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Diplomatie : la Guinée renforce ses liens avec la France et le Maroc.

Le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, a reçu, mercredi 22 juillet 2026, au Palais Mohammed V, deux délégations venues transmettre des messages d’amitié et de coopération de la part de partenaires historiques de Conakry.

Ces deux audiences témoignent de l’attention croissante portée à la nouvelle dynamique politique engagée par la Guinée et de la volonté de plusieurs partenaires de consolider leurs relations avec le pays.

La France salue le retour à l’ordre constitutionnel

Le chef de l’État guinéen s’est d’abord entretenu avec une délégation française conduite par un envoyé spécial du président Emmanuel Macron. Au cours de cette rencontre, l’émissaire français a salué le retour de la Guinée à l’ordre constitutionnel et félicité les autorités pour la tenue des élections législatives et communales.

Les échanges ont également porté sur le discours prononcé récemment par Mamadi Doumbouya lors de la 69ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, tenue à Freetown, en Sierra Leone.

Le message défendu par le président guinéen, axé sur l’unité régionale, la souveraineté des États et la solidarité entre les peuples ouest-africains, a été particulièrement relevé par la délégation française, qui y voit un plaidoyer en faveur d’une coopération régionale renforcée.

Rabat réaffirme son attachement au partenariat avec Conakry

Dans la continuité de ces échanges diplomatiques, le président Mamadi Doumbouya a accordé une audience à l’ambassadeur du Royaume du Maroc en Guinée, porteur d’un message du roi Mohammed VI.

À travers cette correspondance, le souverain marocain a adressé ses félicitations au peuple guinéen et au chef de l’État pour le bon déroulement des élections. Il a également réaffirmé sa volonté de consolider davantage les relations historiques d’amitié et de coopération entre Rabat et Conakry.

Le partenariat entre les deux pays couvre plusieurs secteurs d’intérêt commun et s’inscrit dans une relation diplomatique régulièrement présentée comme stratégique par les autorités des deux États.

Conakry poursuit son offensive diplomatique

Ces deux audiences illustrent la volonté de la Guinée de consolider ses relations avec ses partenaires traditionnels et de renforcer son positionnement sur la scène régionale et internationale.

Les messages transmis par la France et le Maroc traduisent, selon la présidence guinéenne, une volonté partagée de poursuivre une coopération fondée sur la confiance, le respect mutuel et la convergence d’intérêts.

Pour Conakry, cette dynamique diplomatique doit contribuer à accompagner les ambitions de développement du pays et à renforcer son rayonnement, alors que les autorités mettent en avant une nouvelle phase de transformation nationale portée notamment par les projets structurants et la vision Simandou 2040.

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Présidence Guinée : un nouveau poste stratégique créé, le Cabinet civil réorganisé en profondeur.

Le Président de la République a procédé à une nouvelle réorganisation du Cabinet civil de la Présidence à travers un décret lu ce jeudi 23 juillet à la télévision nationale. Cette réforme prévoit notamment la création d’un poste de Chef de cabinet chargé d’appuyer le ministre directeur de cabinet dans la coordination et le suivi des activités présidentielles.

Selon les termes du décret, le Chef de cabinet est placé sous l’autorité directe du ministre directeur de cabinet de la Présidence de la République. Cette nouvelle fonction vise à améliorer l’organisation interne, la circulation de l’information et le suivi des instructions au sein du Cabinet civil.

Désormais, l’architecture du Cabinet civil comprend un ministre directeur de cabinet, un Chef de cabinet, un conseiller principal, un conseiller spécial, un conseiller juridique, un conseiller diplomatique, des conseillers techniques, des chargés de mission, des attachés de cabinet, un secrétariat particulier, ainsi que des services propres et rattachés.

Le décret introduit également un nouvel article 17 bis qui fixe les missions du Chef de cabinet. Celui-ci aura notamment pour responsabilité d’assister le ministre directeur de cabinet dans l’organisation, la coordination et le fonctionnement quotidien du Cabinet civil de la Présidence.

À ce titre, il devra assurer le suivi de l’exécution des instructions du ministre directeur de cabinet, coordonner les activités du secrétariat particulier, préparer les réunions internes du Cabinet civil et en rendre compte à sa hiérarchie. Il sera également chargé de veiller à la fluidité de la transmission des informations et des dossiers entre le Cabinet civil, le Secrétariat général de la Présidence et les autres structures présidentielles.

