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Sénégal : Ousmane Sonko promet d’éviter « un chaos institutionnel ».

Quelques minutes seulement après avoir repris officiellement son siège de député, Ousmane Sonko a été élu, ce mardi, président de l’Assemblée nationale du Sénégal.

L’ancien Premier ministre succède ainsi à El Malick Ndiaye, qui avait annoncé sa démission dimanche dernier dans un contexte politique marqué par de fortes tensions au sommet de l’État.

Une élection largement dominée par la majorité

Sans véritable surprise, Ousmane Sonko a obtenu une large majorité lors du vote parlementaire avec 132 voix sur 133 votants.

Le scrutin s’est toutefois déroulé sans la participation des députés de l’opposition, qui ont choisi de boycotter l’élection du nouveau président du Parlement.

Cette élection confirme le poids politique de la majorité issue du PASTEF au sein de l’hémicycle et marque une nouvelle étape dans la recomposition du pouvoir sénégalais.

Un retour au cœur du pouvoir institutionnel

Le retour de Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale intervient quelques jours après son départ du gouvernement, dans une séquence politique particulièrement suivie au Sénégal.

Figure centrale de la majorité au pouvoir et leader du PASTEF, il prend désormais la tête de l’institution parlementaire dans un contexte marqué par de nombreuses attentes autour du fonctionnement des institutions et des équilibres politiques internes.

Depuis le perchoir, le nouveau président de l’Assemblée nationale a salué le travail accompli par son prédécesseur, rendant hommage aux réformes engagées ces derniers mois au sein du Parlement.

Un discours axé sur l’apaisement institutionnel

Dans sa première prise de parole en tant que président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a adopté un ton conciliant à l’égard des différentes sensibilités politiques représentées dans l’institution.

Le nouveau président du Parlement a insisté sur la nécessité de préserver la stabilité institutionnelle et de favoriser le dialogue politique.

« Je n’utiliserai pas cette responsabilité pour créer un chaos institutionnel », a-t-il déclaré devant les députés.

Cette déclaration intervient alors que le Sénégal traverse une période politique sensible, marquée par des recompositions internes au pouvoir et de nombreuses interrogations sur les futurs équilibres institutionnels.

Une nouvelle séquence politique au Sénégal

Avec l’arrivée de Ousmane Sonko à la tête de l’Assemblée nationale, une nouvelle phase politique s’ouvre au Sénégal.

Son installation au perchoir renforce son rôle central dans l’architecture institutionnelle du pays, au moment où le pouvoir cherche à stabiliser la gouvernance et à maintenir une dynamique d’apaisement après plusieurs jours de fortes turbulences politiques.

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AHMDOU ALHAMINOU MOHAMED LO : NOUVEAU PREMIER MINISTRE DE LA RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL.

Ahmadou Alhaminou Mohamed LO, soixante ans, nationalité sénégalaise, est nommé Premier Ministre. Économiste de formation, spécialiste de la macroéconomie, de la régulation bancaire, des marchés financiers et de la finance islamique, il est membre du Gouvernement depuis avril 2024 et compte parmi les artisans de la mise en marche de la nouvelle gouvernance.

Il est issu du Prytanée militaire de Saint-Louis, où il décroche en 1985 le baccalauréat scientifique avec mention Bien comme major de promotion. Il poursuit à l’Université Cheikh Anta Diop, où il obtient une maîtrise en sciences économiques, après un Diplôme d’Études de Techniques Bancaires au Centre Ouest-Africain de Formation et d’Études Bancaires de Dakar. Il complète son parcours en 2023 par un Executive Master in IslamicFinance à l’INCEIF University de Kuala Lumpur.

