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CAN 2025 : le Sénégal conteste la décision de la CAF et annonce un recours.

La Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a réagi à la décision du Jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) concernant la finale de la CAN 2025 opposant le Sénégal au Maroc.

Dans un communiqué publié le 17 mars 2026, l’instance sénégalaise indique « prendre acte » de la décision ayant conduit à attribuer officiellement le titre au Maroc sur tapis vert (3-0), à la suite des incidents ayant perturbé la rencontre.

Une décision contestée par Dakar

Cette issue tranche avec le résultat initial du match, remporté sur le terrain par la sélection sénégalaise avant l’interruption liée aux tensions survenues en fin de partie. La décision de la CAF fait suite à un recours introduit par la Fédération royale marocaine de football, finalement jugé recevable par le Jury d’appel.

L’instance continentale considère que le comportement de l’équipe sénégalaise constitue une infraction aux règlements, notamment en matière d’abandon de match. En conséquence, le Sénégal a été déclaré forfait, entraînant l’homologation du score de 3-0 en faveur du Maroc.

La FSF dénonce une décision « inique »

Dans sa réaction officielle, la Fédération sénégalaise de football a vivement critiqué cette décision, qu’elle qualifie d’« inique, sans précédent et inacceptable ». Elle estime qu’un tel verdict porte atteinte à la crédibilité des compétitions africaines et jette le discrédit sur la gouvernance du football continental.

Un recours annoncé devant le Tribunal arbitral du sport

Face à cette situation, la FSF annonce son intention de saisir « dans les plus brefs délais » le Tribunal arbitral du sport (TAS), juridiction compétente pour trancher les litiges sportifs internationaux.

L’instance sénégalaise affirme vouloir faire valoir ses droits dans le respect des procédures, tout en réitérant son attachement aux principes d’intégrité et de justice sportive.

Une affaire appelée à se poursuivre

Ce recours ouvre un nouveau chapitre dans ce dossier, qui dépasse désormais le cadre continental. En attendant une éventuelle décision du TAS, cette affaire continue d’alimenter les débats autour de la gestion des compétitions africaines et du respect des règlements en situation de crise.

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CAN 2025 : la CAF attribue officiellement le titre au Maroc après une finale sous tension.

La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement tranché. Dans un communiqué publié ce mardi, l’instance a déclaré le Maroc vainqueur de la CAN 2025, mettant ainsi un terme à la controverse née de la finale face au Sénégal.

Une réserve marocaine jugée recevable

La décision fait suite à une réserve introduite par la fédération marocaine, examinée par le Jury d’appel de la CAF. Après délibération, celle-ci a été jugée recevable, entraînant des conséquences immédiates sur l’issue de la rencontre.

L’équipe nationale du Sénégal a été déclarée forfait, et le match homologué sur le score de 3-0 en faveur du Maroc, conformément aux règlements en vigueur dans les compétitions africaines.

Le départ des Lions de la Teranga au cœur de la sanction

Au centre de cette affaire figure le comportement des Lions de la Teranga, qui avaient quitté la pelouse avant le coup de sifflet final, en signe de protestation contre le déroulement de la rencontre.

Pour la CAF, une telle attitude constitue une infraction claire aux règles disciplinaires. L’instance rappelle en effet que toute équipe abandonnant le terrain sans l’autorisation de l’arbitre est automatiquement considérée comme perdante.

Dans son communiqué, la CAF précise : « Le Jury d’appel a décidé de déclarer l’équipe du Sénégal forfait, le résultat étant entériné sur le score de 3-0 en faveur du Maroc ».

Une application stricte du règlement

La décision s’appuie sur les dispositions réglementaires encadrant les compétitions continentales. Celles-ci prévoient explicitement qu’un abandon de match entraîne une défaite par forfait, généralement entérinée par un score de 3-0.

Cette application stricte du règlement vise à préserver l’intégrité des compétitions et à garantir le respect des décisions arbitrales, même en cas de contestation.