Le texte précise que le Chef de cabinet sera nommé par décret présidentiel et pourra recevoir toute autre mission confiée par le ministre directeur de cabinet.

Par ailleurs, cette réforme modifie l’ordre protocolaire au sein de la Présidence de la République. Le ministre secrétaire général de la Présidence conserve la première place, suivi du ministre directeur de cabinet du Président de la République. Le Chef de cabinet occupe désormais le troisième rang protocolaire, avant les conseillers du Président, le chef d’état-major particulier, les conseillers techniques, les responsables d’organismes spécialisés et les chefs de services.

Cette réorganisation traduit la volonté de renforcer la coordination administrative autour du Cabinet civil et d’optimiser le fonctionnement des services de la Présidence de la République.

Source : GuinéeNews.

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Forum de remobilisation : la Guinée veut capitaliser sur l’expérience de Simandou pour accélérer ses grands projets d’infrastructures.

Le Forum de remobilisation des équipements et des entreprises ayant participé à la réalisation du projet Simandou s’est officiellement ouvert ce mercredi à Conakry. Initiée par le Comité stratégique Simandou, cette rencontre de deux jours vise à tirer pleinement parti de l’expérience, des compétences et des moyens mobilisés dans le cadre de l’un des projets miniers et infrastructurels les plus importants de l’histoire récente de la Guinée.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, le général Amara Camara, représentant le président du Comité stratégique Simandou, Djiba Diakité.

Plusieurs membres du gouvernement ont pris part à cette rencontre stratégique, notamment le ministre des Infrastructures, Facinet Sylla, le ministre de la Fonction publique, François Bourouno, et le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, aux côtés de responsables de l’administration publique et de plusieurs hautes personnalités.

Transformer l’expérience de Simandou en levier pour les entreprises guinéennes

Au cœur des échanges figure une ambition : faire de l’expérience acquise à travers le projet Simandou un véritable accélérateur pour les futurs programmes d’infrastructures du pays.

Le forum entend ainsi créer des passerelles entre les entreprises nationales et les sociétés ayant participé à l’exécution du projet, afin de favoriser la conclusion de partenariats, la création de coentreprises et le transfert de compétences. La réutilisation et la valorisation des équipements déjà mobilisés constituent également l’un des axes majeurs de cette démarche.

Cette approche vise à éviter que les capacités techniques, les ressources humaines et les équipements développés ou mobilisés dans le cadre de Simandou ne restent sans emploi à l’issue des différentes phases du projet. Ils pourraient au contraire être redéployés vers d’autres chantiers structurants et contribuer ainsi à renforcer durablement les capacités du tissu économique national.

Experts, investisseurs et acteurs privés mobilisés

La rencontre a également enregistré la participation de partenaires techniques et financiers, de représentants de missions diplomatiques et d’acteurs du secteur privé. Leur présence témoigne de l’intérêt porté à la stratégie guinéenne visant à renforcer les capacités nationales et à maximiser les retombées économiques des grands projets.

Au cours de cette première journée, plusieurs panels de haut niveau ont réuni des experts autour des perspectives de réutilisation des ressources humaines, des équipements et du savoir-faire développés dans le cadre de Simandou.

Les discussions ont notamment porté sur les moyens de capitaliser sur cette expérience pour accompagner la réalisation des futurs projets structurants de la Guinée, dans les domaines des infrastructures, des transports, de l’énergie et d’autres secteurs stratégiques.

Place aux ateliers et aux rencontres B2B

Après cette première journée consacrée aux échanges et aux panels d’experts, le forum se poursuivra ce jeudi avec la tenue de quatre ateliers thématiques et l’organisation de rencontres B2B.

Ces séances devraient permettre aux entreprises guinéennes et aux partenaires du projet Simandou d’identifier des opportunités concrètes de collaboration et de poser les bases de nouveaux partenariats.

À travers cette initiative, le Comité stratégique Simandou entend ainsi inscrire le projet dans une dynamique plus large : faire de l’expertise, des équipements et des compétences mobilisés pour Simandou un patrimoine économique capable de servir durablement le développement et la transformation structurelle de la Guinée.

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« Une Femme, Un Arbre » : la campagne de reboisement 2026 officiellement lancée à Conakry.

Le Jardin botanique de Camayenne a accueilli, ce mercredi, le lancement officiel de l’édition 2026 de la campagne « Une Femme, Un Arbre », une initiative qui place les femmes au cœur des efforts de restauration des écosystèmes et de préservation de l’environnement en Guinée.