L’essentiel de sa carrière s’écrit à la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, qu’il intègre en 1987 et où il gravit progressivement tous les échelons. Chef du service de la trésorerie, puis chef du service chargé des opérations de marché, il devient successivement Directeur des opérations de marché, Directeur des activités bancaires et du financement des économies, Directeur général de l’organisation et des systèmes d’information. Nommé Directeur national pour le Sénégal en décembre 2016, fonction qu’il cumule à partir de mai 2021 avec celle de Conseiller du Gouverneur, il accède en février 2024 au Secrétariat général de l’Institution, à son siège de Dakar.

Au cours de la décennie écoulée à la BCEAO, il accompagne l’État du Sénégal dans ses émissions d’eurobonds sur les marchés financiers internationaux, dans ses échanges avec Standard & Poor’s et Moody’s, et dans les négociations conduites avec le Fonds monétaire international au titre des programmes ISPE et ICPE. Il pilote la structuration des relations entre les banques locales et les investisseurs étrangers dans le développement des exploitations pétrolières et gazières. Il coordonne par ailleurs le groupe de travail BCEAO-Banque islamique de développement sur la promotion de la finance islamique dans l’UMOA, prend part aux travaux de la feuille de route pour la monnaie unique de la CEDEAO et participe au schéma de restructuration du système bancaire sénégalais des années quatre-vingt-dix.

Il représente par ailleurs le Président du Conseil d’administration du Fonds de Garantie de Dépôt et de Résolution de l’UMOA et siège au Conseil de la Caisse de Retraite par Répartition des Agents d’encadrement de l’Union. Il parle et écrit le français et l’anglais, et lit l’arabe.

Appelé au Gouvernement le 5 avril 2024, dès la formation de la nouvelle équipe issue de l’alternance, il en devient le Ministre Secrétaire général. Pendant un peu plus d’un an, il est le pivot administratif du Conseil des Ministres, le coordonnateur de l’action interministérielle, le garant de la cohérence et du suivi des décisions présidentielles. Il assure à ce titre le démarrage opérationnel de la nouvelle gouvernance, dans une séquence inédite de refondation des chantiers stratégiques. Le 30 avril 2025, le Président de la République le promeut Ministre d’État, Ministre auprès de la Présidence, chargé du suivi, du pilotage et de l’évaluation de l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 ». Il en devient le maître d’œuvre opérationnel, responsable de son cadencement, des arbitrages techniques qu’il appelle et de la mesure de ses résultats à l’échelle de l’ensemble de l’action publique.

En le portant à la Primature, le Président de la République confie l’exécutif à un haut commis de l’État rompu aux questions monétaires et financières, présent au cœur du Gouvernement depuis le premier jour de la nouvelle ère, et déjà responsable, au sein de la Présidence, de la conduite opérationnelle de l’Agenda national de transformation.

Source : rts.sn

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Ousmane Sonko au perchoir : stratégie ou nécessité politique ?

La rapidité avec laquelle Ousmane Sonko a réintégré son écharpe de député, combinée à la démission simultanée d’El Malick Ndiaye, alimente toutes les spéculations : le leader du Pastef se prépare-t-il à prendre la présidence de l’Assemblée nationale ? Si l’hypothèse se confirme, ce choix répondrait à une logique politique hautement stratégique.
Sur le plan arithmétique, l’élection d’Ousmane Sonko ne souffrirait d’aucune contestation majeure. Le Pastef et ses alliés disposant d’une majorité confortable au sein de l’hémicycle, le vote du mardi 26 mai pourrait s’apparenter à une formalité pour le leader de la majorité.
Au-delà des chiffres, cette option offre plusieurs avantages politiques majeurs pour le camp présidentiel :

  • Un rééquilibrage des pouvoirs : Après avoir occupé la Primature, Ousmane Sonko prendrait la tête du pouvoir législatif, la deuxième institution du pays. Cela lui permettrait de garder la haute main sur l’agenda législatif, de sécuriser l’adoption des réformes promises lors de la campagne présidentielle et de faire bloc derrière l’exécutif dirigé par Bassirou Diomaye Faye.
  • Le maintien d’un leadership fort : En s’installant au perchoir, Ousmane Sonko conserverait un statut institutionnel de premier plan, indispensable pour un chef de parti de son envergure, tout en s’allégeant de la gestion quotidienne et usante de l’action gouvernementale.

