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Le président Bassirou Diomaye Faye en visite officielle à Cotonou ce 15 juillet 2025.

Le 15 juillet 2025, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’envole pour Cotonou, la capitale économique du Bénin, pour une visite d’État qui s’annonce riche en enjeux diplomatiques et économiques. Cette tournée s’inscrit dans la volonté de Dakar de renforcer les liens bilatéraux avec ses voisins de la sous-région, dans un contexte de coopération régionale accrue.

Au cœur de cette ambassade diplomatique : des discussions sur l’intégration commerciale, la sécurité régionale, ainsi que des partenariats dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures et de l’agriculture. Les deux chefs d’État devraient également aborder les projets en cours autour de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), ainsi que la coopération pour lutter contre l’insécurité maritime dans le Golfe de Guinée.

Cette visite comportera plusieurs temps forts : une rencontre au palais présidentiel pour un tête-à-tête entre M. Faye et son homologue béninois, des échanges avec des acteurs économiques et des investisseurs, ainsi que la participation à un forum d’affaires destiné à dynamiser les échanges commerciaux entre les deux pays. Elle se conclura par la signature de mémorandums d’entente portant sur des projets conjoints dans les domaines de l’énergie solaire, la gestion de l’eau, et le renforcement des capacités agricoles.

Cette démarche diplomatique s’inscrit dans une vision panafricaniste, où les actions bilatérales servent de socle à une coopération plus profonde entre les pays de l’Afrique de l’Ouest. Le Sénégal et le Bénin posent ainsi les jalons d’une synergie régionale capable d’impulser des initiatives à fort impact socio-économique, tout en affirmant leur rôle comme moteurs de l’unité et du développement du continent.

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Séville 2025 : Le Président Diomaye Faye plaide pour une Afrique souveraine et actrice de son développement.

En prenant la parole ce 28 juin 2025 à la 4ᵉ Conférence internationale sur le financement du développement, organisée à Séville, en Espagne, le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a livré un message clair, structuré et empreint de fermeté : l’Afrique ne demande plus, elle propose.

Dans un discours salué par l’assemblée, le Chef de l’État a mis en avant la nécessité d’une refonte en profondeur de l’architecture financière internationale, jugée déséquilibrée et inadaptée aux réalités des pays africains. Selon lui, les mécanismes actuels de financement perpétuent une logique de dépendance au lieu de soutenir une dynamique de souveraineté économique.

Mettant en lumière les efforts du Sénégal pour bâtir une économie plus résiliente et tournée vers l’innovation, il a insisté sur la nécessité de créer des instruments africains de financement adaptés aux priorités locales. Diomaye Faye a souligné que l’Afrique ne saurait continuer à être simplement « un réceptacle de solutions conçues ailleurs », mais qu’elle devait jouer un rôle moteur dans la redéfinition des règles du jeu.

Il a aussi rappelé l’importance de valoriser les ressources naturelles africaines sur place, et non plus les exporter à l’état brut. Pour cela, il appelle à un partenariat économique basé sur l’équité, la transparence et le respect mutuel.

Enfin, le président sénégalais a exhorté les institutions financières internationales à revoir leurs critères d’allocation des financements, afin qu’ils reflètent davantage les défis structurels auxquels font face les pays du Sud.

Ce discours s’inscrit dans la droite ligne de la vision portée par le Sénégal à l’horizon 2050 : une Afrique debout, capable de prendre en main son destin économique, social et politique, dans le respect de ses peuples et de ses ressources.

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Séville : Bassirou Diomaye Faye et Emmanuel Macron amorcent un nouveau chapitre dans les relations franco-sénégalaises

En marge de la 4ᵉ Conférence internationale sur le financement du développement, tenue à Séville en Espagne, le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et son homologue français Emmanuel Macron ont eu un entretien stratégique, ce jeudi 27 juin 2025. Cette rencontre, qualifiée de cordiale par les entourages respectifs, ouvre la voie à une possible redéfinition du partenariat entre la France et le Sénégal, dans un contexte de recomposition des relations entre Paris et ses anciens partenaires africains.

Les deux chefs d’État ont échangé sur des questions bilatérales, régionales et multilatérales, avec une attention particulière portée sur la coopération économique, les investissements stratégiques et les défis sécuritaires en Afrique de l’Ouest. Le président Diomaye Faye a réaffirmé sa volonté de construire une relation basée sur le respect mutuel, la transparence et la souveraineté, en insistant sur la nécessité pour les deux pays d’évoluer vers un partenariat gagnant-gagnant, tenant compte des nouvelles aspirations du peuple sénégalais.

