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Sénégal–Gambie : Dakar et Banjul réaffirment leur ambition d’une intégration renforcée.

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, et son homologue gambien, Adama Barrow, ont co-présidé à Dakar la quatrième session du Conseil présidentiel sénégalo-gambien, une rencontre de haut niveau destinée à consolider la coopération entre les deux pays et à approfondir leur intégration dans plusieurs secteurs stratégiques.

Cette session a réuni des membres des gouvernements sénégalais et gambien autour de dossiers liés à l’économie, aux infrastructures, à la mobilité des personnes, à la sécurité ainsi qu’au renforcement des échanges commerciaux et culturels entre les deux États.

Une relation fondée sur l’histoire et les liens humains

À l’issue des travaux, le président Bassirou Diomaye Faye a mis en avant la singularité des relations entre le Sénégal et la Gambie, soulignant que les deux pays partagent bien plus qu’une simple frontière commune.

Le chef de l’État sénégalais a rappelé que les populations des deux rives sont unies par une histoire, des cultures, des langues et des liens familiaux qui précèdent largement la création des États modernes. Cette proximité historique confère à la coopération sénégalo-gambienne une dimension particulière au sein de l’espace ouest-africain.

Il a également exprimé sa reconnaissance au président Adama Barrow ainsi qu’à la délégation gambienne pour l’esprit de fraternité et de concertation qui a marqué les échanges.

Des accords pour renforcer la coopération bilatérale

Les travaux du Conseil présidentiel ont abouti à la signature de plusieurs accords visant à renforcer davantage la coopération entre Dakar et Banjul.

Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de poursuivre les efforts engagés pour faciliter la circulation des personnes et des biens, développer les infrastructures transfrontalières et améliorer l’intégration économique entre les deux pays.

Cette dynamique s’inscrit dans une vision commune visant à faire de la Sénégambie un espace de prospérité partagée, capable de tirer parti de ses complémentarités économiques et humaines.

La Sénégambie comme projet d’avenir

Au-delà des questions institutionnelles, les dirigeants sénégalais et gambien ont mis en avant l’idée d’un destin commun reposant sur des intérêts convergents et une coopération durable.

Pour Dakar comme pour Banjul, les liens qui unissent les deux peuples constituent un levier stratégique pour relever ensemble les défis du développement, de la sécurité et de l’intégration régionale.

Dans un contexte où les États ouest-africains cherchent à renforcer leurs mécanismes de coopération, la relance du partenariat sénégalo-gambien apparaît comme un exemple de dialogue et de solidarité fondé sur une histoire partagée et une ambition commune.

Cette quatrième session du Conseil présidentiel sénégalo-gambien marque ainsi une nouvelle étape dans le rapprochement entre les deux pays, avec l’objectif de transformer leur proximité géographique et culturelle en un véritable moteur de développement et d’intégration régionale.

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Hydrocarbures : Sangomar et GTA confirment la montée en puissance énergétique du Sénégal

Des performances solides dans le pétrole et le gaz au mois de mai

Le Sénégal poursuit son ascension parmi les nouveaux producteurs d’hydrocarbures du continent africain. Au cours du mois de mai 2026, les projets stratégiques de Sangomar et de Grand Tortue Ahmeyim (GTA) ont enregistré des résultats significatifs, illustrant la montée en régime progressive des infrastructures pétrolières et gazières du pays.

Selon un document consulté ce lundi 8 juin, les deux projets ont affiché des niveaux de production conformes aux objectifs fixés, renforçant les perspectives de croissance du secteur énergétique sénégalais.

Sangomar maintient un rythme soutenu de production pétrolière

Le champ pétrolier offshore de Sangomar, situé au large des côtes sénégalaises, continue de démontrer sa capacité à produire de manière stable depuis son entrée en exploitation commerciale.

Au cours du mois de mai, trois cargaisons de pétrole brut ont été chargées et commercialisées sur les marchés internationaux, représentant un volume global de 2,93 millions de barils.

Cette performance traduit la bonne tenue du réservoir ainsi que l’efficacité des installations de production et de traitement. Les opérateurs soulignent notamment la forte disponibilité des équipements et la maîtrise des opérations techniques, qui permettent de maintenir une cadence conforme aux prévisions initiales.