Cependant, ce scénario soulève également des interrogations. La fonction de président de l’Assemblée nationale exige une posture d’arbitre et une certaine neutralité dans la conduite des débats parlementaires, un costume parfois jugé à l’étroit pour un homme politique au style traditionnellement offensif et tribun.
Si certains observateurs estiment que le perchoir pourrait plutôt échoir à une autre figure de la majorité sous la supervision de Sonko, le retour de ce dernier dans le jeu parlementaire prouve qu’il reste le maître du temps et de la stratégie. Qu’il soit candidat ou faiseur de roi, Ousmane Sonko sera le pivot central de la séance du 26 mai.

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Sénégal : S.E le Président Diomaye Faye ouvre une séquence de consultations politiques avec d’anciens Premiers ministres.

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a lancé, ce jeudi 21 mai, une vaste série de consultations politiques au Palais de la République, en recevant plusieurs anciens Premiers ministres dans le cadre des préparatifs de la Journée nationale du dialogue.

Cette initiative marque une nouvelle étape dans la volonté affichée du chef de l’État d’instaurer un climat de concertation autour des grands enjeux nationaux, dans un contexte politique encore marqué par les tensions des dernières années.

Une diversité de profils réunie autour des enjeux nationaux

Au fil de la journée, le président sénégalais a échangé avec plusieurs figures ayant occupé les plus hautes responsabilités gouvernementales, parmi lesquelles Aminata Touré, Abdoul Mbaye, Amadou Ba, Sidiki Kaba ainsi que Mamadou Lamine Loum.

Selon la présidence sénégalaise, les échanges ont principalement porté sur la situation économique du pays, les questions sécuritaires et les défis institutionnels auxquels le Sénégal est confronté, dans un environnement régional et international jugé particulièrement sensible.

Par cette démarche, l’exécutif semble vouloir s’appuyer sur l’expérience d’anciens responsables d’État issus de sensibilités politiques parfois opposées, afin d’élargir les cadres de réflexion autour des priorités nationales.

Une Journée du dialogue repensée en raison de la Tabaski

Traditionnellement organisée le 28 mai, la Journée nationale du dialogue prendra cette année une forme différente. En raison de la proximité de la Tabaski, les autorités ont choisi d’étaler les consultations sur plusieurs jours plutôt que d’organiser une rencontre unique et centralisée.

Ce format plus souple vise, selon l’entourage présidentiel, à favoriser des discussions approfondies avec différentes composantes de la vie politique et institutionnelle sénégalaise.

Un signal d’apaisement dans un climat politique encore fragile

Au-delà de l’aspect institutionnel, cette séquence apparaît également comme un geste politique fort. Depuis son arrivée au pouvoir, Bassirou Diomaye Faye cherche à définir une méthode de gouvernance mêlant promesse de rupture, ouverture politique et volonté d’apaisement.

En réunissant autour de lui d’anciens Premiers ministres issus de courants divers, le chef de l’État envoie le signal d’une gouvernance fondée sur l’écoute et la concertation, à un moment où une partie de l’opinion reste attentive aux orientations du nouveau pouvoir.

Dans les cercles proches de la présidence, on insiste notamment sur l’idée que certaines questions stratégiques dépassent les clivages partisans et nécessitent des échanges élargis entre acteurs politiques, anciens responsables gouvernementaux et institutions de la République.

D’autres consultations attendues dans les prochains jours

La présidence sénégalaise a indiqué que cette série d’audiences devrait se poursuivre dans les jours à venir avec d’autres personnalités politiques, représentants institutionnels et acteurs de la société nationale.

