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Sénégal : Bassirou Diomaye Faye annonce un projet de parti pour fédérer ses soutiens

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’apprête à franchir une nouvelle étape majeure dans sa gouvernance. À l’issue d’une intense rencontre avec les élus locaux de sa majorité, le chef de l’État a exprimé son intention de créer une formation politique unifiée pour rassembler ses soutiens. Cette annonce stratégique survient en pleine période de reconfiguration politique, marquée par des divergences profondes avec son ancien allié Ousmane Sonko autour d’un projet de révision constitutionnelle.
C’est à la suite d’une audience de quatre heures au Palais de la République avec les 306 maires de la « Coalition Diomaye Président » que la décision a été officialisée. Venus des 14 régions du pays, ces élus locaux ont réitéré leur adhésion au projet de transformation systémique et territoriale promu par le pouvoir exécutif. Saisissant cette tribune, Bassirou Diomaye Faye a exprimé sa volonté d’évoluer vers une « unité plus organique » des forces politiques qui l’accompagnent au quotidien en jetant les bases d’un parti présidentiel.

Aminata Touré à la manœuvre pour concevoir la nouvelle structure

Afin de donner corps à cette ambition dans les plus brefs délais, le président de la République a officiellement confié les rênes de la réflexion à Aminata Touré, superviseuse générale de la coalition. Elle est chargée de piloter un comité de réflexion dont la mission consistera à définir et préparer l’ensemble des éléments constitutifs de cette future cellule politique.
Pour les responsables de la coalition, cette initiative marque un « tournant historique ». Les élus territoriaux y voient l’opportunité de consolider un bloc uni et structuré en perspective des prochaines échéances électorales, tout en garantissant un relais politique direct entre le sommet de l’État et les différentes collectivités locales du pays.

Le contexte d’une rupture consommée avec Ousmane Sonko

Ce choix d’officialiser un appareil politique propre intervient alors que le paysage politique sénégalais subit de profondes mutations. Les relations entre le président Faye et Ousmane Sonko se sont progressivement détériorées, aboutissant en mai 2026 à l’éviction de ce dernier de son poste de Premier ministre. Désormais installé au perchoir en tant que président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko conserve le contrôle d’une solide majorité parlementaire, positionnant l’appareil législatif dans une dynamique d’équilibre — ou de confrontation — face à l’exécutif.

Arbitrage par référendum : le nœud du débat constitutionnel

Les frictions entre les deux figures de l’ex-parti Pastef se cristallisent de façon aiguë autour de la révision de la Constitution adoptée le 29 juin par les députés. Ce projet prévoit des modifications institutionnelles substantielles, à savoir la transformation du Conseil constitutionnel en Cour constitutionnelle, l’extension des prérogatives du Parlement, ainsi qu’une clause interdisant formellement au président de la République de diriger simultanément une formation politique.
C’est sur la modalité de validation de cette réforme que le désaccord est total :

  • La position d’Ousmane Sonko : Le président de l’Assemblée nationale soutient que le texte, ayant réuni la majorité qualifiée requise au Parlement, peut faire l’objet d’une promulgation directe par le chef de l’État, s’appuyant pour cela sur la jurisprudence constitutionnelle.
  • La position de Bassirou Diomaye Faye : À l’inverse, le chef de l’État refuse de contourner l’expression directe des citoyens. Il a annoncé sa ferme volonté de soumettre cette réforme globale à l’arbitrage d’un référendum populaire, estimant qu’un tel bouleversement institutionnel doit être directement tranché par le peuple sénégalais.

Bien qu’aucun calendrier officiel n’ait encore été arrêté pour la tenue de ce scrutin référendaire, la création imminente de ce nouveau parti apparaît clairement comme le fer de lance de la stratégie présidentielle pour aborder les batailles électorales à venir.

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Coupe du monde 2026 : le Sénégal renversé par la Belgique après avoir mené de deux buts.

Les Lions de la Teranga quittent la compétition au terme d’un scénario cruel à Seattle

Le Sénégal a vu son parcours s’arrêter en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 après une défaite renversante face à la Belgique (3-2), ce mercredi à Seattle. Longtemps dominateurs et en contrôle de la rencontre, les Lions de la Teranga ont laissé filer un avantage de deux buts avant de céder dans les derniers instants face à des Diables Rouges plus réalistes.

Cette élimination laisse un goût amer à la sélection sénégalaise, qui semblait avoir les cartes en main pour décrocher une qualification historique en huitièmes de finale.

Un Sénégal entreprenant récompensé avant la pause

Dès les premières minutes, les hommes de Pape Thiaw ont affiché leurs intentions en imposant un pressing agressif et un jeu vertical qui a rapidement mis en difficulté la défense belge.

Le premier avertissement est intervenu à la 15e minute lorsque la reprise d’Ismaïla Sarr est venue heurter le poteau. Quelques instants plus tard, les Lions ont concrétisé leur domination. Après une tête de Sarr repoussée par le montant, Habib Diarra a parfaitement suivi l’action pour ouvrir le score à la 25e minute.