Grâce à cette régularité, Sangomar s’impose progressivement comme un pilier de la stratégie énergétique nationale et contribue à renforcer la présence du Sénégal sur le marché mondial du pétrole.

Grand Tortue Ahmeyim accélère ses exportations de gaz naturel liquéfié

Du côté du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim, développé conjointement par le Sénégal et la Mauritanie, la dynamique demeure également positive.

Durant le mois de mai, quatre cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) ont été exportées, pour un volume total estimé à 0,66 million de mètres cubes.

Ces résultats témoignent de la progression continue du projet vers sa pleine capacité opérationnelle. Ils confirment également la stabilité des installations de liquéfaction ainsi que la fiabilité du dispositif logistique mis en place pour les exportations.

La régularité des expéditions observées ces derniers mois reflète les efforts d’optimisation engagés par les opérateurs afin d’améliorer les performances du projet et de consolider sa position sur les marchés internationaux du gaz.

Un secteur énergétique de plus en plus stratégique pour l’économie nationale

Les performances enregistrées simultanément à Sangomar et à GTA illustrent l’émergence du Sénégal comme acteur énergétique majeur en Afrique de l’Ouest.

Avec près de trois millions de barils de pétrole exportés et quatre cargaisons de GNL expédiées en un seul mois, le pays confirme la consolidation progressive de son industrie des hydrocarbures.

Au-delà des volumes produits, ces résultats renforcent les attentes en matière de recettes d’exportation, d’investissements et de création de valeur pour l’économie nationale. Ils confortent également les ambitions des autorités sénégalaises de faire du secteur énergétique un levier central de transformation économique, de croissance et de développement durable.

Alors que les projets poursuivent leur montée en puissance, les performances enregistrées en mai 2026 constituent un indicateur encourageant de la capacité du Sénégal à s’imposer durablement sur la carte énergétique mondiale.

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FORA’ESS Dakar 2026 : le Sénégal confirme son rôle de hub africain de l’économie sociale et solidaire.

Le Forum africain de l’économie sociale et solidaire (FORA’ESS) se tiendra du 7 au 9 juillet 2026 à Dakar. L’événement devrait réunir environ 2 500 participants issus d’une trentaine de pays, venus d’Afrique et d’autres régions du monde, confirmant l’ampleur continentale et internationale de cette rencontre dédiée aux modèles économiques inclusifs.

Une annonce officielle marquée par l’installation du comité d’organisation

La tenue du forum a été annoncée lundi soir à Diamniadio par le ministre sénégalais de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Dr Alioune Dione, à l’occasion du lancement du Comité local d’organisation. Cette étape marque le démarrage effectif des préparatifs d’un événement considéré comme stratégique pour la promotion de l’économie sociale et solidaire en Afrique.

Le ministre a insisté sur la portée de cette deuxième édition du FORA’ESS, soulignant qu’elle intervient dans un contexte de montée en puissance des initiatives économiques fondées sur la solidarité, l’inclusion et la coopération entre acteurs publics et privés.

Dakar, choix de continuité pour un forum panafricain

Initialement prévue dans un autre pays africain, cette édition a finalement été transférée au Sénégal en raison de contraintes ayant empêché son organisation dans les conditions prévues. Dakar a alors été désignée pour assurer la continuité de cette initiative continentale, renforçant son positionnement comme plateforme régionale de dialogue sur les enjeux économiques émergents.

Pour les autorités sénégalaises, cette décision traduit également la volonté du pays de jouer un rôle moteur dans la structuration et la diffusion de l’économie sociale et solidaire sur le continent.

L’économie sociale et solidaire au cœur de la stratégie nationale

Au cours des dernières années, le Sénégal a progressivement renforcé son cadre institutionnel en faveur de l’économie sociale et solidaire. Le pays s’est doté d’une loi d’orientation et d’une stratégie nationale dédiées au secteur, tout en participant activement aux démarches internationales ayant conduit à sa reconnaissance par les Nations Unies comme levier de développement durable.

Cette dynamique s’inscrit dans la vision des autorités actuelles, qui ont fait de 2026 « l’Année de l’Économie Sociale et Solidaire et de l’Emploi », confirmant la place centrale accordée à ce modèle dans les politiques publiques.

