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Hépatites virales au Sénégal : une urgence sanitaire face à une maladie encore trop silencieuse.

Les hépatites virales s’imposent comme l’un des défis majeurs de santé publique au Sénégal. Leur forte prévalence, combinée à leur évolution souvent silencieuse et au risque de complications graves, en fait une priorité sanitaire qui nécessite, selon les spécialistes, une mobilisation accrue en matière de prévention, de dépistage et de prise en charge.

À l’approche de la Journée mondiale contre l’hépatite, célébrée chaque année le 28 juillet, le coordonnateur du Programme national de lutte contre les hépatites (PNLH), le professeur Bamba Kane, a tiré la sonnette d’alarme sur l’ampleur de la situation. Dans un entretien accordé à l’APS, il a notamment évoqué des niveaux de prévalence particulièrement préoccupants pour les virus des hépatites B et C.

Une circulation importante du virus de l’hépatite B

Selon les données communiquées par le PNLH, 85 % de la population sénégalaise présentent des marqueurs indiquant un contact antérieur avec le virus de l’hépatite B (VHB). Parmi ces personnes, entre 5,7 % et 10 % seraient des porteurs chroniques du virus. Par ailleurs, environ 2 % de la population vivraient avec une infection chronique au virus de l’hépatite C (VHC).

« Au Sénégal, 85 % de la population ont un marqueur de l’hépatite B, 5,7 à 10 % sont des porteurs chroniques du VHB qui est la première cause de cancer du foie et 2 % sont des porteurs chroniques du virus de l’hépatite C », a expliqué le professeur Bamba Kane.

Ces chiffres illustrent, selon le spécialiste, l’importance de la circulation des virus des hépatites dans le pays et la nécessité de renforcer les dispositifs de lutte contre ces infections.

L’hépatite B constitue notamment une préoccupation majeure en raison de ses complications potentielles. Lorsqu’elle devient chronique et n’est pas correctement prise en charge, l’infection peut entraîner des lésions progressives du foie, évoluer vers une cirrhose et, dans certains cas, conduire à un cancer primitif du foie.

Des modes de transmission multiples

Les hépatites virales regroupent plusieurs infections provoquées par différents virus, généralement désignés par les lettres A, B, C, D et E. Leur mode de transmission et leur évolution diffèrent selon le type de virus.

Les hépatites A et E sont principalement liées à la consommation d’eau ou d’aliments contaminés. Elles guérissent généralement sans évoluer vers une infection chronique. Les hépatites B et C, en revanche, présentent un risque plus important de complications à long terme.

Le virus de l’hépatite B peut notamment se transmettre de la mère à l’enfant, lors de l’accouchement, mais aussi par contact avec du sang infecté ou lors de rapports sexuels non protégés. Le virus de l’hépatite C est principalement transmis par exposition au sang contaminé. Quant à l’hépatite D, elle ne peut infecter qu’une personne déjà porteuse du virus de l’hépatite B.

La diversité des modes de transmission souligne l’importance d’une approche globale combinant vaccination, prévention, sécurité des soins, sensibilisation et dépistage.

Une maladie souvent silencieuse jusqu’aux complications

L’un des principaux obstacles à la lutte contre les hépatites réside dans leur caractère souvent asymptomatique. De nombreuses personnes infectées peuvent vivre pendant plusieurs années sans présenter de signes apparents, tout en développant progressivement des lésions hépatiques.

Lorsque les symptômes apparaissent, ils peuvent se traduire par une fatigue persistante, une perte d’énergie, des nausées, des vomissements ou encore une diminution de l’appétit. Dans les formes plus avancées, un ictère, reconnaissable à la coloration jaunâtre de la peau et du blanc des yeux, peut également survenir.

Cette évolution silencieuse rend le dépistage particulièrement important. Une personne qui ignore son statut peut en effet ne pas bénéficier d’une prise en charge précoce et, dans certains cas, transmettre le virus à son entourage.

Le dépistage et la prévention au cœur de la riposte

Face à cette situation, le coordonnateur du PNLH plaide pour une intensification des efforts de sensibilisation et de prévention. Le renforcement de la vaccination contre l’hépatite B, l’élargissement de l’accès au dépistage et l’amélioration de la prise en charge des personnes infectées figurent parmi les principaux leviers de lutte contre la maladie.

L’enjeu est également de mieux informer les populations sur les modes de transmission et sur l’importance d’un diagnostic précoce. Pour les professionnels de santé, l’identification rapide des personnes infectées permet de les orienter vers une prise en charge adaptée et de limiter le risque d’évolution vers des complications sévères.