Solides dans les duels, disciplinés tactiquement et efficaces dans leurs transitions offensives, les Sénégalais ont pris l’ascendant sur une équipe belge en manque d’inspiration malgré une possession de balle largement favorable.

Avant la pause, les Diables Rouges ont tenté de réagir sous l’impulsion de Kevin De Bruyne. Jérémy Doku s’est montré dangereux sur une tentative détournée, tandis que Maxim De Cuyper a contraint Mory Diaw à une intervention décisive, sans toutefois parvenir à rétablir l’équilibre.

Ismaïla Sarr fait le break

Au retour des vestiaires, le Sénégal a semblé prendre une option sérieuse sur la qualification.

Profitant d’un long ballon de Moussa Niakhaté et d’une erreur d’alignement de la défense belge, Ismaïla Sarr a parfaitement contrôlé avant de conclure d’une puissante volée face à Thibaut Courtois à la 50e minute.

À 2-0, les Lions semblaient maîtriser leur sujet. Malgré les changements opérés par le sélectionneur belge Rudi Garcia, notamment avec l’entrée de Romelu Lukaku, la Belgique peinait à désorganiser un bloc sénégalais compact et parfaitement structuré.

Pendant plus d’une heure de jeu, le Sénégal a sans doute livré sa prestation la plus aboutie depuis le début du tournoi.

Le réveil belge change le cours du match

La rencontre a pourtant basculé sur une erreur de relance des Sénégalais dans leur propre camp. Cette perte de balle a permis à la Belgique de réduire l’écart et de retrouver confiance.

Portés par cette dynamique, les Diables Rouges ont intensifié leur pression, multipliant les offensives face à une équipe sénégalaise qui reculait progressivement.

L’égalisation est intervenue quelques minutes plus tard, récompensant la domination belge dans cette seconde partie de période.

Alors que les prolongations semblaient se profiler, la Belgique a porté le coup décisif en fin de rencontre grâce à une nouvelle attaque conclue avec sang-froid, scellant définitivement le sort de la rencontre.

Une élimination frustrante pour les Lions

Cette défaite met un terme au parcours du Sénégal dans cette Coupe du monde 2026, malgré une prestation qui aura longtemps laissé entrevoir une qualification.

Les Lions de la Teranga quittent le tournoi avec le sentiment d’avoir laissé échapper une occasion majeure. Dominateurs pendant une grande partie de la rencontre, ils ont payé au prix fort deux moments de déconcentration face à une sélection belge expérimentée, capable de faire la différence dans les instants décisifs.

Si la Belgique poursuit son aventure mondiale, le Sénégal peut nourrir des regrets au regard de la qualité du jeu produit et de la maîtrise affichée durant une grande partie de cette confrontation.

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Coupe du monde 2026 : le Sénégal face à la Belgique, un duel décisif pour une place en huitièmes.

Qualifié pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 au terme d’une phase de groupes mouvementée, le Sénégal s’apprête à disputer un rendez-vous capital ce mercredi à Seattle. Les Lions de la Teranga affrontent la Belgique avec un objectif clair : décrocher une place en huitièmes de finale et poursuivre leur parcours dans le tournoi.

Cette confrontation met aux prises deux équipes aux dynamiques contrastées, mais portées par une même ambition : prolonger leur rêve mondial.

Les Lions retrouvent leur confiance au meilleur moment

Après un début de compétition marqué par des difficultés à trouver leur rythme, les Sénégalais ont progressivement retrouvé leur identité de jeu. Leur prestation spectaculaire face à l’Irak, conclue par une large victoire 5-0, a relancé la confiance du groupe dirigé par Pape Thiaw et permis aux Lions de valider leur qualification pour la phase à élimination directe.

Cette montée en puissance arrive au moment le plus important de la compétition. Solide dans les duels, discipliné dans son organisation et capable d’exploiter rapidement les espaces offensifs, le Sénégal dispose d’atouts importants pour rivaliser avec les meilleures nations engagées dans ce Mondial.

Avec des cadres comme Sadio Mané, Ismaïla Sarr, Idrissa Gana Gueye ou encore Édouard Mendy, la sélection sénégalaise possède une expérience internationale précieuse. La capacité des Lions à gérer les grands rendez-vous pourrait être déterminante face à une équipe belge habituée aux rencontres à haute pression.

La Belgique, un favori en quête de confirmation

De son côté, la Belgique aborde cette rencontre avec le statut de favorite. Les Diables Rouges ont terminé premiers de leur groupe après une démonstration offensive contre la Nouvelle-Zélande (5-1), affichant une efficacité retrouvée après des premiers matchs plus hésitants.

La sélection belge peut compter sur un effectif riche en talents, avec notamment Kevin De Bruyne, Jérémy Doku et Leandro Trossard, capables de faire basculer une rencontre sur une inspiration individuelle ou une action collective.