Un forum pour répondre aux défis structurels du continent

Placée sous le thème « L’Économie Sociale et Solidaire : moteur de transition, d’inclusion et de convergence en Afrique », cette édition du FORA’ESS entend apporter des réponses aux principaux défis socio-économiques du continent, notamment le chômage des jeunes, les inégalités, la pauvreté et les enjeux environnementaux.

Les autorités estiment que l’ESS constitue un levier concret de transformation, en valorisant les initiatives locales, en renforçant les dynamiques communautaires et en favorisant des modèles de développement plus inclusifs.

Un espace continental de dialogue et de coopération

Pendant trois jours, Dakar accueillera un large éventail d’acteurs : responsables publics, chercheurs, organisations de la société civile, coopératives, mutuelles, entreprises sociales, institutions financières et partenaires techniques.

Le forum ambitionne de servir de cadre de dialogue, mais aussi de plateforme de co-construction de solutions, à travers l’élaboration de recommandations et la mise en place de partenariats structurants pour l’avenir du secteur.

Dans cette perspective, le ministre a appelé l’ensemble des partenaires internationaux, organisations régionales, fondations et médias à accompagner la réussite de l’événement.

Une ambition continentale et internationale

Le FORA’ESS Dakar 2026 se positionne ainsi comme un rendez-vous majeur de l’agenda africain de l’économie sociale et solidaire, mais aussi comme une plateforme ouverte sur le monde, au service d’une économie plus résiliente, inclusive et durable.

À l’issue de la cérémonie, le Comité local d’organisation a été officiellement installé, ouvrant la phase opérationnelle des préparatifs du forum.

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Financement agricole : le Sénégal s’inspire du modèle ivoirien lors d’une mission d’étude à Abidjan.

Du 1er au 5 juin 2026, une délégation sénégalaise conduite par l’Agence de régulation des marchés (ARM), dirigée par Babacar Sembène, a participé à Abidjan à une mission d’étude et de capitalisation consacrée au financement des services agricoles. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique régionale visant à renforcer les mécanismes de financement des filières agro-sylvo-pastorales en Afrique de l’Ouest.

Une mission multisectorielle pour analyser les mécanismes de financement agricole

Organisée avec l’appui du Fonds national de développement agro-sylvo-pastoral (FNDASP) et financée par le Programme de résilience du système alimentaire (FSRP) ainsi que l’agence belge de développement Enabel, la mission a réuni des parlementaires, des cadres techniques et des représentants d’interprofessions agricoles sénégalaises.

La délégation, conduite par le vice-président de l’Assemblée nationale Samba Dang, comprenait notamment l’honorable Ibrahima Mbodj, ainsi que des représentants de l’ARM, du DFPO et de plusieurs filières agricoles (riz, maïs, niébé, mil-sorgho, pomme de terre, cajou et banane).

Le modèle ivoirien du FIRCA au centre des échanges

Au cœur des travaux figurait le modèle du Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricole (FIRCA), souvent présenté comme une référence régionale en matière de gouvernance agricole.

Reposant sur la Contribution volontaire obligatoire (CVO), ce mécanisme permet de mobiliser des ressources internes estimées à plus de 220 milliards de FCFA, sans dépendance directe au budget de l’État. Les échanges ont mis en avant deux piliers jugés déterminants : une forte implication des acteurs de filière et une autonomie financière structurée autour des interprofessions.

Rencontres institutionnelles et retours d’expérience ivoiriens

Pendant quatre jours, la délégation sénégalaise a échangé avec plusieurs institutions clés du secteur agricole ivoirien, dont le FIRCA, l’ANADER, le CNRA, le Conseil du coton et de l’anacarde ainsi que la Direction générale des impôts.

Les discussions ont permis d’examiner les dispositifs ayant accompagné la transformation du secteur agricole ivoirien, notamment en matière de financement, de recherche agronomique et d’organisation des filières.

Vers un renforcement des interprofessions agricoles au Sénégal

Les échanges avec les organisations interprofessionnelles ivoiriennes du palmier à huile, du coton et de l’anacarde ont permis d’identifier plusieurs pistes d’adaptation pour le contexte sénégalais.