Cette dynamique pourrait ainsi préfigurer une nouvelle approche du dialogue politique au Sénégal, dans un contexte où les attentes autour de la stabilité institutionnelle et du climat démocratique demeurent particulièrement fortes.

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Dakar 2026 : le Sénégal réceptionne le stade Iba Mar Diop et la piscine olympique.

Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans les préparatifs des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026. Ce mardi 19 mai, les ministres Déthié Fall et Khady Diène Gaye ont procédé à la réception technique du stade Stade Iba Mar Diop et de la piscine olympique, deux infrastructures majeures appelées à accueillir plusieurs compétitions du rendez-vous olympique.

Cette étape marque l’achèvement des principaux travaux de réhabilitation et de modernisation engagés dans le cadre des préparatifs de Dakar 2026, premier événement olympique organisé sur le continent africain.

Des infrastructures désormais conformes aux standards internationaux

Selon le ministre des Infrastructures, les ouvrages répondent désormais aux exigences techniques requises pour accueillir des compétitions internationales.

Déthié Fall a toutefois précisé que certaines opérations liées au traçage et au marquage des installations sportives devront encore être réalisées sous la supervision du Comité international olympique, qui doit dépêcher ses experts pour cette dernière phase de validation.

Le ministre a également souligné qu’il s’agit, à ce stade, d’une réception technique, l’inauguration officielle devant intervenir ultérieurement selon l’agenda du président de la République.

Des travaux de finition encore attendus à la piscine olympique

De son côté, Khady Diène Gaye a assuré que les travaux restants demeurent limités, notamment au niveau de la piscine olympique.

Selon la ministre des Sports, il reste essentiellement des finitions techniques ainsi que certaines installations temporaires qui seront directement mises en place par le CIO dans le cadre de l’organisation des compétitions.

Elle a également rappelé que plusieurs infrastructures du stade Iba Mar Diop ont été entièrement rénovées et adaptées aux standards internationaux.

Basketball, volleyball, handball : plusieurs équipements modernisés

Les travaux ont notamment concerné les terrains de basketball, le stadium de volleyball, le gymnase de l’INSEP ainsi que la salle couverte destinée au handball et à d’autres disciplines sportives.

À travers cette modernisation, les autorités sénégalaises ambitionnent de doter Dakar d’équipements capables d’accueillir durablement des compétitions continentales et internationales au-delà même des Jeux olympiques de la jeunesse.

Un musée de l’athlétisme prévu au stade Iba Mar Diop

Parmi les projets annoncés figure également la création d’un musée de l’athlétisme au sein du stade Iba Mar Diop.

Selon Khady Diène Gaye, cette initiative vise à préserver et valoriser l’héritage des grandes figures sportives ayant marqué l’histoire de cette enceinte emblématique du sport sénégalais.

Le projet s’inscrit dans une volonté plus large de faire des Jeux de Dakar 2026 un événement porteur d’un héritage culturel, éducatif et sportif durable pour le pays.

Une accélération des travaux pour respecter les délais

Le ministre des Infrastructures a par ailleurs reconnu que le suivi des chantiers avait été considérablement renforcé ces derniers mois afin de respecter les délais imposés par l’organisation des Jeux.

Déthié Fall a évoqué les contraintes rencontrées sur certains sites, notamment les nuisances liées aux travaux effectués en continu pour accélérer les livraisons.

Selon lui, plusieurs équipes ont dû travailler jour et nuit afin d’assurer l’achèvement des infrastructures dans les délais fixés.

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Sénégal–Malaisie : Dakar et Kuala Lumpur renforcent leurs échanges économiques et culturels.

L’ambassade de Malaisie à Dakar a organisé, samedi 16 mai, une journée portes ouvertes consacrée à la promotion économique, culturelle et éducative, dans un contexte marqué par l’accélération des relations bilatérales entre Dakar et Kuala Lumpur.