À l’occasion de la Journée mondiale contre l’hépatite, le Sénégal est ainsi appelé à renforcer sa mobilisation contre ces infections qui demeurent largement méconnues du grand public. Dans un contexte où les hépatites B et C peuvent évoluer durant de longues années sans symptômes apparents, le message des autorités sanitaires reste clair : se faire dépister constitue une étape essentielle pour connaître son statut, accéder aux soins à temps et prévenir les conséquences les plus graves de la maladie.

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Port de Ndayane : DP World achève le dragage avec treize mois d’avance.

Le projet du futur port en eaux profondes de Ndayane franchit une nouvelle étape décisive. DP World a annoncé, lundi 27 juillet 2026, l’achèvement des principaux travaux de dragage du site, avec treize mois d’avance sur le calendrier initial.

Cette avancée technique permet désormais d’accélérer la phase suivante du chantier, notamment la construction des quais et des principales infrastructures maritimes. Elle constitue également un signal positif pour l’avancement global de ce projet stratégique destiné à renforcer les capacités portuaires du Sénégal et à consolider sa position sur les grandes routes du commerce maritime international.

Les travaux de construction des infrastructures maritimes peuvent s’accélérer

Le dragage représente une phase essentielle dans la réalisation d’un port en eaux profondes. Il consiste à retirer les sédiments présents sur le fond marin afin d’atteindre les profondeurs nécessaires à la navigation et à l’accueil de navires de grande capacité.

L’achèvement anticipé de cette opération ouvre ainsi la voie à la poursuite des travaux structurants. Les équipes peuvent désormais engager plus rapidement la construction des quais et des autres infrastructures nécessaires au fonctionnement du futur complexe portuaire.

Pour DP World, cette progression constitue une étape importante dans la réalisation d’un projet appelé à jouer un rôle central dans la transformation de l’écosystème logistique et portuaire sénégalais.

Un projet stratégique pour la compétitivité logistique du Sénégal

Le port de Ndayane s’inscrit dans une ambition plus large visant à renforcer les infrastructures maritimes du pays et à améliorer sa capacité à capter une part croissante des flux commerciaux régionaux et internationaux.

Grâce à ses infrastructures en eaux profondes, le futur port doit notamment permettre d’accueillir des navires de plus grande taille et d’améliorer les conditions de traitement des marchandises. Il est également présenté comme un levier potentiel pour développer les activités logistiques, favoriser l’implantation d’industries et stimuler les échanges commerciaux avec les marchés de l’Afrique de l’Ouest.

L’infrastructure doit ainsi compléter le dispositif portuaire existant et contribuer à renforcer la compétitivité du Sénégal dans un contexte marqué par l’intensification de la concurrence entre les plateformes portuaires de la région.

Une avancée qui conforte le calendrier du projet

Avec l’achèvement anticipé des principaux travaux de dragage, le projet de Ndayane franchit donc une étape technique majeure. Cette avance sur le calendrier initial devrait permettre d’optimiser la suite du chantier et de conforter l’objectif de mise en service progressive du futur port.

Au-delà de la performance technique, cette progression illustre l’importance stratégique accordée à Ndayane, appelé à devenir l’un des principaux projets d’infrastructures du Sénégal. La prochaine phase des travaux sera désormais particulièrement suivie, alors que le pays entend faire de cette infrastructure un moteur de croissance, d’intégration régionale et de développement économique à long terme.

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Aflatoxines dans le riz : le ministère de l’Industrie et du Commerce dément une contamination généralisée au Sénégal.

Le ministère de l’Industrie et du Commerce a formellement démenti les informations faisant état d’une contamination généralisée du riz par les aflatoxines au Sénégal. Dans un communiqué rendu public dimanche 26 juillet, le département ministériel assure que les produits alimentaires destinés à la consommation font l’objet de contrôles sanitaires réguliers et invite les populations à ne pas céder à la psychose.

Plus de 2 000 analyses réalisées au premier semestre 2026

Selon le ministère, les informations relayées ces derniers jours ne reflètent pas la réalité du système national de surveillance de la qualité des denrées alimentaires. Les autorités rappellent que les produits alimentaires, qu’ils soient importés ou issus de la production locale, sont soumis à des contrôles de conformité avant leur mise sur le marché, puis à des inspections régulières effectuées par les services compétents et les laboratoires de référence.

Entre janvier et juin 2026, plus de 2 000 analyses auraient ainsi été réalisées par plusieurs structures spécialisées, parmi lesquelles le Laboratoire national d’analyse et de contrôle (Lanac), l’Institut de technologie alimentaire (Ita), l’Institut Pasteur de Dakar (Ipd), l’École supérieure polytechnique (Esp) et le Centre de recherche en écotoxicologie (Ceres-Locustox).