Portée par l’African Women Leaders Network (AWLN) Guinée et le Réseau des Femmes Ministres et Parlementaires de Guinée (REFAMP/G), la campagne a bénéficié de la participation du ministère de l’Environnement et du Développement durable, ainsi que de plusieurs institutions et organisations engagées dans la protection de la nature.

La cérémonie a notamment réuni la ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, Patricia Lamah, ainsi que de nombreuses femmes issues de différents secteurs, parmi lesquelles des représentantes des Forces de défense et de sécurité.

Un engagement gouvernemental en faveur de la restauration des écosystèmes

Représentant la ministre de l’Environnement et du Développement durable, Djami Diallo, le chef de cabinet, Moustapha Le Grand Sylla, a réaffirmé l’engagement des autorités guinéennes à renforcer les actions en faveur de la restauration des écosystèmes et de la préservation des ressources naturelles.

À travers cette initiative, le gouvernement entend encourager une mobilisation collective autour des enjeux environnementaux, notamment la reforestation, la lutte contre la dégradation des terres et la protection du couvert végétal.

Cette démarche s’inscrit également dans les orientations de Simandou 2040, qui ambitionnent d’accompagner le développement économique du pays tout en intégrant les impératifs de protection de l’environnement et de gestion durable des ressources naturelles.

Les femmes, actrices de la transition écologique

Au-delà de la plantation d’arbres, la campagne « Une Femme, Un Arbre » entend renforcer la participation des femmes aux initiatives environnementales et faire de leur engagement un levier de sensibilisation et d’action communautaire.

À travers cette mobilisation, les organisateurs souhaitent contribuer à l’émergence d’une culture environnementale plus forte et encourager chaque citoyenne à devenir une actrice de la préservation du patrimoine naturel guinéen.

Le lancement de l’édition 2026 marque ainsi une nouvelle étape dans la mobilisation en faveur de la reforestation et de la protection des écosystèmes, tout en mettant en lumière le rôle essentiel des femmes dans la construction d’un développement durable en Guinée.

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Guinée : La BCRG lance NimbaPay, la plateforme nationale qui révolutionne les paiements instantanés et l’interopérabilité.

Ce mercredi 22 juillet 2026, la Banque Centrale de la République de Guinée à travers la Guinéenne de la Monétique (GuiM) a abrité la cérémonie officielle de lancement de la plateforme NimbaPay. Placée sous le haut patronage du Premier ministre, Amadou Oury Bah, cette initiative majeure de modernisation des paiements électroniques a réuni les plus hauts responsables de l’institution émettrice et les acteurs clés de la Guinéenne de la Monétique (GuiM). Pilotée par le Vice-Gouverneur de la BCRG sous les auspices du Gouverneur Dr Karamo Kaba, la mise en place de cette infrastructure s’inscrit dans une vision stratégique de transformation numérique nationale.

Africains et diasporas

Un tournant historique pour l’écosystème financier

Ouvrant la série des allocutions, le Directeur général de la GuiM, Aly Badara Bérété, s’est dit honoré de prendre part au lancement de « NimbaPay, la plateforme nationale de paiement instantané et interopérable de la République de Guinée ». Rappelant qu’il s’agit d’une « œuvre collective portée par une vision commune », il a souligné que cette journée marque l’entrée de la Guinée dans le cercle restreint des nations dotées d’une infrastructure moderne de paiements 24h/24, 7j/7, décloisonnant banques, établissements de monnaie électronique et institutions de microfinance.

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Cette vision, portée par la BCRG, vise à « construire un système de paiement moderne, souverain, inclusif et interopérable, capable d’accompagner la transformation économique de notre pays », a insisté M. Bérété, précisant que cette interopérabilité constitue avant tout « une question d’équité, d’efficacité, de développement et de souveraineté ».

L’architecture opérationnelle présentée par le Vice-Gouverneur, Elhadj Mohamed Lamine Conté

Événements en Guinée.

Pour sa part, le président du Comité de pilotage et du Conseil d’administration de la GuiM, par ailleurs Vice-Gouverneur de la BCRG, Elhadj Mohamed Lamine Conté, a axé son intervention sur la technicité et la gouvernance de la plateforme. Il a rappelé que NimbaPay constitue un « écosystème inclusif conforme aux standards internationaux et connectant des institutions aux réalités techniques très diversifiées ».

