Le gouvernement burkinabè a officiellement salué la décision de l’Alliance des États du Sahel (AES) de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI), une décision prise conjointement avec le Mali et le Niger.
Pour les autorités de transition, cette rupture marque un pas vers une plus grande souveraineté judiciaire et politique. Dans un communiqué diffusé à Ouagadougou, le gouvernement a estimé que « la CPI a montré ses limites et ses insuffisances dans le traitement équitable des dossiers concernant l’Afrique », rappelant que plusieurs dirigeants africains ont, par le passé, dénoncé une justice internationale à « géométrie variable ».
La décision de retrait a été accueillie avec satisfaction par une partie de l’opinion publique burkinabè, qui y voit un acte d’affirmation de l’indépendance nationale et régionale. Des organisations de la société civile proches des autorités ont salué « une décision courageuse et historique », considérant que les États sahéliens doivent désormais bâtir leurs propres mécanismes de justice et de responsabilité.
Toutefois, certains acteurs de la société civile et des organisations de défense des droits humains rappellent que ce retrait ne doit pas se traduire par une impunité accrue. Ils soulignent que les populations, premières victimes du terrorisme et des violations des droits humains, ont besoin de garanties solides en matière de justice et de protection.
Avec ce choix, l’AES confirme sa volonté de redéfinir ses partenariats et de privilégier des solutions africaines aux défis sécuritaires, politiques et judiciaires. Le Burkina Faso, à l’instar de ses partenaires du Sahel, entend ainsi affirmer sa souveraineté dans un contexte marqué par des bouleversements régionaux et internationaux.

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