Pour le ministère, ces dispositifs visent à garantir la conformité des denrées alimentaires aux normes sanitaires en vigueur et à protéger la santé des consommateurs.

Un débat sur la méthodologie de l’étude à l’origine des inquiétudes

Le département de l’Industrie et du Commerce conteste également la portée des résultats d’une étude récemment relayée dans l’espace public. Selon les autorités, celle-ci repose sur un échantillon de 200 prélèvements effectués dans seulement trois localités : Dakar, Thiès et Kaolack.

Une base d’échantillonnage que le ministère juge insuffisante pour permettre d’étendre les conclusions à l’ensemble du territoire national. Les autorités estiment ainsi que les résultats obtenus ne peuvent être considérés comme représentatifs de la situation globale du riz commercialisé ou produit au Sénégal.

Le ministère met également en avant une différence dans les seuils réglementaires utilisés pour évaluer la présence d’aflatoxines. D’après son communiqué, l’étude aurait retenu le seuil fixé par la réglementation européenne, soit 4 microgrammes par kilogramme, tandis que le Sénégal se réfère à la norme internationale du Codex Alimentarius, qui établit la limite maximale à 20 microgrammes par kilogramme.

Le ministère conteste les affirmations sur le riz produit localement

Sur cette base, le département ministériel souligne que la concentration la plus élevée relevée dans l’étude, estimée à 18,6 microgrammes par kilogramme, reste inférieure au seuil de 20 microgrammes par kilogramme retenu par la réglementation à laquelle le Sénégal se conforme.

Le ministère réfute par ailleurs l’affirmation selon laquelle la moitié du riz produit localement serait contaminée par les aflatoxines. Il souligne qu’aucun des échantillons analysés dans l’étude ne proviendrait de la vallée du fleuve Sénégal, principale zone de production rizicole du pays.

Pour les autorités, cette absence d’échantillons provenant de cette importante zone agricole ne permet donc pas d’extrapoler les résultats de l’étude à l’ensemble du riz produit localement.

Les autorités veulent rassurer les consommateurs

Alors que les informations sur une éventuelle contamination ont suscité des inquiétudes parmi les consommateurs, le ministère de l’Industrie et du Commerce entend ainsi rassurer l’opinion publique sur la qualité des denrées disponibles sur le marché.

Tout en réaffirmant l’importance du contrôle sanitaire et de la vigilance des autorités, le département appelle les populations à se fier aux résultats des dispositifs officiels de surveillance et à éviter toute conclusion générale fondée sur des données jugées limitées.

Le débat met néanmoins en lumière l’importance d’un suivi scientifique régulier et transparent de la qualité des produits alimentaires, notamment du riz, qui occupe une place centrale dans l’alimentation des Sénégalais.

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Lutte contre le VIH : le Sénégal réaffirme son engagement pour une riposte durable et une meilleure souveraineté sanitaire.

Le Sénégal entend maintenir le cap dans la lutte contre le VIH/Sida et renforcer sa contribution aux efforts continentaux visant à accélérer l’élimination de l’épidémie. En marge du Sommet extraordinaire de l’Union africaine consacré à la santé, organisé les 21 et 22 juillet 2026 à Accra, au Ghana, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Ibrahima Sy, accompagné de la secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS), Dr Safiatou Thiam, s’est entretenu avec la directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima.

Cette rencontre de haut niveau a permis d’examiner les perspectives de la riposte contre le VIH, aussi bien en Afrique qu’à l’échelle mondiale, dans un contexte marqué par l’évolution de l’épidémie, les transformations du système multilatéral et la nécessité de repenser les mécanismes de financement de la santé.

La recrudescence des infections chez les jeunes au cœur des préoccupations

Les échanges ont notamment porté sur la progression préoccupante des nouvelles infections chez les adolescentes, les jeunes filles et les jeunes garçons. Face à cette tendance, les participants ont insisté sur la nécessité d’adapter les stratégies de prévention et de renforcer les interventions ciblées en direction des populations les plus exposées.

Pour les autorités sénégalaises et l’ONUSIDA, l’inversion de cette dynamique passe par une approche globale combinant prévention, accès au dépistage, prise en charge précoce et lutte contre les facteurs sociaux qui favorisent la propagation du virus. La mobilisation des jeunes eux-mêmes et le renforcement de leur accès à l’information et aux services de santé apparaissent également comme des leviers essentiels.

Vers une souveraineté pharmaceutique africaine

Un autre axe majeur des discussions a concerné la souveraineté sanitaire du continent. Les interlocuteurs ont souligné l’importance d’accélérer le développement de capacités africaines de production de médicaments et de produits de santé.