Emmanuel Macron, quant à lui, a salué la dynamique enclenchée par les nouvelles autorités sénégalaises et s’est dit disposé à renforcer la coopération, notamment dans les domaines de la transition énergétique, du numérique, de l’agriculture durable et de l’éducation.

Cette entrevue intervient dans un contexte de profondes mutations géopolitiques, où plusieurs pays africains réévaluent leurs relations avec les anciennes puissances coloniales. Le Sénégal, sous la conduite du Président Diomaye Faye, semble vouloir jouer un rôle pivot dans la construction d’un nouveau modèle de coopération internationale, fondé sur la dignité et l’autonomie stratégique.

Cette première rencontre officielle entre les deux présidents pourrait marquer le début d’une ère renouvelée dans les relations franco-sénégalaises, à condition que les engagements soient suivis d’actes concrets.

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Bassirou Diomaye Faye en route pour Séville : le Sénégal à la 4ᵉ Conférence sur le financement du développement.

Le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce matin pour Séville, en Espagne. Il y prendra part à la 4ᵉ Conférence internationale sur le financement du développement, un événement de haut niveau qui réunit les dirigeants du monde entier autour des enjeux de mobilisation des ressources pour soutenir une croissance inclusive et durable.

Cette rencontre vise à renforcer les mécanismes de coopération internationale pour le financement des objectifs de développement durable (ODD), notamment dans les pays du Sud. Le Chef de l’État sénégalais y portera la voix de l’Afrique et du Sénégal, mettant en lumière les défis particuliers des économies en transition et la nécessité d’un nouveau pacte financier mondial plus équitable.

La participation du Président Faye s’inscrit dans sa volonté affirmée de promouvoir une diplomatie économique proactive et de positionner le Sénégal comme un acteur clé dans les débats internationaux sur le développement. Elle constitue également une opportunité de nouer des partenariats stratégiques pour appuyer les projets prioritaires de son programme de transformation économique, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’éducation, de la santé et de l’énergie.

Durant son séjour, le Chef de l’État aura également des rencontres bilatérales avec plusieurs dirigeants et représentants d’institutions financières internationales, en vue de consolider les relations de coopération et d’attirer davantage d’investissements vers le Sénégal.

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Diplomatie régionale : Le chef de la diplomatie angolaise entame une tournée au Sénégal et dans l’espace AES

Le ministre des Affaires étrangères de la République d’Angola, Téte António, a entamé une tournée diplomatique en Afrique de l’Ouest, marquant une étape importante dans le renforcement des relations entre l’Angola et les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), ainsi qu’avec le Sénégal. Cette visite s’inscrit dans une dynamique de coopération sud-sud, visant à intensifier les partenariats politiques, économiques et sécuritaires entre l’Angola et l’Afrique de l’Ouest.

Au Sénégal, le chef de la diplomatie angolaise a été reçu par les plus hautes autorités sénégalaises. Les discussions ont porté sur le renforcement des relations bilatérales, la coopération dans les domaines de l’énergie, de la sécurité régionale et des échanges commerciaux. La visite souligne la volonté des deux pays de diversifier leurs partenariats et de travailler ensemble sur des dossiers stratégiques tels que la paix en Afrique et l’intégration continentale.

La tournée se poursuit dans les pays de l’AES (Burkina Faso, Mali, Niger), où Téte António entend réaffirmer le soutien de l’Angola à la souveraineté et à la stabilité de ces États. Au cœur des échanges figurent la lutte contre le terrorisme, la coopération militaire, ainsi que des opportunités d’investissement dans les infrastructures et les ressources naturelles. L’initiative traduit également la volonté de Luanda de jouer un rôle plus actif dans les dynamiques sécuritaires et économiques du continent.

Cette mission diplomatique de haut niveau témoigne de la volonté de l’Angola d’élargir sa sphère d’influence en Afrique et d’apporter une contribution significative à la stabilité régionale, à travers un dialogue franc et une coopération pragmatique.

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Un an après le début de l’exploitation du pétrole à Sangomar : le Sénégal dépasse les attentes et affirme sa souveraineté énergétique

Il y a un an, le 11 juin 2024, la société australienne Woodside Energy lançait officiellement l’exploitation pétrolière du champ offshore de Sangomar, marquant une étape décisive pour le secteur énergétique sénégalais. Grâce à son unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO), installée au large des côtes, les premiers barils de brut étaient extraits des profondeurs de l’Atlantique.

Douze mois plus tard, le bilan dépasse largement les projections initiales. D’après un rapport du ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, relayé par l’Agence de presse sénégalaise (APS), la production nationale a atteint 16,9 millions de barils en 2024, soit bien au-dessus des 11,7 millions prévus. Cette performance exceptionnelle s’est traduite par des recettes avoisinant les 950 millions de dollars (soit 595,5 milliards de francs CFA), illustrant l’importance économique de cette ressource pour le pays.