Une finale polémique, un dénouement officiel

Avec cette décision, la CAF met un point final à une finale particulièrement tendue, marquée par des contestations et une interruption prématurée du match. Le Maroc est ainsi officiellement sacré champion d’Afrique 2025.

Ce dénouement, bien que conforme aux règlements, intervient dans un climat de polémique, illustrant les tensions persistantes autour de l’arbitrage et de la gestion des grandes compétitions sur le continent.

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Sénégal : l’Assemblée nationale adopte une loi durcissant les sanctions contre les relations homosexuelles.

L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté, mercredi, un projet de loi renforçant les sanctions pénales visant les relations homosexuelles. Le texte prévoit désormais une peine pouvant aller jusqu’à dix ans d’emprisonnement pour les personnes reconnues coupables d’« actes contre nature », expression utilisée dans la législation pour désigner les relations entre personnes de même sexe.

Adoptée à une large majorité par le Parlement, la loi doit encore être promulguée par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, pour entrer en vigueur.

Des peines alourdies et de nouvelles infractions introduites

Au terme de plusieurs heures de débat, les députés ont approuvé le texte par 135 voix pour, aucune contre et trois abstentions. La nouvelle disposition modifie le cadre pénal existant en portant la peine d’emprisonnement pour relations homosexuelles de un à cinq ans auparavant à cinq à dix ans.

Le projet de loi prévoit également de nouvelles sanctions visant toute personne accusée de promouvoir, défendre ou financer des relations homosexuelles. Dans ces cas, les peines pourraient atteindre trois à sept ans de prison.

Le texte introduit en outre un dispositif aggravant lorsque les faits impliquent un mineur. Dans ce cas, la peine maximale est susceptible d’être appliquée.

Par ailleurs, les amendes encourues ont été sensiblement revues à la hausse. Elles pourront désormais varier entre deux et dix millions de francs CFA, contre 100 000 à 1,5 million de francs CFA dans la législation précédente.

La loi prévoit toutefois des sanctions contre les accusations infondées : toute personne dénonçant une autre pour des faits liés à l’homosexualité sans preuve pourra également faire l’objet de poursuites.

Un climat de tensions et une vague d’arrestations

L’adoption de ce texte intervient dans un contexte marqué par plusieurs arrestations liées à l’application des lois existantes. Selon des informations relayées par divers médias locaux, des dizaines d’hommes auraient été interpellés depuis février, notamment après l’arrestation d’un groupe de douze personnes par la police.

Certaines procédures judiciaires se sont appuyées sur des dénonciations ou sur l’examen de téléphones portables dans le cadre d’enquêtes. Les identités de personnes arrêtées ont parfois été rendues publiques, alimentant un débat particulièrement vif sur les réseaux sociaux.

Dans certains dossiers, les autorités judiciaires ont également évoqué des accusations de transmission volontaire du VIH, ce qui a contribué à accentuer les tensions autour du sujet.

Un débat sociétal profondément ancré

La question des droits des personnes LGBTQ demeure particulièrement sensible au Sénégal, pays majoritairement musulman où l’homosexualité est largement rejetée sur les plans social et religieux. Plusieurs organisations religieuses ont, ces dernières années, organisé des mobilisations pour réclamer un durcissement des sanctions.

Dans l’espace public, les débats autour de ces questions sont souvent associés à une critique de ce qui est perçu comme une tentative d’imposition de valeurs occidentales.

Le projet de loi a également ravivé les discussions autour des engagements politiques pris ces dernières années. Avant son accession au pouvoir en 2024, l’actuel Premier ministre, Ousmane Sonko, avait évoqué la possibilité de requalifier l’homosexualité en infraction criminelle plutôt qu’en délit. Le texte adopté maintient toutefois la qualification actuelle dans le code pénal.

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Industrie pharmaceutique : un projet d’usine de médicaments porté par un groupe égyptien au Sénégal.