Toutefois, malgré son statut et son expérience, la Belgique sait qu’elle devra se méfier d’une équipe sénégalaise capable de hausser son niveau dans les moments décisifs.

Un rendez-vous qui dépasse le cadre sportif

Cette affiche revêt une importance particulière pour le football africain. Seul représentant du continent dans cette partie du tableau, le Sénégal porte les espoirs de nombreux supporters africains qui espèrent voir une sélection du continent franchir un nouveau cap dans cette Coupe du monde élargie.

Pour les Lions de la Teranga, l’enjeu est également historique. Après avoir marqué les esprits lors de précédentes campagnes internationales, la génération actuelle ambitionne d’écrire une nouvelle page de l’histoire du football sénégalais.

Face à une Belgique ambitieuse mais pas inaccessible, le Sénégal sait qu’il faudra livrer une prestation complète, alliant solidité défensive, maîtrise tactique et efficacité offensive. Une seule rencontre décidera de la suite de l’aventure : 90 minutes pour continuer à rêver d’un exploit mondial.

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Sénégal : des chercheurs de l’UCAD découvrent une nouvelle bactérie prometteuse pour la lutte contre la malnutrition infantile.

Une équipe de chercheurs de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a identifié une nouvelle espèce bactérienne, baptisée Neobacillus camarae, à partir du microbiote du lait maternel sénégalais. Cette découverte scientifique, publiée dans une revue internationale spécialisée, ouvre de nouvelles perspectives dans la prévention et le traitement de la malnutrition chez les jeunes enfants grâce au développement de probiotiques innovants.

Cette avancée est le résultat d’un programme de recherche mené en collaboration entre l’UCAD, l’IHU Méditerranée Infection et l’Université d’Aix-Marseille. Les travaux s’inscrivent dans une dynamique de recherche visant à mieux comprendre le rôle du microbiote humain dans la santé infantile et à développer des solutions thérapeutiques adaptées aux défis nutritionnels auxquels sont confrontés de nombreux pays, notamment en Afrique.

Une découverte issue du microbiote du lait maternel

Les chercheurs ont isolé cette nouvelle espèce bactérienne à partir d’échantillons de lait maternel recueillis au Sénégal. Le microbiote du lait maternel est aujourd’hui reconnu comme un élément essentiel du développement immunitaire et digestif du nourrisson, en raison des micro-organismes bénéfiques qu’il transmet au nouveau-né dès les premiers jours de vie.

Selon les scientifiques, l’identification de Neobacillus camarae constitue une étape importante dans la compréhension des bactéries naturellement présentes dans le lait maternel et de leur potentiel thérapeutique.

À terme, cette découverte pourrait contribuer à la mise au point de nouveaux probiotiques capables de renforcer la santé nutritionnelle des enfants et de prévenir certaines formes de malnutrition.

Un hommage au professeur Makhtar Camara

La nouvelle espèce bactérienne a été nommée Neobacillus camarae en hommage au professeur Makhtar Camara, enseignant-chercheur à la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie de l’UCAD.

Cette distinction scientifique vient saluer sa contribution aux recherches en microbiologie ainsi que son engagement dans le développement des sciences biomédicales au Sénégal.

Une reconnaissance du savoir-faire scientifique sénégalais

Pour les responsables de l’UCAD, cette découverte illustre la capacité des chercheurs sénégalais à produire des travaux de haut niveau répondant à des enjeux majeurs de santé publique.

Le recteur de l’université, le professeur Alioune Badara Kandji, a adressé ses félicitations au professeur Makhtar Camara ainsi qu’à l’ensemble de l’équipe de recherche. Il estime que cette reconnaissance internationale contribue au rayonnement de l’UCAD, du Sénégal et, plus largement, de la recherche scientifique africaine.

L’université souligne que cette avancée confirme son engagement en faveur d’une recherche d’excellence, tournée vers l’innovation et la recherche de solutions concrètes aux défis sanitaires auxquels le continent est confronté.

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Sénégal : la Sonaged mise sur les déchets pour accélérer la transition énergétique et écologique.

Longtemps perçus comme un simple défi environnemental, les déchets sont aujourd’hui considérés comme un levier de développement durable. Au Sénégal, la Société nationale de gestion intégrée des déchets solides (Sonaged) entend faire de l’économie circulaire un pilier de la transition écologique en valorisant les déchets organiques pour produire de l’énergie renouvelable, réduire les émissions de gaz à effet de serre et créer de nouvelles opportunités économiques.

Pour le Dr Zeynab Thiam Ndiaye, cheffe du département Économie circulaire de la Sonaged, cette transformation repose sur une conviction forte : les déchets représentent désormais une ressource stratégique capable de contribuer simultanément aux objectifs énergétiques, environnementaux et agricoles du pays.

Transformer les déchets en source d’énergie renouvelable

Au cœur de cette stratégie figure la valorisation des déchets organiques, encore largement sous-exploitée au Sénégal.