« NimbaPay n’est pas une contrainte réglementaire, il faut le savoir. C’est une opportunité stratégique, une infrastructure mutualisée qui connecte chaque institution à tout l’écosystème », a martelé le Vice-Gouverneur.

Elhadj Mohamed Lamine CONTE

S’adressant aux partenaires, il a souligné que le succès du projet se mesurera à l’aune de son adoption populaire, formulant trois attentes majeures à l’égard des acteurs de l’écosystème pour faire de cette solution un réflexe quotidien.

La vision stratégique du Gouverneur de la BCRG, Dr Karamo Kaba

Intervenant à son tour en sa qualité de premier responsable de l’institut d’émission, le Gouverneur de la BCRG, Dr Karamo Kaba, a indiqué que cette journée « marque une étape historique et importante pour notre pays ». Selon lui, à travers NimbaPay, la Banque centrale dote la Guinée d’un levier puissant pour « transformer durablement les échanges économiques, accélérer la modernisation de notre système financier et promouvoir encore plus l’inclusion financière ».

Revenant sur les progrès accomplis, le Gouverneur a rappelé que le taux d’accès aux comptes financiers est « passé de 4% en 2011 à près de 36% en 2024, grâce notamment au développement de la monnaie électronique ». Toutefois, a-t-il reconnu, la persistance de systèmes fragmentés pénalisait les transferts interinstitutionnels.

Karamoko KABA

« Avec NimbaPay, cette réalité change. Désormais, chaque Guinéen, n’importe où sur le territoire, pourra envoyer et recevoir de l’argent de façon instantanée, en toute sécurité, d’une banque vers une microfinance ou vers un établissement de monnaie électronique », s’est félicité Dr Karamo Kaba. Il a conclu en qualifiant NimbaPay de « levier stratégique pour réduire les coûts de transaction, sécuriser les paiements et préparer les prochaines étapes, notamment la digitalisation des paiements de l’État et les flux transfrontaliers ».

La mise en garde du Premier ministre : souveraineté et cybersécurité.

En clôturant la cérémonie, le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a salué le leadership de la BCRG et rappelé les fondements macroéconomiques de cette réforme. Selon lui, la Guinée a longtemps souffert d’une incapacité structurelle à piloter de manière idoine sa masse et sa politique monétaires.

« Le concept de refondation n’est pas seulement une question d’institutions et d’infrastructures. Il est structurellement lié à la monnaie, à son fonctionnement et à sa vitesse de circulation. La modernisation des moyens de paiement est l’élément fondamental qui peut nous assurer une évolution stable de notre économie », a déclaré le chef du gouvernement.

Bah Oury

Toutefois, si NimbaPay insuffle l’espoir d’un écosystème unifié, cette volonté d’innovation à marche forcée expose l’économie nationale à de nouveaux risques. Le Premier ministre a ainsi insisté sur la nécessité impérative d’accentuer les dispositifs de cybersécurité. La partie est loin d’être gagnée, et le succès de ce noble chantier exigera des techniciens guinéens une vigilance de tous les instants pour verrouiller les pare-feux contre toute tentative de piratage et préserver la souveraineté numérique du pays. »

Source : GuinéeNews.

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Assemblée nationale : les 13 commissions permanentes installées, la 10ᵉ législature entre dans sa phase active.

Au lendemain de l’élection de son président, l’Assemblée nationale a franchi une nouvelle étape majeure dans l’installation de ses organes de fonctionnement. Les députés de la 10ᵉ législature ont procédé, ce mercredi, à la mise en place officielle des treize commissions permanentes de l’institution ainsi qu’à l’élection de leurs présidents respectifs.

La séance plénière, tenue dans l’hémicycle du Palais du Peuple, a réuni 124 députés sur les 147 que compte l’Assemblée nationale. Les travaux ont été dirigés par le président de l’institution, Dr Dansa Kourouma, qui a rappelé aux parlementaires les principales missions qui leur incombent au cours de cette nouvelle législature.

Dans son intervention, il a insisté sur la responsabilité des élus dans l’élaboration des lois, le contrôle de l’action gouvernementale, ainsi que le suivi de l’exécution du budget de l’État.

Véritables piliers du travail parlementaire, les commissions permanentes jouent un rôle central dans l’examen des projets et propositions de loi. Elles permettent aux députés d’étudier les textes en profondeur, de formuler des amendements et d’apporter des recommandations avant leur adoption en séance plénière. Elles assurent également le suivi des politiques publiques dans leurs domaines de compétence.