Cette orientation vise à réduire la dépendance du continent aux importations, à sécuriser les chaînes d’approvisionnement et à garantir un accès plus régulier aux traitements. Elle doit également permettre aux systèmes de santé africains de mieux résister aux crises sanitaires et aux perturbations internationales.

Un sommet continental consacré aux grands défis sanitaires

Placée sous le thème « Éliminer le VIH d’ici à 2030, mettre fin aux décès maternels évitables, lutter contre les maladies transmissibles et non transmissibles endémiques sur le continent et renforcer les systèmes de santé d’ici 2030 », la rencontre d’Accra a réuni plusieurs chefs d’État et de gouvernement, des ministres de la Santé, des partenaires techniques et financiers ainsi que des représentants d’institutions africaines et internationales.

Les travaux ont permis d’évaluer les progrès réalisés dans le secteur sanitaire, tout en mettant en lumière les défis persistants qui compromettent l’atteinte des objectifs fixés à l’horizon 2030. Les participants ont également identifié plusieurs priorités destinées à accélérer la mise en œuvre des Objectifs de développement durable dans le domaine de la santé.

Dakar veut maintenir la mobilisation face au recul des financements

Au cours de leur entretien, les représentants sénégalais et la directrice exécutive de l’ONUSIDA ont réaffirmé leur volonté de promouvoir une riposte durable, équitable et résiliente contre le VIH. Une ambition qui intervient dans un contexte international marqué par une diminution des financements consacrés à la lutte contre la pandémie, faisant peser de nouvelles incertitudes sur les progrès enregistrés ces dernières années.

À travers sa participation au sommet d’Accra et ses échanges avec les principaux partenaires internationaux, le Sénégal réaffirme ainsi son engagement dans la lutte contre le VIH et dans le renforcement des systèmes de santé africains.

Dakar entend poursuivre ses efforts pour contribuer à l’objectif d’élimination du sida à l’horizon 2030, tout en consolidant les bases d’une santé publique plus autonome et plus résiliente. Cette démarche s’inscrit dans les ambitions de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et dans la perspective de la réalisation de la Couverture sanitaire universelle sur le continent.

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Sénégal : Bassirou Diomaye Faye annonce de nouvelles mesures pour améliorer les conditions de détention.

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé son engagement en faveur du respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté. Le chef de l’État a reçu, jeudi, les rapports annuels 2024 et 2025 de l’Observateur national des lieux de privation de liberté (ONLPL), mécanisme national chargé de contribuer à la prévention de la torture et des traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Cette rencontre a été l’occasion pour le président sénégalais d’annoncer plusieurs orientations destinées à améliorer les conditions de détention, réduire la surpopulation carcérale et moderniser le système pénitentiaire.

Un « moment de vérité » pour l’État

À l’occasion de la remise des rapports, Bassirou Diomaye Faye a estimé que cet exercice ne devait pas être considéré comme une simple formalité administrative ou un acte de transparence institutionnelle. Il constitue, selon lui, un véritable « moment de vérité » permettant à l’État d’évaluer la manière dont il traite les personnes auxquelles il a retiré la liberté.

Le chef de l’État a rappelé le rôle spécifique de l’ONLPL, qui n’a vocation ni à se substituer aux agents chargés de l’application des lois ni à défendre directement les personnes privées de liberté. Il représente plutôt, a-t-il souligné, le regard que la République porte sur elle-même pour mesurer la réalité de son engagement en faveur de la dignité humaine.

Au cours des deux dernières années, l’institution a effectué 124 visites dans différents lieux de privation de liberté à travers le pays et formulé plus d’une centaine de recommandations. Le président Faye a salué une démarche fondée sur le dialogue, la coopération et le discernement.

Il a assuré que les recommandations formulées feront l’objet d’un examen approfondi par les départements ministériels concernés, sous la coordination du Premier ministre, afin d’en favoriser la mise en œuvre effective.

Vers un renforcement du cadre juridique

Le président de la République a également mis en avant les évolutions législatives récentes, notamment l’adoption de la loi n° 2026-02 du 26 février 2026, qui actualise le cadre juridique de l’Observateur national.

Le nouveau dispositif rattache désormais le mécanisme à la Primature, une évolution présentée comme un moyen de renforcer son caractère transversal et son efficacité dans la prévention de la torture et la protection des droits fondamentaux.

Dans cette même dynamique, Bassirou Diomaye Faye a demandé aux ministres concernés de réaliser un état des lieux de la prise en charge alimentaire et sanitaire des personnes placées en garde à vue et de veiller au respect effectif des dispositions légales en vigueur. Il a également chargé le Garde des Sceaux de finaliser la révision des textes concernés.