Résidus agricoles, effluents d’élevage ou encore déchets biodégradables issus des centres urbains constituent un gisement important pour la production de biogaz. Selon le Dr Zeynab Thiam Ndiaye, cette ressource offre une réponse concrète à plusieurs enjeux majeurs : améliorer la gestion des déchets, diversifier les sources d’énergie et réduire l’empreinte carbone du pays.

Elle souligne que cette filière pourrait jouer un rôle déterminant dans la transition énergétique nationale tout en favorisant une meilleure gestion des déchets produits quotidiennement par les ménages, les marchés et les activités agricoles.

Réduire les émissions de méthane

L’un des principaux défis reste la destination finale des déchets organiques, dont une grande partie est encore enfouie dans des décharges à ciel ouvert.

Cette pratique favorise la libération de méthane, un gaz à effet de serre dont le potentiel de réchauffement climatique est nettement supérieur à celui du dioxyde de carbone.

Pour la responsable de la Sonaged, la valorisation énergétique de ces déchets permettrait non seulement de limiter ces émissions polluantes, mais également de transformer une source de nuisance environnementale en un véritable facteur de production d’énergie propre.

Des projets structurants pour développer la filière biogaz

Afin d’accélérer cette transformation, la Sonaged participe à plusieurs projets d’envergure destinés à structurer la filière.

Parmi eux figure le Methane Emission Reduction Program, qui sera déployé au Centre intégré de valorisation des déchets de Touba. Ce programme vise à capter les émissions de méthane afin de réduire leur impact sur le climat tout en générant des crédits carbone susceptibles de soutenir les engagements environnementaux du Sénégal.

La société publique est également engagée dans le projet Biomasse, développé en partenariat avec le ministère chargé de l’Énergie, ainsi que dans plusieurs initiatives de renforcement des capacités des acteurs de la filière biogaz, associant institutions publiques, partenaires techniques et secteur privé.

Ces programmes visent à créer un écosystème capable de soutenir durablement le développement des énergies renouvelables issues des déchets.

Les marchés urbains au cœur du potentiel énergétique

La Sonaged collabore également avec le Conseil exécutif des transports urbains durables (CETUD) afin d’évaluer le potentiel énergétique des déchets organiques produits dans plusieurs marchés sénégalais.

Les études menées montrent que ces déchets pourraient alimenter de futures unités industrielles de production de biogaz et de gaz naturel comprimé, notamment pour répondre aux besoins du secteur des transports.

Une étude financée par le réseau C40 Cities révèle que les marchés, établissements scolaires, structures sanitaires et autres sites non résidentiels de Dakar génèrent près de 160 tonnes de déchets organiques chaque jour.

Selon cette analyse, le traitement par compostage ou méthanisation de seulement la moitié des déchets issus des marchés permettrait de réduire de 20 à 30 % les émissions de méthane actuellement produites.

L’économie circulaire comme moteur du développement durable

Pour le Dr Zeynab Thiam Ndiaye, ces résultats illustrent le changement de paradigme engagé dans la gestion des déchets au Sénégal.

Au-delà de leur traitement, les déchets deviennent progressivement une ressource économique susceptible de contribuer à la sécurité énergétique, à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, à la création d’emplois verts et au développement d’une agriculture plus durable grâce à la production de compost.

Cette vision s’inscrit pleinement dans les objectifs nationaux de transition écologique et dans les engagements climatiques du Sénégal, qui mise de plus en plus sur l’économie circulaire pour concilier croissance économique, protection de l’environnement et amélioration du cadre de vie des populations.

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Réforme constitutionnelle au Sénégal : un nouvel équilibre institutionnel sur fond de rivalité entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko.

L’adoption par l’Assemblée nationale d’une réforme constitutionnelle renforçant les pouvoirs du Parlement et du Premier ministre constitue l’un des événements politiques les plus marquants depuis l’alternance de 2024 au Sénégal. Présentée par ses promoteurs comme une étape vers un meilleur équilibre des institutions, cette réforme intervient toutefois dans un contexte de tensions grandissantes entre les deux principales figures de l’exécutif : le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien mentor politique, Ousmane Sonko.

Au-delà des dispositions juridiques qu’elle introduit, cette révision constitutionnelle reflète une recomposition du rapport de forces au sommet de l’État et ouvre une nouvelle séquence politique dont les conséquences pourraient durablement influencer la gouvernance du pays.

Une réforme dans un contexte de recomposition du pouvoir

Le climat politique sénégalais a profondément évolué ces dernières semaines. Le départ d’Ousmane Sonko de la Primature à la fin du mois de mai, suivi de son élection à la présidence de l’Assemblée nationale, a modifié l’architecture du pouvoir au sein de la majorité.

Alors que le président Bassirou Diomaye Faye demeure le chef de l’État, Ousmane Sonko dispose désormais d’un levier institutionnel majeur à la tête d’un Parlement largement dominé par les députés du Pastef.

Dans ce contexte, la réforme constitutionnelle apparaît comme un élément supplémentaire de cette redistribution des responsabilités institutionnelles.