Le Sénégal pourrait bientôt accueillir une nouvelle unité de production pharmaceutique destinée à fabriquer localement des médicaments pour le marché national et la sous-région ouest-africaine. Le projet est porté par l’entreprise égyptienne Mamiba, qui a récemment créé sa filiale locale, Sen Mamiba.

L’initiative a été au centre d’une audience accordée par le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, à l’ambassadeur de la République arabe d’Égypte au Sénégal, Khaled Aref. Le diplomate accompagnait les représentants de l’entreprise venus présenter les contours de ce projet industriel.

Produire localement pour renforcer la souveraineté pharmaceutique

Selon les informations communiquées par le ministère, l’objectif est de mettre en place au Sénégal une unité de production capable de fabriquer localement plusieurs types de médicaments, afin de réduire la dépendance aux importations et de renforcer la disponibilité des produits pharmaceutiques dans le pays et dans la sous-région.

Le ministre de la Santé a salué une initiative en phase avec les ambitions de souveraineté sanitaire et industrielle portées par la stratégie nationale de développement, notamment dans le cadre de la vision à long terme du pays.

Vers une coopération pharmaceutique renforcée

Au cours de la rencontre, les discussions ont également porté sur les perspectives de collaboration avec la Pharmacie nationale d’approvisionnement du Sénégal (PNA), institution chargée de l’approvisionnement en médicaments et produits de santé pour les structures sanitaires publiques.

Les échanges ont aussi abordé le renforcement de la coopération entre les autorités de régulation pharmaceutique du Sénégal et de l’Égypte, dans le but de faciliter la mise en œuvre de ce projet et de développer des partenariats durables dans le domaine de la production et de la distribution de médicaments.

Si elle se concrétise, cette initiative pourrait contribuer à structurer davantage l’industrie pharmaceutique locale et à améliorer l’accès aux médicaments pour les populations du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest.

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Renforcement du système de santé : un don de 400 millions de FCFA en équipements médicaux.

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique du Sénégal a réceptionné, lundi 9 mars 2026, un important lot de matériel médical d’une valeur estimée à 400 millions de francs CFA. Cette dotation, offerte par l’ONG Al Attaa en partenariat avec Baitulmaal, vise à renforcer les capacités des structures sanitaires et à améliorer la qualité des soins offerts aux populations.

La cérémonie de remise s’est déroulée en présence du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, qui a salué un geste de solidarité venant appuyer les efforts du gouvernement en matière de renforcement du système de santé. Selon lui, cette contribution constitue un soutien important pour les établissements de santé confrontés à des besoins croissants en équipements spécialisés.

Des équipements destinés aux services clés

Le don est composé de deux conteneurs renfermant divers équipements médicaux destinés principalement aux services de chirurgie, de pédiatrie ainsi qu’à la gynécologie-obstétrique. Une attention particulière a été accordée au matériel nécessaire pour la prise en charge des interventions chirurgicales, notamment les césariennes.

Ces équipements devraient permettre d’améliorer les conditions de travail du personnel soignant et de renforcer la capacité d’intervention des structures hospitalières, en particulier dans les services les plus sollicités.

Une répartition ciblée selon les besoins

Les autorités sanitaires ont indiqué que le matériel sera distribué de manière équitable et stratégique. Les établissements disposant de blocs opératoires seront privilégiés, en fonction des besoins prioritaires identifiés par le ministère.

À travers cette initiative, les partenaires entendent contribuer à l’amélioration de l’offre de soins et à la modernisation progressive du plateau technique des structures sanitaires du pays, dans un contexte où le renforcement des infrastructures médicales demeure un enjeu majeur pour le système de santé sénégalais.

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Disparition de Lamine Mboup, ancien international sénégalais et figure du football national.

Un passionné de football s’en est allé

L’ancien international du Sénégal, Mamadou Lamine Mboup, plus connu sous le nom de Lamine Mboup, est décédé dans la nuit du lundi au mardi 10 mars. Sa disparition marque la perte d’une figure respectée du football sénégalais, dont l’engagement s’est étendu sur plusieurs décennies, aussi bien sur les terrains que dans l’encadrement des jeunes talents.