Trois axes principaux ont été dégagés : l’amélioration de la transparence dans la gestion des ressources, le renforcement de l’autonomie des interprofessions et une meilleure intégration des chaînes de valeur agricoles dans l’espace sous-régional.

Une dynamique appuyée par les partenaires techniques

Le directeur général de l’ARM, Babacar Sembène, a salué la qualité de la coopération bilatérale ainsi que l’appui de l’ambassade du Sénégal en Côte d’Ivoire, notamment à travers l’initiative diplomatique « Le Onze sénégalo-ivoirien », axée sur le codéveloppement économique.

Il a également mis en avant la Loi d’orientation agro-sylvo-pastorale et halieutique (LOASPH), considérée comme un levier structurant pour renforcer la gouvernance des filières agricoles au Sénégal.

En conclusion, l’ARM a réaffirmé son engagement à contribuer à la modernisation de la régulation des marchés agricoles et à la mise en place d’un système de financement plus autonome et durable, en s’appuyant sur les enseignements tirés de cette mission, avec le soutien du FNDASP, du FSRP et d’Enabel.

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Ousmane Sonko élu président de Pastef lors du premier congrès national du parti.

Ousmane Sonko a été élu président de Pastef-Les Patriotes à l’issue du premier congrès national de la formation politique, organisé à Diamniadio, près de Dakar. Ce rendez-vous historique, qui a réuni des délégués venus de l’ensemble du Sénégal ainsi que de la diaspora, marque une nouvelle étape dans l’évolution du parti fondé en 2014.

Selon les résultats proclamés par la commission électorale du congrès, Ousmane Sonko a recueilli l’intégralité des suffrages exprimés, soit 589 voix sur 589 procès-verbaux validés sur les 598 attendus. Aucun vote blanc n’a été enregistré et le taux de participation a atteint 98,5 %, illustrant la forte mobilisation des congressistes.

Un congrès fondateur pour la formation au pouvoir

Au-delà de l’élection de son nouveau président, ce premier congrès national constitue un moment charnière pour Pastef. Les participants étaient appelés à renouveler les instances dirigeantes du parti et à définir les orientations stratégiques qui guideront son action dans les années à venir.

Cette rencontre intervient dans un contexte politique particulier, marqué par une recomposition des équilibres au sommet de l’État sénégalais. Ces dernières semaines, plusieurs changements institutionnels majeurs ont redéfini les rôles des principales figures du pouvoir.

Une nouvelle séquence politique après son départ de la Primature

Le 22 mai dernier, Ousmane Sonko a quitté ses fonctions de Premier ministre à la suite d’une décision du président Bassirou Diomaye Faye. Quelques jours plus tard, il a été porté à la présidence de l’Assemblée nationale, renforçant ainsi son poids institutionnel au sein du paysage politique sénégalais.

Cette réorganisation a alimenté les débats sur les rapports entre les deux figures emblématiques de Pastef, alors que des divergences sont apparues sur certaines orientations liées à la conduite de l’action publique et à l’organisation du pouvoir. Malgré ces différences, les deux responsables continuent d’affirmer leur appartenance commune au parti et leur engagement en faveur du projet politique porté par Pastef.

Pastef redéfinit sa place dans l’architecture du pouvoir

Le congrès s’est tenu quelques jours après la mise en place du gouvernement dirigé par Ahmadou Alamine Mohamed Lo. Bien que disposant d’une majorité confortable à l’Assemblée nationale, Pastef a choisi de ne pas intégrer cette nouvelle équipe gouvernementale.

Ousmane Sonko avait justifié cette position par des désaccords portant notamment sur le rôle de la majorité parlementaire dans les institutions et sur certaines orientations politiques. Il avait toutefois insisté sur la nécessité de préserver la stabilité du pays et privilégié le dialogue avec le chef de l’État plutôt qu’une logique de confrontation.

De mouvement politique à organisation structurée

À l’approche du congrès, Ousmane Sonko avait présenté cette rencontre comme une étape essentielle dans la maturation de Pastef. Selon lui, le parti doit désormais franchir un nouveau cap organisationnel afin de consolider son implantation et d’adapter son fonctionnement aux responsabilités liées à l’exercice du pouvoir.