Un recul assumé de l’hyperprésidentialisme

Depuis l’indépendance, le Sénégal fonctionne selon un régime marqué par une forte concentration des pouvoirs entre les mains du président de la République.

La réforme adoptée vise à corriger cet héritage institutionnel en renforçant plusieurs contre-pouvoirs.

Parmi les principales innovations figurent l’élargissement des prérogatives du Parlement, le renforcement de son pouvoir de contrôle sur l’action gouvernementale, l’accès aux informations relatives aux contrats stratégiques, notamment dans le secteur des ressources naturelles, ainsi qu’un rôle accru du Premier ministre dans la définition et la conduite des politiques publiques.

Les auteurs du texte estiment que ces évolutions permettront d’instaurer une gouvernance davantage fondée sur l’équilibre institutionnel, la transparence et la responsabilité politique.

Cette orientation correspond d’ailleurs aux engagements portés depuis plusieurs années par le Pastef, qui dénonçait régulièrement les dérives de l’hyperprésidentialisme et plaidait pour une modernisation des institutions.

Une réforme aux fortes implications politiques

Si les arguments institutionnels occupent une place centrale dans les débats, de nombreux observateurs soulignent que le calendrier de cette réforme lui confère également une dimension politique majeure.

Son adoption intervient au moment où les divergences entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko deviennent de plus en plus visibles.

Pour plusieurs analystes, le renforcement du Parlement bénéficie indirectement à Ousmane Sonko, désormais président de l’institution et disposant d’une majorité confortable pour orienter l’agenda législatif.

La nouvelle architecture institutionnelle pourrait ainsi faire de l’Assemblée nationale un véritable centre de décision politique, renforçant l’influence de son président dans la conduite des affaires publiques.

Cette évolution intervient alors que Sonko demeure l’une des personnalités politiques les plus populaires du pays et conserve une forte capacité de mobilisation au sein de la majorité présidentielle.

Le président Diomaye Faye face à un nouveau défi

Dans ce contexte, le chef de l’État se retrouve confronté à un défi inédit : préserver son autorité tout en composant avec un Parlement renforcé et dirigé par son principal allié politique devenu, de fait, un acteur institutionnel incontournable.

En évoquant la possibilité de soumettre la réforme à référendum, Bassirou Diomaye Faye semble vouloir replacer le débat sur le terrain de la légitimité populaire plutôt que dans la seule arène parlementaire.

Une telle initiative lui permettrait de réaffirmer son rôle de garant des institutions tout en sollicitant directement l’arbitrage des citoyens.

Cette stratégie comporte toutefois une part d’incertitude. Une consultation populaire pourrait rapidement dépasser le seul cadre constitutionnel pour devenir un test politique portant sur les équilibres internes du pouvoir.

Une opposition fragilisée mais attentive

Face à cette réforme, les partis d’opposition disposent d’une marge de manœuvre limitée au sein d’une Assemblée largement acquise au Pastef.

Le boycott d’une partie des débats parlementaires illustre cette faiblesse institutionnelle.

Néanmoins, l’ancien camp présidentiel pourrait tenter de tirer profit des tensions actuelles en se présentant comme le défenseur de la stabilité des institutions face aux divisions de la majorité.

Plusieurs organisations de la société civile ont également exprimé leurs réserves, estimant qu’une réforme aussi structurante aurait gagné à faire l’objet d’un processus plus inclusif associant l’ensemble des forces politiques et sociales du pays.

Une nouvelle phase pour la démocratie sénégalaise

Au-delà de la confrontation politique du moment, cette réforme ouvre une réflexion plus large sur l’évolution du régime sénégalais.

Deux scénarios semblent désormais se dessiner.

Le premier verrait l’émergence d’un système institutionnel plus équilibré, où le Parlement exercerait pleinement ses missions de contrôle et où le Premier ministre disposerait de responsabilités renforcées, dans le respect des principes démocratiques.

Le second pourrait conduire à une coexistence plus conflictuelle entre un président de la République et un président de l’Assemblée nationale disposant chacun d’une forte légitimité politique et de bases d’influence distinctes.

L’histoire institutionnelle montre que ce type de configuration peut favoriser l’équilibre des pouvoirs lorsqu’elle repose sur une coopération durable. À l’inverse, lorsque les rivalités personnelles prennent le dessus, elle peut devenir une source de blocages institutionnels.

L’adoption de cette réforme dépasse ainsi largement le cadre d’une simple modification constitutionnelle. Elle marque l’ouverture d’une nouvelle séquence politique dont dépendra, en grande partie, l’évolution des institutions sénégalaises dans les années à venir.

Plus qu’un débat juridique, c’est désormais la capacité du tandem Bassirou Diomaye Faye–Ousmane Sonko à préserver son unité politique tout en partageant l’exercice du pouvoir qui constitue l’un des principaux enjeux de la vie politique sénégalaise.

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Sénégal : la bataille des pouvoirs est lancée.