Le champ de Sangomar, situé à environ 100 kilomètres des côtes sénégalaises, repose sur un réseau de 12 puits en activité, connectés à la plateforme FPSO. Celle-ci assure une production stable de près de 100 000 barils par jour, destinés en grande partie aux marchés internationaux. Une nouveauté de taille a également marqué cette première année : le marché intérieur a pu bénéficier, pour la première fois, d’un approvisionnement en brut extrait localement. Ce tournant est salué par les autorités comme un pas important vers une plus grande autonomie énergétique.

La dynamique s’est poursuivie au cours des premiers mois de 2025. En janvier, la production s’est élevée à 3,11 millions de barils, avant de se stabiliser à 2,70 millions en février, puis de repartir à la hausse avec 3,08 millions en mars et un record de 3,8 millions en avril, correspondant à quatre cargaisons destinées à l’export. Si cette tendance se confirme, le Sénégal pourrait franchir le cap des 30,5 millions de barils produits d’ici la fin de l’année, soit près du double du volume de 2024.

Au-delà des chiffres, ce premier anniversaire symbolise un tournant historique pour le pays. Le gouvernement souligne l’importance d’une gestion rigoureuse et transparente de cette manne pétrolière, affirmant sa volonté d’en faire un moteur de développement durable et de prospérité partagée pour l’ensemble de la population.

Bassirou Diomaye Faye

Dialogue national 2025 : Le Sénégal ouvre une nouvelle page de son histoire politique

Dans son discours d’ouverture, le président Diomaye Faye a rappelé la promesse d’un renouveau démocratique profond, formulée durant sa campagne présidentielle. Il a appelé à des échanges francs, inclusifs et tournés vers l’intérêt général, déclarant :

“Ce dialogue n’est pas une formalité politique, c’est un contrat de refondation. Il engage chacun de nous à penser un État plus juste, plus souverain, plus participatif.”

Les axes abordés incluent :

  • La réforme des institutions (équilibre des pouvoirs, renforcement du Parlement, du Conseil constitutionnel, etc.) ;

  • Le système électoral et le financement des partis ;

  • La transparence et la lutte contre l’impunité ;

  • La gouvernance territoriale et les droits citoyens ;

  • Le rôle de l’armée, de la justice et des médias dans la construction démocratique.

Une large participation… mais quelques absents notables

La salle du CICAD a réuni :

  • Des représentants de partis politiques (notamment du camp présidentiel et de l’opposition modérée),

  • Des acteurs de la société civile,

  • Des chefs religieux et coutumiers,

  • Des organisations syndicales, patronales et de jeunesse,

  • Des universitaires et intellectuels.

Cependant, des voix critiques se sont fait entendre en amont. Le Parti démocratique sénégalais (PDS) et l’APR (ex-parti au pouvoir) ont décliné l’invitation, évoquant des “zones d’ombre” dans l’organisation et des “intentions unilatérales” dans les conclusions à venir.

Une méthode consultative et itérative

Le gouvernement a assuré que le dialogue se tiendra jusqu’au 4 juin, selon un format participatif et thématique, avec des commissions sectorielles, des restitutions quotidiennes et un rapport final public.

Un comité d’observation, incluant des représentants religieux, des juristes indépendants et des observateurs internationaux, est chargé de veiller à la régularité et à la neutralité des débats.

Enjeux : restaurer la confiance et poser les fondations de la “troisième République”

Pour de nombreux analystes, ce Dialogue national est une fenêtre d’opportunité historique pour :

  • Sortir des logiques de confrontations héritées des régimes précédents,

  • Restaurer la confiance entre l’État et les citoyens,

  • Moderniser des institutions souvent jugées obsolètes ou manipulables,

  • Réaffirmer la souveraineté populaire dans les choix de société.

Mais la réussite du dialogue dépendra de la sincérité du processus, de la traduction des conclusions en actes concrets, et de la capacité à inclure les forces réfractaires sans exclusion ni récupération politique.

Un moment fondateur ou un simple symbole ?

Le Dialogue national est lancé. Reste à voir s’il sera le socle d’une “troisième République sénégalaise” plus équitable, plus inclusive et plus souveraine… ou s’il se limitera à une tentative de consensus politique sans lendemain.

Le peuple sénégalais, attentif et exigeant, observe.