Attaquant de formation, il s’était illustré au sein de la mythique Jeanne d’Arc de Dakar (JA), l’un des clubs historiques du football sénégalais. Après sa carrière de joueur, il avait également occupé les fonctions d’entraîneur de l’équipe espoir du club, contribuant à la formation de nombreuses générations de footballeurs.

Une carrière marquée par l’ouverture internationale

Dans un entretien accordé en 2020 à la plateforme « Tout sur la Ligue Sénégalaise », Lamine Mboup évoquait ses débuts précoces dans le football, nourris par l’environnement familial. Son père, feu Mamadou Issa Mboup, surnommé « Gutemberg », fut en effet une personnalité influente du football national, dirigeant de la Jeanne d’Arc et président de sa section football.

Cette proximité avec le club dakarois a profondément marqué la trajectoire de l’ancien attaquant, qui expliquait que l’équipe de la Jeanne d’Arc se réunissait régulièrement au domicile familial entre la fin des années 1960 et le milieu des années 1980.

Au cours de sa carrière, Lamine Mboup a également évolué à l’étranger, poursuivant son parcours dans plusieurs pays, notamment en France, au Portugal, en Égypte, au Maroc, en Belgique, en Iran et au Liban, où il avait finalement achevé sa carrière de joueur.

Un acteur engagé dans le développement du football

Après avoir raccroché les crampons, l’ancien international est resté étroitement lié au monde du football. Analyste régulier dans plusieurs médias, il apportait souvent son regard sur l’évolution du football national, où son expertise était largement reconnue.

Il a également occupé le poste de sélectionneur de l’équipe féminine de futsal du Sénégal, mettant à profit son expérience de joueur et ses compétences tactiques pour structurer une équipe capable de rivaliser avec les meilleures sélections du continent.

Au-delà de ses fonctions sportives, Lamine Mboup s’est distingué par son engagement en faveur de la défense des droits des footballeurs. Selon le journaliste sportif Bamba Kassé, il fut l’un des premiers à promouvoir l’idée de syndiquer les joueurs professionnels sénégalais afin de mieux protéger leurs intérêts.

Un défenseur de la dignité des footballeurs

Son implication dans la formation et l’encadrement des jeunes joueurs reste également dans les mémoires. Plusieurs acteurs du milieu sportif rappellent qu’il organisait, il y a plus de vingt ans, des séances d’entraînement à l’École normale de Dakar pour accompagner de jeunes footballeurs vers le professionnalisme.

Pour le consultant culturel Guissé Pene, Lamine Mboup restera l’image d’un homme profondément attaché à la reconnaissance des footballeurs comme des travailleurs à part entière, appelant à l’instauration de contrats conformes aux standards professionnels.

Derniers hommages

La levée du corps est prévue ce mardi à 14 heures à l’Hôpital Idrissa Pouye, avant son inhumation à Tivaouane.

La disparition de Lamine Mboup constitue une perte importante pour la grande famille du sport sénégalais, qui salue la mémoire d’un homme engagé pour le développement et la dignité du football national.

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8 mars : Bassirou Diomaye Faye salue la contribution des femmes au progrès des sociétés.

Un hommage présidentiel aux femmes du Sénégal et du monde

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée le 8 mars, le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a adressé un message d’hommage aux femmes sénégalaises et à celles du monde entier.

Dans une publication diffusée sur sa page Facebook officielle, le chef de l’État a salué le rôle central que jouent les femmes dans le développement des sociétés. Il a notamment mis en avant leur courage, leur engagement et leur sens des responsabilités, qu’il considère comme des forces motrices du progrès social et économique.

Un appel à renforcer la protection des droits des femmes

Dans son message, le président sénégalais a également insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes. Il a souligné l’importance de consolider les mécanismes juridiques et institutionnels destinés à garantir les droits des femmes.