Le Sénégal vit une nouvelle séquence de tensions au sommet de l’État. Réunie ce 29 juin, l’Assemblée nationale examine une réforme constitutionnelle portée par le parti au pouvoir, le Pastef, et son président, Ousmane Sonko, dans un contexte de rupture désormais ouverte avec le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye.

Officiellement, le texte vise à « rééquilibrer » les pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Mais au-delà des arguments institutionnels, cette révision constitutionnelle apparaît comme le premier grand affrontement politique entre les deux figures qui avaient incarné ensemble l’alternance de 2024.

La proposition entend limiter plusieurs prérogatives présidentielles. Le chef de l’État ne pourrait plus diriger un parti politique ni une coalition partisane. L’élaboration du programme gouvernemental devrait désormais se faire en concertation avec le Premier ministre, qui récupérerait également des pouvoirs de nomination jusque-là réservés à la présidence.

Le Parlement sortirait également renforcé. Les députés disposeraient de pouvoirs d’enquête élargis, avec la possibilité d’auditionner toute personnalité jugée utile à leurs travaux. L’Assemblée serait aussi systématiquement informée des conventions d’investissement liées aux ressources naturelles, un domaine particulièrement sensible dans un pays qui s’apprête à exploiter ses ressources pétrolières et gazières.

Pour les proches de Ousmane Sonko, il s’agit d’un pas vers la fin de l’« hyperprésidentialisme » qui caractérise traditionnellement les institutions sénégalaises. Pour les soutiens de Bassirou Diomaye Faye, l’analyse est radicalement différente. Ils dénoncent une tentative de transfert de pouvoir au profit du Parlement et, indirectement, de son président.

La coalition présidentielle a ainsi demandé le retrait du texte, estimant que des modifications aussi profondes de l’architecture institutionnelle devraient être soumises à référendum après une large consultation nationale. Plusieurs organisations de la société civile ont également appelé à davantage de transparence et d’inclusivité dans le processus.

Avec 130 députés sur 165, le Pastef dispose toutefois d’une majorité confortable à l’Assemblée nationale, ce qui devrait lui permettre de faire adopter le texte. Reste ensuite l’étape décisive : celle de la promulgation. Selon la Constitution, le président de la République pourrait choisir de soumettre la réforme à référendum plutôt que de la promulguer directement.

Au-delà des débats juridiques, cette réforme révèle surtout une réalité politique nouvelle : un an après leur accession commune au pouvoir, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko se retrouvent désormais engagés dans un bras de fer qui pourrait redessiner durablement l’équilibre des institutions sénégalaises.

Source : LesNouvellesd’Afrique 

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Sénégal : Oyass Capital injecte 1,3 milliard FCFA dans La Ripaille pour accélérer le développement de la filière avicole.

Le fonds d’investissement Oyass Capital, sous-fonds du Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS), poursuit sa stratégie de soutien aux entreprises à fort potentiel. Il a annoncé un investissement de 1,3 milliard de francs CFA au profit de l’entreprise sénégalaise La Ripaille, dans le but d’accélérer son développement et de contribuer au renforcement de la souveraineté alimentaire du Sénégal.

La convention de financement a été signée jeudi à Keur Moussa, dans la région de Thiès, en présence de représentants du ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, du FONSIS, de la banque allemande de développement KfW, ainsi que de plusieurs partenaires financiers et acteurs du secteur privé.

Un financement structurant pour une filière intégrée

L’opération repose sur un mécanisme combinant une prise de participation au capital de l’entreprise et un financement conforme aux principes de la finance islamique. Ce montage financier vise à accompagner durablement la croissance de La Ripaille tout en consolidant son modèle industriel.

Grâce à cet apport, l’entreprise entend poursuivre son ambition de bâtir une chaîne de valeur entièrement intégrée dans le secteur avicole. Son projet couvre l’ensemble des activités, depuis l’élevage des poules pondeuses jusqu’à la commercialisation des produits finis, en passant par la production d’aliments pour bétail, les poussinières et les unités d’abattage.

Pour le directeur général de La Ripaille, Alioune Badiane, ce partenariat dépasse le simple cadre financier.

« Cette collaboration traduit la rencontre de deux ambitions : celle de La Ripaille de devenir un acteur industriel de référence dans la filière avicole et celle d’Oyass Capital de faire émerger des entreprises capables de devenir de véritables champions nationaux », a-t-il déclaré.

Miser sur un capital patient pour faire émerger des champions nationaux

Du côté d’Oyass Capital, cette opération illustre une stratégie d’investissement fondée sur le long terme.

Son président, Jamal Abisourour, estime que de nombreuses entreprises sénégalaises disposent d’un fort potentiel de croissance, mais manquent de financements adaptés à leurs besoins de développement.

Selon lui, l’enjeu est de mettre à leur disposition un « capital patient », capable d’accompagner leur expansion sur plusieurs années plutôt que de rechercher une rentabilité immédiate.

« Le Sénégal ne manque ni d’entrepreneurs, ni d’idées, ni de marchés. Ce qui fait parfois défaut, c’est un financement structurant permettant aux entreprises de franchir un nouveau cap », a-t-il souligné.