Bassirou Diomaye Faye

Sénégal : Dialogue national entre espoirs de refondation et scepticisme politique

À deux semaines de son ouverture officielle, le dialogue national du Sénégal prévu du 28 mai au 4 juin 2025 cristallise déjà tensions, attentes et interrogations. Annoncé comme un temps fort de concertation nationale, ce forum doit réunir partis politiques, société civile, institutions religieuses et acteurs économiques autour des réformes majeures envisagées par le nouveau pouvoir.

Mais entre soutiens enthousiastes, appels à la vigilance et réserves politiques, le débat s’intensifie dans l’espace public.

Un objectif affiché : refonder l’État

Le gouvernement, porté par le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, présente ce dialogue comme un instrument de refondation démocratique et institutionnelle.

Les thèmes annoncés sont vastes :

  • Réformes institutionnelles (séparation des pouvoirs, réduction des privilèges)

  • Redéfinition du rôle des partis politiques

  • Révision du système électoral

  • Souveraineté économique et gestion des ressources naturelles

  • Justice, droits humains et mémoire nationale

Le président Faye a invité toutes les forces vives de la Nation à participer, dans une logique d’inclusion et d’ouverture.

Des réserves dans la classe politique

Plusieurs partis d’opposition et figures de l’ancien régime ont exprimé des doutes sur la sincérité du processus :

  • Certains dénoncent une initiative “à sens unique”, sans garanties de neutralité.

  • D’autres exigent des préalables comme la libération de certains détenus politiques ou la clarification du rôle du gouvernement dans l’agenda des réformes.

Des voix appellent à un format plus “indépendant”, piloté par une instance de consensus et non directement par le pouvoir exécutif.

Société civile : entre engagement et vigilance

Les organisations de la société civile, elles, plébiscitent globalement le principe du dialogue, mais insistent sur :

  • La nécessité d’une participation citoyenne réelle, au-delà des élites politiques ;

  • La transparence dans la conduite des débats ;

  • Des résultats concrets et contraignants, et non de simples résolutions symboliques.

Certains mouvements citoyens voient dans ce dialogue une occasion historique de faire entendre les demandes populaires sur des sujets tels que :

  • L’impunité des gouvernants,

  • La réforme foncière,

  • L’accès équitable aux ressources publiques.

Un test politique pour le tandem Diomaye–Sonko

Ce dialogue national sera un test de maturité politique pour le nouveau régime.

S’il est conduit de manière ouverte, structurée et inclusive, il pourra :

  • Consolider la légitimité institutionnelle du pouvoir ;

  • Apaiser les clivages post-électoraux ;

  • Poser les bases d’une nouvelle architecture démocratique.

Mais à l’inverse, un dialogue biaisé ou mal perçu pourrait raviver les tensions, renforcer la méfiance et nuire à la dynamique de rupture prônée depuis l’alternance.

L’heure du choix collectif

Le dialogue national 2025 n’est pas seulement une rencontre politique. C’est une invitation à repenser le contrat social sénégalais.

La question n’est pas de savoir s’il faut dialoguer.

La vraie question est : comment dialoguer ? Avec qui ? Et pour aboutir à quoi ?

L’avenir démocratique du Sénégal pourrait bien se jouer dans cette séquence historique.

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Sénégal : Fonds Covid-19 : le grand déballage post-alternance

Un héritage empoisonné

Depuis l’alternance politique de mars 2024, la nouvelle équipe gouvernementale dirigée par Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko a fait de la transparence budgétaire et de la justice financière un cheval de bataille. Dans ce contexte, la gestion des fonds de riposte contre la pandémie de Covid-19 revient sur le devant de la scène, révélant un véritable gouffre de mauvaise gouvernance.

Les premiers audits et enquêtes déclenchés par les nouvelles autorités laissent entrevoir un système de distribution opaque, de surfacturations, de primes douteuses, et de détournements à plusieurs niveaux de l’administration publique et d’agences partenaires.

Une manne financière sans contrôle suffisant

Entre 2020 et 2022, le Sénégal avait mobilisé plusieurs centaines de milliards de francs CFA pour faire face à la crise sanitaire. Ces fonds, issus du budget national, de dons internationaux et de facilités multilatérales (FMI, Banque mondiale, BAD), étaient destinés à :

  • Soutenir les ménages vulnérables

  • Approvisionner les structures sanitaires

  • Réhabiliter les hôpitaux

  • Protéger les emplois et relancer l’activité économique

Or, selon les éléments révélés depuis le début de l’année 2025, une grande partie de ces ressources n’aurait jamais atteint leurs bénéficiaires finaux, ou auraient été utilisées sans traçabilité claire.