Le chef de l’État a ainsi appelé à intensifier la lutte contre les discriminations et les inégalités persistantes, rappelant que la promotion de l’égalité constitue un enjeu majeur pour le développement durable et la cohésion sociale.

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Finances publiques : des recettes fiscales en hausse, mais des ressources globales en recul.

Le Sénégal affiche en 2024 une progression de ses recettes fiscales, dans un contexte marqué toutefois par une contraction globale des ressources publiques. C’est ce qui ressort du dernier rapport sur la Situation économique et sociale publié par Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), qui met en lumière une dynamique contrastée des finances de l’État.

Une mobilisation fiscale en nette progression

Selon l’ANSD, les recettes fiscales ont atteint 3 833 milliards de FCFA en 2024, contre 3 593,8 milliards en 2023, soit une hausse de 6,7 %. Cette performance est principalement attribuée à la progression des impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital, traduisant un renforcement de la capacité de mobilisation fiscale de l’État.

Les impôts sur les salaires et la main-d’œuvre ont également progressé, passant de 41,2 milliards à 45,1 milliards de FCFA. De même, les impôts sur le patrimoine ont enregistré une hausse, atteignant 12,6 milliards de FCFA contre 10,5 milliards un an plus tôt, sous l’effet notamment de l’augmentation des prélèvements sur la propriété immobilière.

Une fiscalité sur les biens et services globalement orientée à la hausse

L’imposition des biens et services a légèrement progressé, s’établissant à 1 938,3 milliards de FCFA en 2024 contre 1 901,3 milliards en 2023, soit une augmentation de 1,9 %. Cette évolution est portée en grande partie par la hausse des accises, passées de 327,7 milliards à 388,0 milliards de FCFA, ainsi que par l’augmentation des taxes liées à l’utilisation de biens et à l’exercice d’activités.

En revanche, les impôts généraux sur les biens et services, notamment la TVA, ont connu un recul, traduisant un certain ralentissement de cette composante essentielle des recettes fiscales.

Par ailleurs, les impôts sur le commerce extérieur et les transactions internationales ont progressé de 9,3 %, pour atteindre 498,4 milliards de FCFA en 2024, contre 456,0 milliards en 2023, soutenus par la reprise des droits de douane et des taxes à l’importation.

Des ressources publiques en baisse malgré la performance fiscale

En dépit de cette amélioration des recettes fiscales, les recettes publiques globales du Sénégal ont diminué, passant de 4 692,3 milliards de FCFA en 2023 à 4 543,9 milliards en 2024, soit un recul de 3,3 %.

Cette baisse s’explique principalement par une chute marquée des dons et des autres recettes, qui ont fortement pesé sur l’ensemble des ressources de l’État.

Une forte contraction des dons extérieurs

Les dons ont enregistré une baisse significative de 39,1 %, s’établissant à 128,7 milliards de FCFA en 2024 contre 211,3 milliards en 2023. Cette diminution est liée à l’absence quasi totale de contributions des administrations publiques étrangères, qui avaient atteint 180,2 milliards de FCFA l’année précédente.

En revanche, les dons en provenance des organisations internationales ont connu une forte progression, passant de 31,1 milliards en 2023 à 128,1 milliards de FCFA en 2024, atténuant partiellement la chute globale.

Un recul marqué des autres recettes de l’État

Les autres recettes publiques ont connu une baisse particulièrement prononcée, chutant de 716,0 milliards de FCFA en 2023 à 368,9 milliards en 2024, soit un recul de 48,5 %.

Les revenus de la propriété ont également diminué, s’établissant à 152,7 milliards de FCFA contre 186,1 milliards un an auparavant, en raison notamment de la baisse des loyers perçus par l’État.

En revanche, les ventes de biens et services sont restées relativement stables autour de 173 milliards de FCFA, tandis que les recettes issues des amendes, pénalités et confiscations ont peu évolué.