Un appui salué par les partenaires au développement

La coopération allemande, représentée par Inès Adjari pour la banque de développement KfW, a salué cette initiative qu’elle considère comme un levier important de transformation économique.

Selon elle, le soutien aux petites et moyennes entreprises favorise la création de valeur locale, stimule l’emploi et contribue au renforcement du tissu industriel national.

Représentant le ministre de l’Agriculture, le directeur de cabinet Assane Ndiaye a, pour sa part, qualifié cet investissement de projet structurant, en cohérence avec la politique nationale visant à renforcer la souveraineté alimentaire et à développer une production locale plus compétitive.

La troisième entreprise financée par Oyass Capital

Avec cette nouvelle opération, La Ripaille devient la troisième société à intégrer le portefeuille d’Oyass Capital, après Eyone et Dimbaya.

À travers cet investissement, le fonds confirme sa volonté d’accompagner l’émergence d’entreprises sénégalaises capables de jouer un rôle moteur dans la transformation économique du pays, tout en renforçant des secteurs stratégiques comme l’agriculture et l’agroalimentaire.

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Sénégal : à Abidjan, Cheikhou Oumar Bâ expose la stratégie agricole au service de la souveraineté alimentaire.

Le Sénégal a réaffirmé son ambition de bâtir une agriculture plus performante, résiliente et souveraine lors de l’Atelier régional de mise en œuvre des projets et du Forum paysan du Fonds international de développement agricole (FIDA), organisé à Abidjan. À cette occasion, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Cheikhou Oumar Bâ, a présenté les principales réformes engagées par les autorités sénégalaises pour accélérer la transformation durable du secteur agricole.

Intervenant lors d’un panel ministériel de haut niveau consacré aux défis du financement agricole, de la productivité et de l’adaptation au changement climatique, le ministre a mis en avant la volonté du gouvernement de faire de l’agriculture un moteur essentiel de croissance, de création d’emplois et de sécurité alimentaire.

Des réformes pour accélérer les investissements agricoles

Selon Dr Cheikhou Oumar Bâ, les autorités ont engagé une série de réformes destinées à lever les obstacles administratifs et financiers qui freinent l’exécution des projets ruraux. Cette démarche s’inscrit dans les orientations stratégiques de l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 » ainsi que du Plan de redressement économique et social (PRES 2025-2028).

Parmi les mesures mises en œuvre figurent l’introduction d’autorisations d’engagement pluriannuelles dans les lois de finances afin de sécuriser le financement des projets structurants, la modernisation des procédures de passation des marchés publics et la digitalisation progressive de la chaîne de dépense de l’État.

L’objectif est d’améliorer la rapidité d’exécution des programmes agricoles tout en renforçant l’efficacité et la transparence dans l’utilisation des ressources publiques.

Le numérique au cœur de la modernisation du secteur

Le ministre a également souligné l’importance croissante des outils numériques dans la transformation de l’agriculture sénégalaise. Le Système de gestion des intrants (SGI), les registres numériques des producteurs, les mécanismes de subvention via les e-vouchers et les solutions de paiement électronique permettent désormais un meilleur ciblage des bénéficiaires et une gestion plus rigoureuse des aides publiques.

Ces innovations facilitent également le suivi-évaluation des programmes agricoles et contribuent à une meilleure collecte des données nécessaires à la prise de décision.

Dans cette dynamique, les organisations de producteurs jouent un rôle déterminant. Grâce à leur proximité avec les exploitants agricoles, elles participent activement à l’enrôlement numérique des producteurs, à la diffusion des innovations et à la remontée des informations de terrain.

Renforcer la résilience face aux défis climatiques

Face à la multiplication des aléas climatiques, le Sénégal mise sur une approche intégrée de résilience agricole. Le ministre a rappelé que plusieurs instruments stratégiques encadrent désormais cette ambition, notamment la Stratégie nationale de souveraineté alimentaire 2024-2034, la Lettre de politique sectorielle de l’agriculture et de l’élevage 2025-2029, ainsi que le Plan national d’adaptation du secteur agricole.

Les autorités entendent notamment accélérer la diffusion de semences améliorées adaptées aux changements climatiques, développer les systèmes d’irrigation alimentés par l’énergie solaire, restaurer les terres dégradées et promouvoir les pratiques agroécologiques.

L’agriculture de précision occupe également une place grandissante dans cette stratégie. Les technologies basées sur l’intelligence artificielle, l’imagerie satellitaire et les capteurs connectés offrent aujourd’hui des perspectives importantes pour améliorer les rendements tout en réduisant l’impact environnemental des activités agricoles.

Jeunesse et entrepreneuriat rural au centre des priorités

La transformation agricole portée par le gouvernement sénégalais accorde une attention particulière aux jeunes et aux femmes, considérés comme des acteurs essentiels du développement rural.