À l’issue de la séance, les députés ont été répartis entre les différentes commissions selon leurs choix et les nécessités de fonctionnement de l’institution. Chaque structure aura désormais la charge d’examiner les dossiers relevant de son champ d’intervention et de contribuer à l’amélioration des textes soumis à l’Assemblée.

Les treize commissions permanentes installées sont les suivantes :

Commission des Lois, de l’Administration générale, de la Justice et des Droits humains, présidée par l’Honorable Jean Paul Kotembédouno ;
Commission des Affaires économiques et financières, du Plan et de la Coopération, présidée par l’Honorable Hamidou Camara ;
Commission des Affaires étrangères et des Guinéens de l’extérieur, présidée par l’Honorable Fatoumata Binta Diallo ;
Commission de la Défense et de la Sécurité, présidée par l’Honorable Charlotte Daffé ;
Commission de l’Environnement, de la Pêche et du Développement rural, présidée par l’Honorable Sékou Samoura ;
Commission des Mines et de l’Industrie, présidée par l’Honorable Mohamed Nabé ;
Commission de l’Aménagement du territoire, des Transports, de l’Énergie et de l’Hydraulique, présidée par l’Honorable Mamadi Kemo Condé ;
Commission de la Fonction publique, de l’Emploi, des Affaires sociales et des Affaires religieuses, présidée par l’Honorable Louopou Lamah ;
Commission de l’Éducation et de la Formation professionnelle, présidée par l’Honorable Jean Paul Cédy ;
Commission de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, présidée par l’Honorable Ousmane Dady Camara ;
Commission du Commerce, de l’Hôtellerie, du Tourisme et de l’Artisanat, présidée par l’Honorable Fanta Conté ;
Commission de la Santé, de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture, présidée par l’Honorable Dr Alpha Abdoulaye Diallo ;
Commission spéciale de contrôle de la comptabilité, présidée par l’Honorable Fouloumatou Fofana.

L’installation de ces commissions marque une nouvelle phase dans la vie de la 10ᵉ législature. Désormais opérationnelle, l’Assemblée nationale pourra engager l’examen des premiers textes législatifs et assurer pleinement ses missions constitutionnelles : légiférer, contrôler l’action publique et évaluer les politiques gouvernementales.

Source : Guinée360.

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Mobilité urbaine : Ousmane Gaoual Diallo annonce le déploiement de 300 taxis et l’acquisition prochaine de 200 bus.

Le gouvernement guinéen entend accélérer la modernisation du transport urbain à Conakry. Le ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo, a annoncé le lancement du programme « Un taxi, un emploi », qui prévoit la mise à disposition de 300 taxis au profit de jeunes entrepreneurs. Il a également confirmé l’acquisition prochaine de 200 nouveaux bus destinés à renforcer le transport collectif dans la capitale.

Invité de l’émission Guinée Today, diffusée ce lundi 20 juillet sur Télé 24, le ministre est revenu sur les différents projets engagés par son département pour améliorer la mobilité urbaine.

S’agissant des bus urbains, Ousmane Gaoual Diallo a indiqué que le processus d’acquisition suit son cours. Selon lui, une procédure d’appel d’offres est en cours afin de sélectionner l’opérateur qui assurera leur exploitation.

« Les bus sont déjà là. Nous avons lancé un appel d’offres et l’ouverture des plis est prévue à la fin de ce mois de juillet. Ensuite, ces bus seront attribués à une société qui en assurera l’exploitation », a-t-il déclaré.

Le ministre a également annoncé la création d’une ligne de financement pour l’acquisition de 200 bus supplémentaires, destinés à renforcer l’offre de transport public à Conakry.
« Nous venons de créer la ligne financière pour l’acquisition de 200 bus qui devraient arriver rapidement », a-t-il précisé.
300 taxis pour favoriser l’emploi des jeunes

Au-delà du transport collectif, le ministère des Transports mise sur le renouvellement du parc de taxis. Le lancement officiel du programme « Un taxi, un emploi » est annoncé pour ce mercredi, avec une première phase portant sur 300 véhicules.
« Nous lançons l’opération Un taxi, un emploi. Trois cents taxis seront mis à la disposition des jeunes afin qu’ils puissent les rembourser à travers de petites mensualités », a expliqué le ministre.

Selon lui, les bénéficiaires devront verser un apport initial d’environ 20 millions de francs guinéens, avant de rembourser progressivement le coût du véhicule.
« Vous versez ce montant et vous repartez avec un véhicule neuf, sorti d’usine, pour exercer l’activité de taxi. Ensuite, vous remboursez par petites mensualités », a-t-il indiqué.