Cette rencontre a permis de mettre en lumière la diversification progressive des échanges entre les deux pays ainsi que les nouvelles opportunités de coopération dans plusieurs secteurs stratégiques.

Une progression de près de 50 % des échanges commerciaux

Selon les chiffres communiqués par l’ambassadeur de Malaisie au Sénégal, Dato’ Zainal Izrna Zahari, le volume global des échanges économiques entre les deux pays a connu une forte progression ces dernières années.

Les échanges commerciaux sont passés de 210 millions de dollars en 2023, soit environ 117 milliards de francs CFA, à 312 millions de dollars en 2024, représentant près de 175 milliards de francs CFA.

Cette hausse de plus de 48 % illustre le dynamisme croissant des relations économiques entre les deux États, dont la coopération remonte aux années 1970.

L’huile de palme reste au cœur des exportations malaisiennes

Le marché sénégalais demeure un débouché important pour l’économie malaisienne, notamment dans le secteur de l’huile de palme, principal produit exporté par Kuala Lumpur vers le Sénégal.

La Malaisie figure parmi les principaux producteurs mondiaux de cette matière première largement utilisée dans les industries agroalimentaires et manufacturières.

Au-delà de ce secteur traditionnel, les autorités malaisiennes cherchent désormais à élargir leur présence économique au Sénégal à travers des activités à plus forte valeur ajoutée.

Le secteur halal présenté comme un axe stratégique de coopération

Lors de cette journée portes ouvertes, plusieurs entreprises malaisiennes ont exposé une large gamme de produits certifiés halal, ciblant un marché ouest-africain en pleine croissance.

Les autorités malaisiennes misent notamment sur les proximités culturelles et religieuses entre les deux pays pour développer davantage les échanges dans ce domaine.

Le secteur halal apparaît aujourd’hui comme l’un des axes stratégiques de la diplomatie économique malaisienne sur le continent africain, avec des perspectives importantes dans l’agroalimentaire, les cosmétiques, la pharmacie et les services.

Tourisme et enseignement supérieur au cœur de la stratégie malaisienne

L’ambassadeur malaisien a également mis en avant les opportunités offertes dans le domaine touristique, facilitées par des mesures d’assouplissement des conditions de voyage.

Les ressortissants sénégalais peuvent notamment bénéficier d’une exemption de visa pouvant aller jusqu’à 30 jours pour se rendre en Malaisie.

Par ailleurs, Kuala Lumpur cherche à renforcer sa coopération avec le Sénégal dans le secteur de l’enseignement supérieur, considéré comme un pilier important de sa stratégie d’influence économique et culturelle.

Les universités malaisiennes séduisent la jeunesse sénégalaise

Face à une demande croissante de mobilité académique chez les jeunes Sénégalais, l’ambassade de Malaisie a largement promu son offre universitaire lors de l’événement.

Des visiteurs comme Aminata Ndao et Yacine Guèye ont notamment manifesté leur intérêt pour les opportunités d’études proposées par les établissements malaisiens.

Les autorités diplomatiques mettent en avant des formations jugées compétitives, accessibles financièrement et reconnues parmi les meilleures d’Asie dans plusieurs domaines.

Kuala Lumpur veut consolider son positionnement au Sénégal

À travers cette offensive diplomatique et économique, la Malaisie affiche clairement sa volonté de renforcer sa présence au Sénégal et, plus largement, en Afrique de l’Ouest.

Les autorités malaisiennes cherchent désormais à transformer des relations historiques solides en partenariats économiques plus structurés, capables de générer des opportunités concrètes pour les entreprises, les étudiants et les investisseurs des deux pays.

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Hantavirus : le Sénégal rassure après des informations relayées sur une possible alerte sanitaire.

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a publié, ce jour, un communiqué destiné à rassurer l’opinion nationale face aux inquiétudes suscitées par des informations circulant autour du hantavirus. Les autorités sanitaires affirment qu’aucun cas de cette maladie n’a été détecté au Sénégal, ni dans un autre pays du continent africain, tout en rappelant que le dispositif national de veille sanitaire reste pleinement opérationnel.