La surpopulation carcérale au cœur des préoccupations

La question de la surpopulation carcérale constitue également une priorité pour l’exécutif. Le président Faye a appelé à approfondir la réflexion sur les peines alternatives à l’emprisonnement et à renforcer l’encadrement de la détention provisoire.

L’objectif est de réduire la pression exercée sur les établissements pénitentiaires et de favoriser une politique pénale mieux adaptée aux réalités du système carcéral.

Sur la question des fouilles, le chef de l’État a également plaidé pour l’utilisation accrue de solutions technologiques, notamment les portiques de détection. Une approche destinée à renforcer la sécurité dans les lieux de détention tout en limitant les pratiques susceptibles de porter atteinte à la dignité des personnes.

Les personnels pénitentiaires au cœur de la réforme

Bassirou Diomaye Faye a, par ailleurs, réaffirmé son soutien aux agents de l’administration pénitentiaire, dont les conditions de travail constituent un élément essentiel du bon fonctionnement du système carcéral.

Il a annoncé que les mesures nécessaires seront prises pour finaliser le projet de loi portant statut des personnels pénitentiaires. Cette réforme doit notamment ouvrir la voie à l’élaboration d’un futur Code pénitentiaire, destiné à moderniser et à mieux structurer le cadre juridique du secteur.

Hommage à Mamadou Yandé Boye

En clôture de son intervention, le président de la République a présenté ses condoléances à l’ONLPL à la suite du décès du commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle Mamadou Yandé Boye, qui exerçait les fonctions d’observateur délégué.

Bassirou Diomaye Faye a rendu hommage à la mémoire de ce haut fonctionnaire, qui a consacré 47 années de service à l’État et continué, jusqu’à ses derniers jours, à contribuer à la préparation des rapports remis au chef de l’État.

À travers les orientations annoncées, le gouvernement entend ainsi inscrire la réforme du système pénitentiaire dans une approche combinant respect des droits humains, prévention de la torture, amélioration des conditions de détention et modernisation de l’administration pénitentiaire.

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CANDIDAT À LA TÊTE DE L’ONU : MACKY SALL PRÉSENTE SA VISION D’UNE ORGANISATION RÉFORMÉE ET PLUS EFFICACE.

L’ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, a pris part, jeudi 23 juillet, au débat entre les candidats au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), organisé par l’Assemblée générale au siège de l’institution à New York.

À cette occasion, il a exposé sa vision d’une ONU « réformée et plus efficace », estimant que l’organisation doit être davantage en mesure de remplir ses missions fondamentales, notamment le maintien de la paix et de la sécurité, la promotion des droits de l’homme ainsi que le soutien au développement.

Dans une déclaration publiée à l’issue de cette rencontre, Macky Sall a également mis en avant son parcours à la tête du Sénégal entre 2012 et 2024, ainsi que son expérience sur les scènes africaine et internationale. Selon lui, ce capital d’expérience constitue un atout pour contribuer à relever les grands défis auxquels le monde est confronté, si les États membres lui accordent leur confiance.

La course à la succession d’Antonio Guterres, dont le mandat arrive à son terme en décembre 2026, rassemble quatre candidats. Outre Macky Sall, figurent en lice Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili et ex-Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ainsi que Rebeca Grynspan, actuelle secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Le futur Secrétaire général sera désigné par les États membres, à l’issue du processus de sélection conduit au sein des Nations unies.

Source : RTS 

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Sénégal : le camp de Bassirou Diomaye Faye s’apprête à transformer la coalition « Diomaye Président » en parti politique.

Après la conquête du pouvoir, le camp de Bassirou Diomaye Faye s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa structuration politique. La coalition « Diomaye Président » doit officiellement donner naissance à une nouvelle formation politique lors d’une Assemblée générale constitutive prévue samedi prochain à Dakar.

La rencontre se tiendra au King Fahd Palace, où les responsables et représentants des différentes composantes de la coalition sont attendus pour poser les fondations de ce qui doit devenir une organisation politique durable.

L’initiative marque une transition importante pour le camp présidentiel, dont la dynamique électorale doit désormais se transformer en une structure politique organisée, capable d’accompagner l’action gouvernementale et de s’inscrire dans la durée.

Un nouveau parti pour prolonger la dynamique électorale

Au cours de cette assemblée constitutive, plusieurs décisions majeures sont attendues. Le nom officiel de la nouvelle formation politique sera notamment dévoilé à cette occasion.

Les participants devront également examiner et adopter les textes fondateurs du parti, avant de procéder à la mise en place de ses principales instances dirigeantes.

Cette étape doit permettre de définir l’organisation interne de la nouvelle structure, ses orientations politiques et les mécanismes de coordination entre ses différentes composantes.