Le coût réel d’un véhicule est estimé à 154 millions de francs guinéens. Toutefois, l’État prévoit une importante subvention afin de rendre le dispositif accessible aux jeunes conducteurs et de favoriser le renouvellement du parc automobile.

Un objectif de 2 500 taxis

À terme, le gouvernement ambitionne d’importer 2 500 taxis dans le cadre de ce programme.
« L’objectif est d’importer 2 500 véhicules taxis afin de contribuer au renouvellement du parc automobile et d’offrir une alternative aux motos-taxis, tout en améliorant les solutions de mobilité pour nos concitoyens », a souligné Ousmane Gaoual Diallo.

Le ministre a, par ailleurs, réaffirmé la volonté de son département de soutenir les initiatives privées dans le secteur des transports, notamment les plateformes numériques de réservation de taxis.
« Nous encourageons également les initiatives privées, avec des taxis fonctionnant à travers des applications mobiles. Nous avons agréé plusieurs opérateurs depuis le début de l’année et nous poursuivrons cet accompagnement », a-t-il ajouté.

Ces annonces s’inscrivent dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement pour moderniser les transports urbains, en lien avec les ambitions du programme Simandou 2040, qui prévoit d’importants investissements dans les infrastructures et les services publics.

Source : Guinée360.

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Port autonome de Conakry : Le ministre des Transports mise sur les ports périphériques pour désengorger la principale plateforme portuaire du pays.

Le ministre des Transports et porte-parole du Gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a reconnu les difficultés persistantes auxquelles est confronté le Port autonome de Conakry, après son classement parmi les plateformes portuaires les moins performantes au niveau international.

Invité à réagir à cette situation ce lundi 20 juillet 2026 sur les antennes de Télé 24, le ministre n’a pas éludé les critiques. Il a reconnu l’existence de dysfonctionnements structurels, tout en affirmant que des mesures sont progressivement mises en œuvre pour améliorer la fluidité du trafic maritime et réduire les délais d’attente des navires.

« C’est une accumulation de mauvaises pratiques, d’une faiblesse dans les investissements et d’un manque d’anticipation dans la politique publique du secteur », a déclaré Ousmane Gaoual Diallo.

Cette reconnaissance intervient alors que les performances du port constituent un enjeu majeur pour l’économie guinéenne. Principal point d’entrée et de sortie des marchandises du pays, le Port autonome de Conakry joue un rôle central dans l’approvisionnement du marché national et dans les échanges commerciaux.

Des délais d’attente en baisse, selon le Gouvernement

Malgré les difficultés persistantes, le ministre assure qu’une amélioration est déjà perceptible sur le terrain.

Selon lui, le temps d’attente des navires en rade, qui pouvait auparavant atteindre un mois, voire un mois et demi, aurait été ramené à environ cinq à six jours.

Cette évolution, si elle se confirme dans la durée, constituerait un premier signal positif pour les opérateurs économiques, confrontés depuis plusieurs mois aux conséquences de la congestion portuaire et à l’augmentation des coûts logistiques.

Le défi reste toutefois de parvenir à fluidifier durablement les opérations, alors que la croissance du trafic continue de mettre à rude épreuve les capacités actuelles de la plateforme portuaire.

Le Gouvernement veut s’appuyer sur les ports périphériques

Pour réduire la pression exercée sur le Port autonome de Conakry, l’exécutif entend désormais miser davantage sur les infrastructures portuaires situées en périphérie de la capitale.

Le plan envisagé repose notamment sur le développement des plateformes de Dubréka, Moribaya et Kamsar, qui pourraient progressivement accueillir une partie des opérations de traitement et de distribution des marchandises.

L’objectif est de favoriser le transbordement en amont et de limiter l’afflux de conteneurs vers le port de Conakry.

« Ça va réduire le coût du transfert des conteneurs en utilisant de petites barges pouvant transporter de 40 à 200 conteneurs pour les acheminer d’ici vers Dubréka, Moribaya et Kamsar, afin que ces endroits soient les lieux où l’on va dépoter, dédouaner et disperser la marchandise », a expliqué le ministre.

Cette stratégie de déconcentration logistique vise également à rapprocher les activités de stockage et de distribution des zones périphériques, afin de réduire la pression sur la capitale et d’améliorer la circulation des marchandises.