Selon le ministère, les cas récemment évoqués concernent exclusivement des passagers d’un navire de croisière ayant effectué une traversée entre l’Amérique du Sud et certaines îles de l’Atlantique. Les personnes concernées sont actuellement prises en charge par les autorités sanitaires compétentes des pays impliqués, sous la coordination de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Dans son communiqué, le département de la Santé insiste sur la capacité du Sénégal à prévenir et gérer d’éventuelles menaces sanitaires. Il met en avant l’existence d’un système national de surveillance épidémiologique et d’alerte jugé performant, permettant la détection précoce, l’investigation rapide ainsi que la prise en charge des maladies à potentiel épidémique.

Les autorités rappellent également que le pays dispose de capacités de diagnostic biologique renforcées, appuyées par des équipes techniques spécialisées mobilisables en cas de besoin. Cette organisation vise à assurer une réponse rapide et adaptée face à toute situation sanitaire pouvant représenter un risque pour les populations.

À travers cette communication, le ministère cherche à éviter toute psychose liée à la circulation d’informations non vérifiées, tout en appelant les citoyens à s’informer auprès des canaux officiels et des autorités sanitaires compétentes.

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Conseil des ministres au Sénégal : Bassirou Diomaye Faye accélère les réformes sociales et économiques.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a présidé ce mercredi 6 mai 2026 un Conseil des ministres marqué par plusieurs orientations stratégiques autour du dialogue social, de la relance économique, de l’emploi, de la prévention des inondations et de la modernisation de l’administration publique.

Dans un contexte économique et social exigeant, le chef de l’État a appelé le gouvernement à renforcer la cadence des réformes et à accélérer la mise en œuvre des engagements pris en faveur des populations.

Dialogue social : le chef de l’État exige des réponses rapides aux syndicats

Quelques jours après la réception des cahiers de doléances transmis par les centrales syndicales, le président de la République a demandé au gouvernement d’examiner avec diligence les revendications exprimées par les différents secteurs professionnels.

Le chef de l’État a salué les avancées enregistrées dans le cadre du dialogue social, notamment l’adoption des projets de Code du travail et de Code de sécurité sociale. Il a également insisté sur la nécessité d’assurer un suivi rigoureux des engagements contenus dans le Pacte de stabilité sociale.

Dans cette dynamique, plusieurs priorités ont été fixées au gouvernement, parmi lesquelles :

  • l’accélération de la mise en œuvre de la nouvelle politique nationale de l’emploi ;
  • la poursuite des réformes liées aux retraites et au système de rémunération ;
  • la préparation de la ratification de la Convention 190 de l’Organisation internationale du Travail, relative à la lutte contre le harcèlement en milieu professionnel.

Relance économique : le Sénégal veut renforcer son secteur privé

Sur le plan économique, le président Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé sa volonté de faire du secteur privé un moteur central de la croissance nationale.

Le chef de l’État a particulièrement insisté sur l’initiative « SunuChampions », destinée à accompagner l’émergence d’entreprises nationales compétitives et capables de soutenir la souveraineté économique du pays.

Parmi les mesures annoncées figurent :

  • la finalisation, d’ici juin 2026, d’une loi sur le patriotisme économique ;
  • la réforme du Code des douanes et du Code des impôts afin d’améliorer le climat des affaires ;
  • la poursuite de la digitalisation des services administratifs pour simplifier les procédures et renforcer l’efficacité de l’administration.

Le président a également évoqué la nécessité d’apurer progressivement la dette intérieure, de relancer les activités du secteur des BTP et de renforcer les mécanismes de financement de l’économie.

Tabaski et pèlerinage de Popenguine sous haute surveillance

À l’approche de la fête de la Tabaski, le gouvernement a été instruit de prendre toutes les dispositions nécessaires afin de garantir un approvisionnement suffisant des marchés en moutons et en produits de première nécessité, à des prix accessibles pour les populations.