Son élection à la présidence du parti lui confère désormais la direction politique officielle de Pastef à un moment où la formation cherche à clarifier son positionnement entre majorité parlementaire, influence institutionnelle et stratégie politique à long terme.

Les travaux du congrès doivent se poursuivre avec l’examen des textes d’orientation et l’adoption de plusieurs résolutions destinées à encadrer l’action future du parti sur les plans politique, organisationnel et programmatique.

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Sénégal : paiement d’eurobonds, la confiance des marchés au cœur d’un mois de juin décisif.

Le Sénégal aborde un mois de juin crucial pour sa crédibilité financière internationale. Derrière plusieurs échéances obligataires relativement limitées en volume se joue une question plus profonde : la capacité du pays à restaurer durablement la confiance des investisseurs après une période marquée par des tensions budgétaires et une forte dégradation de sa perception sur les marchés financiers.

Des spreads qui traduisent une montée du risque

Selon une note d’analyse publiée début juin par Oxford Economics, les écarts de rendement exigés sur les obligations sénégalaises se situent désormais à des niveaux généralement observés pour des pays confrontés à de graves difficultés de financement. Cette situation reflète les préoccupations persistantes des investisseurs concernant la soutenabilité de la dette publique, les besoins de financement élevés de l’État et l’incertitude entourant la reprise du programme avec le Fonds monétaire international (FMI).

Pour les marchés, les spreads souverains constituent un indicateur clé de la perception du risque. Plus ils augmentent, plus le coût de financement du pays devient élevé et plus l’accès aux capitaux internationaux se complique.

Une pression financière malgré le respect des échéances

Malgré les inquiétudes exprimées par certains observateurs ces derniers mois, le Sénégal a jusqu’à présent honoré ses engagements financiers. Le pays est notamment parvenu à mobiliser d’importantes ressources sur le marché régional de l’UEMOA, ce qui lui a permis de faire face à plusieurs échéances de dette et de maintenir sa liquidité.

Toutefois, cette stratégie repose en grande partie sur un recours accru au marché régional, dans un contexte où les financements internationaux restent coûteux et où les agences de notation ont revu à la baisse leur appréciation du risque souverain sénégalais.

Le défi de la crédibilité budgétaire

Au-delà des échéances immédiates, les analystes estiment que l’enjeu principal réside dans la capacité du gouvernement à présenter une trajectoire budgétaire crédible. Les investisseurs attendent notamment des mesures permettant de réduire progressivement les déficits, de maîtriser l’endettement et de renforcer la transparence des finances publiques.

La publication du rapport de la Cour des comptes sur la dette publique et les discussions en cours avec les partenaires financiers internationaux ont profondément modifié l’évaluation du risque sénégalais. Depuis lors, les marchés scrutent avec attention chaque décision budgétaire et chaque signal envoyé par les autorités.

Entre ressources énergétiques et contraintes financières

Les perspectives économiques du Sénégal demeurent néanmoins soutenues par le développement de la production pétrolière et gazière, qui pourrait contribuer à améliorer les recettes publiques et les équilibres extérieurs à moyen terme. Mais pour les analystes, ces perspectives ne suffisent pas à elles seules à dissiper les inquiétudes actuelles.

Le pays doit encore convaincre qu’il est capable de transformer ces nouvelles ressources en un levier durable de redressement financier, tout en poursuivant les réformes attendues par les bailleurs et les investisseurs.

Un test pour la réputation financière du Sénégal

Dans ce contexte, le mois de juin apparaît comme un moment charnière. Plus que le remboursement de quelques obligations, c’est la réputation financière du Sénégal qui est observée par les marchés. La capacité des autorités à rassurer sur la gestion de la dette, à relancer le dialogue avec les institutions financières internationales et à maintenir l’accès aux financements déterminera en grande partie l’évolution du risque souverain du pays dans les prochains mois.

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ONU : Macky Sall et Emmanuel Macron affichent leur convergence sur la réforme du multilatéralisme.