Une congestion liée aussi à la croissance économique

Pour Ousmane Gaoual Diallo, les difficultés actuelles du Port autonome de Conakry ne peuvent toutefois pas être dissociées de l’évolution de l’économie guinéenne.

Le ministre estime que l’augmentation de la demande et le développement de plusieurs secteurs industriels ont contribué à une hausse importante du trafic portuaire.

Il cite notamment la progression de la consommation de clinker par les cimenteries locales, qui aurait contribué à accroître significativement les volumes traités par le port.

Selon les chiffres avancés par le ministre, le trafic du Port autonome de Conakry aurait ainsi progressé de 47 % en six mois, une hausse qui aurait largement dépassé les capacités d’absorption des infrastructures existantes.

« S’il n’y avait pas de croissance importante, s’il n’y avait pas d’investissements massifs dans ce pays, on n’aurait jamais connu cette congestion », a-t-il soutenu.

Le ministre assume ainsi le paradoxe d’une économie en expansion confrontée à des infrastructures qui peinent encore à suivre le rythme de la demande.

« Nous préférons avoir les conséquences de la croissance que les conséquences de l’absence de croissance et de la pauvreté », a-t-il ajouté.

Les opérateurs économiques attendent des résultats concrets

Si le Gouvernement met en avant les premières améliorations et les projets de décongestion, la situation du Port autonome de Conakry demeure un sujet de préoccupation pour les acteurs économiques.

La congestion portuaire, les délais d’attente et les coûts liés au transport et au stockage ont des répercussions directes sur les entreprises et, in fine, sur les prix des marchandises.

La mise en œuvre effective des solutions annoncées sera donc déterminante. Le développement des ports périphériques, la modernisation des infrastructures et l’amélioration de la gouvernance portuaire devront permettre de transformer les annonces en résultats durables.

Pour les opérateurs économiques, l’enjeu est désormais clair : réduire les délais, maîtriser les coûts et garantir une meilleure fluidité des échanges. Autant de conditions indispensables pour accompagner la croissance économique du pays et renforcer la compétitivité de la Guinée dans la région.

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Sommet de la CEDEAO : Mamadi Doumbouya appelle à une refondation de l’organisation et critique la politique des sanctions.

Le président de la République de Guinée, S.E Mamadi Doumbouya, a marqué les esprits lors de sa première participation à une Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) depuis son élection à la magistrature suprême. À l’ouverture de la 69ᵉ session ordinaire de l’organisation, tenue ce dimanche à Lungi, près de Freetown, en Sierra Leone, le chef de l’État guinéen a livré un discours offensif appelant à une profonde réorientation des priorités de l’institution régionale.

Devant ses homologues ouest-africains, S.E Mamadi Doumbouya a remis en question l’approche adoptée par la CEDEAO face aux crises politiques, estimant que le recours aux sanctions économiques pénalise avant tout les populations civiles sans apporter de réponse durable aux difficultés auxquelles sont confrontés les États concernés.

« Les sanctions ne sont pas la solution »

Sans citer explicitement un pays, le président guinéen a dénoncé une pratique qu’il juge devenue systématique au sein de l’organisation sous-régionale.

Selon lui, les sanctions devraient demeurer une mesure exceptionnelle et non constituer le premier réflexe face aux crises institutionnelles.

« Les sanctions ne sont pas la solution. Notre sous-région a trop souvent choisi la sanction comme premier réflexe quand elle devait être le dernier recours », a déclaré S.E Mamadi Doumbouya.

Le chef de l’État a estimé que ces mesures produisent avant tout des conséquences sociales et économiques qui affectent directement les citoyens.

« La sanction frappe d’abord les enfants dans les salles de classe, les femmes dans les marchés, les hommes dans les champs et les ateliers. Elle prive les hôpitaux des médicaments de première nécessité », a-t-il affirmé.

Pour lui, une organisation régionale ne saurait atteindre ses objectifs en fragilisant les populations qu’elle est censée protéger.

« Une communauté qui, pour corriger un État, appauvrit un peuple, s’éloigne de l’esprit même qui a présidé à sa création. »

Remettre l’intégration économique au cœur du projet communautaire

Au-delà de sa critique des sanctions, S.E Mamadi Doumbouya a invité les dirigeants ouest-africains à revenir à la vocation première de la CEDEAO, créée en 1975 pour promouvoir l’intégration économique, la libre circulation des personnes et des biens ainsi que le développement partagé.