Le chef de l’État a également insisté sur la nécessité de renforcer :

  • la sécurité routière ;
  • la fluidité des transports ;
  • l’organisation logistique du pèlerinage marial de Popenguine.

Prévention des inondations : priorité à l’anticipation

Face aux risques récurrents d’inondations durant l’hivernage, le président de la République a demandé un état des lieux précis des actions engagées dans les zones exposées.

Il a appelé à accélérer la mise en œuvre du Programme national de gestion des inondations, avec un accent particulier sur les dispositifs de prévention et d’anticipation.

Énergie et administration : les priorités du Premier ministre

De son côté, le Premier ministre a mis en avant plusieurs enjeux stratégiques, notamment la sécurisation des documents administratifs à travers la mise en place d’un système national garantissant leur authenticité et leur traçabilité.

Il a également attiré l’attention sur les tensions internationales affectant le marché énergétique mondial, notamment les conséquences des crises au Moyen-Orient sur les prix du pétrole.

Pour limiter l’impact de cette conjoncture, le gouvernement entend miser sur :

  • la valorisation des ressources gazières nationales ;
  • le développement des énergies renouvelables ;
  • des mesures de soutien au pouvoir d’achat des ménages.

Audit du secteur de l’électricité et suivi des grands projets

Le chef du gouvernement a également demandé un audit approfondi du secteur de l’électricité, notamment de SENELEC, afin d’améliorer les performances du système énergétique national.

Parmi les projets mis en avant lors du Conseil figurent :

  • la réouverture de l’aéroport de Ziguinchor ;
  • l’ouverture partielle de l’autoroute Mbour-Kaolack ;
  • l’inauguration du parc agro-industriel de Kolda.

Réformes institutionnelles et nominations

Le Conseil des ministres a enfin adopté plusieurs textes, dont un projet de loi portant sur l’entraide judiciaire avec Gambie.

Le gouvernement a également validé une réforme du système éducatif prévoyant la suppression du concours d’entrée en sixième.

Au titre des nominations, Tamsir Gueye a été désigné Directeur de l’administration générale et de l’équipement au ministère des Transports.

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Forum PRICE 2026 à Paris : le Sénégal affine sa stratégie de compétitivité et d’investissement.

La première édition du Forum sur la Promotion des Investissements et la Compétitivité Économique (PRICE) s’est ouverte le 29 avril 2026 à Paris, à l’initiative de l’Ambassade du Sénégal en France. Pendant deux jours, responsables publics, investisseurs, chefs d’entreprise et partenaires institutionnels échangent autour d’un objectif commun : transformer le potentiel économique du Sénégal en projets structurants et compétitifs à long terme.

La diaspora, un levier appelé à changer de dimension

Au centre des discussions, la diaspora sénégalaise est repositionnée comme un acteur stratégique du développement économique. Au-delà de son rôle traditionnel dans les transferts de fonds, elle est désormais envisagée comme une force d’investissement productif et de transfert de compétences.

Le directeur général de l’APIX, Bakary Séga Bathily, a souligné la nécessité de renforcer les liens entre les talents établis à l’étranger et les opportunités offertes par les pôles économiques en développement au Sénégal, afin de favoriser une implication plus directe dans la création de valeur.

Diversification économique et compétitivité hors hydrocarbures

Un autre axe central du forum porte sur la transformation structurelle de l’économie sénégalaise. Les échanges ont mis en avant l’importance de l’innovation, du renforcement des partenariats stratégiques et de l’émergence de champions économiques africains.

L’objectif affiché est de réduire progressivement la dépendance aux hydrocarbures et de diversifier les moteurs de croissance, en cohérence avec la Vision Sénégal 2050. La présence de hauts responsables, dont le ministre d’État Al Aminou Lo et l’ambassadeur Baye Moctar Diop, illustre le caractère stratégique accordé à cette réorientation.