Une dynamique budgétaire sous tension

Au total, l’année 2024 illustre une situation budgétaire marquée par une amélioration de la collecte fiscale, mais fragilisée par la volatilité des financements extérieurs et la baisse des recettes non fiscales. Une configuration qui souligne les enjeux de diversification des ressources publiques et de consolidation de l’autonomie financière de l’État sénégalais.

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Université sénégalaise : Ousmane Sonko annonce des réformes structurelles face à la crise de l’UCAD.

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a affirmé devant l’Assemblée nationale la détermination de son gouvernement à engager « toutes les réformes nécessaires pour que l’université ne meure pas ». Cette déclaration intervient dans un contexte de crise profonde à l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar (UCAD), confrontée à des difficultés structurelles, sociales et sécuritaires.

Une délocalisation à l’étude pour désengorger le campus

Parmi les pistes évoquées figure la délocalisation totale ou partielle de l’UCAD, institution phare de l’enseignement supérieur sénégalais. Cette option vise à répondre à la saturation du campus, qui accueille environ 25 000 étudiants dans des conditions jugées critiques.

Le chef du gouvernement insiste sur la nécessité de repenser en profondeur l’organisation de l’espace universitaire afin de garantir un environnement d’apprentissage plus sûr, mieux structuré et adapté à la croissance des effectifs.

Réouverture du campus et renforcement des mesures de sécurité

En amont de cette intervention, le ministre de l’Enseignement supérieur, Daouda Ngom, a annoncé la réouverture du campus social à partir du 26 février, après plusieurs semaines de fermeture liées à des tensions récurrentes.

Un dispositif de sécurisation renforcé est également prévu, comprenant l’installation de systèmes de lutte contre les incendies, la mise en place de caméras de surveillance et un contrôle d’accès plus strict aux entrées du campus.

Ces mesures interviennent dans un climat particulièrement tendu, marqué par des affrontements entre étudiants et forces de l’ordre, notamment après le décès de l’étudiant Abdoulaye Ba, qui a suscité une vive émotion et relancé le débat sur la gestion sécuritaire des universités.

Vers une présence sécuritaire permanente

Le Premier ministre a par ailleurs annoncé l’étude d’un projet de commissariat permanent au sein du campus social. L’objectif affiché est de « normaliser » la présence des forces de sécurité, en privilégiant une approche préventive et dissuasive, afin d’éviter les interventions jugées excessives observées ces derniers mois.

Une gestion des résidences universitaires remise en cause

Le ministre Daouda Ngom a dressé un constat préoccupant des conditions d’hébergement. Certaines chambres abriteraient jusqu’à 15 à 20 étudiants, tandis qu’environ 30 % des lits seraient attribués de manière irrégulière, en dehors des règles du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD).

Face à cette situation, une réforme du système de gestion des résidences universitaires apparaît indispensable pour restaurer l’équité et améliorer les conditions de vie des étudiants.

Bourses d’études : des dépenses en forte hausse

Sur la question des bourses, les autorités assurent qu’aucun retard n’est à signaler. Toutefois, le chevauchement des années académiques a conduit l’État à financer jusqu’à 16 mois de bourses, au lieu de 12 habituellement.

Cette situation a engendré une hausse significative des dépenses, atteignant environ 105 milliards de francs CFA, contre un budget initial estimé à 70 milliards.

Des réformes de fond pour sauver le système universitaire

Au-delà des mesures sécuritaires, Ousmane Sonko insiste sur la nécessité d’engager des réformes structurelles durables. Celles-ci visent notamment à stabiliser le calendrier académique, moderniser les infrastructures et garantir un cadre d’études propice à la réussite.

Pour le chef du gouvernement, l’enjeu dépasse la gestion de crise : il s’agit de refonder le système universitaire sénégalais afin d’en préserver la performance et la crédibilité à long terme.

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Commerce extérieur : une fin d’année 2025 marquée par un rebond spectaculaire des exportations.