La transformation d’une coalition électorale en parti politique constitue ainsi un enjeu stratégique pour le camp présidentiel, qui entend désormais disposer d’un cadre institutionnel et militant capable de structurer durablement son implantation sur le terrain.

Un enjeu de rassemblement pour le camp présidentiel

La création de cette nouvelle formation intervient dans un contexte de consolidation du pouvoir et de recomposition du paysage politique sénégalais.

Après avoir contribué à porter Bassirou Diomaye Faye à la présidence de la République, les différentes sensibilités réunies au sein de la coalition « Diomaye Président » sont désormais confrontées à un nouveau défi : maintenir leur cohésion au-delà de la dynamique électorale.

La question de la gouvernance interne et de la représentation des différentes composantes devrait donc occuper une place centrale dans la mise en place de la nouvelle organisation.

L’enjeu sera notamment de parvenir à fédérer les militants et responsables issus de différents courants autour d’une même ligne politique, tout en préservant les équilibres qui ont permis la victoire du camp présidentiel.

Vers une nouvelle étape dans la recomposition politique

Au-delà de la création d’un nouveau parti, cette initiative pourrait contribuer à redessiner durablement les rapports de force politiques au Sénégal.

La structuration du camp présidentiel intervient alors que les prochaines échéances électorales se profilent à l’horizon et que le pouvoir cherche à consolider son ancrage politique à travers une organisation mieux structurée.

L’Assemblée générale constitutive de samedi devrait ainsi permettre de lever les premières interrogations sur l’identité, les orientations et la gouvernance de cette nouvelle formation.

Le rendez-vous du King Fahd Palace sera donc particulièrement scruté. Il devra notamment révéler si la coalition qui a porté Bassirou Diomaye Faye au pouvoir est en mesure de se transformer en une force politique unifiée et durable, capable de s’inscrire dans le temps et d’accompagner le projet politique du nouveau pouvoir.

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Sénégal : Dakar apporte officiellement son soutien à la candidature de Macky Sall à la tête de l’ONU.

Le Sénégal apporte désormais officiellement son soutien à la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies. La décision a été annoncée lundi par les autorités sénégalaises, à la suite d’une rencontre entre l’ancien chef de l’État et son successeur, Bassirou Diomaye Faye, tenue le 17 juillet au Palais de la République.

Dans un communiqué rendu public par le ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, la présidence sénégalaise indique que le chef de l’État a décidé que « le Sénégal va apporter son plein soutien » à la candidature de Macky Sall pour succéder à António Guterres, dont le mandat arrive à échéance à la fin de l’année 2026.

Cette prise de position officielle marque une étape importante dans la campagne de l’ancien président, désormais soutenu par son pays d’origine dans la course à la direction de l’organisation internationale.

Une rencontre placée sous le signe de la continuité républicaine

Ancien président du Sénégal de 2012 à 2024, Macky Sall avait été reçu vendredi 17 juillet par Bassirou Diomaye Faye afin de lui présenter officiellement sa candidature et de faire le point sur les démarches engagées dans le cadre de sa campagne internationale.

Selon le communiqué gouvernemental, l’entretien s’est déroulé « dans un climat empreint de cordialité et de courtoisie républicaine ». Les autorités sénégalaises présentent cette rencontre comme une illustration de l’attachement du président Bassirou Diomaye Faye au dialogue institutionnel, à la continuité de l’État et à la défense des intérêts supérieurs du pays.

À l’issue de cet échange, le chef de l’État a donné instruction au gouvernement ainsi qu’à l’ensemble du réseau diplomatique sénégalais de se mobiliser pour promouvoir la candidature de Macky Sall auprès des États membres des Nations unies.

Macky Sall poursuit son offensive diplomatique

Avant même l’annonce officielle du soutien de Dakar, Macky Sall avait confirmé la tenue de cette rencontre sur ses réseaux sociaux.

L’ancien président s’est félicité d’un entretien qu’il a qualifié de « convivial et constructif », précisant que les échanges avaient porté sur sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies ainsi que sur « des enjeux majeurs du multilatéralisme contemporain ».

Cette rencontre s’inscrit dans une offensive diplomatique engagée depuis plusieurs mois par Macky Sall pour obtenir le soutien des États membres de l’ONU.

Dans le cadre de cette campagne, l’ancien président sénégalais a multiplié les déplacements et les consultations internationales. Il s’est notamment rendu dans plusieurs capitales et a rencontré des responsables politiques et diplomatiques de premier plan, poursuivant ses échanges avec différents partenaires autour de sa vision du multilatéralisme et du rôle que devrait jouer l’ONU dans le contexte international actuel.

Sa campagne l’a également conduit à New York, au siège des Nations unies, où il a rencontré plusieurs représentants permanents, ainsi qu’en Chine et en Grèce, dans le cadre de démarches destinées à renforcer sa candidature.