Dans un message publié mercredi, l’ancien chef de l’État a salué la qualité de cette rencontre, évoquant des discussions approfondies sur le rôle de l’ONU dans un contexte international marqué par la multiplication des crises sécuritaires, climatiques, économiques et géopolitiques.

Une vision commune pour une ONU plus représentative et efficace

Selon Macky Sall, les deux dirigeants partagent la même ambition d’une Organisation des Nations Unies davantage adaptée aux réalités du XXIe siècle.

« Nous partageons la vision d’une ONU ambitieuse, réformée et revitalisée pour renforcer son efficacité, sa représentativité et sa capacité à répondre aux attentes des peuples et des États », a-t-il indiqué.

Cette position s’inscrit dans un débat de plus en plus présent au sein de la communauté internationale, où de nombreuses voix appellent à moderniser les mécanismes de gouvernance mondiale afin de mieux répondre aux défis contemporains.

Une rencontre dans un contexte de candidature à la tête de l’ONU

Cette audience intervient alors que Macky Sall figure parmi les personnalités en lice pour succéder à António Guterres au poste de secrétaire général des Nations Unies.

En avril dernier, l’ancien président sénégalais a participé aux auditions organisées par l’Assemblée générale dans le cadre du processus de sélection du futur dirigeant de l’organisation. À cette occasion, il a présenté une vision centrée sur le renforcement du multilatéralisme, le dialogue entre les États et l’adaptation des institutions internationales aux mutations du monde.

Face aux États membres, il avait souligné la nécessité de répondre à des défis qu’il qualifie de « systémiques », notamment les rivalités géopolitiques, les conflits armés, le changement climatique, les fragilités économiques et sociales ainsi que les bouleversements engendrés par les nouvelles technologies, en particulier l’intelligence artificielle.

Une réforme fondée sur l’efficacité et la coopération

Macky Sall plaide pour une ONU plus agile et plus performante, capable d’anticiper les crises et de renforcer la coopération internationale. Son projet repose notamment sur une diplomatie préventive plus active, fondée sur l’alerte précoce, la médiation et une collaboration accrue avec les organisations régionales.

L’ancien chef de l’État défend également une réforme institutionnelle articulée autour de trois principes : « rationaliser, simplifier et optimiser ». Il préconise notamment une meilleure coordination entre les différentes agences onusiennes ainsi qu’une réforme consensuelle du Conseil de sécurité afin de renforcer sa légitimité, son efficacité et sa représentativité.

Parallèlement, il appelle à accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable et à repenser les mécanismes de financement du développement afin de mieux répondre aux enjeux liés à l’endettement, aux inégalités et à l’emploi.

Une succession très suivie à la tête des Nations Unies

La course à la succession d’António Guterres, dont le second mandat s’achèvera le 31 décembre 2026, suscite un intérêt particulier au sein de la diplomatie internationale.

Outre Macky Sall, plusieurs personnalités de premier plan ont officiellement présenté leur candidature, parmi lesquelles l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, l’ancienne vice-présidente du Costa Rica Rebeca Grynspan, ainsi que l’ancienne présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies María Fernanda Espinosa.

Le futur secrétaire général sera désigné à l’issue d’un processus impliquant à la fois le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale. Son mandat débutera le 1er janvier 2027 pour une durée de cinq ans.

Dans ce contexte, la rencontre entre Macky Sall et Emmanuel Macron apparaît comme un nouvel épisode d’une campagne diplomatique qui pourrait peser dans les équilibres entourant la désignation du prochain chef des Nations Unies.

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ONU : Coly Seck élu à la tête de la Quatrième Commission de l’Assemblée générale.

Le diplomate sénégalais Coly Seck a été élu président de la Quatrième Commission de l’Assemblée générale des Nations Unies pour la 81e session de l’organisation. Cette désignation constitue une nouvelle reconnaissance du rôle diplomatique du Sénégal au sein du système multilatéral et renforce la présence du pays dans les instances stratégiques de l’ONU.

L’élection est intervenue mardi à New York, lors de la 85e séance plénière de la 80e session de l’Assemblée générale. Les États membres ont procédé à cette occasion à la désignation des présidents, vice-présidents et membres des bureaux des six grandes commissions de l’organisation.