À travers des programmes tels qu’Agri-Jeunes « Tekki Ndaw Ñi », les autorités encouragent l’entrepreneuriat agricole et accompagnent l’adoption de solutions innovantes dans les domaines de l’énergie solaire, de l’agroécologie et de la valorisation des chaînes de valeur agricoles.

Cette orientation vise à créer davantage d’opportunités économiques en milieu rural tout en limitant l’exode des jeunes vers les centres urbains.

La Banque africaine de développement réaffirme son soutien

En marge de l’atelier, le ministre sénégalais a rencontré le vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Dr Martin Fregene, afin de faire le point sur les projets agro-pastoraux financés au Sénégal.

Les échanges ont permis d’évaluer l’état d’avancement des programmes en cours, d’identifier les contraintes qui ralentissent certaines réalisations et de définir des pistes d’amélioration pour renforcer l’efficacité des interventions.

Au terme de cette rencontre, la BAD a renouvelé son engagement à accompagner les nouvelles priorités du gouvernement sénégalais. L’institution panafricaine a notamment annoncé sa disponibilité à mobiliser davantage de ressources financières pour soutenir les projets structurants du secteur agro-pastoral.

Une attention particulière sera accordée aux initiatives destinées aux femmes et aux jeunes, afin de renforcer leur participation à la transformation économique et sociale des territoires ruraux.

À travers ces réformes, le Sénégal entend consolider sa souveraineté alimentaire, moderniser son agriculture et faire du secteur rural un levier majeur de croissance inclusive dans la perspective de la Vision Sénégal 2050.

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Sénégal–France : Dakar et Paris renforcent leur partenariat en matière de sécurité et de gouvernance territoriale

Le Sénégal et la France ont franchi une nouvelle étape dans le renforcement de leur coopération bilatérale à l’occasion d’une visite de travail effectuée à Paris par le ministre sénégalais de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé. Cette mission, menée du 22 au 25 juin 2026, a permis aux deux pays de consolider leur dialogue sur des enjeux stratégiques liés à la sécurité, à l’administration territoriale et à la préparation des grands rendez-vous internationaux.

Une rencontre de haut niveau au cœur de la coopération sécuritaire

Le point d’orgue de ce déplacement a été la rencontre entre Mouhamadou Makhtar Cissé et son homologue français, Laurent Nunez, au ministère français de l’Intérieur, Place Beauvau.

Les échanges se sont déroulés en présence des équipes techniques des deux ministères ainsi que de l’ambassadeur du Sénégal en France, Baye Moctar Diop. Les discussions ont porté sur plusieurs domaines de coopération, notamment le partage d’expertise en matière de sécurité intérieure, la gestion des risques, la gouvernance territoriale et le renforcement des capacités institutionnelles.

Cette réunion a permis aux deux parties de réaffirmer leur volonté de maintenir une collaboration étroite face aux défis sécuritaires contemporains et aux exigences croissantes liées à l’administration des territoires.

Les Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 au centre des priorités

Une attention particulière a été accordée aux préparatifs des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, un événement historique qui fera du Sénégal le premier pays africain à accueillir une compétition olympique.

Les autorités sénégalaises et françaises ont fait le point sur les dispositifs de coopération déjà engagés afin d’accompagner l’organisation de cet événement majeur. Les discussions ont notamment porté sur les questions de sécurité, de coordination opérationnelle et de gestion des flux liés à l’accueil des délégations et des visiteurs attendus à Dakar, Diamniadio et Saly.

À l’issue de la rencontre, Laurent Nunez a salué la qualité des échanges, évoquant sur le réseau social X une réunion particulièrement constructive ayant permis d’évaluer les actions de coopération déjà mises en œuvre dans la perspective des JOJ Dakar 2026.

Un nouvel accord pour renforcer les échanges institutionnels

La visite du ministre sénégalais a également été marquée par la signature d’un arrangement administratif destiné à approfondir la coopération entre les deux pays dans le domaine de l’administration territoriale.

Cet accord vise à favoriser les échanges d’expertise, le partage de bonnes pratiques et le renforcement des capacités des administrations chargées de la gestion des collectivités territoriales. Il traduit la volonté commune de Dakar et de Paris de moderniser leurs outils de gouvernance et d’améliorer l’efficacité des politiques publiques à l’échelle locale.

Un partenariat stratégique en constante évolution

Au-delà des questions techniques, cette visite illustre la dynamique de coopération qui unit le Sénégal et la France sur des enjeux jugés prioritaires pour les deux États. Sécurité intérieure, gouvernance territoriale, organisation des grands événements internationaux et renforcement des capacités institutionnelles figurent désormais parmi les axes majeurs de ce partenariat.

À l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, cette collaboration renforcée apparaît comme un levier important pour garantir le succès de l’événement tout en consolidant les mécanismes de coopération entre les administrations sénégalaises et françaises.

La rencontre de Paris témoigne ainsi de la volonté des deux pays de poursuivre un dialogue stratégique fondé sur le partage d’expertise, la confiance mutuelle et la recherche de réponses communes aux défis contemporains.