Le Sénégal a enregistré, au cours des derniers mois de 2025, une nette amélioration de ses performances commerciales, portée par une forte progression des exportations. Selon les données publiées par Agence nationale de la statistique et de la démographie, cette dynamique a permis un redressement significatif de la balance commerciale en décembre.

Des exportations en hausse de 155 % en un mois

En décembre 2025, les exportations sénégalaises se sont élevées à 825,3 milliards de FCFA, contre 323,6 milliards de FCFA le mois précédent, soit une progression remarquable de 155 %. Cette performance s’explique principalement par la hausse des ventes d’or non monétaire, qui ont atteint 206,8 milliards de FCFA, contre 95,9 milliards en novembre.

Les expéditions d’huiles brutes de pétrole ont également fortement progressé, passant de 45,5 à 106,3 milliards de FCFA, tandis que celles de produits pétroliers raffinés ont atteint 90,4 milliards de FCFA, contre 49,7 milliards un mois plus tôt.

Cette tendance haussière a toutefois été partiellement atténuée par le recul des exportations de phosphates, en baisse à 2,2 milliards de FCFA contre 4,9 milliards, ainsi que par la diminution des ventes de produits halieutiques, notamment les crustacés et mollusques.

Sur une base annuelle, les exportations affichent également une forte progression de 104,1 % par rapport à décembre 2024. En cumul, elles s’établissent à 5 935,2 milliards de FCFA à fin 2025, contre 3 909,1 milliards un an auparavant, soit une hausse de 51,8 %.

Des partenaires commerciaux dominés par l’Europe et la sous-région

Les principaux produits exportés en décembre 2025 restent dominés par les ressources extractives et énergétiques, notamment l’or, le pétrole brut, les produits pétroliers raffinés et les acides phosphoriques.

Du côté des destinations, Suisse arrive en tête avec 19 % des parts de marché, suivie de la Belgique (16,1 %), du Mali (9,9 %), de l’Espagne (8,8 %) et du Royaume-Uni (7,0 %).

Un recul marqué des importations

Dans le même temps, les importations ont connu une baisse significative en décembre 2025, s’établissant à 544,8 milliards de FCFA contre 713,3 milliards le mois précédent, soit un recul de 23,6 %.

Cette diminution est principalement liée à la chute des achats de matériels de transport, passés de 195,9 milliards à seulement 7,3 milliards de FCFA. Les importations de produits pharmaceutiques et de sucres ont également reculé.

En revanche, certains postes ont enregistré une hausse, notamment les produits pétroliers raffinés (105,5 milliards de FCFA contre 77,0 milliards) et les métaux communs (45,0 milliards contre 18,6 milliards), limitant ainsi l’ampleur de la baisse globale.

Sur un an, les importations enregistrent une diminution de 24,6 % en décembre. Toutefois, en cumul annuel, elles progressent légèrement de 1,6 %, atteignant 7 279,1 milliards de FCFA à fin 2025.

Les principaux fournisseurs du Sénégal restent dominés par la Chine (21,4 %), suivie de la France (10,6 %), de la Russie (7,5 %), de l’Inde (5,1 %) et des Pays-Bas (4,4 %).

Une balance commerciale redevenue excédentaire

Portée par la forte hausse des exportations et la contraction des importations, la balance commerciale du Sénégal s’est nettement redressée en décembre 2025. Le solde est ainsi passé d’un déficit de 389,7 milliards de FCFA en novembre à un excédent de 280,5 milliards de FCFA.

Cette amélioration s’explique notamment par la résorption du déficit vis-à-vis de la Belgique et de l’Espagne, mais aussi par le renforcement des excédents commerciaux avec la Suisse, le Mali et le Royaume-Uni.

Dans un contexte marqué par le développement des secteurs extractifs et énergétiques, ces résultats traduisent une transformation progressive de la structure des échanges extérieurs du Sénégal, désormais davantage tirée par ses ressources naturelles et ses exportations à forte valeur.