Une commission au cœur des grands dossiers internationaux

La Quatrième Commission, officiellement appelée Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation, est l’un des principaux organes de travail de l’Assemblée générale. Elle traite de plusieurs dossiers parmi les plus sensibles de l’agenda international.

Ses travaux portent notamment sur les opérations de maintien de la paix, les missions politiques spéciales, les questions de décolonisation, les politiques d’information des Nations Unies, l’utilisation pacifique de l’espace extra-atmosphérique ainsi que les questions relatives aux territoires palestiniens occupés et aux activités de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA).

La présidence de cette commission place ainsi le Sénégal au centre des débats sur plusieurs enjeux géopolitiques majeurs.

Coly Seck salue la confiance des États membres

Dans un message relayé par la Mission permanente du Sénégal auprès des Nations Unies, Coly Seck a exprimé sa gratitude aux États membres pour la confiance accordée à son pays.

« Je me réjouis de servir les Nations Unies au mieux de mes capacités au cours de la 81e session », a déclaré le diplomate sénégalais.

Son mandat débutera officiellement avec l’ouverture de la 81e session de l’Assemblée générale prévue en septembre 2026.

Une nomination dans un contexte de défis pour le multilatéralisme

Cette élection intervient à un moment où les Nations Unies sont confrontées à de multiples crises internationales et à des appels croissants en faveur d’une réforme de la gouvernance mondiale.

Lors de la même séance, le diplomate bangladais Khalilur Rahman a été élu président de la prochaine session de l’Assemblée générale. Il a évoqué un contexte marqué par « l’intensification des conflits, le rétrécissement de l’espace humanitaire, les reculs en matière de droits humains, les pressions sur le développement et les contraintes financières ».

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a pour sa part estimé que la prochaine session représenterait à la fois « un moment de défis et de possibilités » pour l’organisation.

Une reconnaissance du rôle du Sénégal dans les opérations de paix

L’élection de Coly Seck est également perçue comme une reconnaissance de l’engagement constant du Sénégal en faveur du maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Selon les données des Nations Unies, le Sénégal figure parmi les principaux contributeurs africains aux opérations de paix de l’organisation, avec plus de 3 000 militaires et policiers déployés dans différentes missions à travers le monde.

Pour conduire les travaux de la Commission, Coly Seck sera accompagné des vice-présidents Fahad Mohammad Alajm (Koweït), Deborah Maria Borg (Malte) et Andrei Nicolenco (Moldavie), ainsi que du rapporteur Matthew Moxey (Bahamas).

Cette nomination conforte la visibilité diplomatique du Sénégal sur la scène internationale et témoigne de la confiance accordée à son expertise dans la gestion des grands enjeux multilatéraux contemporains.

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Mondial 2026 : Pape Thiaw dévoile sa liste de 26 Lions pour porter les ambitions du Sénégal.

Le sélectionneur national du Sénégal, Pape Thiaw, a rendu publique la liste des 26 joueurs retenus pour représenter le pays à la Coupe du monde 2026. Très attendue par les supporters et les observateurs du football africain, cette sélection marque une étape importante dans la préparation des Lions de la Teranga pour le plus prestigieux rendez-vous du football mondial.

À travers cette liste, le technicien sénégalais mise sur un équilibre entre expérience et jeunesse afin de permettre à l’équipe nationale d’aborder la compétition avec ambition. Plusieurs cadres habitués de la sélection figurent parmi les joueurs convoqués, aux côtés de nouveaux visages appelés à apporter leur énergie et leur fraîcheur au groupe.

Cette sélection traduit également la volonté du staff technique de s’appuyer sur un effectif compétitif capable de répondre aux exigences d’un tournoi où chaque détail peut faire la différence. L’objectif affiché est de permettre au Sénégal de confirmer son statut parmi les grandes nations du football africain et de réaliser un parcours remarquable sur la scène internationale.

Après plusieurs mois de préparation et d’évaluation des performances des joueurs en club comme en sélection, Pape Thiaw dispose désormais de son groupe définitif pour relever le défi mondial. Les 26 Lions auront la responsabilité de défendre les couleurs nationales et de porter les espoirs de millions de Sénégalais tout au long de la compétition.

