durable.

Une infrastructure conçue pour renforcer la coordination des actions onusiennes

Le document a été signé par le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Cheikh Niang, et la coordonnatrice résidente du système des Nations unies au Sénégal, Aminata Maïga, en présence de la vice-secrétaire générale de l’ONU, Amina Mohammed.

Située à Diamniadio, ville nouvelle en plein essor à une trentaine de kilomètres de Dakar, la future Maison des Nations unies accueillera dans un même espace plusieurs entités onusiennes opérant au Sénégal.

Cette centralisation vise à améliorer la coordination entre les différentes agences, à renforcer les synergies institutionnelles et à optimiser la mise en œuvre des programmes de développement au profit des populations sénégalaises.

Diamniadio, nouveau pôle de coopération internationale

Au-delà de sa dimension administrative, la MONUD constitue un projet à forte portée symbolique. Elle reflète la qualité des relations historiques entre le Sénégal et les Nations unies, mais également l’ambition du pays de consolider son statut de plateforme régionale de dialogue, de coopération et de diplomatie multilatérale.

Depuis plusieurs années, Diamniadio s’impose progressivement comme un centre stratégique regroupant des infrastructures institutionnelles, économiques et diplomatiques majeures. L’installation de la Maison des Nations unies s’inscrit dans cette dynamique de modernisation et de décentralisation des activités administratives.

Une coopération renouvelée autour des grands défis du développement

Les autorités sénégalaises et les responsables onusiens considèrent cette nouvelle étape comme une opportunité de renforcer davantage leur partenariat sur des enjeux prioritaires tels que la gouvernance, l’éducation, la santé, la protection sociale, l’environnement et la résilience économique.

L’accord signé réaffirme également l’engagement des deux parties à poursuivre leurs efforts communs en faveur de la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) et de l’accompagnement des politiques publiques nationales.

Un symbole de confiance mutuelle

L’entrée prochaine en service de la Maison des Nations unies traduit la confiance durable qui unit le Sénégal et l’organisation internationale. Elle témoigne aussi de la volonté des Nations unies de maintenir une présence forte dans le pays afin de soutenir les priorités nationales de développement.

À travers ce projet, Dakar confirme son rôle croissant sur la scène diplomatique africaine et internationale, tandis que les Nations unies se dotent d’un cadre de travail modernisé destiné à renforcer l’impact de leurs interventions au Sénégal et dans la sous-région.

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Sénégal–Gambie : Dakar et Banjul réaffirment leur ambition d’une intégration renforcée.

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, et son homologue gambien, Adama Barrow, ont co-présidé à Dakar la quatrième session du Conseil présidentiel sénégalo-gambien, une rencontre de haut niveau destinée à consolider la coopération entre les deux pays et à approfondir leur intégration dans plusieurs secteurs stratégiques.

Cette session a réuni des membres des gouvernements sénégalais et gambien autour de dossiers liés à l’économie, aux infrastructures, à la mobilité des personnes, à la sécurité ainsi qu’au renforcement des échanges commerciaux et culturels entre les deux États.

Une relation fondée sur l’histoire et les liens humains

À l’issue des travaux, le président Bassirou Diomaye Faye a mis en avant la singularité des relations entre le Sénégal et la Gambie, soulignant que les deux pays partagent bien plus qu’une simple frontière commune.

Le chef de l’État sénégalais a rappelé que les populations des deux rives sont unies par une histoire, des cultures, des langues et des liens familiaux qui précèdent largement la création des États modernes. Cette proximité historique confère à la coopération sénégalo-gambienne une dimension particulière au sein de l’espace ouest-africain.

Il a également exprimé sa reconnaissance au président Adama Barrow ainsi qu’à la délégation gambienne pour l’esprit de fraternité et de concertation qui a marqué les échanges.

Des accords pour renforcer la coopération bilatérale

Les travaux du Conseil présidentiel ont abouti à la signature de plusieurs accords visant à renforcer davantage la coopération entre Dakar et Banjul.

Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de poursuivre les efforts engagés pour faciliter la circulation des personnes et des biens, développer les infrastructures transfrontalières et améliorer l’intégration économique entre les deux pays.

Cette dynamique s’inscrit dans une vision commune visant à faire de la Sénégambie un espace de prospérité partagée, capable de tirer parti de ses complémentarités économiques et humaines.