Une candidature inscrite dans un processus international très disputé

Le processus de sélection du prochain secrétaire général des Nations unies est désormais entré dans une phase active. Les candidats ont participé à des dialogues interactifs organisés par l’Assemblée générale, avant que le Conseil de sécurité n’engage ses consultations et ne recommande un nom à l’Assemblée générale.

La candidature de Macky Sall a été officiellement enregistrée auprès des Nations unies le 2 mars 2026, à la suite de sa nomination par le Burundi. La liste officielle de l’ONU comprend également Rafael Mariano Grossi, Rebeca Grynspan, María Fernanda Espinosa et Carolyn Rodrigues Birkett. La candidature de Michelle Bachelet, initialement enregistrée en février, a quant à elle fait l’objet d’un retrait de nomination par le Chili en mars.

Cette configuration place l’ancien président sénégalais au cœur d’une compétition internationale dont l’issue dépendra largement des équilibres diplomatiques au sein du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale.

Dakar mobilise son réseau diplomatique

Avec le soutien officiel de Bassirou Diomaye Faye, Macky Sall dispose désormais de l’appui institutionnel de l’État sénégalais pour poursuivre sa campagne.

La mobilisation annoncée du gouvernement et du réseau diplomatique devrait permettre à Dakar de défendre activement cette candidature auprès des différents États membres, dans un processus où les alliances régionales et les équilibres géopolitiques joueront un rôle déterminant.

Pour le Sénégal, cette candidature représente également une opportunité de renforcer sa visibilité sur la scène multilatérale et de promouvoir une voix africaine à la tête de l’organisation mondiale.

Alors que le continent cherche à accroître sa représentation et son influence dans les instances internationales, la campagne de Macky Sall s’inscrit ainsi dans un contexte plus large de revendication d’un rôle accru de l’Afrique dans la gouvernance mondiale.

L’ancien président devra désormais poursuivre son offensive diplomatique pour convaincre les États membres et faire valoir sa vision du multilatéralisme, de la paix, de la sécurité internationale, des droits humains et du développement durable.

La décision finale reviendra, conformément à la Charte des Nations unies, à l’Assemblée générale, sur recommandation du Conseil de sécurité. Le processus devrait ainsi continuer à mobiliser les capitales et les diplomaties du monde entier jusqu’à la désignation du successeur d’António Guterres.

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CEDEAO : le général Birame Diop prend la tête de la Commission, le Sénégal consolide son leadership régional.

Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans son rayonnement diplomatique en Afrique de l’Ouest. Réunis ce dimanche 19 juillet à Freetown, en Sierra Leone, les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont officiellement désigné le général Birame Diop à la présidence de la Commission de l’organisation pour le mandat 2026-2030.

Cette nomination intervient à un moment stratégique pour Dakar, qui renforce son influence au sein de l’organisation sous-régionale en prenant simultanément les commandes de ses deux principales instances : la présidence politique de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, assurée par le président Bassirou Diomaye Faye, et la direction exécutive de la Commission, désormais confiée au général Birame Diop.

Une accession préparée de longue date

Le général Birame Diop succède à Omar Alieu Touray, dont le mandat arrive à son terme à la tête de l’organe exécutif de la CEDEAO.

Son élection est l’aboutissement d’un processus engagé plusieurs mois auparavant. Lors de la 68ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État, tenue en décembre 2025 à Abuja, le Sénégal avait obtenu, pour la première fois depuis la création de l’organisation, le droit de proposer le futur président de la Commission.

Le 31 mai dernier, le président Bassirou Diomaye Faye avait officiellement porté la candidature de Birame Diop, ouvrant la voie à une désignation aujourd’hui entérinée par les dirigeants ouest-africains.

Le Sénégal à la tête des deux principaux leviers de la CEDEAO

Cette nomination intervient dans un contexte particulièrement favorable pour la diplomatie sénégalaise.

Au cours de la même session de la Conférence, Bassirou Diomaye Faye a été élu président en exercice de la CEDEAO, une fonction qui lui confère la responsabilité de conduire les travaux politiques de l’organisation et de favoriser le dialogue entre les États membres.

Avec Birame Diop à la présidence de la Commission, le Sénégal occupe désormais une position sans précédent au sein de la Communauté, en assurant à la fois la direction politique et la gestion exécutive de l’organisation régionale.

Cette configuration témoigne de la confiance accordée par les États membres au Sénégal et renforce son rôle dans les grandes orientations de la coopération ouest-africaine.

Un militaire expérimenté au service de l’intégration régionale

Le général Birame Diop apporte à la Commission une solide expérience acquise aussi bien dans les hautes responsabilités militaires nationales que sur la scène internationale.