Enquête en cours : l’heure des comptes a sonné

L’Inspection générale d’État (IGE), la Cour des comptes et plusieurs procureurs financiers sont désormais mobilisés. Des convocations ont été adressées à :

  • d’anciens ministres de la Santé et des Finances,

  • des directeurs d’agences publiques,

  • des fournisseurs privés liés à l’exécution des marchés d’urgence.

“L’argent destiné aux malades et aux familles en détresse ne peut pas disparaître sans conséquences. La justice doit passer.”, a déclaré un haut conseiller à la Primature.

L’opinion publique, quant à elle, exige que les responsabilités soient établies, que les fonds détournés soient récupérés, et que des sanctions soient prises pour tourner définitivement la page de l’impunité.

Un climat de défiance… mais aussi d’espoir

Ces révélations relancent le débat sur l’état de la gouvernance publique avant 2024. Elles renforcent aussi la légitimité de la démarche actuelle du nouveau pouvoir, qui veut refonder l’État sur des bases éthiques, fiscales et sociales solides.

Toutefois, les attentes sont immenses. Les citoyens veulent des résultats concrets, pas seulement des discours. Le traitement de ce dossier hautement symbolique pourrait donc devenir un test politique majeur pour le gouvernement Diomaye–Sonko.

De la crise sanitaire à la crise de confiance

Le scandale des fonds Covid-19 n’est pas qu’une affaire de chiffres. Il interroge la manière dont l’État protège (ou trahit) ses citoyens en période de crise. Il pose la question de la valeur morale des institutions publiques, et du prix de l’impunité dans une démocratie émergente.

La vérité doit désormais être dite. Et la justice, rendue.

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Ousmane Sonko affirme sa gouvernance : une ligne claire, un style assumé

Le mardi 15 avril 2025, devant une Assemblée nationale attentive et une opinion publique en alerte, Ousmane Sonko, Premier ministre du Sénégal, a livré un discours de politique générale aussi attendu que décisif. Plus qu’un simple exercice institutionnel, son allocution marque l’ancrage officiel d’une nouvelle ère politique au Sénégal — celle de la rupture, de la transparence et de la souveraineté assumée.

Une vision de gouvernement résolument affirmée

Dès l’entame de son intervention, Ousmane Sonko a affiché sa détermination à incarner une gouvernance de transformation en profondeur. Refusant toute forme de compromis avec les pratiques passées, il a déroulé une feuille de route articulée autour de priorités nationales claires :

  • Assainissement de la gouvernance : audits généralisés, rationalisation des institutions publiques, et poursuites des cas de mauvaise gestion.

  • Justice et redevabilité : accélération des procédures judiciaires, notamment sur les scandales liés aux Fonds Covid-19.

  • Redressement économique : transparence budgétaire, lutte contre la vie chère, promotion du consommer local et soutien aux secteurs productifs.

  • Inclusion sociale : emploi des jeunes, équité territoriale, amélioration de l’accès à la santé et à l’éducation.

  • Souveraineté nationale : repositionnement diplomatique, révision des partenariats et meilleure maîtrise des ressources naturelles.

Un ton direct, sans langue de bois

Dans un style qui lui est propre, Sonko n’a pas évité les sujets sensibles. Il a dénoncé les dérives institutionnelles du passé et souligné les responsabilités historiques qui incombent à l’actuelle équipe dirigeante.

“Nous ne sommes pas venus gérer un héritage. Nous sommes venus réparer, refonder et rendre le Sénégal aux Sénégalais.”

Le Premier ministre a également affirmé son indépendance stratégique, tout en réitérant son alignement avec le président Bassirou Diomaye Faye : un duo qu’il qualifie de “complémentaire dans la vision, unis dans l’action”.

Réactions partagées, attentes renforcées

Dans la classe politique comme dans l’opinion publique, les réactions sont multiples :

  • Les soutiens saluent un discours cohérent, lucide et engagé, fidèle aux engagements de campagne.

  • Les sceptiques pointent le manque de détails opérationnels et attendent de voir les premières concrétisations concrètes.

  • La société civile insiste sur la nécessité d’un suivi rigoureux des promesses, en particulier sur les questions de justice, de transparence et de gouvernance locale.

Le style Sonko est en place

Avec ce discours, Ousmane Sonko a posé les fondations de son style de gouvernance : vertical, souverainiste, axé sur la refondation de l’État. Il ne cherche pas le consensus mou, mais affirme une ligne politique claire, au service d’un projet de société profondément attendu.

Le Premier ministre sait qu’il est attendu au tournant. Mais il semble prêt à affronter les résistances et les urgences avec confiance, conviction et méthode.

“Le peuple n’a pas voté pour un changement de visages, mais pour un changement de système.” – Ousmane Sonko