À ses yeux, les priorités de l’organisation doivent désormais être recentrées sur l’investissement, la création de richesses et l’amélioration des conditions de vie des populations.

« Recentrons-nous sur l’essentiel. Faisons de l’économie, de l’investissement productif et du bien-être de nos populations le cœur battant de notre action commune », a-t-il lancé.

Le président guinéen a insisté sur le fait qu’une communauté régionale forte se mesure moins à sa capacité de sanction qu’à son aptitude à créer des opportunités de prospérité pour l’ensemble de ses membres.

« Une communauté forte n’est pas celle qui sait le mieux sanctionner ses membres. C’est celle qui sait le mieux les faire prospérer ensemble. »

Une réforme des institutions adaptée aux réalités des États

Dans son intervention, Mamadi Doumbouya a également plaidé pour une réforme du fonctionnement de la CEDEAO, estimant que les réponses apportées aux crises doivent être adaptées aux réalités spécifiques de chaque pays.

Selon lui, les mécanismes régionaux gagneraient à privilégier une approche différenciée plutôt qu’un traitement uniforme des situations politiques.

« On ne soigne pas le paludisme et le cancer avec le même remède. Chaque mal appelle son traitement. Chaque situation appelle sa réponse », a-t-il expliqué.

Cette approche, selon le président guinéen, permettrait à l’organisation de renforcer son efficacité tout en tenant davantage compte des contextes nationaux.

La place des militaires dans l’histoire de la CEDEAO

Abordant la question de la gouvernance régionale, Mamadi Doumbouya a rappelé que les dirigeants militaires ont également contribué à la construction de la CEDEAO.

Il a souligné que, parmi les quinze chefs d’État ayant fondé l’organisation en 1975, dix étaient issus des forces armées.

Pour le président guinéen, cette réalité historique démontre que l’appartenance à l’institution militaire ne saurait constituer un motif d’exclusion du processus de décision au sein de la communauté régionale.

« Leur uniforme ne saurait constituer leur exclusion de la vie et de la gestion de notre communauté. Ils ne sont ni plus ni moins que les enfants du peuple », a-t-il déclaré.

Répondre aux attentes concrètes des populations

En conclusion de son allocution, Mamadi Doumbouya a appelé les dirigeants ouest-africains à concentrer leurs efforts sur les préoccupations quotidiennes des citoyens plutôt que sur les divergences politiques.

Selon lui, les populations attendent avant tout des résultats concrets en matière de développement économique, d’infrastructures, d’emploi et d’amélioration des conditions de vie.

« Nos peuples n’attendent pas de nous des communiqués. Ils attendent de l’eau, des routes, des usines, de l’énergie, des marchés ouverts et des emplois pour leur jeunesse », a conclu le président guinéen.

Par cette première intervention à la tribune de la CEDEAO en tant que président élu, Mamadi Doumbouya a exposé la vision de la Guinée pour l’avenir de l’organisation : une communauté davantage tournée vers le dialogue, le développement économique, la solidarité régionale et la prospérité partagée, dans un contexte où l’Afrique de l’Ouest est confrontée à de profondes mutations sécuritaires, politiques et économiques.

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Guinée : Dansa Kourouma élu président de l’Assemblée nationale.

Le suspense a rapidement fait place à un plébiscite. Le Dr Dansa Kourouma a été officiellement élu président de l’Assemblée nationale de la 10e législature de la 5e République. Il l’a emporté ce vendredi avec une majorité écrasante.

​Le vote qui s’est déroulé dans l’enceinte du parlement, a réuni un total de 147 votants. Au terme du dépouillement, le verdict des urnes s’est avéré sans équivoque pour le candidat de consensus : Dansa Kourouma a récolté 129 voix en sa faveur.

Les statistiques officielles du scrutin font également ressortir 18 bulletins nuls ainsi que 2 dérogations enregistrées lors des opérations de vote.

​Cette élection marque une étape historique et consacre l’installation officielle de la 10e législature du pays. En prenant le perchoir, Dansa Kourouma hérite de la lourde responsabilité de diriger les débats au sein d’une Assemblée nationale attendue au tournant pour d’importantes réformes institutionnelles et législatives.

​Les prochaines minutes seront consacrées à la configuration complète du bureau de l’Assemblée nationale. Ensuite suivra la mise en place des commissions de travail.

Pour Dansa Kourouma, les défis commencent dès aujourd’hui.

Source : AfricaGuinée.