Les territoires au cœur de la nouvelle dynamique de développement

L’un des moments marquants de la première journée a été l’intervention du Délégué général de la DGPU, Bara Diouf, qui a défendu une approche territoriale du développement. Selon cette vision, la croissance économique ne doit plus être concentrée, mais répartie à travers des pôles structurés et interconnectés.

Cette stratégie repose sur une meilleure articulation entre urbanisme, mobilité et développement économique afin de créer des environnements attractifs pour les investisseurs. Le pôle de Diamniadio est cité comme une illustration de cette approche intégrée.

Spécialisation des territoires et économie durable

Le forum a également mis en avant le principe de spécialisation économique des territoires. Chaque pôle est appelé à développer une identité propre, fondée sur ses avantages comparatifs. Le cas du Lac Rose est notamment présenté comme un espace de diversification combinant tourisme, numérique et artisanat.

Par ailleurs, l’économie circulaire s’impose progressivement comme un levier de compétitivité. L’optimisation des ressources et la durabilité sont désormais perçues comme des facteurs de performance économique et non comme de simples contraintes environnementales.

Un forum orienté vers l’action et les investissements concrets

Au-delà des échanges conceptuels, le Forum PRICE 2026 ambitionne de devenir un outil opérationnel de suivi et de mise en œuvre. En installant ce cadre de dialogue en Europe, le Sénégal cherche à renforcer l’attractivité de son économie et à transformer les intentions en investissements concrets.

Les travaux se poursuivent avec des sessions consacrées aux industries culturelles, créatives et au tourisme, confirmant la volonté des autorités de diversifier les sources de croissance.

En filigrane, cette première édition dessine les contours d’un nouveau modèle économique sénégalais, fondé sur la mobilisation de la diaspora, la valorisation des territoires et le développement de secteurs à forte valeur ajoutée.

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Santé et souveraineté pharmaceutique : l’État accélère le suivi de quatre projets structurants.

Dans le cadre du suivi de l’action gouvernementale, le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a fait le point sur l’état d’avancement de plusieurs projets majeurs dans le secteur de la santé, avec un accent particulier sur le renforcement des infrastructures hospitalières et le développement de la souveraineté pharmaceutique.

Des investissements estimés à 310 milliards de FCFA

Les autorités indiquent que quatre projets prioritaires, représentant un investissement global d’environ 310 milliards de FCFA, font l’objet d’un dispositif de suivi renforcé. Ces infrastructures sont considérées comme stratégiques pour améliorer l’offre de soins et réduire les dépendances extérieures en matière de santé.

Parmi les réalisations en cours, l’hôpital Seydi El Hadji Malick Sy de Tivaouane affiche un taux d’exécution de 95 %, se rapprochant de sa phase de finalisation. De son côté, le projet de reconstruction de l’hôpital Aristide Le Dantec, infrastructure de référence à Dakar, est réalisé à hauteur de 60 %.

Vers une souveraineté pharmaceutique renforcée

Au-delà des infrastructures hospitalières, le gouvernement met également l’accent sur la production pharmaceutique locale à travers les projets portés par l’Institut Pasteur de Dakar.

Dans ce cadre, le projet AFRICAMARIL est exécuté à 80 %, tandis que le projet MADIBA atteint 48 % d’avancement. Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à renforcer l’autonomie sanitaire du pays et à réduire la dépendance aux importations de produits pharmaceutiques.

Une exigence d’accélération des chantiers

Face à l’état d’avancement global de ces projets, le Premier ministre a instruit les ministères concernés de prendre les mesures nécessaires pour accélérer la finalisation des travaux. L’objectif affiché est de mettre rapidement ces infrastructures à la disposition du système de santé national, dans un contexte de fortes attentes en matière d’accès aux soins et de modernisation du secteur.