Alors que l’attente grandit à travers le pays, les regards sont désormais tournés vers les prochains rendez-vous de préparation avant l’entrée en lice des Lions de la Teranga au Mondial 2026.

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Industrialisation en Afrique : le Sénégal s’impose parmi les dix économies les plus performantes du continent.

Avec un score de 0,6368 sur 1, le Sénégal devance désormais la Côte d’Ivoire et s’affirme comme la locomotive industrielle de son espace communautaire. Cette performance témoigne des avancées enregistrées ces dernières années dans les domaines de la transformation industrielle, de la diversification économique et du développement des infrastructures productives.

Un classement qui mesure la transformation industrielle du continent

Présenté à Brazzaville, le rapport de la BAD analyse l’évolution de l’industrialisation dans les 54 pays africains sur la période 2010-2024. L’étude évalue notamment la capacité des États à développer leur tissu manufacturier, à accroître la valeur ajoutée industrielle et à renforcer leur compétitivité sur les marchés régionaux et internationaux.

L’édition 2025 confirme la domination du nord du continent dans ce domaine. Le Maroc conserve la première place africaine avec un score de 0,8415, se rapprochant davantage du niveau maximal fixé par l’indice. Il est suivi de l’Afrique du Sud (0,8396), qui retrouve son meilleur niveau depuis 2020, même si ses performances demeurent légèrement inférieures à celles observées avant la pandémie de Covid-19.

L’Égypte consolide sa troisième position continentale, devant la Tunisie, tandis que Maurice complète le Top 5 africain.

Le Sénégal parmi les dix champions de l’industrialisation

Derrière les quatre leaders continentaux, plusieurs pays se distinguent par leurs performances. Maurice (0,6731), l’Algérie (0,6661), l’Eswatini (0,6509), le Sénégal (0,6368), la Namibie (0,6295) et la Côte d’Ivoire (0,6173) figurent parmi les dix économies africaines les mieux classées en matière d’industrialisation.

Cette progression du Sénégal traduit les effets des investissements réalisés dans les infrastructures, les zones industrielles, l’énergie, ainsi que les politiques visant à encourager la transformation locale des matières premières et le développement du secteur manufacturier.

Au-delà du classement, le pays figure également parmi les États ayant enregistré les avancées les plus significatives ces dernières années. La BAD souligne que le Sénégal fait partie des nations africaines ayant gagné plusieurs places dans le classement, aux côtés de la République démocratique du Congo, du Gabon, du Bénin, de la Mauritanie, du Rwanda, de la Guinée, de Djibouti et de la Somalie.

L’industrialisation, un levier stratégique pour la croissance africaine

Dans son analyse, la Banque africaine de développement rappelle que l’industrialisation demeure l’un des principaux moteurs de la transformation économique du continent. Elle constitue un outil essentiel pour créer des emplois productifs, réduire la dépendance aux exportations de matières premières et renforcer la résilience des économies africaines face aux chocs extérieurs.

L’institution estime que le développement du secteur industriel représente également une condition indispensable pour accélérer la diversification économique et améliorer la compétitivité des pays africains dans les chaînes de valeur mondiales.

Des progrès réels, mais un potentiel encore largement inexploité

Malgré les avancées observées dans plusieurs pays, la BAD souligne que la transformation industrielle du continent reste inachevée. La valeur ajoutée manufacturière africaine est certes passée de 285 milliards de dollars en 2020 à 315 milliards de dollars en 2024, traduisant une progression constante de l’activité industrielle.

Cependant, l’Afrique représente encore moins de 2 % de la production manufacturière mondiale et seulement 1,4 % des exportations mondiales de produits manufacturés.

Ces chiffres illustrent à la fois les progrès accomplis et l’ampleur des défis qui demeurent. Pour les experts de la BAD, le renforcement des capacités industrielles, l’amélioration du climat des affaires, l’innovation technologique et l’intégration régionale seront déterminants pour permettre au continent de franchir une nouvelle étape dans sa transformation économique.

Pour le Sénégal, cette reconnaissance continentale constitue un signal encourageant, mais également une invitation à poursuivre les réformes destinées à consolider son ambition de devenir l’un des principaux pôles industriels d’Afrique de l’Ouest.