Au cours de plus de trente années de carrière, il a notamment occupé les fonctions de chef d’état-major général des Armées entre 2020 et 2021, de chef d’état-major particulier du président de la République de 2018 à 2020, ainsi que de chef d’état-major de l’Armée de l’air de 2015 à 2017.

Au-delà de son parcours national, il s’est distingué au sein des Nations unies, où il a exercé comme conseiller militaire du Secrétaire général chargé des opérations de paix, développant une expertise reconnue dans les domaines de la prévention des conflits, de la gestion des crises et de la coopération internationale.

Une mission au cœur des défis de l’Afrique de l’Ouest

Le nouveau président de la Commission prendra ses fonctions dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires, politiques et économiques majeurs.

La CEDEAO est confrontée à la persistance de la menace terroriste dans plusieurs pays, aux enjeux de l’intégration économique, à la consolidation de la stabilité institutionnelle ainsi qu’à la nécessité de renforcer le dialogue avec les États de la sous-région.

À la tête de l’organe exécutif, Birame Diop aura notamment pour mission de mettre en œuvre les décisions des chefs d’État, de coordonner les politiques communautaires et de contribuer au renforcement de l’efficacité institutionnelle de l’organisation.

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Sénégal : l’UNIS poursuit son offensive judiciaire contre la présidence d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale.

Dans une ordonnance rendue en référé, le juge de la Cour suprême a déclaré irrecevable la requête introduite par l’UNIS, qui sollicitait la suspension de l’acte ayant consacré l’installation du leader de Pastef à la présidence de l’Assemblée nationale. Cette décision laisse ainsi Ousmane Sonko en fonction, dans l’attente d’un éventuel examen du dossier sur le fond.

L’UNIS conteste une décision limitée à la procédure

Loin d’y voir une défaite définitive, l’UNIS estime que l’ordonnance du juge des référés ne répond pas aux questions de fond soulevées par son recours. Dans un communiqué, le mouvement affirme que la décision porte uniquement sur la recevabilité de la procédure d’urgence et ne préjuge en rien de la légalité de l’installation du président de l’Assemblée nationale.

Selon ses responsables, plusieurs interrogations juridiques demeurent quant à la régularité du processus ayant conduit à l’accession d’Ousmane Sonko à la tête de l’hémicycle. Ils considèrent que seule une décision sur le fond permettra d’apporter une réponse définitive aux griefs formulés.

Un recours maintenu devant les chambres réunies de la Cour suprême

Déterminée à poursuivre son action, l’UNIS annonce le maintien de son recours principal et sollicite l’examen du dossier par les chambres réunies de la Cour suprême.

Le mouvement estime qu’une décision collégiale de la plus haute juridiction du pays offrirait une clarification juridique durable sur les questions soulevées et permettrait de lever les incertitudes entourant cette affaire, devenue l’un des principaux contentieux institutionnels de ces derniers mois.

Un dossier révélateur de la judiciarisation du débat politique

Cette nouvelle étape judiciaire s’inscrit dans un contexte de judiciarisation croissante de la vie politique sénégalaise. Depuis plusieurs années, les juridictions sont régulièrement appelées à se prononcer sur des différends relatifs aux élections, aux institutions ou à l’interprétation des textes régissant le fonctionnement de l’État.

Ce recours illustre ainsi le rôle de plus en plus central de la justice dans l’arbitrage des conflits politiques, alors que le paysage institutionnel sénégalais connaît d’importantes recompositions.

Deux lectures opposées d’un même dossier

Pour les responsables de l’UNIS, l’affaire dépasse largement la personne d’Ousmane Sonko. Ils estiment que le litige soulève des questions essentielles liées au respect des procédures institutionnelles, à la sécurité juridique et à l’équilibre des pouvoirs au sein des institutions de la République.

À l’inverse, les partisans du président de l’Assemblée nationale considèrent que la décision rendue en référé conforte la régularité du processus ayant conduit à son installation et renforce la légitimité de son élection à la tête du Parlement.

Une bataille judiciaire appelée à se poursuivre

En attendant qu’une éventuelle décision intervienne sur le fond, Ousmane Sonko demeure pleinement en exercice à la présidence de l’Assemblée nationale.

Toutefois, la volonté affichée par l’UNIS de poursuivre les procédures devant la Cour suprême laisse présager un prolongement de ce bras de fer judiciaire. Au-delà de ses implications politiques, l’issue de cette affaire pourrait contribuer à préciser la jurisprudence sénégalaise en matière de contrôle des actes institutionnels et de règlement des contentieux relatifs au fonctionnement des pouvoirs publics.