La Sénégambie comme projet d’avenir

Au-delà des questions institutionnelles, les dirigeants sénégalais et gambien ont mis en avant l’idée d’un destin commun reposant sur des intérêts convergents et une coopération durable.

Pour Dakar comme pour Banjul, les liens qui unissent les deux peuples constituent un levier stratégique pour relever ensemble les défis du développement, de la sécurité et de l’intégration régionale.

Dans un contexte où les États ouest-africains cherchent à renforcer leurs mécanismes de coopération, la relance du partenariat sénégalo-gambien apparaît comme un exemple de dialogue et de solidarité fondé sur une histoire partagée et une ambition commune.

Cette quatrième session du Conseil présidentiel sénégalo-gambien marque ainsi une nouvelle étape dans le rapprochement entre les deux pays, avec l’objectif de transformer leur proximité géographique et culturelle en un véritable moteur de développement et d’intégration régionale.

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Hydrocarbures : Sangomar et GTA confirment la montée en puissance énergétique du Sénégal

Des performances solides dans le pétrole et le gaz au mois de mai

Le Sénégal poursuit son ascension parmi les nouveaux producteurs d’hydrocarbures du continent africain. Au cours du mois de mai 2026, les projets stratégiques de Sangomar et de Grand Tortue Ahmeyim (GTA) ont enregistré des résultats significatifs, illustrant la montée en régime progressive des infrastructures pétrolières et gazières du pays.

Selon un document consulté ce lundi 8 juin, les deux projets ont affiché des niveaux de production conformes aux objectifs fixés, renforçant les perspectives de croissance du secteur énergétique sénégalais.

Sangomar maintient un rythme soutenu de production pétrolière

Le champ pétrolier offshore de Sangomar, situé au large des côtes sénégalaises, continue de démontrer sa capacité à produire de manière stable depuis son entrée en exploitation commerciale.

Au cours du mois de mai, trois cargaisons de pétrole brut ont été chargées et commercialisées sur les marchés internationaux, représentant un volume global de 2,93 millions de barils.

Cette performance traduit la bonne tenue du réservoir ainsi que l’efficacité des installations de production et de traitement. Les opérateurs soulignent notamment la forte disponibilité des équipements et la maîtrise des opérations techniques, qui permettent de maintenir une cadence conforme aux prévisions initiales.

Grâce à cette régularité, Sangomar s’impose progressivement comme un pilier de la stratégie énergétique nationale et contribue à renforcer la présence du Sénégal sur le marché mondial du pétrole.

Grand Tortue Ahmeyim accélère ses exportations de gaz naturel liquéfié

Du côté du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim, développé conjointement par le Sénégal et la Mauritanie, la dynamique demeure également positive.

Durant le mois de mai, quatre cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) ont été exportées, pour un volume total estimé à 0,66 million de mètres cubes.

Ces résultats témoignent de la progression continue du projet vers sa pleine capacité opérationnelle. Ils confirment également la stabilité des installations de liquéfaction ainsi que la fiabilité du dispositif logistique mis en place pour les exportations.

La régularité des expéditions observées ces derniers mois reflète les efforts d’optimisation engagés par les opérateurs afin d’améliorer les performances du projet et de consolider sa position sur les marchés internationaux du gaz.

Un secteur énergétique de plus en plus stratégique pour l’économie nationale

Les performances enregistrées simultanément à Sangomar et à GTA illustrent l’émergence du Sénégal comme acteur énergétique majeur en Afrique de l’Ouest.

Avec près de trois millions de barils de pétrole exportés et quatre cargaisons de GNL expédiées en un seul mois, le pays confirme la consolidation progressive de son industrie des hydrocarbures.

Au-delà des volumes produits, ces résultats renforcent les attentes en matière de recettes d’exportation, d’investissements et de création de valeur pour l’économie nationale. Ils confortent également les ambitions des autorités sénégalaises de faire du secteur énergétique un levier central de transformation économique, de croissance et de développement durable.

Alors que les projets poursuivent leur montée en puissance, les performances enregistrées en mai 2026 constituent un indicateur encourageant de la capacité du Sénégal à s’imposer durablement sur la carte énergétique mondiale.